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Islam & Modernité : 4. Solutions de l’Islam aux maux de la modernité

Publication en ligne : mercredi 22 décembre 2004, par Maître Simozrag

SOMMAIRE

- Islam & Modernité : 1. Aspects positifs de la modernité
- Islam & Modernité : 2. Aspects négatifs de la modernité
- Islam & Modernité : 3. Prédictions du Coran et des hadiths quant à la modernité
- Islam & Modernité : 4. Solutions de l’Islam aux maux de la modernité

III - QUELLE EST LA SOLUTION ?

Compte tenu de ce qui précède, la solution réside incontestablement dans le retour à Dieu. Comment et par quelle voie doit s’effectuer le retour à Dieu ? Ce n’est pas par n’importe quelle voie, bien entendu. Dieu lui-même nous met en garde contre la pluralité d’impasses et de fausses voies :

« Et voilà mon chemin dans toute sa droiture, suivez-le donc ! et ne suivez pas les chemins qui vous éloignent de sa voie. Voilà ce qu’Il vous enjoint ainsi atteindrez-vous la piété  » 6.153

Il est certain que la volonté de retour à Dieu est une disposition innée qui subsiste malgré les péripéties de la vie chez la plupart des hommes. Cependant Satan peut exploiter à son profit cette volonté. Il peut placer les hommes sur des fausses voies tout en leur faisant croire le contraire. Il en est ainsi des multitudes de religions et de croyances. Ceux qui adorent les vaches, les esprits, les idolâtres, les mages, les naturistes, les animistes, les adorateurs du feu et des objets ne croient pas moins vouer leur culte à Dieu. Alors qu’en réalité, ils sont égarés. C’est pourquoi Dieu insiste sur le Coran qu’Il qualifie de corde de sauvetage, de direction, de guide, de lumière, de remède, de miséricorde... Nous verrons dans les versets qui suivent comment Dieu s’exclame, trouvant insensé que le Coran ne soit pas reconnu par les uns ni adopté comme code de conduite par les autres alors que les morts auraient réagi, la terre et les montagnes se seraient affaissées, s’ils avaient reçu pareil message : « Si nous avions fait descendre le Coran sur une montagne, tu l’aurais vu s’humilier et se fendre par crainte d’Allah. Et ces paraboles nous les citons aux gens afin qu’ils réfléchissent.  » 59.21

« S’il y avait un Coran à mettre les montagnes en marche, à fendre la terre ou à faire parler les morts (ce serait celui-ci) » 13.31

« En quelle parole vont-ils croire après cela ? » 7.185 ; 77.50

« Voici les versets de Dieu que nous te communiquons en toute vérité. Alors dans quelle parole et en quels signes croiront-ils donc ?  » 45.6

Le Coran étant le droit chemin qui mène à Dieu, par conséquent lui seul peut sauver l’humanité. Cependant, étant donné que le Coran est indissociable de l’Islam, du fait qu’il en constitue le fondement essentiel, il ne reste donc que l’Islam comme canot de sauvetage. Il est logique de s’interroger pourquoi ai-je commencé par le Coran et non par l’Islam ? Parce que le rejet ou la méconnaissance du Coran est plus grave que l’insoumission à Dieu, c’est-à-dire plus grave que le rejet de l’Islam dans son ensemble..

De plus, j’ai mis l’accent sur le Coran parce que non seulement l’Islam repose en premier sur le Coran mais il implique aussi et avant tout l’application du Coran, car il ne sert à rien de se prétendre musulman sans mettre en pratique les enseignements du Coran sur tous les plans. Le Coran renvoie à la Sunna qui clarifie le sens de ses versets.

Or, comme il existe une relation extrêmement étroite entre le Coran et le Hadith, il suffit de parler du premier pour comprendre qu’il doit être nécessairement tenu compte du second. L’un ne vas pas sans l’autre. La solution pratique consiste dans l’adoption de l’Islam comme mode de vie (foi et loi) et non pas comme simple religion au sens cultuel du terme. Le drame des musulmans est qu’ils ont abandonné leur religion et emprunté à l’occident sa culture immorale et destructrice. Le modèle de laïcité est des plus suicidaires pour le monde musulman. Cette idée qui tend à privatiser la religion, à l’exclure de la vie publique, n’est rien d’autre qu’une nouvelle forme d’incroyance et d’athéisme, contraire aux principes, aux valeurs et aux objectifs de l’Islam. La laïcité est une manière de congédier Dieu, de le dessaisir des affaires d’ici-bas. Comme pour lui dire : Retire-Toi ! Tu es incompétent. Alors que l’Islam, c’est la soumission à Dieu, à sa volonté, à ses lois, à son message, à ses orientations. Ce n’est pas en vain que Dieu a envoyé un message. Celui-ci a pour objectif de guider les hommes, d’éclairer leur chemin, de leur indiquer la voie du bonheur et du salut ici-bas et dans la vie future. Le fait que ce message contient des lois, des commandements et des directives, c’est pour qu’ils soient observés et appliqués. Dans les enseignements du message, il y a la solution de nos problèmes et le remède à nos maux, outre la miséricorde et la bénédiction de Dieu consécutives au respect de Sa parole et de Ses commandements. Or, non seulement la laïcité prive l’homme de ces avantages matériels et spirituels, mais elle l’expose encore au danger de la colère de Dieu :

« Et ceux qui traitent de mensonge Nos enseignements, le châtiment les touchera à cause de leur perversité.  » 6.49

« Si les habitants des cités avaient cru, s’ils avaient craint Dieu, nous leur aurions certainement accordé les bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti. Nous les avons emportés à cause de leurs mauvaises actions.  » 7.96

« Et s’ils se maintenaient sur la voie droite, nous les aurions abreuvé certes d’une eau abondante.  » 72.16

Le désordre qui règne actuellement est beaucoup plus grave que le désordre qui a causé la perte des anciennes civilisations. « Ne parcourent-ils pas la terre et ne voient-ils pas quelle a été la fin de ceux qui vécurent avant eux et qui les surpassaient en force. Ceux-ci avaient labouré la terre et l’avaient peuplée plus qu’ils ne l’ont fait eux-mêmes.  » 30.9

« Ne voient-ils donc pas combien Nous avons anéanti avant eux de générations que Nous avons pourtant fixées sur la terre avec des moyens que Nous ne permîment point à vous-mêmes ? Nous avons abondamment ouvert sur elles les vannes du ciel et nous fîmes couler sous leurs pieds des rivières. Mais Nous les avons anéanties ensuite à cause de leurs péchés et Nous avons fait naître, après elles, d’autres générations.  » 6.6

« N’ont-ils donc jamais parcouru la terre pour voir quel a été le sort de ceux qui étaientavant eux ? Ceux-ci étaient cependant plus nombreux qu’eux et bien plus forts. Ils avaient laissé sur terre beaucoup plus de vestiges. Tout ce qu’ils accumulaient ne leur servit à rien. Lorsque leurs messagers leurs apportaient des preuves évidentes, ils se réjouissaient de la science qu’ils détenaient ; mais ils furent frappés de toutes parts par ce dont ils se moquaient.  » 40.82-83 ; 6.10 ; 16.30.

« Nous avons puni chacun à cause de son péché. Il en est parmi eux à qui Nous avons envoyé un ouragan , il en est parmi eux que le cri a saisi. Il en est parmi eux que Nous avons fait engloutir par la terre. Il en est parmi eux que Nous avons noyés. Il ne convenait pas à Dieu de les léser, mais ils se sont fait tort à eux- mêmes.  » 29.40

Quand le péché s’ajoute à l’incroyance, à la rébellion, il faut s’attendre à des cataclysmes marquant la fin de la civilisation. L’Egypte pharaonique a périclité pour les mêmes causes. L’empire Romain a subi le même sort. La Grèce a chuté à cause du péché et du désordre. Aujourd’hui le désordre a atteint son point culminant.

D’où les terribles calamités qui frappent sans répit telles que les épidémies, les tremblements de terre, les inondations, les coulées de boue et de lave, les vents dévastateurs, la sécheresse, les incendies, les catastrophes aériennes et ferroviaires, etc. La civilisation occidentale a perdu l’équilibre ; il y a longtemps qu’elle vacille, menaçant de s’écrouler comme un château de cartes sous nos yeux. Après avoir dévoré l’homme et détruit la nature, cette civilisation est en train de se détruire elle-même.

L’humanité a donc besoin d’une alternative, d’un port de salut, d’un sauveur. L’Islam est tout cela. Il est capable de répondre aux attentes de l’humanité, à condition que les musulmans soient à la hauteur de cette mission salvatrice. Porteurs du message, leur responsabilité est plus que jamais engagée. Ils ont tous les atouts pour réussir à condition de savoir les utiliser et Dieu les aidera certainement. Ils doivent d’ores et déjà se préparer pour assurer la relève.

A la question de savoir comment l’Islam peut-il sauver l’humanité, je peux répondre brièvement ainsi qu’il suit : L’Islam connaît parfaitement le mal et en possède le remède. Tous les diagnostics qui ont été faits jusqu’à maintenant désignent les mêmes symptômes, à savoir : crise morale ou de conscience pour les uns, perte de repères prospectifs pour les autres, dérive matérialiste selon d’autres, bref, il s’agit évidemment d’une maladie de l’âme. C’est la maladie de l’incertitude, caractérisée par l’angoisse et la peur de l’inconnu, de l’avenir. L’Islam peut guérir cette maladie en renforçant les liens entre l’homme et son Créateur.

Il rétablit l’équilibre entre les besoins de l’âme et ceux du corps, entre les exigences de la vie présente et celles de la vie future, entre les intérêts de l’individu et ceux de la société. Il est capable de rétablir la paix et l’harmonie dans les relations humaines, selon la règle : ni exagération, ni négligence ; ni agresseur, ni agressé ; ni privations, ni excès. D’entrée de jeu, l’Islam s’attachera à ouvrir les portes du bien et à fermer -sans brutalité- les portes du mal. L’Islam peut sauver l’humanité parce que les voies qui ont conduit l’Occident à la ruine sont des sens interdits en Islam.

Parce qu’il évite autant que possible l’injustice, sachant que c’est un péché mortel ; parce qu’il agit selon la volonté du Créateur sans négliger celle des créatures ; parce qu’il doit servir à la fois Dieu et les hommes, respecter les Droits de l’homme et les Droits de Dieu ; parce que son programme et son but consistent à faire évoluer les sociétés humaines vers la perfection ; il agit de manière à supprimer les inégalités, à créer les conditions d’une gestion saine et transparente, d’une administration équitable où il y aura moins de corruption et davantage de justice et de bon sens dans l’emploi et la répartition des richesses. Il fait promouvoir les valeurs morales de manière à enrayer l’égoïsme, à faire prévaloir les vertus de solidarité, de fraternité, de bonté et d’humanisme au sein de la société.

Il mettra tout en oeuvre pour l’élimination de l’ignorance et de la pauvreté, fléaux que l’Islam considère comme facteurs de désordre, de criminalité et d’incroyance. L’Islam contient des enseignements, des règles et des préceptes capables de résoudre les problèmes non seulement des musulmans, mais de l’humanité entière. De nombreux penseurs contemporains ont reconnu cette réalité en le proposant comme ‘‘remède efficace’’ à tous les maux qui affectent les sociétés humaines. L’administration de ce remède exige cependant une autorité, des institutions et des hommes, faute de quoi, il ne produit aucun effet, il demeure inopérant.

Autrement dit, l’Islam sans pouvoir politique, sans institutions, ne pourra jouer aucun rôle ; ses enseignements et ses règles restent lettre morte. D’où l’impérieuse nécessité d’écarter la laïcité non seulement du champ politique, mais encore de toutes les institutions publiques et surtout des établissements d’éducation et d’enseignement. L’Islam est un système complet de vie, destiné à régir les rapports des individus et des groupes dans tous les domaines de la vie : politique ; social, économique, juridique, etc. Or, la laïcité a enfermé ce système dans les poitrines après avoir indûment occupé son domaine d’action. Tel un pyromane qui a mis le feu et empêche les pompiers de l’éteindre. Il en résulte que la première tâche des musulmans consiste à déséculariser, délaïciser le pouvoir politique afin de le rendre à l’Islam. C’est dans ces conditions seulement qu’il pourra jouer son rôle de sauveteur ; C’est dans les mêmes conditions également que doit se concrétiser cette promesse de Dieu dans le Coran :

« Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et accompli des bonnes oeuvres qu’Il leur donnera la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il changerait leur peur en sécurité. Ils M’adoreront et ne M’associeront rien  » 24.55

Je vous remercie de votre attention.

Ahmed SIMOZRAG


27 Messages de forum

  • Tissus de mensonges archaiques. C’est écoeurant. Certes la " modérnité" à de nombreux défauts mais cela ne veut pas dire qu’il faut penser comme au moyen age. L’islam pas plus que n’importe quelle religion n’est la solution. C’est être aveugle que de ne pas s’en rendre compte.

