La discorde entre citoyenneté et spiritualité se manifeste au niveau des tensions entre les musulmans et les sociétés laïques.
En effet, les tensions sont directement liées à la mise en œuvre de la laïcité. Les problèmes qui en découlent ne sont pas partout les mêmes, ils sont fonction de l’interprétation ou de la nature de la laïcité. Il y a, à ma connaissance, trois types de laïcités : une laïcité illégitime, une laïcité neutre et une laïcité combattante.
a)laïcité illégitime
La laïcité illégitime est celle des pays musulmans ou à grande majorité musulmans.
Si la laïcité se justifie dans les pays où cohabitent différentes communautés religieuses, elle n’a aucune légitimité en revanche dans les pays musulmans ou majoritairement musulmans.
Les différences culturelles dans ces pays ne sauraient être mieux gérées que par l’islam qui offre aux populations non musulmanes la meilleure garantie de neutralité. Dans ces pays, la laïcité est utilisée uniquement comme barrière pour empêcher les islamistes de créer des partis politiques.
Alors que le pouvoir, tout en se proclamant laïque, instrumentalise l’islam à des fins politiques ou pour servir des intérêts sordides, voire justifier des exactions et des violations dont l’islam est totalement innocent, ce qui contribue à le discréditer aux yeux de l’opinion internationale. Cela est d’autant plus vrai que les médias internationaux ont tendance à attribuer à l’islam tout ce qui se passe dans les pays musulmans mêmes laïques.
Il est intéressant de rappeler à cette occasion la position d’un frère tunisien qui affirme : « le régime en place interdit au mouvement islamiste d’utiliser l’islam dans des buts politiques en sa faveur, alors que, lui-même, il monopolise l’utilisation de l’islam dans des buts politiques qui lui sont favorables... »
Par laïcité, dit-il « nous voulons dire ici, la neutralité de l’Etat vis à vis de la religion, et la neutralité de la religion vis à vis de l’Etat et de ses affaires. Dans cet article, la laïcité dont nous parlons n’a aucune hostilité, ni haine, vis à vis de la religion. Croyance et laïcité ne sont pas contradictoires, elles ont toutes les deux un large terrain d’entente. Un laïc peut être un grand croyant, un adorateur très pieux de Dieu. La définition de la laïcité que nous retenons dans notre analyse, c’est sa définition authentique, la vraie, qui consiste dans la séparation, pure et simple, entre la gestion du pouvoir et la religion. En d’autres termes, il faut que l’Etat garde son indépendance totale vis à vis de la religion, et que cette dernière, à son tour, garde son indépendance vis à vis de l’Etat. Il faut la main levée réciproque de l’un sur l’autre. »
Quand on sait que la laïcité est une survivance de l’ère coloniale, on ne peut que s’interroger sur les raisons et les motifs de garder un instrument que le colonialisme avait utilisé pour acculturer, désacraliser, assimiler, enfin désislamiser les peuples autochtones.
b) laïcité neutre
Dans les pays où la laïcité équivaut à la neutralité de l’Etat vis-à-vis de la religion, il y a une coexistence pacifique entre les différentes communautés et le pouvoir laïque.
Bien que certains aspects de cette laïcité ne soient pas dans une certaine mesure en faveur des musulmans, ceux-ci s’en contentent néanmoins pour éviter la tension avec le pouvoir et les autres communautés. Il s’agit d’une part de dysfonctionnements mettant en cause le principe de l’égalité de traitement et d’autre part de la possibilité pour les musulmans de mener un mode de vie islamique comme il se doit.
Concernant la première question, dans bon nombre de pays africains, les musulmans n’ont pas pratiquement les mêmes privilèges que les autres communautés notamment chrétiennes. Ces privilèges consistent particulièrement dans la facilité d’attribution de permis et d’autorisations administratives ainsi que de grandes superficies de terrains pour la réalisation de différents projets relatifs à la construction d’établissements d’enseignement scolaire et universitaires, de centres de santé et de formation, d’églises entourées de grands parcs, de sièges de radios et de télévision, de subventions, etc.
