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La Femme en Islam : Deuxième Partie

Publication en ligne : mercredi 22 décembre 2004, par Maître Simozrag

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Au sujet du mariage mixte, il est couramment fait grief à l’Islam d’interdire le mariage d’une musulmane avec un non-musulman alors que l’homme musulman peut épouser une non-musulmane. J’ai entendu et lu beaucoup de critiques sur cette question que les gens considèrent comme un exemple d’intolérance inadmissible. En effet, le musulman peut épouser une Juive ou une Chrétienne pour la simple raison qu’il respecte sa religion étant donné sa croyance en Moïse et en Jésus. La femme non-musulmane qui épouse un musulman jouit de tous les droits reconnus à la femme musulmane, y compris le respect dû à sa religion qu’elle peut pratiquer librement. La seule restriction est que les époux n’héritent pas l’un de l’autre dans les mariages mixtes. Quant à la femme musulmane, elle ne peut pas épouser un non-musulman pour les raisons suivantes :

1- Le musulman reconnaît la religion juive et chrétienne, vénère Moïse et Jésus et leur reconnaît la qualité de messagers contrairement aux Juifs et aux Chrétiens qui ne reconnaissent pas le Prophète de l’Islam. Cet état d’esprit peut conduire au mépris et à l’intolérance à l’égard de la femme musulmane et entraîner en conséquence l’échec du mariage, ce que l’Islam tente d’éviter.

2- La femme musulmane est tenue de s’interdire certains aliments et de pratiquer certains cultes dans le cadre de sa religion. Il s’agit par exemple de la prière quotidienne, du jeûne, du pèlerinage à la Mecque, etc. Elle doit se lever tous les jours à cinq heures du matin pour prier ; cela dérange naturellement son mari et peut susciter un malentendu entre eux. Elle doit jeûner au moins un mois par an. Comment peut-elle jeûner en présence d’un époux qui ne jeûne pas ? S’il l’invite au lit, doit-elle désobéir à Dieu en rompant le jeûne pour satisfaire la demande de son époux ?

Elle doit accomplir au moins une fois dans sa vie le pèlerinage à la Mecque et en tant que femme mariée, elle ne peut pas s’y rendre sans la compagnie de son mari ou d’un proche parent (Mahram). Si elle n’a pas de proche parent légalement autorisé à l’accompagner, doit-elle renoncer à ce rite obligatoire, étant donné que son mari non-musulman n’a pas le droit de se rendre à la Mecque ?

Il est bien évident qu’il existe plusieurs sources de malentendus et cela même avant la naissance des enfants. Dans le cas où cette union donne naissance à des enfants, la situation ne peut que se compliquer davantage. Or un mariage qui a peu de chances de réussir, mieux vaut l’éviter. Signalons que la femme a plusieurs possibilités de demander le divorce, si le lien conjugal ne peut plus être maintenu pour des raisons d’absence prolongée ou d’inconvenance quelconque. En cas de divorce, la garde des enfants revient de droit à la mère seule sauf si elle décide de se remarier, auquel cas le père peut prétendre à leur garde. Sinon, le père n’a qu’un droit de visite périodique. Il est vrai que le divorceengendre le problème du domicile notamment dans les pays où sévit une pénurie de logement.

Néanmoins, quelles que soient les circonstances, la femme ne doit pas être expulsée du domicile conjugal sans qu’il soit procédé à sa réinstallation dans un nouveau logement à la charge de l’époux ou bien à son dédommagement. Si elle a des enfants et que le divorce a été décidé par l’époux, il serait injuste de la faire sortir du domicile conjugal, à moins de lui procurer un logement convenable en échange. En pratique, la question n’est pas si simple que l’on puisse imaginer ; elle demeure une question d’Ijtihad qui requiert des efforts soutenus de la part des jurisconsultes musulmans. Un examen attentif des versets du Coran relatifs aux femmes, notamment le verset concernant la dot fait apparaître évidemment l’inconvenance voire l’illégalité de procéder autrement que de lui laisser le logement : « Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une un quintal (d’or), n’en reprenez rien. Le reprendre serait une infamie et un péché évident. Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel ? » 4.20-21 De ce seul verset, on peut déduire par analogie que la femme ne doit en aucun cas subir l’effet d’un divorce dont elle serait injustement victime, c’est pourquoi l’homme ne doit rien lui retirer y compris le logement afin de préserver sa stabilité et celle de ses enfants. La dot n’est pas « le prix d’une femme » mais un cadeau que l’homme doit lui offrir en vue de lui prouver son amour, sa sincérité et son attachement pour elle. Il n’est pas une invention du Coran puisqu’il existait bien longtemps avant lui. Le Coran s’est borné à le restaurer dans sa forme naturelle et originelle en supprimant certaines pratiques abusives rendant difficile le mariage. Dans l’antiquité, le mariage était soumis à des conditions parfois irréalisables. Certaines habitudes consistaient à inciter les prétendants à se battre en duel où seul le vainqueur était regardé comme digne de se marier. Le Coran dit : « Donnez aux femmes leur cadeau de mariage sans contrepartie. » 4.4 Il est clair que la dot est un cadeau qui appartient à la femme ; il doit être remis directement à elle, à l’exclusion du père et des frères. Ces derniers n’ont aucun droit sur la dot. C’est tout simplement parce qu’il s’agit d’un cadeau que le Coran insiste sur le fait de ne rien en reprendre car il est insensé de restituer ou de réclamer un cadeau même en cas de désaccord. Contrairement aux idées reçues, la dot n’est pas une compensation des efforts que les parents ont déployés pour l’éducation de leur fille. L’éducation des enfants est un devoir naturel et religieux qui doit être accompli sans contrepartie sinon la satisfaction morale et la récompense divine. Voudrions-nous être rémunérés pour l’éducation de nos enfants ? Cela équivaudrait à exiger une paye pour le sommeil et la respiration ?.