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    • > Islam & Modernité : 4. Solutions de l’Islam aux maux de la modernité 29 mai 2005 15:29, par Un soumis à ALLAH (musulman)

      "Tissus de mensonges archaiques" -> Propos d’une grande ouverture d’esprit et de tolèrance mais devrai-je dire : vision qui ne voie pas plus que le bout de son nez. Bref, vous l’aurez compris : c’est des propos de non croyant qui espère que sa société est bien meilleur, création de l’homme et qui espère nous faire croire que cette même société est meilleur que ce qu’Allah Très Miséricordieux nous a révélé y il a plus de 1400 ans alors que votre modernité n’existait pas ainsi que votre moyen age !. Ce qui est aveugle c’est vous ôh mécréant ! Ne vous en déplaise ! l’Islam EST LA SOLUTION, L’UNIQUE SOLUTION. Les hommes ont inventé le communisme, votre démocratie et un tas de truc du même genre : résultat sur la terre : guerre, pauvreté, sida, viol, meutre, usure, arrogance, et méchanceté, la liste risque d’être grande. C’EST CA LE "MONDE" QUE VOUS PREFERERIEZ ? à la place de L’ISLAM ?

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      • ... De plus cette fameuse ’modernité’ et avancée scientifique et technologique que connaît l’Occident de nos jours n’aurait jamais existé actuellement si il n’y avait jamias eu d’Islam sur Terre. L’humanité aurait alors 400 ou 500 ans de retard par rapport à aujourd’hui. Sans parler des troubles mondiaux qui seraient encore plus violents. En effet car le formidable essor qu’à connu le monde arabo-musulman dans tous les domaines au Moyen-Âge (période où l’Europe sombrait dans l’obscurantisme) à permit de léguer un héritage impressionnant qui a profondèment marqué les européens et a radicalement changé leur vision. A l’époque où les Sarasins disposaient d’infrastructures publiques (hôpitaux, services postaux, administrations, ...), de savoir faire avancé dans la médecine (dont le matériel fût utilisé dans la médecine occidentale jusqu’au XVIIe siècle), les mathématiques (chiffre arabes, algèbre, ...), la physique, la chimie, l’astronomie, la naviguation, l’agriculture, l’organisation militaire ... ; l’Europe était sous la merci des seigneurs féodaux, de l’Eglise, des croyances obscures et choquantes et j’en passe. Les multiples déceptions qu’ont connu les Européens lorsque l’Eglise faisait sa loi (et non pas ce que Dieu avait ordonné) et le rejet total de cette institution par la suite, ne doit pas les conduire à rejeter tout ce qui vient de Dieu et à se borner à leur seule façon de voir les choses très peu fiable. Dieu détient de la sagesse absolue. Les Hommes ne disposent que d’un extrêmement faible échantillon. Dire qu’on sait mieux que le Créateur (Gloire et Pureté à Lui) n’est qu’une forme abjecte de l’ignorance, de l’orgueil et de la prétention. Tous les modes de vie et les idéologies inventés par les hommes, en dehors des prescriptions divines authentiques, ont chuté les uns après les autres. De plus l’Histoire à tendance à se répeter même de nos jours ... Dieu par sa sagesse et sa miséricorde infinies ne veut que du bien pour l’hulanité entière. C’est à elle de choisir de suivre la guidée divine ou de sombrer dans l’anarchie totale.

        Enfin pour les sceptiques et pour tous, à consulter absolument : http://www.harunyahya.com/fr/Miracl...

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        • > Islam & Modernité : 4. Solutions de l’Islam aux maux de la modernité 5 avril 2006 15:23, par Guy thysen 61 ans Vétérinaire

          Les Arabes, au début de leur expansion, étaient, pour la plupart des illettrés (comme en occident à cette époque) qui ont cherché à se constituer du butin : richesses, machines de guerre, esclaves, femmes et enfants (16 millions sur 1400 ans). Ces avantages conquis n’ont pas été inventés par eux, puisqu’ils n’avaient que des chevaux, des chameaux et des armes ; j’oubliais l’essentiel : respecter les enseignements d’Allah leur apportait à coup sûr la victoire sur les infidèles ! (à mon avis, de plus qualités de combattants, plus rapides, plus vifs, plus souples, des chevaux plus rapides, de grandes qualités athlétiques, la foi, la prière). Ils ont eu quand même l’intelligence de ne pas tuer tout le monde à part les chevaliers qui dirigeaient les combattants (bien sûr, tous décapités si pas de rançon suffisante). Les pays conquis appartenaient pour la plupart à l’Empire byzantin dont la culture avait plus de mille ans d’avance sur les Arabes. Tout ce qui faisait fonctionner ces territoires leur était étranger et comme ils ne pouvaient raser les villes pour les remplacer par des tentes, il a bien fallu conserver l’administration qui était encore en place. Ils ont ainsi pu prendre connaissance des choses, adoper ces techniques différentes, l’architecture, la médecine, toutes les autres sciences des civilisations grecques anciennes et byzantines, la civilisation égyptienne, perse (3000 ans d’avance), romaine, hindoue et même chinoise. Ils ont donc reçu l’Islam (version améliorée par Dieu des autres religions qui l’ont précédé).

          Ils ont appris l’architecture des mosquées (Ste Sophie de Constantinople a été construite 1000 ans avant l’arrivée des musulmans), les mathématiques (le zéro est indien) , la médecine-philosophie [Avicenne : né en Ouzbekistan et de culture perse + Averroes né à Cordoue, tous deux adeptes d’Aristote et reniés par la suite lors de la reprise en main des sciences par les Religieux], etc, ... Les Arabes furent de bons gestionnaires et surent diriger d’un main de fer (vous dites "bienveillante") les territoires conquis. Ils ont vécu avec les prélèvements de taxes, de main d’oeuvre régulièrement prélevée dans les villages de l’empire ou celle amenée par les marchands d’esclaves venant de l’Afrique, des zônes côtières de la Méditerranée [la Corse, la Sardaigne, la Crête, etc, l’expliquent encore lors des visites touristiques dans ces contrées]. Tout ceci n’étant pas vraiment "parole d’évangile", mais je crois quand même assez proche de la réalité, je vous prie de m’excuser de ma franchise et tant pis si vous pensez qu’il y a des erreurs ou des sacrilèges. Personnellement, je pense que l’enseignement dispensé aux "Maîtres enseignants de l’Islam" ne devrait plus seulement être dispensés par des écoles coraniques traditionnelles. Beaucoup d’entre nous, Occidentaux, avons fait une réflexion sur l’origine de nos croyances et les vérités relatives qui en sont découlées au cours des âges. Ne serait-il pas temps pour les musulmans d’en faire de même. Nous serions alors probablement plus à même de supporter nos différences. J’ajoute que je travaille en tant qu’universitaire dans un milieu où touts les niveaux d’instructions et de religions se mélangent. Nos employés musulmans sont des amis attachants et il n’y a absolument pas de malaise entre nous. Le travail en commun encourage l’estime réciproque et nous fond dans le même creuset. Guy Thysen 61 ans Vétérinaire

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          • Il ne s’agit pas ici de vanter ou de critiquer les Arabes comme les gens ont souvent tendance à faire pour détourner l’attention. On parle ici de l’apport de l’Islam. Si il n’y avait jamais eu d’Islam, les Arabes seraient restés en Arabie et le monde d’aujourd’hui serait beaucoup moins avancé que nous le connaissons. Cependant il reste de grossières erreurs (simple ignorance ou mépris ?) à rectifier :

            - > A la venue de l’Islam la culture de la langue arabe avait atteint son apogée : la prose, la poésie et la littérature étaient déjà répandues. Ceux qui s’attaquent à l’Islam prétendent d’ailleurs que le prophète Muhamed (pbl) avait inventé le Saint Coran car il était très instruit alors qu’en réalité il était illettré. Et ceci partant du fait que dans cette époque les Arabes étaient très éloquents et maîtrisaient très bien leur langue.

            - > Les conquêtes musulmanes ne se sont pas toujours faites par l’épée (comme c’est le cas pour l’Egypte). Les Byzantins et les Perses étaient les seuls à opposer une grande résistance. Mais il furent rapidement vaincus malgré le faible nombre des troupes musulmanes (conquêtes du généraux Khalid Ibn Al WAlid, Amr Ibn Alass, Okba Ibn Naf’ee, Tarek Ibn Zyiad, ...). De plus les populations les acceuillaient comme des liberateurs face à l’oppression et la médiocre qualité de vie qu’il subissaient au sein de ces empires classiques. D’autant plus que les conquérants musulmans avaient affaire à des soldats professionnels largement supérieurs en nombre commandés par des généraux et non pas par des chevaliers errants ou à des apprentis chevaliers (la chevalerie n’existait pas à l’époque encore moins en Orient), mais cous devez sans doute confondre avec les croisades (400 ans après).

            - > Lorsque les musulmans mettent pied sur le territoire appartenant aux Infidèles, et qu’ils assiègent une ville ou un fort, ils inviteront les assiégés à embrasser l’islam. Si ces derniers y consentent, alors on s’abstiendra de les combattre (les femmes, les enfants, les bléssées et les viellards étaient strictement exclus bien entendu suivant les prescriptions religieuses) . S’ils refusent de se soumettre à l’Islam, on les invitera à payer tribut et ils jouiront de la même sécurité dont jouissent les musulmans. S’ils refusent les musulmans leur feront la guerre. Lorsque le dirigeant s’empare d’une province ennemie, il en confirmer la possession à ses habitants en leur imposant un impôt. Et quant aux captifs, s’ils n’ont pas de rançon à payer, il pourra à sa volonté les réduire en esclavage ou leur laisser la liberté.

            - > La seule motivation pour les musulmans qui les a poussé à conquerir de si vastes territoires en très peu de temps à cette époque étaient à la fois la volonté de répandre la Parole de Dieu, de mourir en martyr et de libérer les peuples des ténèbres et de la tyrannie. L’Islam est en effet une religion universelle que Dieu à choisi pour l’humanité et elle n’est en aucun cas la propriété exclusive des Arabes.

            - > Une civilisation musulmane (et non pas Arabe seulement) est une civilisation commune. Les Musulmans (dont les Arabes) constituent un vaste territoire dans lequel ils sont minoritaires ; la conversion n’est pas obligatoire pour les peuples conquis mais la langue arabe s’impose partout. Tolérance et protection sont accordées aux Chrétiens et aux Juifs contre la seule obligation d’acquitter les impôts plus un impôt spécial : l’impôt des Infidèles. Pour les musulamans seul s’imposait la zakat (l’aumône obligatoire) redistribuée aux pauvres par l’Etat pour assuré l’équilibre de la société.

            - > Au temps du prophète Muhamed (pbl) les Arabes étaient des sédentaires qui habitaient des villes et des villages (de taille modeste certes du fait de la faible quantité de la population Arabe) cotoyés par les Bédoins (peuple nomade du désert) moins attachés à la civilisation. Les byzantins qui se repliaient sans cesse sur eux mêmes pendant ce temps en se retirant de leur provinces les unes après les autres n’avaient ni le temps, ni l’envie, ni la possibilité d’enseigner à ces nouveaux venus leur façon de bâtir ou d’administrer. L’administration sous sa première forme existait depuis la fondation de l’Etat musulman lors de la première année de l’Hégire en 622 (année 1 du calandier musulman). La construction quant à elle fait partie des apports des muslmans de différentes origines. Aussi, si vous avez des yeux pour voir, vous verrez qu’il y a une grande différence de style entre l’architecture andalouse ou celle de l’occident musulman avec l’architecture de l’orient musulman et l’architechture perse. Achacun ses techniques, à chacun ces méthodes. Les Egyptiens ont délaissé la construction depuis l’arrivé des romains et l’architecture byzantine s’apparente plus à l’architecture romano-gothique.

            - > Les premières tels le Caire et Bagdad villes musulmanes furent bâties très tôt (entre fin du 7e et début du 8e siècle période des premières conquêtes) à la base de campements et de forts militaires permanants installés par l’armée. Les villes musulmanes disposent d’une architechture unique de forme circulaire dans lesquelles se trouvent aux centre la mosquée (lieu de prière, d’apprentissage et de rassemblement des musulmans) et du palais du gouverneur ou du dirigeant (centre administratif).

            - > Costantinople fut conquise par les Turcs ottomans (et non pas par les Arabes) en 1492 et les musulmans avaient largement eu le temps de construire de somptueuses villes, forteresses, palais et mosquées avant qu’ils ne "découvrent" la vielle Capitale byzantine.

            - > Pour les constructions on faisait appels à des architectes, des ouvriers et des artisans qui ont du savoir faire. Les esclaves étaient résrvés aux familles aisées et étaient à la disposition de leurs maîtres rien de plus.

            - > La civilisation islamique s’illustre par une architecture très riche et diversifiée. Du Maghreb à l’Asie, de l’Espagne à l’Afrique profonde, cette architecture multiple se caractérise par une très grande sobriété des lignes et un foisonnement extrême des détails architecturaux.

            - > Bagdad est le coeur de l’ Irak, la cité la plus considérable, qui n’a d’équivalent ni à l’Orient ni à l’Occident de la terre, en étendue, en importance, en prospérité, en abondance d’eau et salubrité du climat. C’est vers elle qu’on émigre de tous les pays, de loin comme de près. Tous les peuples du monde y possèdent un quartier, un centre de négoce et de commerce : c’est pourquoi l’on y trouve réuni ce qui n’existe dans aucune ville au monde. Elle s’étale sur les deux rives de ces fleuves considérables, le Tigre et l’ Euphrate, et voit ainsi affluer des produits commerciaux et des vivres, par terre et par eau.

