La Bible & le Coran

Publication en ligne : mercredi 12 mai 2004, par Maître Simozrag

6.1 D’après l’auteur :

Selon M. Zerbo, la Bible n’est ni dépassée ni remplacée par le Coran (page 19)

Un jour, un de ses visiteurs (musulman) lui dit que la Bible est dépassée. Pour le convaincre du contraire, M. Zerbo lui cita certains passages du Coran avant de lui poser cette question :

« Alors, que dis-tu de tout cela contredisant ta Bible dépassée ? Et ta Bible remplacée ? » Son visiteur lui répond : « Rien, tout compte fait, la Bible n’est guère dépassée contrairement à mon entendement. Et je conviens avec toi que la Bible est vraiment la Parole de Dieu, et que le Coran, l’ayant confirmée ne peut la remplacer. » (page 18)

« Si le temps de la Bible était dépassé, pourquoi (au verset 47 de la Sourate 5) le prophète Ahmed n’a-t-il pas demandé aux Chrétiens de juger conformément aux préceptes du Coran ? »

« Par ailleurs, la même Sourate (5) dit au verset 68 : ‘‘Dis : O gens d’Ecriture, vous manquerez de toute base tant que vous ne vous appuyez pas sur le Pentateuque, l’Evangile et ce qui vous a été révélé par votre Seigneur’’ (Sourate de la table, 5.68)

Le Coran confirme, dit-il, les Livres de la Bible, assure leur permanence, c’est à dire leur pérennité, bref : « il est donc leur gardien, leur sentinelle »

La Bible est incorruptible et éternelle, et la Sourate 5.47 dit : « que les gens de l’Evangile jugent... » 5.47 Le Coran encourage les Chrétiens à s’appuyer sur la Bible.... Le Coran va jusqu’à dire qu’il n’y a rien de plus solide qu’un appui biblique » page 19

6. 2 Réplique :

Le problème ne se pose pas en ces termes et je ne suis pas en mesure de polémiquer sur cette question qui trouve sa réponse dans le chapitre 4 et le chapitre 13.

Il importe, toutefois, de noter qu’il n ‘y a pas de Livre révélé sous le nom de la Bible. Celle-ci est un recueil de textes disparates où s’enchevêtrent parole divine, récits légendaires, œuvres littéraires, chansons, poésie, proverbes si bien qu’il est inexact de parler d’un livre révélé.

On ne possède pas les originaux des livres de la Bible. Nous n’avons que des copies manuscrites. Ces livres qui ont subi les vicissitudes d’une histoire mouvementée n’ont pu parvenir jusqu’à nous que grâce à la mémoire tantôt de théologiens zélés, tantôt d’historiens peu soucieux de la valeur théologique des faits qu’ils rapportent.

On commença à composer très tardivement les Livres de la Bible. Les originaux de ces livres ont été perdus et chaque fois, il fallait faire appel au concours des érudits pour les reconstituer.

Nabuchodonosor envahit deux fois la Judée, détruisit Jérusalem et brûla le temple. Pendant la seconde invasion, la Torah fut détruite ainsi que tous les autres livres du Vieux Testament qui avaient été composés avant cette époque.

Lorsque Esdras recopia le Livre de la Torah, Antiochus les fit brûler lors de la conquête de Jérusalem. Ceux qui en possédaient des copies furent tous condamnés à mort. Une inspection était faite à cette fin chaque mois et ce, pendant plusieurs années, on détruisait les copies et on tuait tous ceux qui en possédaient.

John Milner, historien catholique, dit : « Après la restitution du texte par Esdras, les copies en furent de nouveau perdues au temps d’Antiochus...Rien ne prouverait donc l’authenticité de ces livres si nous n’avions le témoignage de Jésus et des Apôtres. »

Les livres d’Esdras et plusieurs autres copies disparurent lors des invasions de la Judée dont celle de Titus en 70 de notre ère. L’historien Josèphe Flavius raconte ces événements en détail.

Les Chrétiens, quant à eux, ont connu des persécutions terribles pendant les trois premiers siècles. Les empereurs romains de Néron jusqu’à Dioclétien en passant par Trajan, Adrien, Antonin, Maximien (Hercule), Decius, Valérien, tous ont massacré les Chrétiens et détruit leurs églises et leurs livres.

A cette époque, de nombreux livres furent perdus et il était quasiment impossible de les reproduire de manière exactement conforme à l’original, ce qui explique le nombre considérable de fautes, d’omissions et de contradictions qui caractérisent ces livres.

En effet, il n’est pas aisé de forger pareilles œuvres à partir de la seule mémoire sans verser dans l’improvisation et les invraisemblances. D’ailleurs l’apparition tardive des Evangiles - au lieu d’un seul - et des autres livres du Nouveau Testament est la conséquence directe de ces péripéties.

On fait remonter à 165 la rédaction de l’Evangile de Matthieu parce que St Justin, avance-t-on entre autres raisons, écrit sa ‘‘ Vie du Christ’’ en 160 et il n’a jamais entendu parler des quatre Evangiles dont la rédaction n’était pas encore achevée. D’autres situent le premier Evangile aux années 40-50, d’autres encore aux années 80-90. En tous cas, personne ne connaît une date exacte sur la composition des Evangiles.

On attribue tantôt à Marc, tantôt à Matthieu le premier Evangile. Pour les uns, Matthieu a écrit son Evangile en Araméen, pour d’autres en hébreux avant qu’il soit traduit en grec par Matthieu lui-même. Aucun des quatre Evangélistes n’était un disciple de Jésus. Certains Evangiles composés par des disciples de Jésus, par exemple l’Evangile de Pierre, l’Evangile de Jacques, l’Evangile de Philippe, l’Evangile des douze, L’Evangile de Barthélémy, étaient rejetés, alors que des Evangiles écrits dans des circonstances obscures par des inconnus, non-disciples de Jésus étaient acceptés comme canoniques.

Si les trois Evangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) se ressemblent, l’Evangile de Jean se distingue par une originalité tout à fait particulière. Ce qui a fait dire à l’Encyclopédie américaine : « les désaccords entre les synoptiques et celui selon Jean sont trop grands de sorte que si les synoptiques sont acceptés comme canoniques, donc l’Evangile selon Jean doit être considéré comme non authentique. » [1]

Signalons au passage que les documents de Qumran contiennent des vérités qui contredisent les doctrines chrétiennes, d’où l’embargo décrété contre la publication de certains manuscrits. Le Vatican s’ingénie, semble-t-il, à dissimuler une grande quantité de textes de nature à mettre en cause les fondements du Christianisme.