Cette inégalité peut être imputable aux différents services publics comme elle peut être imputable aux musulmans eux-mêmes qui ressentent plus que d’autres le poids et l’influence de la laïcité. Ils deviennent de ce fait complexés, moins actifs et moins revendicateurs que ceux qui considèrent la laïcité plus proche d’eux et plus encline à défendre leurs intérêts.
La deuxième question concerne le mode de vie islamique. L’islam est un mode de vie qui implique, à côté du culte, la mise en oeuvre des lois islamiques. Or, la laïcité ne leur permet point de le faire. Cette situation met les musulmans en porte-à-faux avec Dieu.
En vertu de leur foi en Dieu, ils sont sommés d’appliquer Ses lois, sous peine de perdre leurs qualités de musulmans, sauf si Dieu a pitié d’eux. La contradiction est d’ailleurs perceptible entre adhérer, croire à un système et rejeter ses lois. L’emploi du mot ‘‘rejeter’’ est peut-être exagéré, on peut y substituer l’expression : « ne pas appliquer ses lois » Cette manière d’agir constitue un des points faibles de la laïcité. En aucun moment, l’islam au pouvoir n’a empêché les minorités religieuses et culturelles d’appliquer leurs propres lois. Les juifs et les chrétiens vivaient sous l’empire islamique selon leurs us et coutumes et appliquaient leurs propres lois. Pourquoi ne pas accorder aux musulmans les mêmes privilèges que l’islam a accordés aux juifs et aux chrétiens pendant des siècles ? La réponse à cette question dépend de la nature de la laïcité. Avec la laïcité neutre, on peut espérer y parvenir un jour mais avec la laïcité combattante il semble qu’il n’y a rien à espérer malheureusement.
c) laïcité combattante
Cette laïcité ne se contente pas d’une position neutre, elle s’emploie à attaquer frontalement les religions et à leur tête l’islam. Elle est source de nombreux problèmes en Europe, du fait qu’elle est injuste ; elle risque de susciter une confrontation entre les populations de différentes confessions.
Il n’est pas exagéré de dire que c’est au nom de cette laïcité que les musulmans sont persécutés dans plusieurs régions de la planète. Cette laïcité est porteuse d’un projet de société anti-islamique qu’elle tente de faire aboutir à tour de bras.
Sous le prétexte de la modernité, elle tente de dépouiller l’islam de ses principes et de faire changer de comportements les musulmans. Il suffit d’analyser le contenu du concept de l’intégration pour saisir le sens et le but de cette laïcité.
L’intégration n’a pas d’autres objectifs que de faire abdiquer les musulmans. Ce sens caché du concept n’a jamais été explicité. Le concept est demeuré flou à cause des idées de non Islam, de non pratique, de non croyance qu’il renferme.
Cependant, la réalité le démontre parfaitement, la preuve : on n’est pas intégré si on fait la prière et le jeûne, et on n’est pas intégré si on ne mange pas le porc et on n’est pas intégré si on ne boit pas le vin.
Le paradoxe est que cette laïcité ne cesse de se contredire et violer ses propres principes sans compter les nombreuses normes internationales auxquelles elle s’oppose diamétralement. Dans ce sens, la question du foulard islamique est on ne peut mieux révélatrice.
Tout le monde se souvient des tempêtes juridico médiatiques soulevés par un petit morceau de tissu. Des filles sont expulsées de l’école à cause du foulard. Celui-ci est présenté comme un « signe de prosélytisme agressif », voire un danger qui menace l’identité française. Les médias se mobilisent et l’affaire prit des proportions alarmantes.