            - > Les écoles coraniques sont des écoles élémentaires destinées aux enfants (6 à 13 ans) pour leur apprendre à lire, à écrire et à apprendre le Coran par coeur. Les différentes autres sciences destinées aux adultes sont dipensées dans les universités (qui étaient aussi à la fois des bibliothèques et de grandes mosqués). Les étudiants désireux d’apprendre parcourent des kilomètres en quête de savoir.

            - > L’extension du monde arabo-musulman a mis en contact de maintes civilisations Les savants musulmans ont pu consulter les ouvrages scientifiques de l’antiquité. Au VIIe siècle, les arabo-musulmans détruisent l’empire sassanide et s’approprient le savoir de l’ancienne Perse.

            - > Les conquérants musulmans se sont trouvés en contact avec la civilisation indienne, à l’est. Ils ont aussi rencontré les Chinois pendant le règne du premier abbasside Abû al-`Abbâs à la victoire de Talas. Cette victoire a été l’occasion d’acquérir un certain nombre de techniques chinoises dont celle de la fabrication du papier. Le papier a rapidement remplacé le parchemin dans le monde musulman : des manufactures furent créées à Samarkand, Bagdad, Damas et au Caire.

            - > Les dirigeants musulmans ont encouragé la recherche scientifique et la diffusion du savoir : Harun ar-Rachid (calife de 786 à 809) imposa l’usage du papier dans toutes les administrations de l’empire. Sous l’administration de ses vizirs barmécides, Bagdad devint la capitale intellectuelle de son époque. Des écoles et des bibliothèques furent construites. Les tout premiers hôpitaux (qui traitaient aussi bien les problèmes physiques que psychologiques) ouvrent. Dans ces hôpitaux on pratique pour la première fois les méthodes d’anesthésie (une éponge saturée d’opium, de mandragore et d’autres substances soporifiques), on y découvre le fonctionnement de la circulation pulmonaire et de la circulation sanguine, la dissection été également pratiquée. C’est ainsi que des aspects anatomiques incompris des médecins grecs anciens sont découverts. La traduction des textes latins et grecs fut encouragée et les savants venaient à Bagdad et de toutes les régions de l’empire. Al-Mamun, calife de 813 à 833, avait réuni à Bagdad des savants de toutes les croyances, qu’il traitait avec la plus complète tolérance. Féru d’astronomie, il crée en 829, dans le quartier le plus élevé de Bagdad, près de la porte Chammassiya, le premier observatoire permanent au monde, l’Observatoire de Bagdad, permettant à ses astronomes, qui avaient traduit le Traité d’Astronomie du grec Hipparque, ainsi que son catalogue d’étoiles, de surveiller méthodiquement le mouvement des planètes. En 832 fut fondée la Maison de la sagesse (Baït al-hikma). Abu Raihan al-Biruni a réussi à calculer le diamètre de la Terre, et affirma même la possibilité selon laquelle la Terre tournerait sur elle même, et ça bien avant Galilée.

            - > Mainteant concernant les sciences et les techniques :

            *** MATHEMATIQUE : La civilisation arabo-musulmane a joué un grand rôle dans l’histoire des mathématiques en sauvegardant mais aussi en approfondissant l’héritage antique. Ce rôle a été particulièrement novateur en algèbre , mot d’origine arabe, grâce à l’utilisation des chiffres arabes et du zéro, emprunté aux Indiens, en analyse combinatoire et en trigonométrie. Les mathématiques ont été utilisées par les savants arabes comme auxiliaires d’autres disciplines telles que l’astronomie, les techniques de constructions géométriques (mosaïque, muquarnas, coupole ...) mais aussi à des fins purement religieuses pour calculer les coordonnées géographiques et indiquer la direction de La Mecques, construire les mosquées ... En géométrie, les mathématiciens islamiques reprennent les travaux grecs (Euclide) grâce à un effort de traduction et de copie des traités de l’Antiquité, souvent encouragé par le pouvoir politique. Ainsi les Arabo-musulmans ont pu s’approprier les acquis de l’antiquité, les utiliser comme base pour leurs propres développements.

            *** BOTANIQUE ET ZOOLOGIE : Les Arabes traduisent les traités de Dioscoride (De Materia Medica) et font progresser la pharmacopée. Le mot sirop est d’origine arabe. L’utilisation des alambics permet de distiller les substances telles que l’essence de rose. On leur doit l’extension de la culture de la canne à sucre et dans une moindre mesure du coton. Leur acquis principale réside dans la création de jardins botaniques (Al-Andalus), à la fois lieux d’acclimatation et d’étude avec une orientation vers les plantes médicinales. On notera une extension de le zone de culture de certains fruits (agrumes, bananes) et de certaines fleurs (crocus sativus dont on tire le safran). Grâce à la maîtrise de l’hydraulique et de la botanique, les agronomes arabo-musulmans auront permis à l’agriculture méditerranéenne de sortir de l’antique triade de la culture blé-vigne-olivier. A partir du travail de sélection de la dynastie perse des Sassanides , ils créeront les chevaux arabes qui étonneront tant les premiers croisés par leur agilité. La création de races originales de chameaux de bât sera un atout essentiel pour la maîtrise de l’espace.

            *** PHYSIQUE, CHIMIE, OPTIQUE : * La civilisation arabo-musulmane compte des alchimistes renommés. En cherchant de l’or, ils travaillent sur d’autres matières comme par exemple l’acide nitrique et perfectionnent la distillation (alambic est un mot d’origine arabe comme alcool). La chimie connue une impulsion décisive avec Jâbir ibn Hayyân (vers 845) et s’illustra avec la manipulation de nombreux produits minéraux, végétaux et animaux. * Le développement sans précédent de l’industrie papetière conduira à la mise au point d’encres, de papiers de qualités différentes capables de supporter dorures et enluminures, à la maîtrise de fermentations et de procédés d’encollage. La rame de papier est un autre mot d’origine arabe (ramza). * Ibn al-Haytham et al-Kindi ont réalisé des manuscrits d’optique.

            *** ASTRONOMIE : L’astronomie se développe peu en Europe lors du Moyen Âge, mais elle est alors florissante dans le monde arabe. Les scientifiques de cette civilisation reprennent les études du grec Claude Ptolémée (IIe siècle) tout en améliorant son système. Ainsi, les premières traductions en arabe de l’Almageste datent du IXe siècle. À cette époque, cet ouvrage était perdu en Europe. En conséquence, l’Europe occidentale redécouvrit Ptolémée à partir des traductions des versions arabes : une traduction en latin a été réalisée par Gérard de Crémone à partir d’un texte provenant de Tolède, en Espagne. Il fut incapable de traduire de nombreux termes techniques - il retint même le nom arabe Abrachir pour Hipparque. L’astronomie est la discipline reine car elle permet une meilleure connaissance des territoires par la détermination des longitudes et des latitudes. L’astronomie arabe s’est attachée à résoudre des problèmes concernant la pratique de l’Islam : déterminer les dates du ramadan, calculer l’heure des cinq prières quotidiennes, fixer la direction de La Mecque. Il ne faut pas perdre de vue que la civilisation musulmane se fonde sur un calendrier lunaire et sur les échanges commerciaux lointains. Jusqu’à l’apparition de la lunette astronomique, l’observation des astres a progressé grâce à l’utilisation de l’astrolabe : cet instrument qui servit également à la navigation, a probablement été inventé par Hipparque. Il a ensuite été amélioré dans le monde islamique, avant d’atteindre l’Europe vers 970, par l’intermédiaire du moine Gerbert d’Aurillac. Ce dernier rapporta un astrolabe d’Al-Andalus. L’astronome arabe al-Farghani écrit beaucoup sur le mouvement des corps célestes ; son œuvre est traduite en latin au XIIe siècle. À la fin du Xe siècle, un grand observatoire est construit près de Téhéran par l’astronome al-Khujandi. Il effectue une série d’observations qui lui permettent de calculer l’obliquité de l’écliptique. En Perse, Omar Khayyam compile une série de tables et réforme le calendrier. Les savants musulmans de l’époque médiévale qui s’occupent d’astronomie sont nombreux (al-Battani, al-Farabi, Omar Khayyam, al-Kindi, al-Hasib al-Misri, al-Maghribi, al-Razi, Ibn al-Haytham, al-Biruni, al-Sufi, al-Tusi, al-Kashi, Qadi-zadeh Roumi, Oulough Beg)... al-Sijzî remet en cause la fixité de la Terre. L’astrologie arabe est en relation avec l’astronomie : les horoscopes sont établis en fonction des astres et nécessitent l’utilisation d’instruments d’observation.

            GEOGRAPHIE : Au cours du Moyen Âge, les géographes arabes, tels qu’Idrisi, Ibn Battuta, et Ibn Khaldun ont conservé et enrichi l’héritage gréco-romain. Les premiers géographes musulmans reprennent souvent les légendes et perpétuent l’oeuvre des géographes de l’Antiquité (Hérodote, Pline l’Ancien ou encore Ptolémée).

            Les grands géographes sont :

            * Al Masudi, mort en 957, Muruj adh-dhahab ou Les prairies d’or, est le manuel de référence des géographes et des historiens du monde musulman. Il a beaucoup voyagé à travers le monde arabe ainsi qu’en Extrême-Orient. * Ya’qubi (IXe siècle), Livre des pays * Al-Bekri, auteur du Routier de l’Afrique blanche et noire du nord-ouest, rédigé à Cordoue vers 1068 * Al Idrisi, (mort vers 1165), Description de l’Afrique et de l’Espagne * Ibn Battûta (mort en 1377) est le premier géographe de culture arabe à se rendre en Afrique subsaharienne, à Gao et à Tombouctou ; son ouvrage principal s’intitule Présent à ceux qui aiment à réfléchir sur les curiosités des villes et les merveilles des voyages. * Ibn Khaldoun, (mort en 1406) est un historien et philosophe d’ Afrique du Nord. Certains le considèrent comme l’historien des sociétés arabe, berbère et perse. Il est l’auteur des Prolégomènes historiques et d’une Histoire des Berbères. * Léon l’Africain, (mort en 1548), est l’auteur d’une précieuse description de l’Afrique * Rifa’a al Tahtawi (mort en 1873) traduisit des ouvrages médiévaux de géographie et d’histoire. Son œuvre porte surtout sur l’Egypte musulmane. La cartographie progresse pendant l’âge d’or de la civilisation musulmane. Grâce à la boussole, transmise par les Chinois, et aux tables de coordonnées géographiques, il devient plus facile aux marchands de se déplacer.

            Finalement comme vous pouvez le constater tout cet apport énorme et démesuré n’a qu’une seule origine : l’Islam. C’est l’slam qui a permis ce mélange extraordinaire de propagation mais surtout de l’étonante avancée dans TOUS les domaines. L’Occident à aussi pu avoir une part de ces bienfaits et les a employés pour son propre compte et ses propres desseins. Quoi qu’il en soit, même à votre age, il vous reste beaucoup à apprendre sur l’Islam (soumission à Dieu) avant de vous improviser historien.

            Les musulmans n’ont rien à envier aux européens quant à leurs convictions. Ils ont changé radicalement leur attitude vis-à-vis de la religion (quelle qu’elle soit) suite à leur décéption face au Christianisme et aux agissement de l’Eglise. Les musulmans n’ont jamais eu de clérgé (l’Islam est pour tous) et n’ont pas eu à souffrir à cause de leur religion, mais bien au contraire cela leur a permis de relever des défis inimaginables. L’Histoire est là pour en témoingner.

            J’oublais : vos relations avec des hommes (qu’ils soient muslmans ou non) pour des raisons personnelles ou lucratives n’a absolument rien à voir avec vos relations avec Dieu et l’Islam (la soumission à Lui), ne confondez pas.

            Sur ce réfléchissez longuement sur vos convictions, il existe sûrement des choses à revoir entièrement

            A consulter : http://www.harunyahya.com/fr/Miracl...

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            • PS : Constantinople est prise le 29 mai 1453 par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.

              http://www.harunyahya.com/fr/Miracl...

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            • "Lorsque les musulmans mettent pied sur le territoire appartenant aux Infidèles, et qu’ils assiègent une ville ou un fort, ils inviteront les assiégés à embrasser l’islam. Si ces derniers y consentent, alors on s’abstiendra de les combattre (les femmes, les enfants, les bléssées et les viellards étaient strictement exclus bien entendu suivant les prescriptions religieuses) . S’ils refusent de se soumettre à l’Islam, on les invitera à payer tribut et ils jouiront de la même sécurité dont jouissent les musulmans. S’ils refusent les musulmans leur feront la guerre. Lorsque le dirigeant s’empare d’une province ennemie, il en confirmer la possession à ses habitants en leur imposant un impôt. Et quant aux captifs, s’ils n’ont pas de rançon à payer, il pourra à sa volonté les réduire en esclavage ou leur laisser la liberté."

              quand je t’entend dire ça j’ai l’impression que ça ne te gêne pas trop, que tu es d’accord avec ça. Moi j’ai une autre idée, si on faisait payer les musulmans pour qu’ils aient le droit de pratiquer leur religion, et qu’on les tue (ou qu’on leur fasse "la guerre" pour repprendre ton expression) s’ils ne se soumettent pas, qu’est ce que tu en dis ? Ce serais bien non ? Ce serait un juste retour des choses.