La femme jouit d’une totale liberté d’opinion et d’expression au même titre que l’homme. Cette liberté implique des droits civiques et politiques tels le droit de vote, le droit à l’opposition, le droit à la députation ainsi que le droit de participer sous une forme ou une autre à la gestion des affaires publiques. Elle a le droit de manifester, d’exprimer son opinion publiquement, de dire oui ou non à tel mode de gestion, à telle interprétation de la loi, à telle décision politique ou à tel dirigeant. D’ailleurs, l’Islam va plus loin en faisant de ces droits, des obligations auxquelles on ne peut renoncer. Or, dénier l’un de ces droits à la femme équivaut à l’empêcher d’accomplir un devoir aussi sacré que la prière. Puisque Dieu lui ordonne d’oeuvrer pour le bien général, d’ordonner le bien et de repousser le mal : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils ordonnent ce qui est convenable, interdisent ce qui est blâmable ; ils s’acquittent de la prière, ils font l’aumône et ils obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » 9.71 Il appert de ce verset que la lutte pour le bien et contre le mal occupe le premier rang, ayant une priorité même sur la prière et la Zakât. Il n’y a aucune distinction entre l’homme et la femme en matière de récompense et de châtiment. L’Islam impose à l’homme et à la femme les mêmes devoirs et promet la même récompense selon les mêmes critères de droiture, de piété et de dévouement. La femme a le même droit à la propriété que celui reconnu à l’homme. Elle peut disposer librement de ce qu’elle gagne, de ses avoirs, de ses biens mobiliers et immobiliers. En ce qui concerne les droits de succession, il y a une logique de partage qui tient compte du rôle dévolu à chacun des deux sexes dans la famille. Le fait que le garçon ait le double de la part de la fille est considéré par certains critiques comme une forme de discrimination dont serait victime la fille.

En vérité, si on examine attentivement les raisons de ce partage, on comprendra qu’il n’y a ni injustice ni discrimination. Dieu a établi une égalité parfaite en matière successorale entre les ascendants, les descendants, les conjoints, les collatéraux, etc. il est absurde de mettre en doute cette égalité qui relève de l’absolue justice divine. Dieu ne fait guère de discrimination entre Ses créatures. Il a créé l’homme pour la femme et la femme pour l’homme ; les deux se complètent, l’un ne va pas sans l’autre : « Elles sont un vêtement [1] pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. » 2.187 Les droits de succession sont fixés sur la base des responsabilités concernant l’entretien de la famille. L’Islam met les dépenses du foyer à la charge de l’homme et en dispense complètement la femme. S’il avait chargé la femme des dépenses du foyer, il lui aurait accordé le double de la part de l’homme. Le principe de donner au garçon le double de la part de la fille tient simplement au fait que l’homme doit prendre à sa charge toutes les dépenses nécessaires aux survivants de la famille du défunt, alors que la femme en est totalement dispensée. En outre, le garçon doit fonder un foyer dont il aura à lui seul la charge car la femme ne doit en aucun cas contribuer aux dépenses du ménage ni à la fondation du foyer.

Le même principe commande la succession entre conjoints. Si le conjoint mâle hérite le double par rapport au conjoint femelle, c’est parce qu’il a la charge de l’entretien des enfants alors que la femme qui hérite de son mari en est dispensée. Ce sont au contraire les enfants mâles qui doivent assurer l’entretien de leur mère en cas de besoin. Supposons qu’un homme vient à décéder, laissant une famille composée de huit personnes : sa mère, sa soeur, sa femme et cinq enfants (un garçon âgé de vingt ans et quatre filles âgées de 6, 9, 13 et 17 ans). Dès les obsèques du défunt, le garçon se voit dans l’obligation d’assurer l’entretien de toute la famille. Au regard de la loi, il en est responsable et il doit répondre de tout manquement devant le juge compétent. En cas de non payement du loyer ou des charges, c’est sa part, ses biens à lui qui seront saisis et non pas les autres parts. En plus, s’il doit se marier, il aura à payer une dot, trouver un logement et entretenir son épouse.

Supposons aussi que sa soeur, celle qui est âgée de 17 ans, a été demandée en mariage ; le prétendant lui plaît et elle accepte de se marier. Dans ce cas, elle ne doit s’inquiéter de rien, ni du logement ni du trousseau ni de son entretien. Toutes ces charges incombent à l’époux. Elle peut conserver sa part d’héritage pour elle, la dépenser, la donner en aumône ou en faire ce qu’elle veut ; elle est libre d’en disposer à sa guise. Cette décharge assortie d’une entière liberté d’en disposer vaut beaucoup mieux que le double de sa part grevé d’astreinte et de charges obligatoires. Etant donné que l’enfant continue à entretenir, en plus de son épouse, sa mère, ses soeurs, sa tante et sa Grand-mère.

