réalisée par Sharif Souley parue dans l’Appel N° 24 Novembre-Décembre 1998 (l’éditeur).
« NOUS AVONS RENCONTRE L’AVOCAT DU F.I.S »
Nous avons rencontré maître Simozrag : c’était au Centre Islamique qu’il a créé dit-il pour contribuer à l’éradication de l’ignorance.
Dans ce centre en plein chantier, nous avons passé environ une heure écoutant quelque peu séduit, l’un des avocats du célèbre FIS (Front Islamique du Salut) dissout.
Expulsé de la France après 9 mois de détention vers le Burkina, il y a 4 ans. C’est un maître marqué par ce qu’il appelle l’injustice de la France et la complicité du Burkina que nous avons rencontré.
C’est dans des termes souvent durs, que cet exilé qui se dit victime d’injustice a répondu à nos questions.
L’APPEL - Qui est Maître SIMOZRAG ?
MAITRE AHMED SIMOZRAG (MAS) : Maître Simozrag est un serviteur de Dieu qui pense être croyant, qui essaye de servir l’Islam et les musulmans, dans le but de plaire à Allah et de se conformer à Ses commandements. Je suis l’avocat de l’ex Front Islamique du Salut (FIS). J’ai défendu le FIS en Algérie et j’ai poursuivi sa défense en France où j’étais déjà établi depuis 1977. Cette position, la défense du FIS, m’a coûté l’expulsion au Burkina Faso. La France, n’a pas voulu que je défende le FIS. Par suite de tractations avec les autorités algériennes et comme il y a des intérêts communs entre des responsables politiques français et des responsables politiques algériens, ils ont conclu que ma présence en France les dérangeait ; et par conséquent, mon expulsion a été décidée de manière arbitraire et illégale au mépris des lois françaises et du droit international. Voilà, c’est ainsi que je me trouve éloigné de ma famille et de mes enfants et cela fait maintenant 4 ans et demi. Si j’ajoute les 9 mois d’assignation à résidence en France, ça fait 5 ans en Novembre. Cinq ans d’éloignement par rapport à ma famille.
L’APPEL : Comment évolue votre situation et quelle est celle de votre famille ?
M.A.S : Ma famille se trouve dans une situation critique. Ma fille a tenté de se suicider. Elle s’est jetée du quatrième étage à cause de cette situation. Les enfants ont connu des échecs sur le plan scolaire, sur le plan de la santé ça ne va pas non plus, puisque avec mon absence, ils sont sans soutien, et pour de petits enfants c’est difficile de supporter l’absence d’un père. Donc les enfants sont traumatisés à cause de mon expulsion.
L’APPEL : Y a-t-il présentement un recours quand on sait que les actions entreprises pour votre retour n’ont pas abouti et que votre situation au Burkina est de plus en plus précaire.
M.A.S : Il n’y a plus de recours, le recours a été rejeté. Nous avons épuisé toutes les voies de recours en France. Il ne reste maintenant que la Cour Européenne des droits de l’homme. Comme c’est une procédure lente, je pense qu’il n’y a pas lieu de l’engager. Dans la mesure où notre problème est politique, il exige une solution politique. Nous n’avons rien fait pour être expulsés. Si nous avions commis un délit ou une contravention, nous aurions été traduits en justice comme les Algériens qui sont en train d’être jugés présentement en France. Si nous avons été expulsés, c’est parce que sur le plan judiciaire, ils n’ont rien à nous reprocher. Nous n’avons commis aucune infraction susceptible de nous faire encourir une telle sanction.