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            • baraka alahou fika mon frere et jespere que dieu vous donneras la force et le savoire pour pouvoire rependre necorp plus a ces attackes et je suis tres heureux pour cela et je vous souhaite le paradis inchalah et des hommes comme vous lislame en a boesoine que dieu vous garde

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            • Toutes Louanges appartiennent àAllah, le Seigneur des Mondes, le Clément, le Miséricordieux. Je ne suis que le +petit "ansar"de l’Islam,m’étant convertit àcette Voie Droite, et Unique ;il arrive souvent que l’on remette en cause mon entrée en cette merveilleuse religion. Certes, jai toujours cru, mais aprèe quelques livres ;Talmud,Torra, Pentateuque,A_T+ N_T, puis le Saint Coran. Mais ce dernier uniquement semblait être écrit en relief, et ma vie a pris son véritable sens, qu’àpartir du moment où je compris qu’ici-bas, tout est rivalité, course aux richesses, vanité-orgeuil. Ici, en Ch, il n’y àpas de vie spirituelle.Choukrane d’être là.hassan johner Harpe 17a 1007 Lausanne

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          • Hmmmm... Vous trouvez bien de remplacer des mots par des autres. Déjà les Musulmans n’ont pas eu besoin d’allez dans tout les lieux que vous avez cité pour connaître les choses que vous avez attribué à chacuns des peuples que vous avez cité tout était dans le Coran et dans la tradition du Prophète(pbsl). Et tout ces peuples où sont ils maintenant ? Ils ont tous disparu, les Romains, les Perses, les Byzantins sans parler de la Grande Grèce(il ne reste plus qu’une petite Grèce sans aucun pouvoir international)ils ont tous disparu d’une manière où d’une autre. Dieu a déjà dis dans le Coran qu’il a détruit des cités plus puissantes que les Arabes dont on ne verra que leur vestiges...Alors le Parthénon( Athènes) il est là, où sont les Grecs Anciens(puissants) ? Et le Collisé (Rome) est là où sont les Romains ? Sans parler des Perses...Et à ce que je vois vous êtes vétérinaire mais de mauvais niveau puisque les plus grands scientifiques d’aujourd’hui qui ont comparé leur science au Coran se sont converti à l’Islam. Et à propos de vos amis Musulmans ils vous respectent parce que c’est un devoir, l’Islam est une religion de paix et de fraternité. Alors renseignez vous plus sur l’expansion de l’Islam(souvent sans résistance). Merci

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            • la plupart ne sont plus là parce que tes cretins d’ancettres musulmans les ont détruits.

              Quand à ta citation "Alors renseignez vous plus sur l’expansion de l’Islam(souvent sans résistance)" c’est plus merdique que le reste, les peuples respectables qui ont été COLONISE par les musulmans ne sont pas les pleutres que vous voulez dépeindre, vous croyez vraiment que les gens ont plié le genou quand les arabes ce sont pointé sur leurs chameaux ? C’est plutot un truc de musulmans, de se pisser dessus au moindre problème et de faire son malin sur un site de merde pour se persuader qu’on as de la valeur.

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              • Je ne comprends pas ton aggressivité envers les musulmans. Pourquoi tu traites mes ancêtres de "crétins" ? En plus avec une faute d’ orthographe. Laisse moi te dire que tu es minable, car les personnes qui écrivent sur ce site que tu dis "merdique" sont des savants et connaisseurs ; en revanche toi, que sais-tu ? que peux-tu nous apprendre ? Tu viens avec tes insultes que tu ne sais même pas écrire sans faute d’ orthographe et tu ouvres ta gueule. Je ne suis pas certaine que tu ais le courage de dire ça en face à un musulman, parce que celui-ci risque de te mettre un pain dans la gueule et tu l’ auras mérité. Par ailleurs, tu traites les musulmans de peureux qui pissent dans leur pantalon ; alors tu dois avoir un niveau CAP pour ne pas avoir appris à l’école, que durant la Ière et IIème guerre mondiale, ce sont ces musulmans qui étaient placés en premiere ligne de front pour combattre l’ ennemi nazi et toi tu viens dire qu ils sont peureux. Les peureux étaient plutôt ceux qui se cachaient derrière leurs bureaux, comme tu le fais actuellement derrière ton ordinateur. Alors premier conseil : apprends l’ orthographe ; deuxième conseil reflechis avant d’ouvrir ta gueule et si tu veux communiquer sur ce site, apporte des fondements concrets qui étayent une argumentation intelligente, mais si c’ est pour apporter des futilités, s’ il te plait abstiens- toi. Amina

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                • Pour ce qui est des fautes d’orthographe, regardez les votres, on écris "certains" et pas "certainES" et surtout pas "je suis certaine" quand on est un homme, a moins que tu soit un transsexuel.

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                  • quand au fait que je traite tes ancetres de crétins, je l’ai déja expliqué mais apparament tu es bouché alors...tu prend tout tes beaux conseils et tu te les applique à toit même.

                    ....et dire qu’il pense être un "savant", je vois pas ce qui a de savant à diffamer les autres religions et à venir pleurer et menacer de mettre des "pains" (chose qui correspond trés bien à ta personnalité de bouseux islamiste d’ailleurs) aux gens qui osent dire sur l’islam ce que toi même tu dis sur les autres religions. Ceci dit veut mieux avoir un CAP maçonnerie qu’un doctorat tueur d’enfant décerné par le FIS/GIA.

                    Allez salut travelo, et évite de perdre ton sang froid à l’avenir car même si c’est ta vraie nature que tu montres, tu risque d’écorner l’image de "respectable savant" que tu cherches à avoir, parce que là ça fait plutôt "baboon veut banane".

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                    • Alors toi, tu n’as décidément rien compris !!! Le message que j’ai publié est signé Amina ; par conséquent, ce ne peut pas être Maître Simozrag qui l’a posté, donc avant d’écrire n’importe quoi, ouvre tes yeux et lis ce qui est noté.

                      Mais puisque tu te permets de l’insulter, alors je me permets de le défendre, d’autant plus qu’il a autre chose à faire que de répondre à des stupidités pareilles.

                      D’abord, Maître Simozrag est avocat, il est en effet titulaire d’un doctorat en Droit International. Outre le droit, il a étudié les sciences politiques, les sciences humaines ainsi que la théologie qui implique quant à elle, l’étude de l’histoire des religions ainsi que des Livres saints. Sa connaissance du christianisme lui permet d’en débattre et il en sait certainement plus que toi qui essais, en vain de défendre la Bible sans arguments. En effet tu viens sur un site de débat mais la seule chose que tu fais, c’est critiquer sans fondements et insulter gratuitement. Je t’invite, de ce fait à consulter un dictionnaire pour comprendre ce que signifie le mot débat.

                      Il a donc de larges et riches connaissances permettant de le qualifier de savant. Donc quel est ton problème avec ça ? Si tu es jaloux ou juste frustré, tu n’as qu’à étudier et te creuser le cerveau pour tenter d’égaler son niveau mais vu ta façon de parler, de penser et d’écrire tu es mal parti. A défaut, je t’invite simplement à ouvrir la Bible pour tenter d’y trouver des éléments de réponse.

                      Ensuite, concernant tes remarques sur le Fis et le Gia, fais gaffe a ce que tu dis car tu t’égares en portant des accusations graves mais surtout fausses sur quelqu’un. Plutôt que de débattre intelligemment tu tombes dans la caricature. Tu ne trouves pas que c’est un peu trop facile de venir accuser quelqu’un grossièrement au lieu d’apporter une réponse intelligente ? Si tu avais lu ne serait ce qu’ un centième de la Bible tu aurais appris qu’elle condamne les dénigrements gratuits de son prochain ainsi qu les fausses accusations, alors stp essais d’être intelligent ; réfléchis un peu à ce que tu dis et si tu n’es pas capable de produire une pensée, une réflexion intelligente, tes commentaires sur ce site ne sont pas les bienvenus.

                      Par ailleurs si tu étais plus ouvert, tu aurais vu que Maître Simozrag a écrit de nombreux ouvrages dont certains alimentent ce site. A titre d’exemple, il a correspondu durant des années avec le pasteur Yves Goasguen sur l’Islam et le Christianisme. Ces correspondances ont donné naissance à des ouvrages qui ont été très appréciés aussi bien par la communauté musulmane que chrétienne. Si Maitre Simozrag relève les contradictions et les erreurs ou les lacunes de la Bible, cela ne signifie pas pour autant qu’il ne la respecte pas. Il a en effet dans de nombreux écrits soulevé les aspects positifs de la bible et ses apports aux chrétiens.

                      Pour finir, je te rappelle que nous sommes sur un site de débat interreligieux donc soit tu respectes le principe de l’ouverture au débat soit ce site ne t’intéresse nullement et dans cette hypothèse, je te demande de ne plus y venir. Ou alors dernière hypothèse qui selon moi est la bonne, tu n’as aucune connaissance, tu es con et dénué de toute réflexion, par conséquent, tu ne peux rien apporter au site auquel cas, merci mais tes commentaires ne sont pas nécessaires donc ne reviens pas.

                      Je te rappelle également que nous publions tes réponses ainsi que les réponses futures, néanmoins si elles sont aussi débiles que les précédentes, encore une fois abstiens-toi sinon nous nous verrons dans l’obligation de t’interdire l’accès au site.

                      La moindre des choses étant de se présenter à son interlocuteur, comme je l’ai dis plus haut, je m’appelle Amina je suis une française musulmane de 24 ans, étudiante en droit à Paris. Merci d’en faire autant.

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                      • Tu me fait très peur là. Alors comme ça je devrais me taire et laisser dire n’importe quoi sous prétexte que, soit disant, les gens qui ont fait le site en savent plus que moi parce qu’ils sont avocat ou autre. J’ai vu l’étendu du "savoir" des "savants" de ce site, et je peut te dire que tes propos sur mon inculture me font bien rire. Même si mes "accusations" étaient fausses je pense que tu n’aurais rien à dire car avec ce que disent les "savants" tu verrais que je ne suis pas le seul à lancer "de graves accusation" sur certaines personnes ou groupes religieux. Si tu veut vraiment comprendre ma colère, regarde la tienne, tu n’aime pas vraiment que l’on s’en prenne à ta religion alors ne fait pas de même avec les autres, car c’est bien ce que tu es en train de faire en soutenant les intégristes d’ici. A moins que tu ne fasses partie de ces "gens", ce que je penses d’ailleurs, ne serais ce par le fait que parce que tu souligne "mes fautes d’orthographes" en oubliant qu’il y a des messages comme ceux ci :

                        "le imame de l’islame et mohamed SWS donc on doit le suivre vous avez tous abrojer vous vous croyes superieur au prophete vous n’avez aucun respect, vous dever suivre la charia a la lettre,vous avez plus la vrais croyance votre croyance tien sur un menteur si il etais l’imame mehdi personne n’aurais put le tuez et on attend toujour l’entichriste ses la apré que l’imeme mehdi viendra aprener avans de rentré dans une religion et on plus je suis qu’un gamin et je comprend mieux que vous allah dit on ma insulté on me donnant jesue comme fils vous croye a la tréniti vous fais parti des gent qui on insulté allh notre prophéte dit celui qui ment sur moi ça place sura l’enfére qu’allah vous guide"

                        appparament il n’est pas plus tolérant et cultivé que moi et personne, ni toi ni simozrag n’y trouvent à redire. A moins que ce soit ce que tu appelles "culture", ce qui ne m’ étonnerais pas venant de toi. Alors avant de venir me parler d’inculture et de grossièreté fait le menage devant ta porte ou je vais pas faire d’efforts, surtout pour quelqu’un qui pense que je vais aller en enfer parce que "ma mère mange du porc" comme on peut s"entendre dire dans la cité.

                        A un dernier truc, je n’ai pas été agressif dans ce message, fais en de même désormais, même si ta "juste colère " me fait plutôt marrer. Même si t’as l’air de me menacer d’un procés pour "atteinte au droit de simozrag a dire n’importe quoi sans qu’on puisse lui répondre sur le même ton parce qu’il est musulmans et que l’islam est la seule vrai et unique voie à suivre et que le reste n’est qu’un ramassis de mensonge" Ceci dit je reste ouvert au débat, et ce malgré ce que tu peut dire sur moi.

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    • Aveugle ? Personne ne t’as traité toi. Bon, citez moi une seule chose qui n’est pas vraie dans l’article....Etes-vous aveugle ? Mais si c’est bel et bien la vérité... mais vous ne voulez pas l’accepter soi par orgueil de la vérité soi par peur... Je t’invite à l’Islam qui te guérira de ces deux problèmes...

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      • "soi par orgueil de la vérité soi par peur... Je t’invite à l’Islam qui te guérira de ces deux problèmes..."

        quand je vois ce que des musulmans sont capable de dire, je dirais que c’est plutot le fait de quitter ce tissus de mensonge que represente l’islam qui va te guerrir TOI de ces deux problèmes ainsi que des autres.

