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Combat de la femme : Quel Bilan ?

Journée Internationale de la femme

Publication en ligne : dimanche 15 mars 2009, par Maître Simozrag

Le monde vient de célébrer la journée internationale de la femme. C’est l’occasion idéale de dresser le bilan d’un combat séculaire, de recenser les défis et les obstacles qui restent à surmonter. C’est aussi l’occasion d’identifier les moyens à mettre en œuvre pour faire aboutir ce combat et en préserver les acquis.

Il est indéniable que des progrès ont été accomplis dans certains domaines, mais il reste beaucoup à faire sur le plan politique, économique, social, culturel où les inégalités et les injustices à l’égard de la femme persistent, non seulement dans les mœurs ou dans les faits mais aussi dans les textes.

Si l’égalité juridique a pu être obtenue dans certains pays, cette égalité est loin d’être conquise en pratique.

Les femmes sont toujours victimes de violence, de discrimination, de mépris. Les disparités salariales entre homme et femme sont alarmantes, la femme n’a pas recouvré tous ses droits y compris sa pleine émancipation même dans les pays développés.

Les guerres aggravent la situation des femmes, en les acculant à la mendicité, à la prostitution avec toutes les conséquences que cela entraîne.

La femme est tantôt victime d’un héritage social accablant, tantôt confrontée à des mentalités égoïstes, laissant peu de places à l’autre. Parfois victime d’elle-même, de son propre regard sur soi, dans un sens ou dans un autre. Soit par un excès de vanité, de suffisance l’éloignant de la Voie de son Créateur, soit par un excès de faiblesse, la plaçant en deça de ladite Voie. Dans les deux cas, elle se trouve malheureusement en marge du juste milieu.

Qui est, en fait, responsable de la précarité de la femme ? Si cette dernière se plaisait dans l’inégalité, si elle est satisfaite de son statut, même inférieur, faut-il s’en prendre aux parents qui l’auraient mal éduquée ? Faut-il s’en prendre à l’homme, à la religion, quelle religion d’abord ?

Le vrai ennemi de la femme, et de l’homme également, est l’ignorance. J’entends par ignorance non seulement l’absence de connaissance par le manque d’instruction et de savoir, mais aussi l’absence de conscience de son Créateur. Ainsi me paraît ignorant le savant qui ne croit pas en l’existence d’un Dieu Créateur qui dirige l’univers et qui pourvoit aux besoins de Ses créatures.

Le savant ibn al-Jawzy a dit :

« Saches que le premier embrouillement du Diable sur les gens tient au fait qu’il les a détournés de la quête de la connaissance, car la connaissance est une lumière, et s’il éteint leurs lampes, il peut les orienter vers les ténèbres à sa guise ».

Quant à la place de la femme dans les religions, il serait injuste de ne pas reconnaître l’action bienfaisante et libératrice de l’Islam à l’égard de la femme.

L’Islam a accordé à la femme une place et des droits qu’elle n’avait pas auparavant et qu’aucune religion ne lui a accordés. Quand on jette un regard sur l’histoire, on s’aperçoit à l’évidence que c’est l’Islam qui a libéré la femme et élevé son rang.

En Arabie, on enterrait vivantes les nouveau-nées. Le père voyait comme une malédiction la naissance d’une fille. La femme n’avait aucun droit à l’héritage, au contraire elle-même était l’objet d’héritage que les héritiers mâles pouvaient vendre ou garder après le décès de l’époux.

L’Islam est venu la délivrer de cet abominable infanticide, de l’oppression et des différentes formes d’injustice dont elle était victime. Cela avant de proclamer et d’imposer ses pleins droits.

Malheureusement, certaines coutumes contraires à l’Islam continuent de prévaloir dans des milieux musulmans au préjudice de la femme. Ce qui a conduit certaines critiques à faire endosser à l’islam la responsabilité de la situation désespérée de la femme. On invoque comme arguments des pratiques qui n’ont rien à voir avec l’Islam.

L’Islam établit une égalité parfaite entre l’homme et la femme dans la dignité, la responsabilité, l’adoration de Dieu, la récompense pour cette adoration. Tout comme l’homme, la femme est responsable devant Dieu pour la mission dont elle est investie en tant qu’éducatrice de premier plan.

L’Islam ne fait aucune interdiction à la femme de travailler, hormis le fait que l’activité doit correspondre à ses aptitudes et à sa vocation naturelle. Il est tout de même absurde de faire travailler une femme comme docker ou dans les mines.