C’est pour cette raison que le garçon a le double de la part de la fille ; ce n’est pas parce qu’il aurait plus de mérite à cause de sa constitution physique, de sa masculinité ou autres. Il est accablé d’une charge et à titre de compensation, la loi lui accorde une part égale au double de celle de sa soeur (ou de son conjoint) qui est exempte de toute obligation sur le plan des dépenses familiales. De cette façon, l’équilibre se trouve rétabli et l’égalité assurée entre l’homme et la femme. Cela s’explique, encore une fois, par le fait que l’homme doit pourvoir aux besoins de la famille, tandis que la femme dispose d’une gestion totalement indépendante de ses biens.

Il est certain que beaucoup d’hommes accepteraient moins que la part de la femme si on les dispensait de cette responsabilité. On va sans doute rétorquer que la femme aussi peut travailler et assumer la même responsabilité que celle de l’homme, c’est-à-dire dépenser pour le ménage et pour l’entretien des enfants. La réponse est qu’elle n’est pas obligée de le faire, mais si elle le fait de son plein gré pour venir en aide à son mari, il n’empêche qu’elle demeure dégagée de toute responsabilité vis-à-vis de la loi.

Il faut observer aussi que si la femme travaille, c’est que cela entraîne des dépenses supplémentaires concernant le ménage, à savoir la garde des enfants, le ménage, la cuisine, etc. Malgré le travail de la femme, ces dépenses supplémentaires doivent être supportées par l’homme car celui-ci n’a pas le droit de mettre la main sur ce qui appartient à sa femme quand bien même elle gagne des hauts salaires ou possède une grosse fortune. C’est dire que le travail de la femme ne change pas grand chose au problème même si la femme contribue aux dépenses du ménage. Par contre, si elle n’y contribue pas -et c’est son droit- cela ne fait qu’augmenter les charges pour l’homme.

Il s’agit par ailleurs de cas exceptionnels alors que la loi, en tant que règle à caractère général et impersonnel, étant faite pour ce qui est conforme à la nature et aux usages communs et non pour des cas particuliers.

En revanche, il y a égalité des droits entre père et mère dans la succession de leur enfant lorsque celui-ci décède en laissant des héritiers mâles. De même qu’il y a égalité complète entre le frère et la soeur nés d’une même mère, dans la succession d’un frère né de la même mère lorsqu’il ne laisse ni ascendants mâles ni descendants en droit de succession.

Passons maintenant à l’épineuse question du voile qui a malheureusement pris des proportions telles qu’elle devient une affaire d’Etat dans certains pays. C’est l’une des questions que les détracteurs de l’Islam ont politisé à outrance pour l’utiliser comme arme de propagande contre les musulmans. Pourquoi veut-on imposer à la femme musulmane un mode d’habillement particulier, différent de celui recommandé par sa religion et sa culture ? Pour l’inciter à la consommation des idées et des produits d’origine occidentale et ainsi l’avoir comme cliente attitrée et comme porte-drapeau. L’habillement est avant tout une question de culture et de conviction personnelle. La foi et la culture islamiques exigent aussi bien de l’homme que de la femme un minimum de pudeur et de décence dans l’habillement.

La femme doit éviter d’être un objet de tentation afin de préserver son honneur, l’honneur de sa famille et de sa société. Elle doit garder son charme pour son mari. De plus, une femme voilée est une femme respectée, à l’abri des provocations et des harcèlements sexuels. Le Coran enseigne que plus la femme se comporte avec décence, plus elle est respectée et moins elle s’exposera aux provocations : « C’est pour elles le meilleur moyen de ne pas se faire connaître et de ne pas être offensées. » 33.59 Les cas de viols et d’agressions sexuelles se comptent par centaines et par milliers tous les jours dans certains pays. On parle d’un viol toutes les vingt-quatre secondes en Afrique du sud ; une tentative de viol toutes les seize secondes et un viol toutes les six minutes en Amérique. Dans ce pays, 42% des femmes ont été l’objet d’un viol. La plupart des femmes qui travaillent se plaignent des harcèlements sexuels au point où bon nombre d’entre elles n’ont rien trouvé de mieux que d’abandonner leur emploi. Le harcèlement sexuel sur les lieux de travail ne se limite pas à des demandes de faveurs sous la menace de licenciement si l’employée n’y consent pas. Il englobe également des situations ou des gestes, des attouchements, voire des rapports sont imposés à des employées contre leur gré.

La dégradation des moeurs accentuée par l’exhibitionnisme et l’indécence vestimentaire est en partie responsable de la violence sexuelle qui empoisonne la vie en occident. En théorie, on parle du respect des droits et des libertés, alors que dans les faits ces droits et ces libertés ne cessent d’être l’objet de graves atteintes, même dans les pays dits développés. Quand on ose interdire le port du foulard à une collégienne, comment peut-on parler encore de respect des droits et des libertés ?