Par contre, la situation du Coran est totalement différente. Ce Livre a bénéficié d’une double conservation par écrit et de mémoire, ce qui a efficacement préservé son authenticité depuis sa révélation jusqu’à nos jours.

Le Coran est la Parole de Dieu révélé au prophète Muhammad pendant une période de 23 ans (de 609 à 632) de l’ère chrétienne. Dicté en langue arabe par l’Ange Gabriel sur l’ordre de Dieu, le Coran témoigne lui-même de son origine divine. Il suffit de connaître un tant soit peu la langue arabe pour constater la nette différence de style entre le Coran et le Hadith.

Au fur et à mesure de la révélation des versets du Coran, le prophète les apprenait par cœur et chargeait ses compagnons lettrés de les noter. On se servait de différents objets pour fixer par écrit les versets révélés : morceaux de parchemin et de cuir tanné, tablettes de bois, pierres polies, morceaux de poteries brisées, morceaux d’écorce de palmier, etc. Le prophète demandait également à ses nombreux compagnons de les apprendre par cœur afin de pouvoir les réciter pendant la prière. En outre, il récitait à chaque mise par écrit tout le texte en présence de ses compagnons pour s’assurer de son exactitude.

A sa mort, le Coran était parfaitement fixé par écrit dans plusieurs manuscrits et appris par cœur par plus d’un millier de Musulmans.

Le Calife Abû Bakr décida, sur le conseil d’Umar ibn al Khattab, de rassembler en un seul recueil les manuscrits du Coran afin de mieux assurer sa conservation. Cette mission d’assemblage du Coran fut confiée à Zayd ibn Thabit dont le choix s’expliquait par le fait qu’il était le compagnon et le scribe le plus assidu et le plus compétent en matière de connaissance et d’exégèse du Coran. Aidé par trois autres compagnons connaissant parfaitement le Coran, Zayd se mit à rassembler tous les supports contenant des versets du Saint Livre. Il n’acceptait que ce qui avait été écrit de la vie du prophète et il exigeait que le texte soit mentionné de façon identique dans au moins deux feuillets divers, outre sa confrontation avec ce qui est déjà appris par cœur. Ce recueil fut conservé par le Calife Abû Bakr, puis par son successeur Umar qui le confia, à sa mort, à sa fille Hafsa.

Ensuite, lorsque des différences de lecture apparurent à l’occasion de l’extension du monde musulman au cours du Califat de Othmân, ce dernier demanda au même Zayd ibn Thabit d’écrire une deuxième fois le Coran en prenant en considération les différentes lectures. Avec l’accord du Calife, Zayd se fit assister de trois anciens compagnons, spécialistes du Coran et de la langue arabe : Abdullah ibn Azzoubeir, Sa’ïd ibn Al’-As et Abdurrahmâne ibn Al-Hartith ibn Hichâm .

Une fois le travail achevé, Othmân demanda à Hafsa de lui prêter le volume qui était déposé chez elle en jurant de le lui rendre ; alors elle le lui donna ; il le collationna avec le nouveau manuscrit, mais n’y trouva aucune différence. Il rendit donc le premier manuscrit à Hafsa, puis il ordonna de confectionner des copies pour les provinces et il en garda une chez lui dite ‘‘ Al Imam’’ ; cette dernière servira désormais d’archétype pour toute nouvelle édition du Coran. Certains de ces manuscrits existent jusqu’à nos jours au musée de Topkapi à Istambul (Turquie), et à Boukhara, au Turkestan.

Puis, le nombre de copies du Coran, ainsi que le nombre de ceux qui l’apprenaient par cœur augmentaient au fur et à mesure de l’extension de l’Islam ; ces deux procédés de conservation ont permis d’assurer et sa pérennité et sa protection contre les tentatives de corruption.

Le fait qu’il soit mémorisé par un nombre considérable de Musulmans, l’a mis à l’abri des erreurs volontaires et involontaires des copistes et plus tard de l’impression. Car n’importe quel Musulman, connaissant par cœur le Coran, pouvait se rendre compte de l’existence d’une erreur ou d’une omission dans le texte coranique ; une telle défaillance était sitôt signalée sitôt réparée. On ne doit pas s’étonner de cette étrange authenticité du Coran dès lors que Dieu a promis de le protéger : « C’est Nous qui avons fait descendre le Coran et c’est Nous qui en sommes gardiens. » s15, v9

« Le faux ne l’atteint d’aucune part, ni par-devant ni par derrière : c’est une révélation émanant d’un Sage, Digne de louange. » s41, v42

En ce qui concerne le verset (5.68) invoqué par M. Zerbo, je suis entièrement d’accord avec lui et je l’invite à accepter comme moi l’arbitrage de notre débat par ce verset qui dit :

«  Dis : ‘‘Ô gens du Livre, vous ne vous appuyez sur rien, tant que vous n’observez pas la Torah, l’Evangile et ce qui vous a été révélé de la part de votre Seigneur. » s5, v68

Dans ce verset, Dieu exhorte les gens du Livre à appliquer Ses enseignements contenus dans la Torah, l’Evangile et le Coran. Il dit que les Juifs et les Chrétiens n’ont aucune base tant qu’ils n’appliquent pas la Torah, l’Evangile et ce qui leur a été révélé de la part de leur Seigneur dans le Coran.

Les gens du Livre sont dans une situation de totale instabilité, ils ne tiennent qu’à un fil, ils n’ont aucune assise qui leur permette de se tenir debout tant qu’ils ne se conforment pas aux livres de Dieu, à tous Ses Livres, y compris le Coran. Je suis entièrement d’accord avec M. Zerbo quand il dit : « Le Coran encourage les Chrétiens à s’appuyer sur la Bible.... Le Coran va jusqu’à dire qu’il n’y a rien de plus solide qu’un appui biblique »

Tout à fait, j’en conviens.

Mais je ne suis pas d’accord avec lui quand il esquive la suite du verset concernant le Coran : « ...et ce qui vous a été révélé de la part de votre Seigneur . » Dieu leur demande de se conformer à la Torah, à l’Evangile et à ce qui leur a été révélé, en l’occurrence le Coran, de la part de leur Seigneur.

La croyance à tous les livres est une condition essentielle de la foi. C’est pourquoi les Musulmans croient en tous les Livres révélés. De la même manière les gens du Livre doivent croire au Coran, C’est bien là le sens dudit verset.

Or, le fait de parler de « la Bible dépassée » ou non, est une manière de fuir ou de déplacer le débat.

Par contre, j’avoue que M. Zerbo a raison quand il dit : « le Coran encourage les Chrétiens à s’appuyer sur la Bible et à l’appliquer. » ; cependant, la question qui se pose est la suivante : est-ce que les gens du Livre appliquent les enseignements de la Bible ?