Dans un Etat de droit où la liberté d’expression est garantie constitutionnellement et légalement, nous pensons avoir le droit de nous exprimer ; le droit de dire notre opinion sur les événements en Algérie. Nous avons dit qu’en Algérie, il y a des exactions, il y a la torture, il y a des injustices qui doivent être dénoncées... C’est cela qui n’a pas plu à certains des responsables français et algériens. C’est cela le point de discorde. C’est cela qui a provoqué notre expulsion. En dehors de ce fait d’opinion, rien n’explique notre expulsion puisque le délit d’opinion n’existe même pas. Nous n’avons pas voulu garder le silence devant ce qui se passe dans notre pays. Nous avons dit que la situation qui prévaut en Algérie est grave ; qu’il faut que la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme interviennent pour mettre fin à la dérive. Parce que l’Algérie allait à la dérive. Et c’est aujourd’hui vrai : plus de 100 000 morts. L’Algérie est endeuillée ; les Algériens pleurent nuit et jour leurs morts, leurs disparus, les dégâts humains, matériels et autres depuis 7 ans.
L’APPEL : Pendant ce temps, les expulsés de Folembray sont oubliés par la France et le Burkina ?
M.A.S : Nous avons tiré la sonnette d’alarme, ils nous ont expulsés. Nous avons été volontairement oubliés par la France, le Burkina et tout le monde.
L’APPEL : Combien étiez-vous au départ et que deviennent les autres ?
M.A.S : Nous étions vingt et nous sommes maintenant sept. Les autres sont partis qui à Londres, qui en Suisse, en Europe etc.
L’APPEL : Que vous reproche-t-on au juste ? D’être des islamistes, d’appartenir au FIS ?
M.A.S : On nous reproche vaguement d’appartenir à un mouvement qui prône la violence et le terrorisme sous-entendu le FIS. D’appartenir à un mouvement terroriste, ils veulent dire le FIS. Alors que le FIS n’est pas un mouvement terroriste. C’est un parti politique légalement reconnu et démocratiquement élu. Il a toujours prôné la paix et agi dans la légalité. II n’a pas cessé de réclamer le retour à la légitimité populaire, en insistant sur l’impérieuse nécessité de laisser le peuple choisir librement et démocratiquement ses représentants. Ce thème constitue avec le respect des droits de la personne humaine l’un des fondements essentiels de son programme.
L’APPEL : Quelle lecture faites-vous de la situation actuelle en Algérie ?
M.A.S : La situation en Algérie est dramatique. Personne ne peut dire le contraire. Il y a toujours des morts par dizaines, parfois des centaines chaque jour. Qui est à l’origine de ces tueries ? Je ne peux pas dire que ce sont les islamistes. Il est vrai qu’ils sont partie prenante au conflit, mais il y a des massacres dont les islamistes sont complètement innocents. Je ne pense pas que des musulmans puissent s’attaquer à des innocents surtout à des enfants, à des femmes, à des vieillards. L’Algérie est plongée dans une guerre atroce, une guerre civile y sévit actuellement, il y a des milices, il y a des agents du pouvoir qui agissent en sourdine, il y a des bandes de criminels de droit commun qui tuent également, donc le pays est dans une situation lamentable.
L’APPEL : Le départ annoncé du président Zeroual est-il un début de solution au problème algérien. Si non par où passe la solution ?
M.A.S : Je pense que c’est un signe positif qui peut se traduire par un début de solution. La solution passe par la réhabilitation du FIS étant donné que le FIS est un parti légal, démocratiquement et légalement reconnu par le peuple algérien, plébiscité par ce peuple dans sa majorité. On n’a pas le droit de le dissoudre. On ne peut pas effacer l’histoire. Le FIS, c’est l’histoire de l’Algérie, c’est l’identité du peuple algérien. Il traduit la réalité du peuple algérien. Ce n’est pas la loi qui l’a créé, il est né d’un mouvement profondément enraciné dans l’histoire du peuple algérien, la loi n’a fait que constater son existence ; par conséquent, ce n’est pas la loi qui peut le faire disparaître. Ce n’est pas la loi qui crée l’histoire. Ce sont les faits qui créent la loi et non l’inverse. En effet, la solution en Algérie passe d’abord par la réhabilitation du FIS. Il faut rendre au FIS ses droits, son droit à l’existence d’abord. Comme il existe réellement, il faudrait homologuer officiellement, légalement cette existence. Malheureusement, on ne veut pas lui reconnaître ce droit, pourquoi ? Parce qu’on sait que le retour du FIS à la scène politique signifie l’échec, voire l’extinction de plusieurs partis, on sait qu’il va recouvrer son score, sa victoire grâce au soutien massif du peuple algérien. Le FIS, c’est sa victoire qui lui attira les foudres de l’armée et de certains partis. Il faut engager un dialogue avec le FIS si on veut vraiment la paix en Algérie. C’est un parti pacifique, un parti ouvert au dialogue, un parti qui ne veut pas prendre le pouvoir par la force ou par la violence... Dès le début, il a opté pour la voie pacifique, démocratique, électorale... Ce sont là les alternatives de la crise.