Pourtant la laïcité se fonde sur le respect des croyances et de leurs modes d’expression vestimentaires. Dans un pays islamique, personne ne peut se permettre d’obliger une européenne de porter le voile au nom de l’Islam. Si telle pratique existe, elle est contraire aux principes islamiques. Ce qui prouve que l’Islam est beaucoup plus tolérant que la laïcité occidentale, plus moderne et plus civilisé que les systèmes actuels. Au regard de l’Islam, la modernité n’est pas synonyme de bestialité ni de nudisme ni de chaos sexuel. La modernité ne signifie pas occidentalisation. Elle n’est pas synonyme de destruction physique, morale et familiale. Elle n’est pas synonyme non plus de désordre économique et social. L’Islam veut sauvegarder l’individu, la famille et la société. Il entend sauvegarder les valeurs essentielles de la vie en vue d’assurer la pérennité de l’espèce humaine. La femme étant à la base de la vie humaine, l’Islam vise donc à la préserver afin de préserver la vie humaine. Ceux qui s’attaquent à la femme veulent certainement détruire tout l’édifice de l’humanité et c’est là le principal objectif de Satan.

L’Islam entend affranchir la femme, la rendre indépendante des hommes et des systèmes de sorte qu’elle ne doit dépendre que de Dieu, étant donné que la vraie liberté ne s’obtient que par la soumission au Créateur. L’Islam ne voit pas en la femme un être créé pour satisfaire les désirs sexuels. Elle a été créée pour accomplir une mission qui consiste entre autres à adorer Dieu, à n’obéir qu’à Lui. Allah lui ordonne d’observer la chasteté et la pudeur, de ne montrer sa parure (sa beauté) qu’à son mari et aux membres de sa famille (24.31). Le port du voile émane d’un ordre divin adressé aux croyantes, celles qui sont soumises à Dieu. Le port du voile par la femme musulmane est à la fois l’expression de sa soumission à Dieu et le refus de toute forme de domination. Le voile traduit la personnalité et la force de caractère de la femme musulmane, son obéissance à Dieu et son rejet des fausses divinités. Les non-croyantes ne sont pas concernées par cet ordre. En revanche, les croyantes doivent s’habiller de manière à ne laisser apparaître que les mains et le visage. Asma fille d’Aboubakr, la soeur de Aïcha, se rendit un jour chez le prophète vêtue de vêtements transparents. Le prophète détourna d’elle son regard et dit : « Eh Asma ! Il ne convient pas que l’on voit quoi que ce soit du corps de la femme dès lors qu’elle atteint l’âge de la puberté, si ce n’est ceci et cela », il montra son visage et ses mains.

Dans le contexte d’une société déliquescente, le voile est une forme de lutte, de soutien à Dieu et un défi face aux ennemis de Sa juste cause. L’Islam n’impose pas un mode d’habillement particulier. Il recommande une tenue correcte qui permet à la femme de couvrir ses cheveux et son corps. Si par manque de conviction ou pour des raisons inhérentes à l’exercice d’une profession, elle décide de s’habiller autrement, elle n’en est responsable que devant Dieu ; personne ne peut lui imposer le voile, sauf le bon conseil ou l’exhortation de façon courtoise. S’agissant d’une question d’intime conviction dont elle ne doit rendre compte à personne, la femme a donc la liberté de choisir entre l’obéissance et la désobéissance à Dieu. « Rappelle ! Ton rôle consiste à rappeler... Leur retour se fera vers Nous. Ensuite, c’est à Nous de leur demander compte. » Coran 88.21-26 Le fait de ne pas porter le voile est un péché comme un autre ; cela n’entraîne pas la perte de sa qualité de musulmane ni de sa qualité de croyante. Qu’à cela ne tienne, elle peut se raviser et décider de le porter un jour. S’il s’agit d’une femme mariée, son comportement concerne au premier chef son mari ; dès lors la question du voile devient une affaire de couple, et même dans ce cas, le dernier mot revient à la femme.

Il faut souligner que le voile n’est pas spécifique à la femme musulmane ; toutes les religions avant l’Islam ont recommandé à leurs fidèles la tenue correcte et le port du voile. Le judaïsme impose un mode d’habillement bien plus sévère que le voile prescrit par l’Islam. Pourquoi alors s’acharne-t-on si furieusement contre le foulard de la femme musulmane, comme si rien au monde ne lui ressemble ? Mais qu’est-ce que le voile en fait ? De nombreux accoutrements ne sont que l’expression de traditions locales sans aucun rapport avec le voile prescrit par l’Islam. Le voile ne doit pas être conçu de manière à rendre la femme ridicule ni de manière à séduire comme les fameux haïks ‘m’ramma’ que l’on relève pour exhiber la jambe à travers l’ouverture du pantalon ‘‘saroual chalqa’’, ou la voilette brodée qui laisse apparaître des yeux superbement maquillés. Le voile islamique n’est pas un drap dont le femme se couvre entièrement ne laissant qu’une ouverture à l’oeil pour voir, ni le voile noir que l’on rabat sur le visage avec un grillage ou des petites fentes au niveau des yeux. Ce n’est pas non plus un habit collant, épousant la forme du corps. Tout cela n’a rien à voir avec le voile islamique. Ce dernier n’est rien de plus qu’un foulard et un manteau ou un habit semblable au-dessus d’un pantalon ou d’une robe longue.