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      • Quelques mythes sur la civilisation musulmane Auteur : Fafner Date : 26 Feb 2006 09:52:41 -0800

        Je suis parti d’un texte de Peter BetBasoo, traducteur spécialiste de l’histoire assyrienne, et lui même assyrien (iraquien non arabisé). Le texte original est ici. http://www.voy.com/80196/5121.html Je l’ai reformulé (c’était une lettre adressée à quelqu’un, je l’ai mise en style impersonnel) et complété plusieurs, et "re-localisé" (introduction pour la France), au point qu’il ne reste plus grand chose du texte de BetBasoo, mais je tiens à citer mes sources.

        "Bagdad était une cité brillante pendant que Paris était un cloaque"

        Sur la base de cette affirmation, exacte en elle-même, et de nombreuses autres tout aussi exactes, de nombreuses personnes (en fait c’est même une tradition française, souvent invoquée pour des raisons politiques) déduisent que l’islam fut le porteur d’une civilisation splendide.

        Il s’agit d’une erreur d’appréciation. Sa principale cause est dans l’ignorance complète de l’histoire des civilisations du moyen-orient préislamique. A l’exception totale de l’Egypte, celle-ci sont ignorées en France, où une personne sur dix serait capable de citer une ville assyrienne ou Hittite.

        Cette ignorance a pour conséquence que la plupart des français s’imaginent que le Moyen-Orient (excepté, bien sur, l’Egypte) vivait dans la préhistoire jusqu’à l’arrivé de l’islam, lequel, dans cette perspective, serait un vecteur de progrès. De façon encore plus basique, ce mythe est le résultat d’une lecture simpliste : les philosophes, les cités magnifiques, les techniques avancées pour l’époque, c’était au moyen orient et l’Andalousie, et le moyen orient était musulman, donc (ben voyons) c’est grâce à l’islam, et au passage celà vient "compenser" (on se demande bien comment d’ailleurs) -ou du moins en disculper la religion musulmane- les violations des droits de l’homme en terre d’Islam de nos jours, et l’état lamentable des pays musulmans actuels, qui est tel que 90% des jeunes marocains (et le Maroc est loin d’être le pire, bien au contraire) rêve de quitter leur pays (sondage commandé par le consulat général de belgique au Maroc).

        Et bien, sur, on se demande bien pourquoi, alors que l’islam est toujours là et bien là, le moyen-orient a tant perdu de sa créativité depuis 600 ans. On cherche à l’expliquer par des causes purement exogènes, comme les invasions (croisades et mongols). En réalité, ’histoire nous montre que les civilisations se remettent vite des invasions, et il est absurde d’expliquer l’état actuel des pays du moyen orient par le sac de Bagdad en 1258.

        Non, la splendeur de la civilisation moyen-orientale n’est pas un don de l’islam. Ceux qui le croient font simplement une confusion sur les termes. Quand on parle des chrétiens, il existent deux mots différents : le christianisme, pour parler de la religion elle-même, et la chrétienté, pour parler de la civilisation qui s’établit autour, et s’en éloigna souvent. La chrétienté regroupe tout ce qui existe dans les pays chrétien. Jean-Paul Sartre haïssait la religion, et n’avait donc rien à voir avec le christianisme, il fait cependant parti de la chrétienté.

        Pour l’islam, on a qu’un seul mot, pour la religion et la civilisation. Celà entretien la confusion, et permet à des petits malins de brandir les réalisation de l’Islam-civilisation comme des preuves de l’innocuité de l’islam-religion, alors qu’elles n’ont rien à voir avec la religion, et se sont généralement faite contre elle.

        Voici une série d’exemples développant la thèse énoncée ci-avant, mais d’abord une petite mise dans le contexte.

        0- Introduction Les Arabes et les Musulmans apparaissent sur la scène mondiale en 630, quand les armées de Mohammed commencent leur conquête du Moyen-Orient. Soyons très clairs sur le fait qu’il s’agissait d’une conquête militaire et non une entreprise missionnaire, et par l’usage de la force, autorisé par une déclaration de Jihad contre les infidèles, les arabo-musulmans parvinrent à convertir et assimiler par la force les non Arabes et les non Musulmans dans leur communauté. Très peu de communautés indigènes du Moyen-Orient y survécurent — surtout les Assyriens, les Juifs, les Arméniens et, en Egypte, les Coptes.

        Ayant conquis le Moyen-Orient, les Arabes ont placé ces communautés sous un système de gouvernance Dhimmis (voir le livre *Dhimmi*, de Bat Ye’Or) où les communautés eurent le droit de s’autogérer comme minorités religieuses (Chrétiens, Juifs et Zoroastriens [les ’gens du livre’]). Ces communautés eurent à payer une taxe (appelée Jizzya en Arabe) qui était en fait une amende pour ne pas être musulman. Les non-musulmans achetaient leur sécurité par cette taxe, c’est la définition même du racket : les "taxe de protection" prélevées par les maffias obéissent au même principe. Cette taxe a forcé beaucoup de ces communautés à se convertir à l’islam, ce qui était le but.

        1- Averroès Mythe : la pensée d’Averroes illustre le fait que l’islam était un formidable moteur de développement philosophique Réalité : Toute sa vie, Averroès fut perçut par les religieux comme suspect en tant que philosophe, car les philosophes risquent toujours d’introduire des lectures du monde plus complexes que celle du Coran, relativisant donc celle-ci. Abû Yûsuf Yaqûb Al-Mansûr, sultan de l’époque, a longtemps été un mécène, protégeant des gens comme Averroès, mais il était pour celà très vigoureusement critiqué par les oulémas. Comme il avait besoin de leur outien pour le Jihaad contre les chrétiens et diverses séditions en Afrique du Nord, il leur céda tout : il interdit la philosophie, les livres, les études et la musique ! Averroès est exilé en 1197 à Lucena, petite ville andalouse peuplée surtout de Juifs, en déclin depuis que les Almohades ont interdit toute religion autre que l’Islam . Après un court exil d’un an et demi, il est rappelé au Maroc où il reçoit le pardon du sultan, mais n’est pas rétabli dans ses fonctions. Il meurt à Marrakech le 10 ou 11 décembre 1198 sans avoir revu l’Andalousie. Les écrits d’Averroès furent totalement ignorés par les musulmans, considérés comme exégètes. Des traducteurs juifs espagnols les ont sauvés et leur ont permi d’arriver jusqu’à nous.

        Conclusion : Averroès n’a pas écrit grâce à l’islam, mais malgré l’islam, contre l’islam. Et l’obscurantisme des Talibans (qui ont reproduit les mesures de ce sultan) n’est en rien une déviance moderne de l’islam. Attribuer à la religion musulmane la pensée d’Averroès est du même acabit que féliciter l’inquisition pour les travaux de Galilée et de Giordano Bruno.

        2- Architecture Mythe : "ses architectes ont conçus des bâtiments qui défiaient la gravité". Celà fait principalement allusion à la voûte parabolique. Réalité : La révolution architecturale d’utiliser une forme parabolique au lieu d’une forme sphérique pour les dômes et les arches, qui permet de construire plus haut et plus léger, a été fait par les Assyriens plus de 1300 ans avant.

        Quand aux coupoles, elles dérivent de celles des byzantins. Un exemple frappant : Sainte Sophie de Constantinople a été inaugurée en 537. Elle se caractérise par une gigantesque coupole haute de 56 mètres et de 32 mètres de diamètre. Elle fut transformée en mosquée en 1453. Elle représentait un défi architectural pour les musulmans. Plusieurs architectes turcs furent exécutés pour n’avoir pas réussi à égaler Sainte Sophie.

        Le plus grand architecte ottoman, Koca Mimar Sinan (1491-1588), un janissaire (chrétien d’origine, converti de force à l’islam pour devenir soldat d’élite), écrit dans ses mémoires : « Les architectes de quelque importance en pays chrétiens se prétendent bien supérieurs aux musulmans, parce que ceux-ci n’ont jamais rien réalisé qui puisse se comparer à la coupole de Sainte-Sophie. Grâce à l’aide du Tout-Puissant et à la faveur du Sultan, j’ai néanmoins réussi à bâtir, pour la mosquée du sultan Selim une coupole dépassant celle de Sainte-Sophie de quatre aunes pour le diamètre et de six pour la hauteur. » En réalité, il se trompait (volontairement ?) dans ses dimensions. De plus, il vait atteint ce résultat en insérant d’inesthétiques barres de fer horizontales dans le creux >des arcades des demi-coupoles latérales, afin de neutraliser les poussées latérales provoquées par la grande coupole. La mosquée de Sélim à Edirne,jamais surpassée ultérieurement par un architecte musulman, fut terminée en 1575, plus d’un millénaire après Sainte-Sophie ! Il fallut deux fois plus de temps pour la construire que pour terminer son modèle. Notons que pendant ce temps, l’Europe occidentale, que l’on décrit comme complètement arriérée à cette époque, a su, à Florence, construire un dôme de 39 mètres de diamètre, inauguré en 1420, et rendu possible par la connaissance expérimentale de la résistance des constructions, ainsi que l’aide des géomètres. Notons aussi que les voutes en fer à cheval, que tout le monde admire dans les mosquées andalouse, sont une invention antérieure à l’invasion arabe de la péninsule ibérique, que l’on trouvait déjà sur des Eglises de l’époque de l’Espagne "wisigothe", royaume brillant et complètement ignorée de l’Histoire version actuelle, qui veut que l’espagne doivent tout aux Musulmans.

        3- Mathématiques Mythe : "ses mathématiciens ont crée l’algèbre et les algorithmes qui allaient permettre la fabrication des ordinateurs, et la création du cryptage." Les bases fondamentales des mathématiques modernes ont été posées non pas des siècles, mais des millénaires avant, par les Assyriens et les Babyloniens, qui connaissaient déjà le concept de zéro, le théorème de Pythagore, et beaucoup, beaucoup d’autres développements que les arabo-musulmans se sont appropriés. (voir History of Babylonian Mathematics, Neugebauer).

        S’agissant des algorithmes, le mot est certes arabes, mais enseigne toujours ceux d’Euclide (nombres premiers) et de Ptolémée (extraction de la racine carrée).

        Extrait de la traduction de "Les catégories des nations" de l’écrivain du Xième siècle Saïd : En l’année 156 [156 de l’Hégire bien sur, donc 772 ap.JC] la calife Al-Mânsûr [pas le même que plus haut, il a pas vécu 3 siècles :-) ] reçut en audience un homme originaire de l’Inde, qui connaissait à fond le calcul appelé "Sindhind", relatif aux mouvements des étoiles. Cet homme avait, de plus, avec lui, dans un livre comprenant douze chapitres, des équations astronomiques faites au moyen de sinus droits calculés à un quart de degré près, des procédés divers pour prédire l’avenir d’après les éclipses solaires et lunaires et les ascensions des signes zodiacaux, etc... Il disait que c’était-là le résumé des sinus astronomiques attribués à un monarque indou appelé Kabagar, calculés à une seconde près.

        Al-Mânsûr ordonna de traduire ce livre en arabe et d’en tirer un traité que les arabes prendraient comme ouvrage fondamental dans l’étude des mouvements stellaires. Muhammad al-Fazârî se chargea de ce travail et tira de ce livre l’ouvrage connu chez les astronomes, sous le titre d’as-Sindhind al Kabîr (le Grand Sindhind) : ce mot signifie en sanscrit "temps infini". Les savants de cette époque ce servir de ce traité jusque sous le règne d’al-Ma’mûn. A ce moment, al-Khwarizmi en fit un abrégé pour ce prince et en tira sa table fameuse dans tout le monde musulman". (voilà aussi pour l’astronomie)

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        • 4- Mèdecine Mythe : "ses docteurs examinèrent le corps humain, et trouvèrent de nouveaux remèdes à des maladies". Réalité : L’immense majorité de ces docteurs (99%) étaient assyriens.. Au quatrième, cinquième et sixième siècles les Assyriens ont commencé à traduire systématiquement la connaissance grecque en assyrien [le monde hellénistique était alors à l’agonie mais avait gardé ses connaissances]. Au début ils se concentrèrent sur le travail religieux mais passèrent rapidement à la science, la philosophie et la médecine. Socrate, Platon, Aristote, Galien et beaucoup d’autres furent traduit en assyrien, puis de l’assyrien en arabe Au sixième siècles, les Assyriens avaient commencé à exporter à Byzance, alors phare de la civilisation grecque leur propres travaux sur les sciences, la philosophie et la médecine. Dans le domaine de la médecine, la famille assyrienne Bakhteesho a produit neuf générations de médecins, et fondé la grande école médicale de Gundeshapur (Iran).

          Aussi en médecine, le manuel d’ophtalmologie écrit par (l’Assyrien, chrétien nestorien) Hunay Ibn-Ishaq vers 950, resta la source d’autorité sur le sujet jusque 1800. Ibn-Ishaq a aussi traduit en Arabes les Eléments d’Euclide.

          4- Philosophie Mythe : "les arabo-musulmans ont remis à l’honneur la philosophie, complètement délaissée depuis le temps des Grecs. Ils ont traduit les ouvrages grecs et ont développé de nouvelles idées".

          Réalité : Le philosophe assyrien Jod d’Edesse a développé une théorie physique de l’Univers, en langue assyrienne, qui a rivalisé avec la théorie d’Aristote, et qui cherchait à remplacer la matière par les force (une théorie qui anticipait quelques idées de mécanique quantique, comme la création et la destruction spontanées de matière qui a lieu dans un vide quantique).