Laissons de côté le fait que la Bible leur enjoint de croire au Coran et au prophète Muhammad, parlons uniquement des autres enseignements de la Bible, et interrogeons les Juifs et les Chrétiens, s’ils les appliquent ou non.

Dieu leur dit : « Vous observerez toutes mes lois et toutes mes ordonnances, et vous les mettrez en pratique... » Lv 20. 8, 22 ; 22.31 ; Dt 4.40 ; 8.1 ; 12.32 ; 28.1

« Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique ! -Et tout le peuple dira : Amen ! » Dt 27. 26

-La Bible interdit le vin et la boisson enivrante :

A ce propos, Dieu dit à Aaron :

« Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils avec toi, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez : ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants, afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur... » Lv 10.9

Et à Moïse : « L’Eternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Lorsqu’un homme ou une femme se séparera des autres en faisant vœu de naziréat, pour se consacrer à l’Eternel, il s’abstiendra de vin et de boisson enivrante ; il ne boira ni vinaigre fait avec du vin, ni vinaigre fait avec une boisson enivrante ; il ne boira d’aucune liqueur tirée des raisins... » Nb 6.1-3

« Aucun sacrificateur ne boira du vin, lorsqu’il entrera dans le parvis intérieur. » Ez 44.21

« Tu vas devenir enceinte, et tu enfanteras un fils ; et maintenant ne bois ni vin ni liqueur forte, et ne mange rien d’impure, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère jusqu’au jour de sa mort. » Jg 13.4-7

Lorsque l’ange annonça à Zacharie la naissance de Jean baptiste, il mentionna comme qualité de l’enfant, entre autres, le fait qu’il « ne boira ni vin ni liqueur enivrante. » Lc 1.15

« Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche. » Ep 5.18

A travers ces versets, il apparaît clairement que le vin est une boisson impure qui fut interdite par la bouche de tous les prophètes bibliques. L’Islam n’a fait que confirmer les règles qui existaient avant lui. Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

-La Bible ordonne de s’abstenir de manger la viande du porc :

« Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue, mais qui ne rumine pas : vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts. » Dt 14.8

« Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourché, mais qui ne rumine pas : vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts : vous les regarderez comme impur. » Lv 11.7,8

« J’ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie mauvaise, au gré de ses pensées ; vers un peuple qui ne cesse de m’irriter en face, sacrifiant dans les jardins, et brûlant de l’encens sur les briques ; qui fait des sépulcres sa demeure, et passe la nuit dans les cavernes, mangeant de la chair de porc, et ayant dans ses vases des mets impurs. » Es 65.2-4

« Ceux qui se sacrifient et se purifient dans les jardins, au milieu desquels ils vont un à un, qui mangent de la chair de porc, des choses abominables et des souris, tous ceux-là périront, dit l’Eternel. » Es 66.17

Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

-La consommation du sang est interdite selon la Bible :

«  vous ne mangerez rien avec du sang » Lv 19.26

«  Seulement, garde-toi de manger le sang, car le sang c’est l’âme ; et tu ne mangeras pas l’âme avec la chair. Tu ne le mangeras pas : tu le répandras sur la terre comme de l’eau. Tu ne le mangeras pas afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, en faisant ce qui est droit aux yeux de l’Eternel. » Dt 12. 23-25

-La Bible proscrit les intérêts bancaires :

« Si ton frère devient pauvre, et que sa main fléchisse près de toi, tu le soutiendras ; tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu’il vive avec toi. Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi. Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point tes vivres à usure. » Lv 25.35-37

«  Si tu prêtes de l’argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras point à son égard comme un créancier, tu n’exigeras de lui point d’intérêt. » Ex 22.25

« Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt ni pour argent, ni pour vivres, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt. » Dt 23.19, 20

« Rendez-leur donc aujourd’hui leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l’argent, du blé, du moût et de l’huile, que vous avez exigé d’eux comme intérêt. » Ne 5.11

« Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent. » Ps 15.5

« Chez toi, l’on reçoit des présents pour répandre le sang ; tu exiges un intérêt et une usure, tu dépouilles ton prochain par la violence, et moi, tu m’oublies, dit le Seigneur, l’Eternel. » Ez 22.12

Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

-La Bible interdit l’adultère :

« Tu ne commettras point d’adultère. » Ex 20.14

« Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain » Ex 20.17 ; Dt 5.21

« Tu n’auras point commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle. » Lv 18. 20

« Car le pays est rempli d’adultères ; le pays est en deuil à cause de la malédiction. » Jr 23.10

«  Tu connais les commandements : Tu ne commettras point d’adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne feras tort à personne ; honore ton père et ta mère. » Mc 10. 19

« Au milieu de toi, chacun se livre à l’abomination avec la femme de son prochain, chacun se souille par l’inceste... » Ez 22.11

Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

La Bible interdit l’homosexualité :

« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. » Lv 18. 22

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. » Lv 20.13

Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

La Bible ordonne la lapidation de l’homme et de la femme adultères :

« Mais si le fait est vrai, si la jeune femme ne s’est point trouvée vierge, on fera sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père ; elle sera lapidée par les gens de la ville, et elle mourra [...] Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi [...] Si une jeune fille vierge est fiancée, et qu’un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. » Dt 22. 20-24

«  Si un homme commet adultère avec une femme mariée, s’il commet adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultère seront punis de mort. » Lv 20. 10

Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

La Bible ordonne l’application de la loi du talion :

«  Si un homme frappe son prochain avec un instrument de fer, et que la mort en soit la suite, c’est un meurtrier : le meurtrier sera puni de mort... » Nb 35. 16, 17

« Voici des ordonnances de droit pour vous et pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. Si un homme tue quelqu’un, on ôtera la vie au meurtrier, sur la déposition de témoins. Un seul témoin ne suffira pas pour faire condamner une personne à mort. Vous n’accepterez point de rançon pour la vie d’un meurtrier qui mérite la mort, car il sera puni de mort. » Nb 35. 29-31

« Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. Les autres entendront et craindront, et l’on ne commettra plus un acte aussi criminel au milieu de toi. Tu ne jetteras aucun regard de pitié : vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. » Dt 19. 19, 21

Est-ce que tous les gens du Livre observent ces commandements ?