L’APPEL : La désorganisation actuelle du FIS permet-elle un dialogue avec le pouvoir en place.
M.A.S : Il n’y a pas de désorganisation du FIS. Je dirais qu’il y a eu plutôt une purification dans ses rangs. Le FIS a maintenant ses rangs purifiés. On distingue aujourd’hui les gens sincères, engagés, fidèles à la cause islamique des autres. Il y a eu une espèce de décantation naturelle. Ceux qui sont morts, Dieu les a choisis comme martyrs. En dépit des coups mortels qu’il a subis, le FIS demeure toujours debout. Aucun parti ne pourrait survivre à une telle tragédie : prisons, camps de concentration, massacres, tortures, poursuites, exil, etc. Pourtant le FIS est toujours là, sa base est plus soudée qu’auparavant.
L’APPEL : Mais le parti peut-il vraiment s’organiser avec des responsables en détention ou assignés à résidence ?
M.A.S : Je crois que le FIS est malgré tout capable de réorganiser sa base, les responsables même en détention ne sont-ils pas des interlocuteurs crédibles ? A travers Abassi Madani, on peut dialoguer avec le FIS. Mais il faut le réhabiliter et ce serait un pas vers la sortie de la crise. Pourquoi d’ailleurs les garder en détention, c’est injustifiable, surtout pour un fait d’opinion ; le peuple algérien a fait beaucoup de sacrifices pour sa liberté. Aujourd’hui, avec les progrès scientifiques et techniques, nous sommes entrés dans l’ère des libertés. Il n’y a guère de place pour la dictature. Les sociétés ont évolué et compris le sens et la valeur de la liberté au sujet de laquelle aucune concession ne saurait être désormais admise..
L’APPEL : Seriez-vous prêt à rentrer en Algérie ? Est-ce d’abord possible ?
M.A.S : Je ne pense pas à moins que les conditions que j’ai citées ne soient remplies. L’Algérie est avant tout mon pays, et qui n’aime pas son pays ? L’espoir d’y rentrer ne m’a jamais quitté, j’attends seulement que la situation s’améliore. Pour y parvenir, le pouvoir doit abandonner l’option sécuritaire, sa politique éradicatrice et engager un dialogue avec le FIS. Cela suppose la réhabilitation de ce parti et la libération de ses prisonniers sans oublier l’arrêt de la répression. Si ces conditions sont réalisées, je rentre, car en rentrant je peux avec l’aide de Dieu et le concours des hommes sincères contribuer peut-être au changement.
L’APPEL : Le reproche qui est fait aux islamistes, c’est qu’ils sont violents. Est-ce à dire que l’Islam est violent ?
M.A.S : L’Islam, c’est le contraire de la violence. L’Islam est aux antipodes de la violence.
L’APPEL : Qui est donc responsable de la violence en Algérie ?