Où est le problème ? Quoi de plus simple et de plus correcte qu’une pareille tenue, digne de toute personne responsable et respectée ? L’Islam considère la femme comme le pilier de l’édifice social. Sa réussite conditionne la réussite de la société et son échec entraîne l’effondrement de la société. La protection de la femme signifie la protection de la société. C’est dans cet esprit que l’Islam entend mettre la femme à l’abri des dérives et lui assurer les moyens de nature à lui permettre de jouer pleinement son rôle. L’Islam n’a pas cessé d’ordonner aux hommes de traiter les femmes avec équité, respect et bienveillance. Le Coran dit : « Et comportez-vous convenablement envers elles. » 4.19 Le prophète a déclaré : « Le plus parfait des croyants est celui qui a le meilleur caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs envers leurs épouses. » Hadith rapporté par Abou Hourayra, cité par at-Tarmidhi

Il est regrettable de voir certains musulmans se comporter de manière injuste et brutale envers la femme, contrairement aux enseignements de l’Islam. C’est ainsi que dans certains pays musulmans, les femmes sont l’objet de violences et d’exactions de tous ordres parfois perpétrées au nom de l’Islam. C’est le cas, par exemple, du mariage forcé, du divorce abusif, de l’excision, de la polygamie , de l’interdiction scolaire, de la dot considérée comme prix d’acquisition de la femme, de l’exploitation, du mauvais traitement, etc.

L’Islam a pourtant aboli toutes les formes d’injustice à l’égard de la femme ; il condamne vigoureusement les atteintes à sa dignité et les violations de ses droits sous quelque prétexte que ce soit. Il contient une panoplie de règles et d’enseignements insistant sur le respect de la femme, le respect de sa dignité et de ses droits entiers, d’où l’obligation de l’éduquer en tant que fille, de l’entretenir et de lui obéir en tant que mère, de l’honorer en tant que soeur, épouse, domestique, fonctionnaire, de lui céder le passage, la priorité dans les files d’attente, la place assise dans les transports etc. Moïse (psl) n’a-t-il pas bousculé les bergers de Madyan pour abreuver les bêtes des deux femmes qui se tenaient à l’écart ? (Coran 28.23-24). Mohammed(psl) n’a-t-il pas porté Aïcha sur ses épaules pour lui permettre de regarder le cortège d’une fête ? Le respect de la femme est un des signes de noblesse chez l’homme ; le contraire ne peut être que l’inverse de la noblesse. « Noble est celui qui honore les femmes. Celui qui les méprise est un lâche ». Ces enseignements sont souvent mal compris ou mal interprétés et comme il y a plus d’illettrés que de lettrés dans le monde musulman, l’ignorance a contribué à entretenir et à faire accepter certaines situations dramatiques. C’est un peu la raison du plus fort qui régit les rapports entre les hommes et les femmes.

Ces comportements sont malheureusement dus à des conceptions erronées à l’égard de la femme, toujours considérée comme un être d’une nature faible et inférieure, à l’opposé de l’homme. Est-ce que l’homme serait plus utile que la femme ? Est-ce que la femme est faible par rapport à l’homme ? A mon avis, il ne s’agit que de stéréotypes imaginaires véhiculés par l’ignorance, sans fondement et sans rapport avec la réalité. Au demeurant, j’avoue que j’ignore d’où vient l’expression ‘‘sexe faible’’. En tout cas, cela ne correspond aucunement à la formule arabe ‘‘al-jins allatif’’ qui signifie : le sexe doux, fin, gracieux, mignon, bon, subtile, aimable, bref tout sauf faible. D’autant plus que le mot ‘‘Allatif’’ est l’un des attributs de Dieu. Or, tout le monde sait que Dieu est Puissant et Fort, donc jamais faible. L’expérience de la vie quotidienne démontre que la femme possède des talents et des capacités qui n’existent que rarement chez l’homme. Dans l’ensemble, sur le plan scolaire la fille réussit beaucoup mieux que le garçon ; n’importe quel enseignant peut constater cette réalité dont témoignent la plupart des parents. La femme enseignante est doublement efficace du point de vue pédagogique. La femme est douée d’un courage inouï qui lui permet d’affronter n’importe quel danger. Elle dispose d’un capital d’audace inégalable qui se manifeste en cas d’atteinte à son amour-propre, à sa dignité ou à sa progéniture. Dans les émeutes et les manifestations auxquelles ont pris part des femmes, ces dernières n’ont pas hésité à occuper les premiers rangs des manifestants, bravant la mort sous les balles des forces de l’ordre. A cet égard, on peut trouver des exemples dans les événements d’Iran et dans certains pays d’Amérique latine. La femme est beaucoup plus persévérante et plus endurante que l’homme. La femme ne cède pas facilement aux multiples tentations de la vie mondaine tels l’alcoolisme, les jeux de hasard, les divertissements comme c’est le cas chez l’homme. Elle est moins insouciante que l’homme, ayant un sens aigu de la responsabilité, plus assidue et plus sérieuse au travail. Pendant les heures de travail, elle ne va pas chaque fois au bar prendre un café ou un rafraîchissement ou bavarder inutilement avec les collègues du service. Sur le plan conjugal, la femme est plus fidèle que l’homme. Si vous interrogez les malades à l’hôpital, ils vous diront qu’ils souhaitent être soignés et surtout gardés par des femmes plutôt que par des hommes. Cela s’explique par le fait que les femmes sont moins négligentes et plus sensibles aux souffrances des malades, ce qui les pousse à mieux s’en occuper en matière d’entretien et de soins. Une femme avocate défend son client mieux que certains ténors du Barreau ; j’en ai eu personnellement l’expérience au cours de mes procès. J’ai été mieux défendu par des femmes. J’ai pu constater qu’elles sont plus diligentes, plus dynamiques, plus motivées et souvent plus sincères, ce n’est pas un cas isolé, beaucoup de justiciables peuvent en témoigner. Les femmes juges ont plus de scrupule et de courage que les hommes dans l’application de la loi. Une femme juge n’hésite pas à condamner un officier ou un haut responsable du fait qu’elle n’a pas peur de compromettre sa fonction ni de perdre une promotion éventuelle.