La Bible ordonne de croire en un Seul Dieu :

«  Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres Dieu devant ma face. » Ex 20.2,3

« Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu. » Es 44.6

« Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu » Es 45-5

« C’est toi qui es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui a fait les cieux et la terre, Eternel ! « 2R 19.15

« Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Eternel, et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin ? Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie ? dit l’Eternel. Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre ? dit l’Eternel. » Jr 23. 23,24

« Et moi, je suis l’Eternel, ton Dieu, dès le pays d’Egypte ; tu ne connais d’autre Dieu que moi, et il n’y a de sauveur que moi. » Os 13.4

« N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? » Ml 2.10 « Tu as dit avec vérité que Dieu est unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui. » Mc 12.32

« Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. » Ga 3.20

« Pourquoi m’appelles-tu bon ? Il n’y a de bon que Dieu seul. » Mc 10.18

« Il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes. » 1Co 8.6

« ...le roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. » 1Tm 6. 15,16

« Nous travaillons en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants. » 1Tm 4.10

La Bible proscrit les statues, les images et les représentations :

« Tu ne feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. » Ex 20. 4

« Maudit soit l’homme qui fait une image taillée ou une image en fonte, abomination de l’Eternel... » Dt 27. 15

Le meurtre est interdit selon la Bible

« Tu ne tueras point, tu ne commettras point d’adultère, tu ne déroberas point, tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain, tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne convoiteras point la femme de ton prochain. » Ex 20.13-17 ; Dt 5.17-21

« Et le pays fut profané par des meurtres » Ps 106.38

« le pays est rempli de meurtres, la ville est pleine d’injustice » Ez 9.9

« On use de violence, on commet meurtre sur meurtre » Os 4.2

« Tu ne tueras point » Mt 5.21

« En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : tu ne tueras point. » Jc 2. 11 « Ils sont tous en embuscade pour verser le sang, chacun tend un piège à son frère. » Mi 7.2

« Vous ne souillerez point le pays où vous serez, car le sang souille le pays ; et il ne sera fait pour le pays aucune expiation du sang qui y sera répandu que par le sang de celui qui l’aura répandu. » Nb 35.33

« Mais des hommes justes les jugeront, comme on juge les femmes adultères, comme on juge celles qui répandent le sang ; car elles sont adultères, et il y a du sang à leurs mains. » Ez23.45

« vos mains sont pleines de sang » Es 1.15

La Bible condamne le racisme :

« Tu ne maltraiteras point l’étranger, et tu ne l’opprimeras point. » Ex 22.21

« Tu n’opprimeras point l’étranger » Ex 23.9

« si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point. Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes. » Lv 19.34

« Vous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte. » Dt 10.19

« Tu n’opprimeras point le mercenaire étranger, pauvre et indigent, qu’il soit l’un de tes frères ou l’un des étrangers demeurant dans ton pays, dans tes portes. » Dt 24.14, 15

« Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l’étranger, de l’orphelin et de la veuve !- Et tout le peuple dira : Amen ! » Dt 27. 19

La Bible impose le respect du voisin, de l’opprimé, de la veuve et de l’orphelin :

« Tu n’affligeras point la veuve, ni l’orphelin. » Ex 22.22

« Protégez l’opprimé ; faire droit à l’orphelin, défendez la veuve. » Es 1.17

« N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre. « Za 7.10

« Pratiquez la justice et l’équité ; délivrez l’opprimé des mains de l’oppresseur ; ne maltraitez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve ; n’usez pas de violence et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu. » Jr 22.3

« Ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas droit aux indigents. » Jr 5. 28

« Tu ne déplaceras pas la borne de ton voisin, qui a été posée par les ancêtres dans la part que tu auras reçue dans le pays que Yahweh, ton Dieu, veut te donner pour en prendre possession. » Dt 19.14

« Ne déplace pas les bornes anciennes que tes pères ont posées. » Pr 22.28 « Les chefs de Juda sont comme ceux qui déplacent les bornes ; Je répandrai sur eux ma colère comme un torrent. » Os 5.10 « Maudit soit celui qui déplace les bornes de son voisin !- Et tout le peuple dira : Amen ! » Dt 27. 17 Est-ce que les gens du Livre observent ces commandements ? La Bible prescrit le jeûne et la prière : « C’était pour cet enfant que je priais, et l’Eternel a exaucé la prière que je lui adressais. Aussi je veux le prêter à l’Eternel : il sera toute sa vie prêté à l’Eternel. Et ils se prosternèrent là devant l’Eternel. » 1S 1.28 « Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons le genou devant l’Eternel, notre Créateur ! » Ps 95.6 « Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna... » Job 1.20 « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies-je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » 2Ch 7.14 « Veillez et prier, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation. » Mt 26.41 ; Lc 22.40 « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées » 1Tm 2.8 « Je publierai un jeûne d’humiliation devant notre Dieu. » Esd 8.21 « J’humilie mon âme par le jeûne, je priais la tête penchée sur mon sein. » Ps 35.13 « Elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. » Lc 2.37 « Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. » Mt 4.2

 La Bible prescrit l’amour du prochain :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Lv 19.18

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. » Mt 5. 43-45

« ...et aimer son prochain comme soi-même » Mc 12.33

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Rm 13.9

« Tu n’opprimeras pas ton prochain » Lv 19.13

« De la bouche ils parlent de paix à leur prochain, et au fond du cœur ils lui dressent des pièges. » Jr 9.8

Est-ce que les gens du Livre observent ces commandements ?

La Bible ordonne l’équité et condamne l’injustice sous toutes ses formes

 :

« Rends justice à l’innocent et traite-le selon son innocence. » 2Ch 6.23

« mais tu jugeras ton prochain selon la justice » Lv 19.15 « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice » Es 1. 17

La Bible ordonne à la femme de s’habiller d’une manière décente :

« Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres... » 1Tm 2. 9,10

« Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile [...] Jugez-en vous-mêmes : Est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ? » 1Co 11.5-14

La Bible prescrit la circoncision :

« C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postériorité après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous circoncirez ; et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. A l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis. » Gn 17. 10-12 ; Lv 12.3

« Un mâle incirconcis, qui n’aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple : il aura violé mon alliance. » Gn 17.14

Telle est l’interprétation exacte, claire et sans équivoque du verset 5.68 aux termes duquel Dieu demande aux gens du Livre d’appliquer les enseignements de la Bible et ce qui leur a été révélé dans le Coran.

Or, les gens du Livre ne semblent malheureusement appliquer ni l’une ni l’autre. Nous verrons dans les développements suivants que si les gens du Livre se conformaient à la Bible, ils ne seraient nullement en porte-à-faux avec le Coran ; Parce qu’il n’y a pas une grande différence entre les Livres révélés, dès lors qu’ils procèdent d’un même Auteur, en l’occurrence Dieu. Par ailleurs, si les gens du Livre appliquaient la Bible, ils deviendraient musulmans sans difficulté étant donné que la Bible leur enjoint de croire au Coran.