M.A.S : L’Islam, c’est la miséricorde, la « rahma », la paix « as Salam », la tolérance, la solidarité qui ont été les maîtres mots du message du prophète. Aujourd’hui en Algérie, il y a des injustices. La situation est catastrophique et des musulmans sont victimes de ces injustices. Ils réagissent en tant qu’êtres vivants brimés et opprimés. Cette réaction n’est pas à mettre systématiquement à l’actif de l’Islam. Tout ce que font les musulmans n’est pas à mettre au compte de l’Islam de même que tout ce que font les juifs et les chrétiens n’est pas imputable au judaïsme ou au christianisme. Même un animal réagit en cas d’agression. Il ne faut pas croire que les non-musulmans se laissent faire quand l’oppression dépasse certaines limites. L’histoire est jalonnée de révoltes, d’insurrections et de soulèvements populaires contre l’injustice et la tyrannie. Il n’y a pas que des musulmans qui réagissent en Algérie contre l’injustice du régime. Mais tout est malheureusement mis à l’actif de l’Islam, l’éternel accusé.
L’APPEL : Finalement, le système islamique peut-il être une alternative pour l’humanité ?
M.A.S : Je pense que c’est la seule alternative. C’est le seul remède aux maux dont souffrent les sociétés humaines. Nous avons des preuves, des preuves théoriques à travers les enseignements de l’Islam. Mais aussi des preuves pratiques. L’Islam a gouverné pendant des siècles et il n’y a pas eu cette pagaille, ce désordre, cette famine, cette pauvreté meurtrière, cette débauche. Lorsque l’Islam était au pouvoir, il n’y avait pas de dictature ni de banditisme ni de criminalité ni le spectre d’une mafia tentaculaire parce que l’Islam a des lois dissuasives et des enseignements d’ordre moral capables d’instaurer la paix, la concorde, la fraternité islamique et humaine entre les musulmans et les non-musulmans. Les voies du chaos sont des sens interdits en Islam. C’est la laïcité qui nous a conduit au chaos avec l’exaltation des voies de l’impiété, de l’individualisme, de l’égoïsme, du matérialisme, de l’amour de l’argent, du mépris et de l’oubli de l’autre. Dans un régime islamique, la moindre des choses, c’est la rahma, la clémence, la compassion, la solidarité, c’est pourquoi il ne doit pas y avoir de pauvres dans une société islamique en principe. Comment l’Islam ne serait-il pas le remède, l’alternative dans ces conditions ? C’est la seule. La preuve après avoir essayé tous les systèmes, nous avons essuyé un fiasco. Pourquoi ne pas faire l’expérience de l’Islam ? L’Islam est un mode de vie proposé par Dieu lui-même.
L’APPEL : Le moment est-il venu d’instaurer des Etats islamiques ?
M.A.S : Ca dépend des régions. Mais l’avenir appartient à l’Islam. Il vaut mieux donc se familiariser avec lui que de le combattre.
L’APPEL : Et pourtant que ce soit au Soudan, en Afghanistan, ou ailleurs dans le Golfe le véritable Etat islamique n’est pas encore une réalité.
M.A.S : C’est parce que le monde occidental ne veut pas et se bat pour cela. Il y a des obstacles qui empêchent le libre choix des musulmans. L’influence occidentale, c’est l’obstacle majeur. Il y a l’ignorance des musulmans eux-mêmes. L’Occident ne veut pas d’un Islam au pouvoir. C’est pourquoi, il impose la laïcité, la séparation entre religion et pouvoir. Alors que l’Islam est venu pour régir tout l’homme, toute sa vie, sa vie économique, politique, sociale... Malheureusement les adeptes de la laïcité dans le monde musulman lui font barrage au mépris du choix électoral, démocratique des peuples. Chaque fois qu’un peuple choisit des représentants islamistes, il est surpris par un malencontreux événement au sommet de l’Etat qui bouleverse ou annule son choix.
L’APPEL : Comment venir à bout de ces obstacles à l’instauration d’un Etat islamique ?
