1.3.7 La christianisation des masses
Le monde musulman connaît une évangélisation à outrance au cours de ces dernières décennies. Des campagnes intensives de christianisation sont lancées et soutenues par des dizaines de milliers de missionnaires et des capitaux importants.
Aucun pays musulman n’est épargné, même s’il y a une forte concentration de prosélytisme sur le monde arabe et particulièrement au Maghreb où l’on peut parler désormais d’une importante communauté chrétienne. Des Algériens officient en qualité de missionnaires en France et en Afrique subsaharienne.
« L’église des Ouadhias a accompli un véritable essaimage en Algérie. Certains fidèles vont même prêcher en France, au Tchad, au Sénégal ou encore en Mauritanie. Des séminaires sont régulièrement organisés dans cette paroisse, et ses animateurs reconnaissent qu’en l’absence relative de l’intégrisme islamiste la Kabylie connaît un réveil de la foi chrétienne [...] Phénomène de mode ou non, les conversions au christianisme, notamment en Kabylie, se comptent aujourd’hui par milliers » [1]
Le Mena (Ministère évangélique parmi les nations arabes) fait partie de ces milliers d’associations religieuses qui dispensent des cours par correspondance. Ses activités incluent la production d’émissions radiophoniques, de cassettes et de brochures.
Sur son site Internet, le Mena affiche clairement son objectif : convertir le maximum de musulmans à la religion chrétienne. « Nous cherchons, avec l’aide de Dieu, à atteindre les musulmans du monde arabe là où on peut les trouver, par l’envoi d’hommes et de femmes consacrés qui renoncent à eux-mêmes, pour encourager les églises autochtones et en établir de nouvelles, là où elles n’existent pas. » [2]
Les missions chrétiennes mènent librement des actions sociales, éducatives sanitaires sans entraves, collectent des fonds sans gêne, leurs capitaux circulent partout sans risque, tandis que le transfert d’une moindre somme portant le moindre indice d’origine ou de destination islamique devient impossible, refusé, bloqué ou saisie, même les sociétés de transfert de fonds comme Western Union sont sommées de refuser ou de signaler tout transfert suspect vers une destination « terroriste » entendre islamique. Aux actes de profanation du Coran et des lieux saints, s’ajoutent les méfaits d’ une laïcité agressive, partiale et dépravante [3] .
En terre d’islam, le foulard est interdit dans des lycées où se dressent des cathédrales et des églises ornées de la statue de la sainte vierge, la croix et Jésus, et où le port d’autres symboles religieux s’affiche on ne peut plus ostensiblement ;
L’islam n’a pas le droit de se mouvoir sur un pied d’égalité et avec les mêmes chances que les autres religions. Comme deux boxeurs, on dope l’un et on ligote l’autre.