Notes

[1] Encycl. Américaine, 1959, volume 3, page 73

21 Messages de forum

  • > La Bible & le Coran 11 novembre 2005 14:51

    bonjour a toi...

    juste pour te preciser que ce qui est ecrit dans la bible a propos du porc, de la circoncision etc.... fait parti de l’ancien testament donc avant l’arriver de jésus christ qui est venu sur la terre. Et justement dans le nouveau testament il est dit simplement de croire en jésus TOUT simplement et que beaucoup de lois de l’ancien testaments n’etaient plus à mettre en pratique... sans t’offenser je te rappelle que dans le coran on parle de la bible et de jésus et pas le contraire.... j’en viens au fait que la religion musulmane (j’aime pas le therme religion mais tanpis) est venu bien longtemps après ... d’ou les grandes ressemblances avec l’ancien testament..

    au fait la bible est à lire en entier et pas partiellement

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  • > La Bible & le Coran 7 avril 2007 10:21, par J’ai signé

    En ce qui concerne les évangiles canoniques il est difficile de faire la différence entre ce que Jésus a dit et ce qu’il aurait pu dire, de par le nombre de rédacteurs successifs parlant au nom d’une seule personne. L’Eglise a cependant hésité à entériner l’évangile de Jean, trop proche par certains côtés de "l’évangile" de Thomas.

    En ce qui concerne l’Ancien-Testament, c’est Jésus qui parle : voyez mon commentaire du 05.04.2007 sur "Genèse et Bien fondé de la soumission à Dieu."

    En ce qui concerne la Nouvelle Alliance, Jésus semble avoir suivi un enseignement qui tient ses sources d’un savoir qui remonte à la nuit des temps, et qui, par Thomas, est dissimulé au plus profond d’un "évangile". Quand on s’est réellement fait l’herméneute de cet ouvrage, on s’aperçoit que, composé de 114 logia, il est divisé en trois parties. La première, qui concerne les "Commençants", est constituée de 61 logia réparties en 10 chapitres. La deuxième, qui concerne les "Progressants", est constituée de 31 logia réparties en 5 chapitres. La troisième, qui concerne les "Parfaits", est constituée de 22 logia réparties en 5 chapitres et un épilogue.

    Le savoir de Jésus lui permit de voyager "en esprit" dans l’au- delà, où il reçut du "Père" une connaissance de cet "au-delà" et des pouvoirs qui lui permirent d’accomplir des "prodiges". Ce savoir fut transmis aux Douze qui le transmirent à septante disciples, mais il se perdit au fil des générations. Cet "évangile" avec d’autres écrits d’origine chrétienne fut mis à l’index par une Eglise beaucoup plus soucieuse de pouvoirs temporels que de destinées spirituelles (voir mon commentaire du 05.04.2007 sur "La Trinité"). Jésus avait ouvert une porte que ceux qui se réclament de lui ont refermée.

    En ce qui concerne le Coran, l’ange Gabriel semble avoir eu de mauvaises lectures, il ne semble pas avoir été très au fait de l’apparition de notre univers, ni très informé par "l’au-delà" du parcours de Jésus. Il est vrai que ce dernier opérait sans intermédiaire.

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  • > La Bible & le Coran 12 avril 2007 09:39, par J’ai signé

    Existe-t’il une traduction du Coran, en langue française, dont le texte original n’a jamais été modifié ? On ne peut trahir la pensée d’un auteur, qui ne détient peut-être pas la vérité, en modifiant son texte (Ex. : Le Coran, éd. GF Flammarion 1970 - Traduction de l’arabe par Kasimirski, chronologie et préface par par Mohammed Arkoun). Je cherche, non pas une édition de luxe, ou de poche, mais une édition cartonnée solide pour en faire de l’usage. Merci de me répondre. Guy ROGER

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  • > La Bible & le Coran 13 avril 2007 11:41, par J’ai signé

    Bonjour Maître, Merci infiniment de votre courtoisie. En ca d’insuccès je ne manquerai pas de vous en tenir informé. Cordialement, Guy ROGER.

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  • > La Bible & le Coran 15 avril 2007 01:17, par J’ai signé

    Les remaniements successifs que les évangiles ont subis ont déformé le message de Jésus jusqu’à le rendre totalement incompréhensible. Par contre, le Coran serait tout à la fois révélé et.... fixé. Pourquoi fixer des révélations divines ? Auraient-elles subi le même genre de tribulations que les évangiles ?

    Du temps de Muhammad, les révélations faites à ce dernier furent, pour certaines écrites sur différents supports (os plats, peaux d’animaux, pierres, etc.), et pour d’autres mémorisées en partie ou dans leur entièreté, par des compagnons. La disparition de ces mémoires ambulantes avec leurs "archives" amena, par mesure de prudence, une compilation de cette documentation éparpillée.

    Les traditions suggèrent un travail collectif de recueil, de récension et de rédaction, sous le califat d’Abu Bakr beau père de Muhammad. Sur l’initiative d’Omar, futur 2ème calife, la documentation qui se trouvait à Médine fut consultée, d’où il résulta une rédaction dans laquelle l’opinion d’Omar semble avoir prévalu sur celle des autres.

    Sous le califat d’Uthman, quatre types de divergences apparaissent à propos du Coran. Uthman décide alors d’officialiser un exemplaire du texte coranique et établit une classification unique des sourates. A cette fin, il charge une commission de préparer plusieurs copies qu’il expédie aux centres importants du territoire. Les autres textes sont brûlés. Uthman voulut récupérer l’exemplaire qui était en possession de la veuve de Muhammad fille d’Omar, celle-ci refusa. Après sa mort, Uthman le récupéra et le brûla.

    La façon arbitraire dont le texte a été fixé me fait douter de la véracité de son contenu ; mais il faut le constater, le Coran fut un fameux instrument de conquête. Les premiers califes vont asseoir la religion : Il vont entreprendre la conquête de la Syrie, de la Palestine, de la Mésopotamie, de la Perse occidentale. Puis ce sera la campagne d’Egypte, ensuite ce sera Chypre et la Perse orientale. Ce n’était qu’un début.

    Les Espagnols qui s’étaient "frottés" à l’Islam avaient parfaitement assimilé ses méthodes. Ils débarquaient le crucifix dans une main et l’épée dans l’autre.

    Nostalgie, quand tu nous tiens.

    Guy ROGER

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    • > La Bible & le Coran 11 août 2009 04:52

      N Qoriq : au moins mr Roger si L’Islam s’est développé tant mieux ! il s’agit d’une religion très spirituelle et universelle et VERITABLEMENT MONOTHEISTE, ce qui n’est pas le cas du christianisme !