Chaque jour que Dieu fait apporte son lot d’articles stigmatisant l’islam, l’intégrisme, le foulard, les immigrés, comme si la république venait de naître, n’ayant aucune culture ni connaissance en terme de diversité. Le changement brusque qui venait de s’opérer dans la conception de la laïcité a surpris plus d’un.
Tout d’un coup, la laïcité française se présente sous un visage hideux, mobilisant médias et institutions contre des jeunes filles voilées, nées sur le sol français, parlant la langue française et ayant la nationalité française. Que s’est-il passé, se demandent les uns ? Sommes-nous en France s’interrogent d’autres ?
Pourtant la laïcité originelle, celle de Jules Ferry et d’Aristide Briand entre autres, était conçue de manière à protéger et respecter les croyances, y compris les choix vestimentaires en tant que modes d’expression des croyances.
Les principes de cette laïcité authentique ont été confirmés par le Conseil d’Etat lequel, dans son avis du 27 novembre 1989 sur le port du foulard, affirme : « le principe de laïcité implique nécessairement le respect de toutes les croyances, déjà reconnu par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, aux termes duquel « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». Le port du voile ne peut en aucun cas constituer un acte de prosélytisme ! Sinon la minijupe et le décolleté constitueraient des actes de prosélytisme. Loin de constituer non plus un acte de provocation, le port du voile ne saurait en aucun cas troubler l’ordre public ni perturber le fonctionnement de l’enseignement.
Comment un morceau de tissu peut-il troubler l’ordre public ? C’est insensé ! La loi du 17 mars 2004 interdisant le port du foulard dans les établissements d’enseignement publics est contraire à la liberté du culte prévue dans l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 repris dans l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
En plus, la loi en question viole les principes de neutralité de la république et fait de la laïcité un instrument d’exclusion et de combat contre l’islam et les musulmans
d) La mixité dans les écoles
Les musulmans revendiquent avec modération la séparation des filles et des garçons dans les établissements d’enseignement. Les raisons de cette revendication tiennent au fait que la mixité peut être source de problèmes, notamment d’ordre immoral.
Un des problèmes majeurs de la mixité est l’échec scolaire des garçons à cause de la tentation due au fait de se trouver assis sur le même banc avec une ou plusieurs filles.
En fait, les événements semblent donner raison aux musulmans. Il résulte de nombreuses études que la mixité est l’une des causes de l’échec scolaire des garçons. Enfin, tout récemment des voix s’élèvent pour dénoncer le mal de la mixité dans les écoles.
Le sociologue Michel Fize a démontré les effets pervers de la mixité et plaide en conséquence pour des classes séparées dans les établissements publics. Aux Etats-Unis, la mixité n’est plus obligatoire dans les écoles publiques depuis février 2000.
En Grande Bretagne, en Suède, en Finlande, en Allemagne, la séparation entre filles et garçons dans les écoles commence à devenir une réalité.
Le problème n’est pas limité aux garçons. Même les filles scolarisées dans les établissements séparés réussissent mieux que les autres.
La démonstration en a été faite dans les pays anglo-saxons où les jeunes filles de milieu populaire scolarisées dans des établissements non mixtes réussissent beaucoup mieux que les autres. « Ce qui prouve que l’apprentissage séparé agit sur les résultats »
e) La prétendue inégalité entre l’homme et la femme
En matière de succession, on reproche à l’islam de favoriser l’homme en lui attribuant le double de la part de la femme.
En réalité, ce partage obéit à une logique de distribution des rôles et des responsabilités au sein de la famille.
L’islam met les dépenses du foyer à la charge de l’homme et en dispense complètement la femme. Le principe d’attribuer au garçon le double de la part de la fille s’explique par le fait que le garçon doit prendre à sa charge toutes les dépenses nécessaires à l’entretien de la famille du défunt, alors que la fille en est totalement dispensée.
En outre, le garçon doit fonder un foyer dont il aura à lui seul la charge car la fille ne doit en aucun cas contribuer aux dépenses du ménage ni à la fondation du foyer. En revanche, il y a égalité des droits entre père et mère dans la succession de leur enfant lorsque celui-ci décède en laissant des héritiers mâles.