          Une des plus grandes réalisations assyriennes du quatrième siècle fut la création de la première université du monde, l’Ecole de Nisibis, qui avait trois départements, théologie, philosophie et médecine, et qui devint un aimant et un centre de développement au Moyen-Orient. Les statuts d’Ecole de Nisibis, qui ont été préservés, devinrent plus tard le modèle sur lequel la première université italienne fut crée (voir The Statutes of the School of Nisibis, Arthur Voobus). Quand les Arabes et les Musulmans se répandirent à travers le Moyen Orient en 630, ils rencontrèrent 600 ans de civilisation assyrienne chrétienne, avec un riche héritage, une culture très évoluée, et des institutions d’enseignement avancées.

          C’est cette civilisation qui devint la fondation de la civilisation médiévale du moyen-orient. Encore une fois, en attribuer le mérite à la religion musulmane est une escroquerie.

          5- Astronomie Myhthe : "ses astronomes ont regardé dans les cieux, nommé les étoiles, et préparé la route pour le voyage spatial et l’exploration". Réalité : Les astronomes en question n’étaient pas arabes mais Chaldéens et Babyloniens (au sud de l’Iraq actuel) qui depuis des millénaires étaient connus comme astronomes et astrologues [ces deux domaines ne se séparèrent clairement que des siècles plus tard]net qui furent arabisés et islamisés par la force — si rapidement qu’en 750 ils avaient complètement disparus, assimilés par le rouleau-compresseur islamique.

          6- Littérature

          Mythe : "ses écrivains créèrent des milliers d’histoires. Des histoires de courage, de romance et de magie. Ses poètes écrivirent sur l’amour, alors que d’autres avant eux avaient trop peur de penser à de telles choses ». Réalité : Il y a très peu de littérature en langue arabe venant de la période médiévale (le Coran est la seule œuvre significative), tandis que la production littéraire des Assyriens et des Juifs était vaste. Le troisième plus grand corpus d’écrits chrétiens de cette époque, après le Latin et le Grec, est du aux assyriens et dans la langue assyrienne (dite aussi Syriaque, voir http://www.newadvent.org/cathen/144...>. ) On cite fréquemment les contes des 1001 nuits, qui sont en effet un texte très important dans l’histoire de la culture mondiale, rivalisant avec l’Ilyade. C’est une synthèse de légendes indo-persannes (plus ou moins matinées d’influence hellinistique) pré-islamiques, d’anciennes fables égyptiennes, et de diverses autres récits du moyen-orient. Tout celà ne doit pas grand-chose à l’islam.

          6- Censure, héritage culturel Mythe : " Quand d’autres nations avaient peur des idées, cette civilisation s’en accommodait, et les gardait en vie. Quand les censeurs menacèrent de rayer les connaissances des civilisations passées, cette civilisation garda le savoir en vie, et le passa aux autres."

          Réalité : C’est un point très important qui la va au cœur de la matière de ce que la civilisation arabo-islamique représente. J’ai [c’est Peter BetBasoo qui parle] écrit une critique http://www.aina.org/aol/peter/greek.htm > d’un livre intitulé How Greek Science Passed to the Arabs, où l’auteur fait la liste des traducteurs et des interpréteurs de la science grecque. Sur les 22 intellectuels listés, 20 étaient Assyrien, 1 Persan, et un Arabe. Je déclare à la fin de mon commentaire : « La conclusion la plus saillante qui peut être tirée du livre d’ O’Leary est que les Assyriens jouèrent un rôle significatif dans la formation de du monde islamique via le corpus grec de connaissances.

          Si c’est le cas, on doit se demander ce qui est arrivé aux communautés chrétiennes pour qu’elles perdent cette grande entreprisse intellectuelle qu’elles avaient établi. On peut se poser la même question sur les Arabes. Malheureusement, , le livre d’O’Leary ne répond pas à la question, et nous devons chercher la réponse ailleurs. » Je n’ai pas répondu à la question que j’ai posé dans la critique parce que ce n’était pas l’endroit pour le faire, mais la réponse est claire, la communauté chrétienne syriaque a vu sa population fondre par le biais de la conversion forcée à l’Islam (pas la Jyzzia), et une fois que la communauté est tombée sous un seuil critique, elle a cessé de produire les intellectuels qui étaient la force entraînant la civilisation islamique et c’est alors que le prétendu « âge d’or de l’islam » a pris fin.

          La religion musulmane elle-même a été significativement modelée par les Assyriens et les Juifs (voir *Nestorian Influence on Islam and Hagarism : the Making of the Islamic World*).

          Pour faire oublier celà, les arabo-musulmans sont engagés dans une campagne explicite de destruction et d’expropriation des cultures et des communautés, des identités et des idées. Partout où la civilisation arabo-musulmane a rencontré une civilisation non-musulmane, elle a tenté de la détruire (comme les statues bouddhistes en Afghanistan furent détruites, et Persépolis fut détruite par l’Ayatollah Khomeyni). C’est un procédé qui s’est répété depuis la naissance de l’islam, il y a 1400 ans, voir l’épisode de la destruction des « idoles » sur ordre de Mahomet.

          Il en va de même pour la civlisation Turcs-Ottomane islamisée, souvent décrite comme un havre de progrès et de tolérance. En fait, les Ottomans furent extrêmement oppressifs à l’égard des non-musulmans. Par exemple, de jeunes garçons chrétiens étaient retirés de force à leur famille, en général vers 8-10 ans, et enrôlés dans les Janissaires (Yeniceri en Turc) où on les islamisait, puis les faisait combattre pour l’état ottoman. Dans la Grèce occupée par les musulmans, les Chrétiens n’avaient pas le droit de scolariser leurs enfants, et les Eglises ne devaient pas être plus haute que les porcheries.

          Si la culture « étrangère » ne peut être détruite, alors elle est vampirisée, et les historiens révisionnistes disent que cette culture est et était arabe, comme c’est le cas de la plupart des "réalisations arabes" constamment citées. Par exemple, les livres d’histoire arabes du Moyen-Orient enseignent que les Assyriens étaient arabes, un fait qu’aucun chercheur sérieux ne soutiendrait, et qu’aucun Assyrien en vie n’accepterait.

          Les assyriens établirent Ninive, l’une des grandes villes assyriennes, en 5000 BC, soit 5630 ans avant que les Arabes ne viennent dans la région. Même le mot « arabe » est un mot assyrien, signifiant "gens de l’Ouest". La première référence écrite aux Arabes est due au roi assyrien Sennachérib, 800 BC, où il parle de conquérir les "ma’rabayeh" — Occidentaux (Voir ’The Might That Was Assyria’, de H. W. F.Saggs).

          CONCLUSION GENERALE

          La civilisation Arabo-islamique n’est plus une force progressive, c’est une force régressive ; elle ne donne plus d’impulsion, elle freine. La grande civilisation que vous décrivez n’était qu’en partie une réalisation arabo-musulmane, elle était aussi beaucoup une réalisation assyrienne, juive, etc, et ce que les arabes ou musulmans ont réussi et ont découvert ils l’ont ensuite perdu quand ils ont détruit, par le biais de la conversion forcée à l’Islam, la source de la vitalité intellectuelle qui les avaient fait avance.

          On est bien loin des prêches irrationnels qu’on peut voir ici. Je précise que je ne nie pas l’age d’or arabo-musulman, mais il faut savoir que l’islam l’a porté avant tout par la force de son brassage ethnique avant ses préceptes. Au contraire, ses préceptes se sont souvent opposés à la diffusion de la connaissance. C’est grâce à son ouverture que l’islam en tant que société multiethnique a pu être une belle civilisation

          Ce n’est pas avec des débats autocentrés glorifiant l’islam en tant que religion que l’islam se modernisera, mais bien en portant un regard critique sur lui-même.

          Je vous conseille de remettre Averroes au goût du jour de vos forums !

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          • 1ère Partie :

            L’article auquel s’adresse cette réplique présente les caractéristiques d’un négationnisme injustifié. Il contient des contrevérités enrobées d’arguties qui trahissent des sentiments perfides plus enclins à juger qu’à comprendre, à nier la vérité qu’à la rechercher. D’un revers de la main, l’auteur tente en vain de balayer des préceptes coraniques, des réalités et des témoignages historiques et scientifiques aussi réelles qu’incontestables. Les Assyriens dont il parle étaient devenus musulmans de leur plein gré comme les multitudes de gens de tous bords et de toutes convictions qui ont embrassé l’islam volontairement et sans contrainte aucune. Car l’Islam ne s’est jamais imposé par la force ; il a seulement gagné les cœurs à cause de sa tolérance et surtout de la Vérité qu’il incarne. La civilisation islamique n’a pas détruit les cultures comme prétend faussement l’auteur de l’article en discussion, bien au contraire elle a préservé et enrichi ‘‘les cultures, les identités et les idées’’.

            « Les musulmans ne se sont pas comportés comme des envahisseurs ni comme des colons ni comme des pillards ? Ils ont fait preuve de bonté et de tolérance envers les peuples soumis ce qui explique la facilité et la rapidité des conquêtes. Partout les musulmans, en particulier les Arabes étaient accueillis comme des libérateurs par les peuples de l’Orient et de l’Occident qui avaient beaucoup souffert du joug de la domination sassanide à l’Est et romaine à l’Ouest. Sous l’autorité musulmane, il n’y avait ni persécutions ni conversions versées. Les populations avaient la pleine liberté d’exercer leurs cultes et leurs différentes activités. »

            Source : Maurice Lombard, Le Temps stratégique N° 20, printemps 1987. http://www.archipress.org/batin/ts2...

            Nul ne peut nier que la civilisation islamique se distingue par l’humanisme et la tolérance. C’est une civilisation qui guide sur le chemin de Dieu au moyen de la piété, de la bienfaisance et de l’acquisition du savoir. Contrairement à ce que pense l’auteur, le mot civilisation n’a de sens que s’il englobe des peuples et des nations d’origines, de langues et de cultures diverses. Le terme « civilisation » se définit comme étant l’expression d’un ensemble de croyances, de valeurs et de principes et la synthèse de l’activité humaine dans des domaines aussi divers que la philosophie, les sciences, les arts et les lettres sans distinction.

            Il en résulte que la civilisation islamique n’est ni une civilisation nationale ni une civilisation raciale. La civilisation islamique englobe toutes les nationalités et toutes les races qui ont contribué à son essor et à son rayonnement. Elle a étendu ses bienfaits partout où elle a régné. Elle a continué à rayonner sur le monde par ses sciences, ses valeurs morales même après son déclin. Contrairement aux allégations de l’auteur, la civilisation islamique a sauvé l’Occident.

            Je dois me contenter de reproduire quelques-uns des innombrables témoignages attestant la grandeur de la civilisation islamique et l’apport des musulmans à l’humanité. Cela pour convaincre l’auteur de sa triple méprise à l’égard des musulmans, de l’islam et de sa civilisation.

            1-Une civilisation de tolérance :

            « Il est écrit dans le livre de Dieu, le Coran sacré : ‘‘ Il ne doit pas y avoir de contrainte en matière de foi’’. Les Arabes ne songent pas à exiger des peuples soumis à leur pouvoir qu’ils embrassent la religion islamique. Les Chrétiens, les Sabéens, les Parsis et les Juifs, tous doivent pouvoir librement suivre leur religion. Ils conservent leurs temples, leurs monastères, leurs évêques, dikhans et rabbins. C’est là quelque chose de fabulraux qui ne s’était encore jamais vu !... Les nouveaux maîtres musulmans ne s’immiscent pas dans les affaires privées de leurs sujets. ‘‘Ils sont équitables, écrit au IXe siècle le patriarche de Jérusalem à celui de Constantinople, ne nous font aucun tort et ne se livrent à aucun acte de violence envers nous’’. Ils accordent aux non musulmans de leur empire toutes les libertés religieuses et civiques pourvu qu’ils paient leurs impôts et obéissent à leurs maîtres… Mais ce sont les vaincus qui veulent de venir des égaux !... Sans qu’il soit jamais question de contrainte, les adeptes du Christ fondent comme neige au soleil...

            Sous la douce lumière de cette tolérance et de cette générosité du monde arabe, des peuples et des religions disparates qui parviennent à vivre en bonne intelligence commencent soudain à prospérer. Les sectes chrétiennes par exemple tels les nestoriens et les monophysites que l’Eglise impériale avait durement persécutées, peuvent pour la première fois, délivrées du joug de l’Eglise et de l’Etat, respirer et se développer librement…

            Ce n’est pas la civilisation qui produit un Rhases ou un Avicenne, c’est la civilisation arabe qui rend les hommes de souche persane capables de faire merveille ! Et cette même tolérance, qu’autorise la nomination d’un chrétien à la fonction de professeur, admet même qu’on s’instruise auprès des païens, qu’on puise aux sources grecque et indienne du savoir. Elle se trouve sur ce point en plein accord avec le Prophète. »

            Source : Sigrid Hunke, le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, Albin Michel, Paris, 1963, pp. 218-222

            « À leur grande tolérance, les Arabes d’Espagne joignaient des mœurs très chevaleresques. Ces lois de la chevalerie : respecter les faibles, être généreux envers les vaincus, tenir religieusement sa parole, etc., que les nations chrétiennes adoptèrent plus tard, et qui finirent par exercer sur les âmes une action plus puissante que celles de la religion même, furent introduites par eux en Europe.