En Afrique, la femme porte sur ses épaules tout le Continent. C’est la femme qui nourrit-après Dieu- les populations africaines. Elle exécute des tâches domestiques, agricoles et commerciales. Outre l’approvisionnement en eau et en combustibles, la préparation des repas, elle laboure, désherbe les champs, sème, récolte, transforme les aliments, les entrepose et les vend au marché. Quand on examine de près la personnalité de la femme, sa force de caractère, ses capacités intellectuelles et matérielles, on se rend compte que la femme est non seulement le noyau de développement d’une société mais aussi la condition même de son existence. Une société sans la femme est une société paralysée, vouée à la disparition. D’où l’on peut conclure que la femme constitue une richesse et une force potentielle considérables grâce auxquelles on peut atteindre les plus hauts niveaux de progrès et de civilisation. Le mouvement islamique doit tenir compte de cette réalité, car sans l’appui et le concours de la femme, il ne pourra jamais atteindre son objectif.

Ahmed Simozrag


Notes

[1] Un vêtement c’est-à-dire une source de repos, de quiétude et de complémentarité entre les deux époux. Chaque époux est considéré comme un vêtement destiné à couvrir, parer et protéger l’autre époux.

22 Messages de forum

  • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 17 septembre 2006 17:01, par Ren’

    Bonjour,

    En prolongement de l’échange initié autour de votre réponse à la lettre 8 de votre ami pasteur, voici un commentaire sur le mariage entre une musulmane et un chrétien.

    Tout d’abord, l’objection liée au manque de reconnaissance du prophète de l’Islam : si ce fait se traduit par des propos dépréciatifs vis-à-vis de ce personnage, on peut comprendre que la vie du couple devienne intenable. Mais une musulmane adore Dieu, pas le prophète. Et un mari croyant ne peut qu’être sensible à cette adoration, et de là naît le respect par delà les désaccords.

    Venons-en à la vie quotidienne :
    - "se lever tous les jours à cinq heures du matin pour prier" Remarquons tout d’abord que cet argument est tout aussi valable dans le cas -pourtant toléré par l’Islam- du musulman marié à une chrétienne. Remarquons ensuite qu’il y a de nombreuses autres raisons pour se lever tôt (travail...), que les couples apprennent à surmonter. Enfin, quand les deux conjoints adorent le même Dieu, même si les pratiques diffèrent, on ne peut que respecter l’expression de la foi de l’autre.

    - "jeûner en présence d’un époux qui ne jeûne pas ?" Là encore, l’argument est valable dans le cas inverse. Et les conjoint(e)s chrétien(ne)s apprennent à composer avec, chaque couple trouvant sa solution.

    - "s’interdire certains aliments" Encore un argument valable dans le cas inverse... Avec des réponses, là encore, diverses. Mais en voici une tirée du Nouveau Testament : "Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ? Qu’il tienne bon ou qu’il tombe, cela regarde son propre maître. Et il tiendra bon, car le Seigneur a le pouvoir de le faire tenir. Pour l’un, il y a des différences entre les jours ; pour l’autre, ils se valent tous. Que chacun, en son jugement personnel, soit animé d’une pleine conviction. Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur ; celui qui mange de tout le fait pour le Seigneur, en effet, il rend grâce à Dieu. Et celui qui ne mange pas de tout le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu" (Paul aux Romains XIV, 4-6) Ce texte antique peut parfaitement s’adapter au cas qui nous occupe. La raison en est simple : le fondement de ce raisonnement est l’amour !

    Car tel est selon moi la principale faille de votre raisonnement : c’est oublier que le mariage est avant tout une relation d’amour. "S’il l’invite au lit, doit-elle désobéir à Dieu en rompant le jeûne pour satisfaire la demande de son époux ?", écrivez-vous. L’amour est don de soi, souci de l’autre : dans cette situation que vous imaginez, la femme n’est pas l’être aimé, mais l’objet sexuel de son mari.

    Une autre faille, dans ce raisonnement, est la place du mari. Votre raisonnement repose implicitement sur l’idée que le mari est le chef du foyer. Certes, je lis dans ma traduction du Coran : "Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens..." (Coran IV, 34) Ce rôle de chef de famille était reconnu dans d’autres cultures (ne serait-ce qu’en France au début du XXème siècle). Mais lorsque cette autorité disparaît (ce qui est le cas dans de nombreux pays), mettant les deux conjoints sur un légitime pied d’égalité ? Un mari chrétien n’a alors aucune priorité sur sa femme musulmane.