De même qu’il y a égalité entre le frère et la sœur nés d’une même mère et d’un premier mariage dans la succession d’un frère né de la même mère et d’un second mariage lorsque le frère ne laisse ni ascendants mâles ni descendants en droit de succéder.
Ainsi les avantages accordés aux hommes dans certains cas comportent pour eux des charges complémentaires de manière à rétablir le principe de l’égalité prescrit par le droit musulman.
Cette logique de partage est conforme à la règle juridique qui dit : « le profit doit être équivalent aux charges et les charges doivent être équivalentes au profit ».
f) Excision, polygamie, répudiation, mariage forcé
Ces pratiques ne peuvent servir d’arguments valables contre l’islam pour les motifs suivants :
*D’après un hadith du Prophète, le divorce est le plus détestable des actes licites auprès de Dieu. Sauf cas d’extrême nécessité, il n’est pas permis d’abuser de cette faculté exceptionnelle.
Le divorce n’est pas l’apanage des maris. Ce droit est compensé par le « khoul’ ». Le « khoul’ » du verbe « khala’a » qui signifie : ôter, enlever (son vêtement), se séparer, se retirer. C’est le droit de la femme d’ôter le vêtement marital, de s’enlever, de se retirer de son mari, sur la base d’un accord amiable entre les époux en échange d’une indemnisation payée par la femme au mari. Si le mari refuse l’arrangement amiable, le juge est obligé d’accéder à la requête de l’épouse et prononcer le divorce.
La femme est en droit d’enclencher la procédure du « khoul’ » quand elle est en désaccord avec son mari sur une question de mauvais comportement envers elle ou de rupture d’affection et d’amour ou de non-conformité à la religion ou de non-respect des clauses du contrat de mariage et tout autre motif susceptible de rendre difficile ou impossible la vie commune ou de nuire à la bonne éducation des enfants.
* Au sujet de l’excision, elle n’a rien à voir avec l’islam. C’est une coutume païenne qui existait bien avant l’islam. Si l’excision était nécessaire ou légale, le Prophète lui-même l’aurait appliquée à ses filles. De même, les compagnons du prophète lesquels avaient pourtant des filles et des proches n’ont jamais pratiqué l’excision. Dieu ordonne aux musulmans de suivre l’exemple du prophète (s33 v21).
Or, le Prophète n’a pas pratiqué l’excision, par conséquent les musulmans doivent s’en abstenir pour se conformer au Prophète. L’islam ne s’opposerait guère à une loi interdisant l’excision.
*Concernant la polygamie, elle découle d’une mauvaise interprétation du précepte coranique y afférent.
Le Coran dit : « Epousez qui vous plaira parmi les femmes, deux, trois, quatre. Si vous craignez de ne pas les traiter avec équité, n’en épousez qu’une, c’est là la conduite la plus proche de la justice » s4 v3
Les versets du Coran ne doivent pas être isolés et interprétés hors de leur contexte. Sinon, on peut faire dire n’importe quoi au Coran. Ce verset est complété par un autre verset dans le même chapitre qui dit : « Vous ne pourrez jamais traiter vos femmes avec équité quand bien même vous le désirez ardemment » s4 v129
De la confrontation de ces versets, il résulte à l’évidence que la polygamie n’est pas permise en islam. Le premier verset autorise la polygamie à une condition : la justice, l’équité envers les épouses. Le deuxième verset affirme que cette justice est impossible, soit la condition de la polygamie est impossible à réaliser, donc la polygamie est interdite. Quoi de plus clair que cela !
On peut maintenant analyser les causes qui peuvent être à l’origine de cette autorisation, ou plutôt de la formulation du verset impliquant implicitement et non explicitement une interdiction de la polygamie.