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  • > La Bible & le Coran 9 mai 2007 02:20

    Assalamu Alaykum

    J’aimerais, si c’est possible, que vous m’expliquiez les Hadîths suivants (traduction approximative) :

    Ibn Abbas (r.a.a) a rapporté que le Messager d’Allah (saws) a dit : "S’il y avait pour le fils d’Adam une vallée remplit de richesses, il aurait désiré acquérir d’autres semblables parce que rien ne peut satisfaire les yeux du fils d’Adam excepté la poussière et Allah pardonne celui qui se repent à Lui. Ibn Abbas (r.a.a)a dit : "Je ne sais pas si cette énonciation a été citée du Coran ou pas".’Ata’ (r.a.a) a dit : "J’ai entendu Ibn Az-Zubair (r.a.a) dire ce récit tandis qu’il était sur le pupitre". (Sahih Muslim, Volume 8, Book 76, Number 445)

    et il y aussi ce Hadîth, extrait du Muwatta de l’Imam Malîk (r.a) :

    Abou Yunus, l’affranchi de Aïcha (r.a.a), la mère des croyants a rapporté : « Aicha (R.a.a), m’a chargé de lui transcrire une copie de Coran et elle me dit :« lorsque tu arrives à ce verset : « Soyez assidus aux prières et à la prière médiane. Tenez-vous debout pour prier Allah avec piété », (Coran II, 238), fais moi savoir ». Arrivé à ce verset, je l’avertis, et elle me dicta :« écris : « soyez assidus à la prière médiane, la prière de l’asr, et tenez-vous debout, avec piété pour prier Allah ». Aicha (r.a.a) ajouta : « Je l’ai entendu de la bouche de l’Envoyé d’Allah (saws)

    Dans le Coran entre nos mains, on ne trouve plus les versets en question, cités par Ibn Abbas (r.a.a) et Aïcha (r.a.a). Des gens cherchant à s’en prendre à l’Islam ont dit que ça montrait que le Coran n’avait pas été correctement préservés. Qu’est-ce que vous répondriez à ces allégations ?

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    • > La Bible & le Coran 9 mai 2007 19:34

      wa alaikum assalam wa rahmatullah,

      Il y a une limite claire entre le Coran et le hadith ; il n’a jamais été question de mélange ou de confusion entre les deux sources. L’intégrité du Coran est préservée par Dieu qui a dit : "C’est Nous qui avons révélé le Coran et c’est Nous qui en assurons l’intégrité". s15 v9

      La parole de Ibn Abbas : "Je ne sais pas si cette énonciation a été citée du Coran ou pas " n’engage que lui. Le fait qu’il ait entendu "Ibn Az-Zubair (r.a.a) dire ce récit tandis qu’il était sur le pupitre" ne veut rien dire. Il l’aurait entendu dire ce récit. Cela veut dire quoi ? Il n’a pas dit : "dire ce récit du Coran". Un récit signifie un hadith. Cela signifie donc qu’il aurait entendu Ibn Az-Zubair dire ce hadith. Quant au deuxième hadith, il faut savoir que Aïcha (r a) n’a jamais été chargée d’écrire ni de dicter le Coran. Le verset ci-dessus censé être écrit sous sa dictée comporte un mot : "la prière de l’asr" qui ne fait pas partie du verset du Coran. Le Coran entre nos mains est le Coran préservé par Dieu. Dès qu’il a été révélé au prophète (Paix et Salut sur lui), a été mémorisé par les musulmans et en même temps fixé par écrit. C’est ce même Coran qui nous a été conservé et transmis au fil des siècles. Son intégrité est attestée tant par sa conformité à la copie de Uthman, elle-même conforme à la Copie d’Abu Bakr et Umar, qu’au texte mémorisé sous la dictée du Prophète (Paix et Salut sur lui). Il n’a subi aucune altération malgré les nombreuses tentatives demeurées sans succès.

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  • > La Bible & le Coran 13 mai 2007 06:56, par Moussa

    assalum alaykum

    tout d’abord, merci d’avoir répondu.

    J’ai un peu de mal à comprendre les deux versets suivants :

    Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les fâssiqûn (Coran, 5/47)

    et : Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile...(Coran, 5/157)

    ça me parait paradoxal dre considérer comme altérés ou n’émanant pas de Dieu les quatre évangiles des chrétiens et en meme temps de s’y référer. Si Allah demande aux chrétiens de juger selon ce qu’Il a fait descendre ds l’Injil, est ce que ça ne veut pas dire que ces textes de Marc, Luc, Jean et Matthieu contiennent bien Sa parole ?

    Certains évangélistes ds leur propagande se servent de ces versets pour "montrer" que le Coran déclare authentiques les textes qu’ils ont entre leurs mains, par exemple, si l’on considère que la mention de Muhammad (saws) ds l’Injil (7/157) renvoit au Paraclet, cela voudrait dire que l’évangile selon Jean est déclaré authentique par le Coran. Ces subtilités m’échappent, pouvez vous argumenter et expliquer comment devons-nous comprendre ce genre de versets qui semblent en apparence déclarer véridique la Thora et les 4 évangiles (alors qu’ils ne peuvent pourtant pas l’être à 100% vue les contradictions, les erreurs scientifiques...Comment Dieu peut-Il agréé des textes dont nous même contestons l’authenticité).

    Merci

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    • > La Bible & le Coran 13 mai 2007 23:52, par Maître Simozrag

      wa alaikum assalam wa rahmatullah wa barakatuh,

      Lorsque le Coran fait référence à la Torah et à l’Evangile, il vise la Torah et l’Evangile authentiques ? La preuve, Dieu parle de l’Evangile, alors qu’il en existe plusieurs ? Lequel est bon ? Lequel est authentique ? Dieu Seul sait. En tout état de cause, Dieu demande aux juifs et aux chrétiens de mettre en applications sinon l’intégralité des dispositions authentiques de la Torah et de l’Evangile, du moins celles qui n’ont pas été affectées par l’altération car, en effet, l’altération n’a pas touché l’ensemble des textes.

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  • > La Bible & le Coran 22 juillet 2007 15:53

    Salamu alaykum’ wa rahmatoullah wa barakatouh

    J’aimerais, si c’est possible que vous me faisiez part de votre sentiment.

    Un site de missionnaires chrétiens a cité ces versets coraniques et publié le texte qui suit :

    48. Puis, lorsque la vérité leur est venue de Notre part, ils ont dit : "Si [au moins] il [= Muhammad] avait reçu la même chose que Moïse !" [Mais] n’ont-ils pas, auparavant, rejeté la croyance en ce que Moïse a reçu ? Ils ont dit [du Coran et de la Torah] : "Deux magies se soutenant !" et dit : "Nous ne croyons en aucun (des deux) !"