    Non, le principal obstacle à ce mariage reste... L’entourage, et ses réactions racistes et intolérantes. La différence religieuse au sein du couple peut être surmontée par le dialogue, les solutions naîssant de l’amour réciproque, mais l’agressivité d’un entourage qui n’accepte pas la différence de ce couple "hors norme" est cause de bien des souffrances...

    Ces remarques ne relèvent pas de la casuistique : il s’agit du vécu de couples réels, de plus en plus nombreux en France. Ils mènent une vie de couple aussi durable que n’importe quelle autre. Ils vivent une expérience qui déborde le cadre traditionnel des explications sur l’interdiction du mariage entre une musulmane et un non-musulman.

    La tradition islamique condamne ce type de mariage ; l’amour au sein de ces unions vient aujourd’hui démentir la tradition.

    "...L’amour vient de Dieu..." (1Jean IV, 7)

    Une affirmation avec laquelle le Coran semble en accord :

    "Et parmi Ses signes (...) Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en celà des preuves pour des gens qui réfléchissent" (Coran XXX, 21)

    Ne devrions-nous pas être plus prudent avant de condamner, et songer aux mises en gardes de nos textes de référence ?

    "Comment pouvez-vous dire : “Nous avons la sagesse, car la loi du SEIGNEUR est à notre disposition” Oui, mais elle est devenue une loi fausse sous le burin menteur des juristes" (Jérémie VIII, 8)

    "Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : “Ceci est licite, et cela est illicite” pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas" (Coran XVI, 116)

    NB : J’ai gardé pour la fin la question du Hadj : "Si elle n’a pas de proche parent légalement autorisé à l’accompagner, doit-elle renoncer à ce rite obligatoire ?" Cette question ne s’applique-t-elle pas également à une convertie célibataire ? Où à une musulmane pratiquante ayant une famille musulmane "d’étiquette" qui ne souhaite pas faire ce voyage ? Peut-être alors ne lui reste-t-il, pour se consoler, que la limitation donnée par le Coran lui-même : "...Si vous en êtes empêchés, alors faites un sacrifice qui vous soit facile..." (Coran II, 196)

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    • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 18 septembre 2006 00:43, par Maître Simozrag

      En Islam, le mariage a pour but de fonder la famille musulmane considérée comme la cellule de base de la société islamique. Le mariage du musulman avec une juive ou une chrétienne n’est qu’une exception à la règle, encore faut-il que la femme remplisse certaines conditions dont la fidélité à sa religion, la chasteté, l’absence de guerre entre son clan (de la femme) et les musulmans, l’absence de préjudice à l’égard des musulmanes. Pour l’Imam Malik, quoique libre, cette union est détestable. Au-delà des motifs déjà indiqués, une femme musulmane ne peut épouser un non-musulman du fait que cette union ne correspond pas au but du mariage susmentionné. Non seulement les juifs et les chrétiens ont une autre conception de la divinité (Jésus, le Père ou le Trinité pour les chrétiens, le Dieu d’Israël (seulement) pour les juifs), ces derniers qualifient d’imposteur le Prophète Mohammed, alors que ce blasphème ou cette croyance constitue à elle seule un obstacle au mariage ou à l’entente familiale étant donné la place privélégiée qu’occupe le Prophète Mohammed dans la foi musulmane. Par ailleurs, la différence de religion est un empêchement de mariage chez les chrétiens, en particulier les orthodoxes. Quant à la relation d’amour que vous évoquez, je vous demande d’être un peu plus réaliste. Votre argument n’a aucune logique : la relation d’amour s’exprime également par la relation sexuelle qui s’inscrit dans le cadre d’un besoin naturel réciproque. Ce n’est pas seulement la demande du mari, ce besoin peut être celui de la femme aussi. La qualité de chef de famille n’intervient nullement dans la satisfaction de ce besoin. Les exemples d’unions que vous citez ne sont, à mon avis, ni chrétiennes ni musulmanes. De telles unions donnent naissance à des enfants sans religion et elles sont, pour la plupart, vouées à l’échec. C’est exactement ce que l’islam veut éviter. Est-ce que vous voulez dire qu’en Islam, il y a moins de liberté pour la femme que dans les autres religions ? Je me permets de vous répondre que l’Islam ne badine pas avec des choses aussi sacrées et fondamentales. Vous pouvez constater vous-même l’érosion de la famille en occident, alors que dans le monde musulman, la famille existe dans le plein sens du terme ; c’est sans doute ce laxisme, cette désinvolture qui est à l’origine du déclin de la famille occidentale.

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      • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 19 septembre 2006 11:22, par Ren’

        Bonjour,

        Merci encore pour votre réponse, dont la première partie précise votre pensée. Vous semblez cependant avoir eu du mal à me comprendre ; où ai-je parlé, en effet, de la liberté de la femme, tant en Islam que dans les autres religions ? Permettez-moi donc d’apporter à mon tour quelques éclaircissements :

        1. La différence de religion n’est pas un obstacle au mariage chez les catholiques si l’évêque estime que la foi du ou de la conjoint(e) n’est pas menacée. Aussi nombre de couples unissant un musulman et une chrétienne, en plus du rite musulman, bénéficient du rite catholique. La religion de l’épouse catholique, pour qui le mariage est un sacrement, est ainsi pleinement respectée. "Car le mari non croyant est sanctifié par sa femme, et la femme non croyante est sanctifiée par son mari" (1 Corinthiens VII, 14)