            Supposons cependant que les chrétiens n’eussent jamais réussi à repousser les Arabes ; supposons encore qu’au lieu d’un climat froid et pluvieux, qui ne pouvait exercer aucun attrait sur eux, les musulmans eussent rencontré dans le nord de la France le même climat qu’en Espagne, et eussent cherché à s’y établir de façon définitive. Pour savoir ce qu’eût été dans ces hypothèses impossibles le sort du nord de l’Europe, il suffit de rechercher ce que fut celui de l’Espagne. Or, comme sous l’influence des Arabes, l’Espagne jouissait d’une civilisation brillante, alors que le reste de l’Europe était plongé dans la plus grossière barbarie, il est évident qu’au point de vue de la civilisation de l’époque, les populations chrétiennes n’auraient eu qu’à gagner à se ranger sous la bannière du prophète. Adoucis dans leurs mœurs, les peuples de l’Occident eussent sans doute évité ainsi les guerres de religion, la Saint-Barthélemy, l’inquisition, en un mot, toutes ces calamités qui ont ensanglanté l’Europe pendant tant de siècles, et que les musulmans n’ont jamais connues.

            Pour soutenir, comme le fait le savant historien cité plus haut, que, sous les Arabes, l’avenir de l’Europe et du monde eût été perdu, parce que « l’activité qui pousse les hommes vers le progrès n’était pas dans le génie musulman », il faut pousser à des limites bien extrêmes l’oubli de l’histoire de la civilisation des Arabes. Quand on considère la prospérité brillante que firent régner les disciples du prophète dans des pays plongés avant eux dans la barbarie, on peut certainement renverser entièrement la proposition qui précède, et dire que l’activité qui entraîne les hommes vers le progrès n’a jamais été poussée chez aucune race aussi loin que chez les Arabes. »

            Source : La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990 http://classiques.uqac.ca/classique...

            « L’Islam médiéval fut une religion d’une tolérance remarquable pour son temps, permettant au Juifs et aux Chrétiens de pratiquer librement leur culte, un exemple qui ne fut, malheureusement, pas suivi en Occident durant des siècles. Ce qui est remarquable c’est la mesure dans laquelle l’Islam fait partie de l’Europe depuis si longtemps, tout d’abord en Espagne, puis dans les Balkans, et la mesure dans laquelle il a contribué si largement à la civilisation que nous tous considérons trop souvent, à tort, comme uniquement occidentale. L’Islam fait partie de notre passé et de notre présent, dans tous les domaines de l’activité humaine. Il a contribué à créer l’Europe moderne. Il fait partie de notre propre héritage. »

            Source : Charles de Galles , 27 octobre 1993, Oxford Centre for Islamic Studies , The Sheldonian Theatre, Oxford, dans Islam and the West, paru Site officiel du Prince de Galles (www.princeofwales.gov.uk), Charles de Galles.

            2-Une civilisation qui a sorti l’Occident des ténèbres à la lumière !

            « Au vrai, la conquête musulmane a sauvé l’Occident de sa nuit barbare ! Contrairement à la thèse de Henri Pirenne, c’est, je crois, grâce à la conquête musulmane que l’Occident a repris contact avec les civilisations orientales et, à travers elles, avec les grands mouvements mondiaux de commerce et de culture. Alors que les grandes invasions barbares des IVe et Ve siècles avaient entraîné la régression économique de l’Occident mérovingien puis carolingien, la création du nouvel empire islamique entraîna, pour ce même Occident, un étonnant développement et la relance de sa civilisation. »

            Source : Maurice Lombard, opuscule cité

            « Les Arabes transforment entièrement l’Espagne en moins d’un siècle. État prospère de l’industrie, de l’agriculture, du commerce, des sciences, des lettres et des arts sous la domination. Ils placent l’Espagne au premier rang des nations civilisées au moyen âge. Leur influence morale fut aussi grande que leur influence intellectuelle. » Source : Gustave le Bon, même source

            « C’est encore aux artisans syriens que l’Occident emprunta l’art de fabriquer le papier et même celui de cuire les sirops. Les conséquences de cette pénétration pacifique eurent de durables effets sur le commerce et l’industrie naissante de l’Europe : la draperie transformée, l’Europe initiée à la fabrication du linge, les industries du luxe, s’installant et se développant en Occident, la production se diversifiant, la technique se perfectionnait. En réalité, une révolution économique bouleversait une société et tout un continent. »

            Source : Albert Champdor : Saladin, le plus pur héros de l’Islam, Paris, 1956, cité par Haïdar Bammate, Apport des musulmans à la civilisation, éditions Tawhid, Lyon, 1998, p 43

            « Certes, il n’est plus question aujourd’hui des « Ténèbres du Moyen Age », mais à une Europe qui végétait malheureuse et déchue, il faut bien opposer la civilisation magnifique de l’Espagne musulmane. Les maîtres des études arabes dans l’Espagne actuelle nous ouvrent des horizons nouveaux sur la portée, la profondeur, l’éclat de cette culture hispano-mauresque. Ils ont revendiqué pour elle une place décisive dans la formation de la philosophie, de la science, de la poésie, de toute la culture de l’Europe chrétienne…Plusieurs siècles avant que la renaissance fit jaillir à nouveau des sources à demi taries, le fleuve de civilisation qui s’épanchait à Cordoue conservait et transmettait au monde nouveau l’essence de la pensée antique. »

            Source : Cl. Sanchez-Albornoz : L’Espagne et l’Islam, cité par Haïdar Bammate, op. cité, p 40

            3-Une civilisation irremplaçable qui continue à rayonner.

            « L’action des Arabes, déjà si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient. Aucune race n’y a jamais exercé une influence semblable. Les peuples qui ont jadis régné sur le monde : Assyriens, Perses, Égyptiens, Grecs et Romains ont disparu sous la poussière des siècles, et n’ont laissé que d’informes débris ; leurs religions, leurs langues et leurs arts ne sont plus que des souvenirs. Les Arabes ont disparu à leur tour ; mais les éléments les plus essentiels de leur civilisation, la religion, la langue et les arts, sont vivants encore, et du Maroc jusqu’à l’Inde, plus de cent millions d’hommes obéissent aux institutions du prophète. Des conquérants divers ont renversé les Arabes, aucun n’a songé à remplacer la civilisation qu’ils avaient créée. Tous ont adopté leur religion, leurs arts, et la plupart leur langue. Implantée quelque part, la loi du prophète y semble fixée pour toujours. Elle a fait reculer dans l’Inde des religions pourtant bien vieilles. Elle a rendu entièrement arabe cette antique Égypte des Pharaons, sur laquelle les Perses, les Grecs, les Romains avaient eu si peu d’influence. Les peuples de l’Inde, de la Perse, de l’Égypte, de l’Afrique ont eu d’autres maîtres que les disciples de Mahomet : depuis qu’ils ont reçu la loi de ces derniers, ils n’en ont pas reconnu d’autre. »

            Source : Gustave le Bon, même source (Introduction)

            4-Les Arabes, ce sont eux les inventeurs de l’expérience :

            « Par l’observation et l’expérience, les Arabes ont développé les données scientifiques héritées des Grecs. Ce sont eux les inventeurs de l’expérience au sens strict du mot, ce sont eux les véritables créateurs de la recherche expérimentale.. Les Arabes ont créé la physique et la chimie expérimentale, l’algèbre et l’arithmétique au sens actuel du terme, la trigonométrie sphérique, la géologie et la sociologie. En plus d’innombrables découvertes et inventions précieuses dans le domaine des sciences expérimentales, découvertes et inventions souvent plagiées et faussement attribuées à d’autres, ils ont légué à la postérité le présent sans doute le plus précieux de tous : une méthode de recherche scientifique qui a préparé la voie à l’actuel développement, combien prodigieux, de la connaissance et de la maîtrise de la nature ».

            Source : Sigrid Hunke, même source

            Les Arabes apportèrent dans ces études, si nouvelles pour eux, toute leur ardeur. Bibliothèques publiques, écoles, laboratoires se multipliaient partout, et quand nous étudierons, dans d’autres chapitres, les détails de leur civilisation, nous verrons qu’ils réalisèrent, dans la plupart des sciences, des découvertes importantes. L’aperçu qui précède montre que bien peu de temps après leurs conquêtes, les Arabes étaient arrivés à un haut point de culture ; mais une administration savante, des arts aussi compliqués que l’exploitation des mines, l’architecture, etc., ne s’impro¬visent pas, et des sciences comme l’astronomie s’improvisent moins encore . »

            Source : Gustave le Bon, même source

            « Les Arabes ont été pendant cinq cents ans la nation la plus éclairée du monde. C’est à eux que nous devons notre système de numération, les orgues, les cadrans solaires, les pendules et les montres. Rien de plus élégant, de plus ingénieux, de plus morale que la littérature persane, et en général, tout ce qui est sorti de la plume des littérateurs de Bagdad et Bassora. »

            Source : Mémoires pour servir l’histoire de France sous Napoléon, écrits à Saint-Hélène sous sa dictée, Napoléon Bonaparte, éd. Firmin-Didot, 1823, t. 2 (Général Gourgaud

            « Il suffit ici d’évoquer quelques glorieux nom sans équivalent contemporains en Occident : jabir ibn Haiyan, al-Kindi, al-Khwarizmi, al-Fargani, al-Razi, Thabit ibn Qurra, al-Battani, Hunain ibn Ishaq, al-Farabi, Ibrahim ibn Sinan, al-Masudi, al-Tabari, Abul Wafa, ’Ali ibn Abbas, Abul Qasim, Ibn al-Jazzar, al-Biruni, Ibn Sina, Ibn Yunus, al-Kashi, Ibn al-Haitham, ’Ali Ibn ’Isa al-Ghazali, al-zarqab, Omar Khayyam. Une magnifique liste de noms qu’il ne serait pas difficile d’étendre. Si quelqu’un vous dit que le Moyen Age a été scientifiquement stérile, citez lui seulement ces hommes, qui ont tous brillé dans une courte période, de 750 à 1100 après JC. »

            Source : Introduction to the History of Science, George Sarton , éd. Williams & Wilkins, 1927, p. 27

            5-Nul peuple n’a apporté la même contribution au progrès que celle des Arabes

            « Pendant toute la première partie du Moyen Age, nul peuple n’a apporté au progrès humain une contribution aussi importante que celle des Arabes, si nous comprenons sous ce vocable tous les peuples de langue arabe et non seulement les natifs de la Péninsule arabique…Pendant des siècles, la langue arabe a été celle de la science, de la culture et du progrès intellectuel pour l’ensemble du monde civilisé, exception faite de l’extrême orient. Du neuvième au douzième siècle, l’arabe a produit plus d’œuvres philosophiques, médicales, historiques, religieuses, astronomiques et géographiques que toute autre langue humaine. »

            Source : Philip K. Hitti : Précis d’Histoire des Arabes, Payot, Paris, 1950, cité par Haïdar Bammate in Apport des musulmans à la civilisation, éditions Tawhid, Lyon 1998, pp. 25-26

            6-Le christianisme a frustré ses fidèles de la lumière des civilisations !

            « Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds. [...] En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance : ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. « Guerre à outrance avec Rome ! Paix et amitié avec l’Islam. » C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II Hohenstauffen. »

            Source : Friedrich Nietzsche, L’Antéchrist (1888), éd. Gallimard, 2006, p. 85

            « La civilisation a été l’un des éléments constitutifs de la puissance de l’Empire romain. Ce fut aussi le cas en Espagne, sous la domination des Arabes. La civilisation atteignit là un degré qu’elle a rarement atteint. Vraiment une époque d’humanisme intégral, où régna le plus pur esprit chevaleresque. L’intrusion du christianisme a amené le triomphe de la barbarie. L’esprit chevaleresque des Castillans est en réalité un héritage des Arabes. »

            Source : Adolf Hitler, Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, éd. Flammarion, 1954, 28 août 1942, p. 297

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            • 2ème Partie

              7- Une civilisation dont l’Occident a altéré la réalité et méconnu les mérites !