    49. Dis-leur : "Si vous êtes véridiques, apportez donc une Ecriture venant de Dieu qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je la suivrai."

    En outre, rappelons que la réclamation que la Bible est d’origine humaine, rend le défit du Coran défectueux, étant donnée que le Coran énonce que le défi ne peut pas être relevé, mais admet également qu’il y a un livre, la Torah qui lui est semblable. Par conséquent, si il est vrai que la Torah n’est plus le livre de Dieu, plutôt il s’agit d’un livre falsifié, contenant des ajouts humains, cela signifie que le Coran regarde un livre humain, comme lui étant semblable.

    Par l’invention de la charge de la corruption de la Bible, les musulmans nient le message clair du Coran. Etant obligé de rejeter plusieurs rapports du Coran pour soutenir leur polémique. D’autre part, si les musulmans devaient suivre l’enseignement véritable du Coran affirmant que la Torah est vraiment la parole de Dieu, ils doivent dans ce cas, dénoncer l’Islam comme faux, puisque le Coran contredit irréconciliablement la Torah sur beaucoup d’enseignements essentiels.

    à priori cette argumentation parait pertinente, le coran disant qu’il est comme la Torah. Comment répondre ?

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    • > La Bible & le Coran 23 juillet 2007 01:58

      wa alaikum assalam wa rahmatullah wa barakatuh, Nous n’avons pas dit que la Bible est entièrement d’origine humaine. La Bible est composée d’un mélange de parole divine et de parole humaine. Quant à la Torah, le Coran parle de la Torah authentique, telle qu’elle a été révélée par Dieu à Moïse (Paix et Salut sur lui). Le Coran ne contredit pas cette Torah. Par contre, la Torah qui est en circulation aujourd’hui est entachée de falsifications. J’ai expliqué dans la réponse que je viens de poster l’origine de ces falsifications. Cela ne veut pas dire que la Torah n’est pas le Livre de Dieu. C’est bien le Livre de Dieu mais en partie corrompu. Le Coran ne contredit la Torah actuelle que sur les points ou les passages falsifiés ou manquants. Un exemple : le Coran affirme que le prophète Mohammed est mentionné dans la Torah et l’Evangile. Alors, mis à part quelques allusions, on ne le trouve pas mentionné nommément dans ces livres. Il ne fait pas de doute que cette annonce fût supprimée ou déformée, le Coran étant la Parole de Dieu qui ne dit que la vérité. Il faut répondre que le Coran est comme la Torah authentique, non falsifiée et dont l’archétype se trouve sur la Table gardée auprès de Dieu.

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  • > La Bible & le Coran 22 juillet 2007 16:12

    J’ajouterais à cela le reste du texte

    Pour résumer, les musulmans doivent faire face aux dilemmes suivants :

    - Dans les premiers versets en introduction, nous avons lu qu’il serait impossible aux hommes et aux djinns de produire ne serait-ce qu’une sourate semblable au Coran (17:88). Et nombreux musulmans affirment que la Torah au temps de Mohammed et d’aujourd’hui n’est pas le texte divinement inspiré, mais est le produit d’efforts humains dans le changement et la corruption des textes. De ce fait, puisque le Coran se réclame être semblable à la Torah (46:10), on en conclut que si la Torah est vraiment falsifiée, étant le résultat d’un produit humain, la conclusion est, le Coran lui aussi est le résultat d’un produit humain.

    - Si vous rejetez ce rapport du Coran affirmant que la Torah lui est semblable. Pourquoi alors penseriez-vous que le Coran puisse être de Dieu si vous rejeté comme étant erroné ce que le Coran lui-même indique ?

    - Vous décidez d’accepter l’intégrité et l’autorité divine de la Bible comme enseigné dans les versets du Coran. Cependant ceci mènent nécessairement à la conclusion que le Coran n’est pas de Dieu puisque le Coran contredit les révélations plus tôt (Torah et Evangile) bien que le Coran ne prétend être qu’un confirmateur et apporter le même enseignement des Livres antérieurs, mais ceci dans une langue différente, à savoir l’arabe.

    s’il vous plaît, pouvez vous répondre ?

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    • > La Bible & le Coran 23 juillet 2007 01:24

      Contrairement à la Torah dont la garde fut confiée aux hommes, le Coran est protégé par Dieu. Si la Torah a subi des falsifications, ce n’est pas le cas du Coran qui est sous l’infaillible protection divine. La ressemblance entre le Coran et la Torah est incontestable, mais il s’agit de la Torah authentique dont l’original, l’archétype est déposé auprès de Dieu et qui sera présenté aux hommes et utilisé comme preuve au Jugement Dernier. Le Coran contredit la partie falsifiée de la Torah et de l’Evangile. Il est certain qu’il n’y aurait pas de contradictions entre le Coran et les Ecritures si celles-ci n’étaient pas corrompues. Encore une fois, la Torah provient de Dieu tout comme le Coran. Mais les hommes qui se sont engagés à préserver la Torah n’ont pas respecté leurs engagements. Ils ont commencé par manigancer en dissimulant une partie de la Torah et en pratiquant la simonie sur l’autre partie. Puis, le temps passe et les hommes trépassent, la partie cachée fut mêlée à divers écrits, chroniques et oeuvres littéraires, d’origine humaine, ce qui a donné pour résultat un mélange de parole divine et de parole humaine. On lit dans l’encyclopédie américaine : "Dès les temps les plus avancés, les Israélites avaient des activités littéraires : ils avaient enregistré leurs traditions tribales, les lois de la communauté israélite, les chansons publiques, les cantiques du culte, les oracles des prophètes et les prédictions des prêtres. Les Israélites avaient enregistré , aussi, la sagesse des anciens, leurs paroles, oeuvres, conduites et les événements historiques importants. Il est évident que tout ce que les Israélites avaient enregistré ne concernait pas les affaires religieuses seulement, mais après la stabilisation de leur vie, des éléments de ces littératures commençaient à faire leur apparition -involontairement- de telle sorte qu’ils étaient considérés comme des étais pour la vie religieuse. Ensuite, ces éléments gagnaient un respect particulier, et c’est ainsi qu’ils étaient devenus des écritures saintes. Sans doute, les auteurs initiaux de ces écritures n’ont, à aucun moment, pensé que ce qu’ils avaient enregistré sera si sacré dans la vie de la communauté israélité" (Encycl.Amér, Vol 3, p 613)

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  • > La Bible & le Coran 9 septembre 2007 03:09

    bonjour vous avez écrit ceci : "Signalons au passage que les documents de Qumran contiennent des vérités qui contredisent les doctrines chrétiennes, d’où l’embargo décrété contre la publication de certains manuscrits" or c’est une accusation trés grave, qu’est ce qui vous incite à dire ça, quelles preuves concrètes avez vous ?