Encore une fois, la polygamie existait avant l’islam ; elle était pratiquée de manière abusive, c’est-à-dire sans limite. Il fallait faire cesser les abus en limitant à quatre le nombre d’épouses. Auparavant on pouvait aller jusqu’à dix, vingt, cent épouses et plus. Salomon avait sept cents épouses et trois cents concubines. (1Rois 11.3 ).
L’islam nous a habitués à cette manière subtile de changer les comportements. D’un nombre illimité d’épouses, l’islam ne pouvait sans choquer les esprits interdire brutalement et d’un seul coup une pratique millénaire très enracinée dans les moeurs.
Il fallait pour amortir le choc ramener à quatre puis subordonner à la réflexion et à une lecture approfondie du verset la perception d’une interdiction pure et simple. Cette méthode est celle de la transition.
Une telle approche relève du génie coranique. L’art, dit-on, consiste à user de transitions savantes dans toute chose, que ce soit dans les discours ou dans les actes, en politique ou en diplomatie, on ne peut passer brutalement d’un état à un autre.
C’est aussi une épreuve et même une miséricorde car ceux qui adoptent un tel mode de vie en se prévalant de ce verset, Dieu leur pardonnera sans doute leur faute, du fait qu’il s’agit non pas d’une transgression volontaire du précepte coranique mais d’un simple défaut de compréhension.
Il convient de noter que la polygamie du Prophète (Paix et Salut sur lui) n’entre pas dans le cadre de l’exemplarité dans la mesure où elle avait d’autres motifs liés à sa mission prophétique.
*Quant au mariage forcé, il est aussi étranger à l’islam. Beaucoup de gens confondent malheureusement les prescriptions de la religion avec les traditions populaires.
Le Coran condamne pareilles pratiques en affirmant : « Quand ils commettent une turpitude, ils disent : « C’est une coutume que nos ancêtres nous ont léguée et que Dieu a ordonné d’observer !’ Dis-leur : « Dieu n’ordonne jamais de commettre des turpitudes. Allez-vous attribuer à Dieu des choses dont vous n’avez aucune connaissance ? » (s7 v28)
Les pères n’ont pas le droit de marier leurs filles sans leur consentement. D’après Abu Hurayra, le Prophète (Paix et Salut sur lui) a dit : « Le mariage de la veuve ne peut se conclure sans son avis et la jeune fille ne peut être mariée sans son consentement. Quel est son consentement, ô messager d’Allah ? Il répondit : Son silence. »
Un mariage forcé est un mariage vicié par le manque du consentement, soit le consentement de la femme, soit celui de l’homme, ou des deux. En islam un tel mariage est nul.
Les tuteurs et les parents n’ont aucun droit de contraindre leurs filles à un mariage forcé car c’est l’une des causes du divorce et Dieu déteste le divorce.
Dans la plupart des cas, ces mariages échouent ; comme le divorce, ils peuvent causer la destruction des foyers, la déchéance des mœurs et une mauvaise éducation des enfants. Le mariage qui dure est le mariage basé sur le consentement, l’amour et l’affection. On ne peut plaisanter avec ce que Dieu appelle le pacte d’union solennel, littéralement le gros pacte (s4 v21).
Le prophète (Paix et Salut sur lui) avait annulé le mariage d’une fille venue se plaindre de son père qui l’avait mariée contre son gré et bien que la fille ait indiqué clairement qu’elle était heureuse dans son mariage, le prophète (psl) lui a fait connaître qu’il était de son droit de l’annuler.
Le contexte de ce hadith illustre l’importance du consentement mutuel dans le mariage et met en évidence l’interdiction des mariages forcés en islam.
L’islam a rendu à la femme sa liberté et sa dignité, après que ces droits lui fussent déniés pendant des millénaires, dès lors nous ne pouvons imputer à l’islam une quelconque régression des droits de la femme.
La responsabilité de ces pratiques incombe aux parents qui s’accrochent aux traditions au détriment des préceptes islamiques.