La femme a les mêmes droits que l’homme à l’instruction et au savoir. Et pour preuve, la femme musulmane a apporté une grande contribution au mouvement scientifique, intellectuel et littéraire. Une étude de l’Organisation de l’Isesco démontre que « des milliers de femmes ont brillé dans plusieurs disciplines scientifiques et culturelles. Si bien qu’Al Hafid Ibn Jaafar a retracé dans son livre ‘‘Al Isâba fi tamyiz assahaba’’ (l’avis pertinent dans la distinction entre les compagnons du prophète ), la biographie de mille cinq cent quarante trois femmes, dont des docteurs de la loi, des oratrices et des femmes de lettres [...] L’histoire islamique est témoin des brillantes contributions de la femme aux différents champs de la science et du savoir alors que dans les autres sociétés, à la même époque, la contribution de la femme à l’activité intellectuelle n’a pas été aussi remarquable. Ces vérités historiques nous rendent fiers de l’immense apport de la femme musulmane à la civilisation arabo-islamique et nous incite à favoriser davantage l’accès de la femme aux domaines des sciences et du savoir. »

Le fait d’empêcher la femme de s’instruire est non seulement un péché mais aussi un crime contre la femme et contre la société. L’Islam fait de l’acquisition du savoir une obligation aussi bien pour l’homme que pour la femme. Point n’est besoin de rappeler que le premier verset du Coran révélé au prophète lui intimait l’ordre de lire. Cela signifie que la lecture -la recherche du savoir- est plus importante que la prière et le jeûne

En matière de successions, on reproche à l’Islam de n’accorder à la fille que la moitié de la part du garçon. Ceci est un cas isolé qui ne peut rendre compte de la réalité du système d’héritage en Islam. En effet, pour comprendre ce système, il faut le prendre dans son ensemble. La femme a la moitié de la part de l’homme dans 4 cas seulement. En revanche, il existe 30 cas où la femme a droit, soit à une part égale à celle de l’homme, soit à une part supérieure à celle de l’homme, soit elle hérite seule à l’exclusion de l’homme, c’est-à-dire où la femme hérite et l’homme n’hérite pas.

L’Islam a réparti les tâches entre l’homme et la femme de la même manière qu’il a réparti les droits. Cette répartition des tâches n’est ni fortuite ni discriminatoire, elle est fonction des capacités et des compétences de chacun. Dans certains domaines, la responsabilité de la femme ne peut pas être assumée par l’homme, et celle de l’homme ne peut pas être exercée par la femme, sauf cas exceptionnel. Compte tenu des vocations naturelles, l’Islam a procédé à l’attribution des droits respectifs. Il n’a pas favorisé l’homme, loin s’en faut, ni lésé la femme, il n’a fait que respecter leur nature humaine. Il n’y a pas de meilleure égalité que celle décidée par le Créateur.

Dieu dit dans le saint Coran : « Et les femmes ont des droits sur les hommes équivalents à ceux que les hommes ont sur elles » s2 v228

Lorsque l’Islam définit le statut de la femme, il le fait dans le seul but de la rendre heureuse dans ce bas monde et dans l’autre. Il ne veut pas que la femme soit un instrument de perversion au service de l’homme ou du Diable.

Il est important de souligner que, à propos de la femme en islam, on oublie souvent une chose fondamentale qui dépasse la simple revendication matérielle à son profit. Il s’agit de l’hommage que l’Islam impose de rendre à la femme dans toutes les étapes de sa vie. Et lorsqu’il s’agit de la femme en tant que mère, ce n’est plus de simple respect qu’il s’agit, c’est plutôt un devoir d’obéissance et de vénération à son égard.

Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit :

« Les meilleurs d’entre-vous sont les meilleurs envers leurs femmes… ». II a dit aussi : « Le paradis est sous les pieds des mères ».

Cela signifie qu’on lui doit obéissance, amour, gentillesse, soutien pour ce qu’elle a enduré comme souffrances lors de notre venue au monde (accouchement) et pour sa tendresse et son amour envers nous lorsque nous étions bébés.

« Prenez soin des femmes », ordonne le Prophète encore.

Il ressort de ce qui précède que l’Islam a de tous temps honoré la femme et élevé sa place tant dans la famille que dans la société.

Mais, en dépit de cela, l’islam est de temps en temps victime de préjugés hostiles lui imputant des pratiques dont il est totalement innocent.


1 Message

  • Combat de la femme : Quel Bilan ? 26 décembre 2009 11:15, par l’opinion publique

    DE NATAN QORIQ : on peut aussi parler du problème féminin de la femme en Occident ! Ici-bas cette dernière soi disant libérée est-elle encore une femme ? Non elle boit comme un homme alcollique elle fume comme un pompier, jure comme le plus vulgaire des machos, porte des pantalons masculins et les cheveux courts ! Une question : que reste-t-il de la femme ? Libérée elle est devenue dit-on l’égale de l’homme ! N’est-elle pas devenue semblable à un homme et non son égale ? regrettable et amère qui nous a conduit avec le paganisme et l’athéisme au point critique actuel ! N ’a-t-on pas confondu en occident "égale" et "semblable", confusion Dès lors les hommes occidentaux se rapprochent d’homosexuels puisqu’ils partagent leur vie avec des hersatz d’hommes que sont devenues leurs femmes ! A MEDITER !

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