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    • > La Bible & le Coran 9 septembre 2007 19:18, par Maître Simozrag

      Il est étonnant que vous ne soyez pas au courant de ce qui se trame autour des manuscrits de Qumrân. La rétention de ces documents plus d’un demi-siècle après leur découverte, est un scandale dont toute la presse se fit l’écho.

      Le scandale scientifique par exellence du XXe siècle", d’après les termes du professeur Gesa Vermes, qui publia en 1977 The Dead Sea Scolls : Qumran in Perspective, se justifie car, trente ans après leur découverte, la publication stagnait lamentablement. C’était impossible pour des chercheurs indépendants, d’obtenir la moindre information ou document pour étayer leurs propres prospections

      Le silence d’Israël sur les documents de la Mer morte était la monnaie d’échange de la reconnaissance de son existence politique, par le Vatican.

      D’une part, Paul est désigné comme un agent des Romains dans ces manuscrits. C’est lui qui fit de Jésus un Homme-Dieu. C’est un menteur et un traître d’après les mêmes écrits.

      D’autre part, comment se fait-il que Jésus soit ignoré dans ces documents ? Qu’a-t-on fait des fragments évoquant Jésus ?

      L’annonce de l’avènement du Prophète arabe est mentionnée dans ces manuscrits. Mais on ne veut pas le dire en termes clairs.

      Encore d’autres secrets sont cachés. Vous n’avez qu’à consulter le Temps des Templiers, les Manuscrits de la Mer Morte, vous trouverez beaucoup de choses qui semblent vous échapper.

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  • > La Bible & le Coran 1er octobre 2007 18:26

    récemment un missionnaire chrétien d’un site que je ne citerais pas a fait l’objection suivante, plutot suprenante que je retranscrit :

    La mention "C’est le Livre" (dhalika al-kitab), au lieu de "Ceci est le Livre" (hadha al-kitab), signifie que le Coran fait référence à un autre Livre que lui même, qui doit être la Torah et/ou l’Evangile. Ceci est vue du fait, que l’emploie du terme "dhalika" indique que le Livre dont fait sujet la Sourate 2:2 est une entité en dehors du Coran. Toutes les fois que le Coran se cite en tant que Livre Divin, il emploie l’expression "ceci" ou "voici", jamais "dhalika".

    Toutes les fois que le Coran se cite en tant que Livre Divin, il emploie l’expression "ceci" ou "voici", jamais "dhalika".

    bon, je n’ai pas vraiment accordé du crédit à son affirmation mais je me demandais ce que vous en pensiez.

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    • > La Bible & le Coran 2 octobre 2007 16:32, par Maître Simozrag

      Merci infiniment pour cette remarque pertinente. La signification du mot arabe ‘‘dhalika al-kitab’’ est la suivante : ‘‘ Voici le Livre’’ ou ‘‘ Ce Livre’’ ou ‘‘Tel est le Livre’’. Ce mot fait référence au Saint Coran.

      Néanmoins, votre question n’est pas sans intérêt. En principe, le mot (pronom démonstratif) ‘‘dhalika’’ qui signifie ‘‘Cela’’, désigne ce qui précède ou ce qui est plus éloigné ou absent par opposition à celui qui est proche ou présent. Mais il peut aussi être l’équivalent de ‘‘hadha’’ ( Ceci, Voici le Livre, Ce Livre, ou Tel est le Livre) dans certains cas.

      On peut trouver des exemples dans le Coran sur les différents emplois de ‘‘dhalika’’. Allah dit à Son sujet : ( Dhalika A’limu l-ghaibi wa chahadati ), « C’est le Connaisseur » ou « Tel est le Connaisseur des Mondes inconnus et visibles » s32 v6 ; (dhalikum Allahu Rabbukum fa’buduh) « Tel est Dieu, votre Seigneur ! Adorez-Le » s10 v3 ; (dhalikum Allahu Rabbi ) « Tel est Dieu, mon Seigneur ! » s42 v10 ; « (dhalikum hukmu Allahi yahkumu baynakum) « Tel est le jugement d’Allah par lequel Il juge entre vous » s60 v10

      Un autre exemple avec ‘‘ tilka’’ se rapportant à un nom féminin : (tilka ayatou’llahi natluha alaika bil-haq), « Voici les versets d’Allah, que Nous te récitons en toute vérité » s2 v252 ; ( wa tilka hujjatuna), « Tel est l’argument que Nous avons fournie à Abraham » s6 v83

      Lorsque le fait ou l’action est accompli(e), on peut le ou la désigner par ‘‘dhalika’’ ou ‘‘tilka’’, quand bien même il (elle) vient de s’accomplir.

      Dans la poésie arabe, on trouve cette double signification du mot ‘‘dhalika’’, par exemple : le poète Khoufaf ibnu Noudbah a dit : (Taammal Khoufafan innani ana dhalika) « Regarde Khoufaf, c’est moi dhalika », c’est-à-dire c’est moi ‘‘hadha’’.

      En réponse à votre question, le mot ’’dhalika’’ du verset 2 de la Sourate 2 désigne le Saint Coran. Il s’agit du Coran entier comme il peut s’agir de la partie du Coran ou des versets révélés à la Mecque avant la révélation de la Sourate ‘‘la Vache’’ à Médine.

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  • > La Bible & le Coran 3 octobre 2007 05:02

    Merci pr votre réponse, concernant le style du Coran, j’aurai aimé connaitre aussi votre position par rapport à la formule coranique qu’on retrouve souvent concernant la confirmation des livres antérieurs au Noble Coran : "Musaddiqan limaa bayna yadaihe", je crois que bayna yadaihe désigne quelque chose qui est à coté de nous, devans nous ou entre nos mains. Certains érudits comme Muhammad Asad ou le chrétien William Campbell affirment donc que le Coran confirme non pas les révélations antérieurs mais les livres présents en arabie à l’époque de la révélation. est-ce pertinent comme idée ou peut-on prendre cette formule au sens figuré ?

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    • > La Bible & le Coran 3 octobre 2007 18:32, par Maître Simozrag

      l’expression "Musaddiqan limaa bayna yadaihe" signifie : confirmant les Ecritures antérieures. "Bayna yadayhe" veut dire : avant lui. On ne peut admettre que la confirmation soit limitée aux livres "présents en Arabie à l’époque de la révélation". Quels sont ces livres présents en Arabie à l’époque de la révélation ? La Torah et l’Evangile étaient les mêmes que ceux que nous possédons actuellement, ils ne sont pas authentiques. Il s’agit des révélations antérieures dans leur état pur, authentique.

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