M.A.S : L’obstacle de l’ignorance, on peut le surmonter par la formation et l’information des musulmans. C’est ce que L’APPEL fait par exemple. C’est un travail louable. Il faut enrayer l’ignorance. Il ne faut pas ensuite céder au chantage et aux pressions de l’occident. Il faut plutôt suivre la voie de Dieu au lieu de flatter ou de suivre l’occident. On ne peut pas discuter les ordres de Dieu, il faut donc défendre et promouvoir l’Islam.
L’APPEL : Comment appréciez-vous l’Islam au Burkina ?
M.A.S : J’ai connu l’Islam au Burkina à travers des mosquées que je fréquente et à travers le mouvement des étudiants musulmans. A mon avis, il manque beaucoup de choses au Burkina en matière de connaissance islamique. L’Islam au Burkina se trouve être entaché de certaines pratiques étrangères comme la sorcellerie, la superstition, le maraboutisme. Il y a une sorte de syncrétisme dans l’islam du Burkina, un mélange de religions. Un Islam incomplet. C’est un Islam qui s’installe. Il manque beaucoup de choses mais l’un des atouts, c’est que les gens sont sincères. Il leur faut la formation et la responsabilité incombe aux intellectuels y compris vous-même.
L’APPEL : Est-ce pour venir à bout de cette ignorance que vous avez créé au Burkina, un Centre islamique ? Quels sont les objectifs de votre Centre ?
M.A.S : L’objectif, c’est de faire connaître le vrai visage de l’Islam au moyen de la formation, de la diffusion des enseignements de l’Islam, par les colloques, les conférences, les cours, la distribution des livres etc. Le centre est là pour faire connaître l’Islam à tous ceux qui sont intéressés. C’est aussi pour venir en aide aux nécessiteux sur le plan scolaire, vestimentaire, sanitaire, alimentaire et ce, sans contrepartie et sans discrimination aucune.
L’APPEL : Lisez-vous L’APPEL ? Si oui comment appréciez-vous ce journal ?
M.A.S : C’est un journal animé par des intellectuels. C’est ce qui frappe d’abord. Il a apporté beaucoup aux musulmans du Burkina, même aux non-musulmans. Malgré les difficultés qu’il rencontre, je pense que c’est un grand pas, un travail gigantesque. Je n’ai pas de critique à formuler contre ce journal. Seulement je trouve qu’il met trop à nu les problèmes de la communauté. C’est l’exemple du Hadj. Je pense qu’il faut laver le linge sale en famille et éviter de faire la part belle aux ennemis de l’Islam qui en profitent. Vous avez la justice et d’autres moyens, poursuivez les prévenus en justice, passez-les devant un conseil de discipline et prenez des sanctions, c’est plus discret et plus juste dans la mesure où le présumé coupable aura l’occasion de se défendre et de s’expliquer. La présomption d’innocence est un principe fondamental en Islam. On ne peut pas accuser sans preuves, avant de vérifier et d’entendre le prévenu, celui qui est mis en cause. De ce point de vue je trouve qu’il n’était pas opportun de trop critiquer, mais il se pourrait que je me trompe car je ne connais pas le fond du problème. Vous êtes bien placés pour l’apprécier.
L’APPEL : Votre dernier mot.
M.A.S : Je remercie L’APPEL dont j’apprécie les articles. Que Dieu vous récompense. Allez de l’avant. Dieu Inch’Allah est avec nous si nous persévérons. Il ne faut jamais se satisfaire du peu qu’on a fait et croiser les bras. Le travail que nous faisons profite à toute l’humanité et il faut donc continuer sur la voie de la défense de l’Islam. L’Islam n’est pas le terrorisme, c’est la miséricorde, c’est la paix, la tolérance, la fraternité, la solidarité, l’humanisme, la religion la plus humanitaire. L’Islam recommande de visiter les malades, d’être bon envers les animaux et l’environnement, de prendre soin du voisin et du vieillard, de nourrir les pauvres, les prisonniers, de vêtir celui qui est nu, d’instruire l’analphabète, de soigner les malades, de respecter tout le monde. C’est à cela que j’invite mes frères.