              « La plupart des Européens n’ont pas exactement évalué l’importance de l’apport qu’ils ont reçu de la civilisation islamique, ni compris la nature de leurs emprunts à cette civilisation dans le passé et certains vont jusqu’à totalement méconnaître tout ce qui s’y rapporte. Cela vient de ce que l’histoire telle qu’elle leur est enseignée travestit les faits et paraît avoir été altérée volontairement sur beaucoup de points. C’est avec outrance que cet enseignement affiche le peu de considération que lui inspire la civilisation islamique, et il a l’habitude d’en rabaisser le mérite chaque fois que l’occasion s’en présente. Il importe de remarquer que l’enseignement historique dans les Universités d’Europe ne montre pas l’influence dont il s’agit. Au contraire, les vérités qui devraient être dites à ce sujet, qu’il s’agisse de professer ou d’écrire, sont systématiquement écartées, surtout pour les événements les plus importants. Par exemple, s’il est généralement connu que l’Espagne est restée sous la loi islamique pendant plusieurs siècles, on ne dit jamais qu’il en fut de même d’autres pays, tels que la Sicile et la partie la plus méridionale de la France actuelle [...]. Il faut donc voir là une conséquence de l’orgueil et de la présomption des Occidentaux, travers qui les empêche de reconnaitre la vérité et l’importance de leurs dettes envers l’Orient. Le plus étrange en cette occurrence, c’est de voir les Européens se considérer comme les héritiers directs de la civilisation hellénique, alors que la vérité des faits infirme cette prétention. La réalité tirée de l’histoire même établit que la science et la philosophie grecque ont été transmises aux Européens par des intermédiaires musulmans. En d’autre termes, le patrimoine intellectuel des Héllènes n’est parvenu à l’Occident qu’après avoir été sérieusement étudié par le Proche-Orient, [...] les Européens seraient restés dans l’ignorance totale de ces connaissances pendant fort longtemps, si tant est qu’ils soient jamais parvenus à les connaître. »

              Source : René Guénon : Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le taoïsme, éd. Gallimard, 1973, Influence de la civilisation islamique en Occident (1950), p. 76-77 L’auteur de l’article prétend que les préceptes de l’Islam ne seraient pas de nature à favoriser la connaissance. Le moins que l’on puisse dire est que l’auteur ignore tout de l’Islam aussi bien son message que sa civilisation.

              8-L’Islam a déclaré la guerre à l’ignorance

              Le comportement des premiers musulmans montre à quel point ils étaient attachés au savoir et à l’enseignement. Ce faisant, ils étaient en parfaite harmonie avec les enseignements de leur authentique religion qui a déclaré la guerre à l’ignorance et à l’analphabétisme. Après leur victoire à la bataille de Badr, les musulmans exigèrent des captifs infidèles de se racheter en apprenant la lecture et l’écriture aux musulmans illettrés en échange de leur liberté. Les premiers musulmans ont aussi compris que la quête du savoir n’a pas de limite d’âge, l’homme doit rechercher le savoir à tout âge, le prophète (s) dit : « Demandez le savoir du berceau jusqu’à la tombe. » (Rapporté par l’Imâm Ahmad) Allah dit : « Nous avons destiné à l’Enfer un grand nombre de djinns et d’hommes qui ont des cœurs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n’entendent pas Comparés à des bestiaux, ils sont plus égarés encore. Tels sont les insouciants. » s7 v179

              A la lumière de ce verset, il ressort que l’acquisition du savoir est une des garanties du salut. Le Coran est un appel à la réflexion, à la méditation, à l’invention, et enfin à la recherche du savoir, activité tant bénie car indissociable de la recherche de la vérité. Dieu nous exhorte à réfléchir sur les versets du Coran, sur les signes de l’Univers pour mieux comprendre l’omniscience de Dieu et L’adorer en connaissance de cause :

              « Ne méditent-ils pas le Coran ? Auraient-ils les cœurs complètement verrouillés ? » s47 v24

              « Les pires des créatures sont pour Dieu les sourds-muets qui sont incapables de comprendre ! » s8 v22

              Même la poésie et les adages populaires viennent au secours de la science : « La science élève des édifices sans piliers et l’ignorance détruit les édifices de la puissance et de la gloire. »

              « L’ignorant agit contre lui-même de la même façon que l’ennemi contre son ennemi. »

              9- L’Islam est la Religion de la Science

              Nul ne peut nier que l’islam est la religion de la science. L’Islam accorde à la science une place qu’aucune religion ni civilisation ne lui accorde. Le savoir est à la fois un fondement, une caractéristique et une finalité en islam. La recherche du savoir est considérée comme un acte d’adoration. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que le premier verset révélé au Prophète Mohammed lui intimait l’ordre de lire. Le savoir a plus de valeur que la prière malgré l’importance de celle-ci et pour preuve : le premier verset du Coran n’a pas ordonné de prier ou d’invoquer mais de lire.

              L’ordre de lire implique également l’écriture car on ne lit que ce qui est écrit. Il est indéniable que la lecture et l’écriture sont la clé de toutes les sciences. C’est pourquoi l’Islam attache autant d’important à la lecture et à la lecture.

              Si telle est la place de la science en Islam, il va de soi que les savants aient également une place de choix, avoisinant celle des Prophètes et des martyrs.

              « Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur », interpelle le Coran ?

              « Dieu élèvera de plusieurs rangs ceux d’entre vous ceux qui auront cru et ceux qui auront le savoir » s58 v11 Dieu honore et exalte les savants de telle manière qu’il compare leur témoignage au Sien et à celui des anges :

              « Allah est Témoin, et avec Lui les anges et les gens de science, qu’il n’y a de divinité que Lui. Assurant pleinement la justice. Point de Dieu autre que Lui, le Puissant, le Sage ! » s3 v18 La crainte de Dieu est une forme d’adoration dont la meilleure part revient aux savants :

              « Et c’est ainsi que, de tous les serviteurs de Dieu, seuls les savants Le craignent véritablement. » s35 v28

              Les savants sont les héritiers des prophètes, enseigne un hadith. Celui qui lègue un savoir ou une œuvre scientifique, il continue à en récolter les dividendes, c’est-à-dire la récompense après sa mort. Le Prophète (Paix et Salut sur lui) a dit :

              « Les œuvres du fils d’Adam s’interrompent après sa mort à l’exception de trois d’entre elles : une aumône perpétuelle, un savoir utile ou un enfant vertueux qui prie pour lui. »

              Emprunter une voie en quête du savoir c’est emprunter une voie vers le Paradis.

              « Dieu facilitera l’accès au Paradis à celui qui emprunte une voie vers l’acquisition du savoir. Certes, les anges recouvrent de leurs ailes l’étudiant en quête de science par égard pour ce qu’il fait. Les habitants des cieux et de la terre et jusqu’aux poissons dans la mer demandent pardon pour le savant. » (hadith)

              « Quiconque part à la recherche de la science (agit) pour la cause de Dieu jusqu’à ce qu’il retourne chez lui » (Tirmidhi)

              « A tout musulman, homme et femme, Mahomet (Mohammed) avait imposé la recherche du savoir, comme un devoir religieux. ‘‘Du berceau jusqu’à la tombe,avait-il dit, mets—toi en quête du savoir, adore Dieu’’. Il n’avait cessé d’indiquer cette voie à ses disciples. ‘‘L’étude de la science a la valeur du jeûne, l’enseignement de la science celle d’une prière’’. La connaissance de l’univers et de ses merveilles ne pouvait que renforcer la vénération des Arabes pour le Créateur. Le savoir illumine la route de la foi…‘‘même s’il vient de Chine’’ ! Le Prophète en personne obligea ses disciples à porter leur regard au-delà des frontières nationales. Car la science sert la gloire de Dieu. Toute sagesse vient d’Allah et renvoie à Allah, ‘‘Acquiers-la, d’où qu’elle vienne !’’

              Pour l’amour d’Allah, ‘‘reçois le savoir, même de la bouche d’un infidèle !’’…

              "Deux univers aussi différents que l’eau et le feu, deux conceptions qui ont déterminé les voies spirituelles inconciliables de l’Orient et de l’Occident. C’est en leur nom que s’élargit le fossé séparant la civilisation arabe hautement plus évoluée que celle combien inférieure, de l’Europe chrétienne contemporaine. » (Sigrid Hunke, le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, op.cité)

              L’islam a non seulement encouragé la recherche de la science, il a également créé les conditions de la science et des connaissances.

              Celui qui médite le Coran, observe qu’il renferme des mots et des concepts qui sont devenus des termes utilisés dans la cosmologie, l’astronomie, le droit, les sciences sociales, humaines et autres, par exemple : doute, conjecture, certitude, vérité, erreur, déduction, science, argument, preuve, autorité, raison, orbite, rotation, mouvement, déclin de l’étoile, etc. Le mot science se répète 104 fois dans le Coran et ses dérivés 717 fois.

              Le Coran contient un grand nombre de versets exhortant les gens à la réflexion, à la méditation, à l’analyse, au raisonnement, à la compréhension, enfin à tout ce qui s’accorde avec le savoir et les connaissances : « Que ne s’appliquent-ils à méditer le Coran ? » s4 v82

              « Ne comprennent-ils pas ? » s36 v68

              « Ne parcourent-ils pas la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui ont vécu avant eux ? » s30 v9 ; s35 v44 ; s40 v21

              « Ne voient-ils pas que Nous poussons l’eau vers une terre aride… ? » s32 v27

              « Ainsi qu’en vous-mêmes. N’observez-vous pas ? » s51 v21

              « Ce sont là autant de preuves pour ceux qui savent ! » s6 v97

              « Ce sont là autant de signes pour ceux qui comprennent » s6 v98

              « Parce que ce sont des gens incapables de comprendre…incapables de raisonner. » s59 v13-15

              « Ne réfléchissez-vous donc pas ? » s6 v50

              « Ainsi, Allah vous expose Ses signes afin que vous méditiez » s2 v219

              « Est-ce que sont égaux l’aveugle et celui qui voit ? Ne réfléchissez-vous donc pas ? » s5 v50

              « Voilà bien là des preuves pour des gens qui réfléchissent. » s13 v3 ; s39 v42 ; s45 v13

              « N’ont-ils pas réfléchi sur eux-mêmes ? » s30 v8

              « N’ont-ils pas médité sur le royaume des cieux et de la terre, et toute chose qu’Allah a créée ? » s7 v185

              « N’ont-ils donc pas observé le ciel au-dessus d’eux, comment Nous l’avons bâti et embelli sans la moindre faille ? » s50 v6

              « Dieu propose des paraboles aux gens pour les amener à réfléchir. » s14 v25

              « Ne considèrent-ils pas les chameaux, comment ils ont été créés ? » s88 v17

              « Nous avons suffisamment exposé Nos signes à ceux qui voudraient bien y réfléchir » s6 v126 « Car mon Seigneur embrasse toute chose dans Sa science. N’y avez-vous pas réfléchi ? » s6 v80

              « Ces deux groupes ressemblent l’un à l’aveugle et au sourd, l’autre à celui qui voit et qui entend. Ces deux groupes sont-ils égaux ? Ne vous souvenez-vous pas ? » s11 v24

              « Ne réfléchissez-vous donc pas ? » s37 v155 ; s45 v23

              « C’est ainsi qu’Il expose Ses signes pour ceux qui comprennent. » s10 v5

              Parallèlement à cet appel pressant à la réflexion, à la méditation et à l’observation de l’univers et de ses phénomènes, Dieu, Gloire à Lui, nous informe de l’organisation et du fonctionnement des mécanismes de cet univers, entre autres les astres, leurs mouvements et leurs rotations perpétuels.

              « Il a mis en mouvement le soleil et la lune, poursuivant chacun sa course jusqu’au terme fixé » s39 v5

              « Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude » s51 v20

              « N’est-ce pas un autre signe pour eux que la nuit qui, succédant au jour, plonge les hommes dans les ténèbres ? Et le soleil qui vogue vers le lieu qui lui est assigné, suivant l’ordre établi par le Très Puissant, l’Omniscient ? Et la lune à laquelle Nous avons assigné des phases successives au terme desquelles elle devient aussi fine que la tige d’un vieux régime de dattes dégarni ? Le soleil ne peut rejoindre la lune, ni la nuit devancer le jour ; et chacun devant voguer sur l’orbite qui lui est assignée. » s36 v37-40

              Face à cette réalité évidente corroborée par autant de preuves irréfutables, l’auteur de l’article doit au moins reconnaître qu’il s’est trompé, et comme l’erreur est humaine, il aura toutes nos excuses.

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  • salam maitre !quelle définition donnez vous à la culture islamique dans une perspective africaine francophone ? quelles peuvent etre les exigences d’une telle culture ?

    Fousséni KINDO, Bobo Dioulasso Burkina Faso E-mail : foukind@yahoo.fr

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    • wa alaikum assalam wa rahmatullah

      frère Kindo,

      Je réponds brièvement à votre question, je m’en excuse car j’ai beaucoup de travail. La culture africaine doit respecter un certain nombre de règles parmi lesquelles la croyance en un Dieu unique et la morale islamique. A priori, il semble que la culture africaine ne fait pas cas de ces principes. C’est une culture basée sur le Chirk (animisme, idolâtrie, polythéisme), d’où les carnavals, les accoutrements indécents, etc. Elle est donc loin de répondre aux exigences de la culture islamique, même si l’on peut admettre que la musique et la danse puissent être dans une certaine mesure acceptables, les autres aspects de la culture africaine sont incompatibles avec la culture islamique. wassalam

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  • Bonjour,

    Quelles sont les dispositions pratiques de l Islam qui nous conduiraient dans une societe ideale ? Vous nous donnez un discours identique à ceux que nous donnent nos politiciens, alors ce serait bien d ’en avoir quelques exemples de dispositions pratiques qui repondent aux problemes mondiaux : pauvrete...justice...etc

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    • Bonjour,

      Les dispositions susceptibles de conduire à une société idéale sont diluées dans les textes du Coran et de la Sunna. L’étude des sources de l’Islam ainsi que du mode de gouvernance et du comportement des Califes guidés vous permettra de comprendre que l’islam tend à une société idéale dans ce bas monde et au salut dans l’au-delà. Bien que ce soit incomplet, je vous recommande de lire l’étude : État laïc et État musulman : quelle différence ?

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