        2. Nul ne nie le lien entre l’amour-agapè et l’amour-eros ; je ne faisais que vous faire remarquer ce qu’impliquait votre propre formulation : "S’il l’invite au lit, doit-elle désobéir à Dieu en rompant le jeûne pour satisfaire la demande de son époux ?". Un mari aimant, connaissant les règles du jeûne suivit pas sa femme, n’aurait même pas idée de faire une telle proposition. "Même si, initialement, l’eros est surtout sensuel, ascendant -fascination pour la grande promesse de bonheur- lorsqu’il s’approche ensuite de l’autre, il se posera toujours moins de questions sur lui-même, il cherchera toujours plus le bonheur de l’autre, il se préoccupera toujours plus de l’autre, il se donnera et il désirera "être pour" l’autre. C’est ainsi que le moment de l’agapè s’insère en lui ; sinon l’eros déchoit et perd aussi sa nature même" (Benoît XVI, Lettre encyclique "Deus caritas est").

        3. J’ai évoqué le rôle de chef de famille autrefois dévolu à l’homme car c’est ce qui sous-tend le texte de votre conférence. Ainsi votre affirmation : "Le musulman peut épouser une Juive ou une Chrétienne pour la simple raison qu’il respecte sa religion" : pourquoi, en effet, ne pas dire également l’inverse ? Il est vrai que votre récent commentaire citant Malik ibn Anass semble indiquer que vous dénoncez les deux types d’unions, mettant ainsi musulmans et musulmanes face à un égal désaveu de la mixité religieuse dans le mariage.

        4. Je suis parfaitement "réaliste" quand aux relations d’amour que j’évoque, puisque témoignant d’une réalité qui, bien que n’ayant visiblement pas de place dans votre vision du monde, existe cependant. Des unions qui ne sont nullement "vouées à l’échec", dont les enfants deviennent parfois chrétiens, parfois musulmans... Parfois refusant l’appartenance communautaire ? Certes, c’est l’une des possibilités. Mais s’ils sont peut-être pour vous "sans religion" dans ce dernier cas de figure, ils sont en tous cas la plupart du temps plein du souci de Dieu, bien plus que dans ces nombreuses familles chrétiennes ou musulmanes où le mot "religion" recouvre un simple "attachement à la traditions des Anciens" :

        Le Seigneur dit : "Ce peuple ne s’approche de moi qu’en paroles, ses lèvres seules me rendent gloire, mais son coeur est loin de moi. La crainte qu’il me témoigne n’est que précepte humain, leçon apprise" (Esaïe XXIX, 13)

        Et quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent : "C’est une coutume léguée par nos ancêtres et prescrite par Allah" Dis : "Allah ne commande point la turpitude. Direz-vous contre Allah ce que vous ne savez pas ?" (Coran VII, 28)

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        • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 20 septembre 2006 01:26, par Maître Simozrag

          Bonjour, Vous dites : "si l’évêque estime que la foi du ou de la conjoint(e) n’est pas menacée." Cela signifie que le mariage dépend du bon vouloir de l’évêque. Il faut reconnaître que la différence de religion est source de difficultés dans de nombreuses confessions. Si cette différence n’est pas carrément une cause d’empêchement de mariage comme c’est le cas des orthodoxes avec les non-baptisés, elle est de nature à rendre sa réalisation difficile. En Irlande du Nord, par exemple, les mariages entre catholiques et protestants sont très difficiles. Chez les juifs, il est très difficile pour l’homme d’épouser une non-juive ; c’est dire que l’Islam n’est pas l’exception.

          Vous dites qu’un "mari aimant, connaissant les règles du jeûne suivit pas sa femme, n’aurait même pas idée de faire une telle proposition". Je suis d’accord avec vous, mais pareils cas demeurent exceptionnels. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Ce "mari aimant" selon vous, qui est-ce qui l’empêche d’embrasser la religion de celle qu’il aime ? Vous me diriez pourquoi le musulman aimant n’embrasse-t-il pas la religion de la juive ou de la chrétienne qu’il aime ? Ce qui est logique comme question, mais la religion qui mérite d’être embrassée est celle, plus accomplie, la dernière, qui n’exclut ni Prophète ni livre. Qui enjoint de croire en tous les Livres et en tous les Prophètes. Il est plus logique et plus juste d’embrasser cette religion. Contrairement à d’autres religions, l’Islam ne fait pas dans l’exclusion et le sectarisme à l’égard des Prophètes et des Livres. Car, il y a moins de risque dans la foi à ce qui pourrait être une hypothèse, même sujette au doute, qu’à l’incroyance à ce qui pourrait être une vérité. Cette position implique mécréance, impiété, tandis que l’autre n’est rien de plus qu’une erreur. C’est cette même logique qui m’amène à répondre à votre objection selon laquelle les enfants issus de mères musulmanes et de pères chrétiens "deviennent parfois chrétiens, parfois musulmans... ils sont en tous cas la plupart du temps plein du souci de Dieu". Le simple souci de Dieu n’est pas suffisant au regard de l’Islam. Il est de loin préférable et judicieux de faire en sorte que ces enfants naissent dans une ambiance de religion et reçoivent une éducation religieuse.

          "O gens du Livre ! Notre Messager est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas : "Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur." Voilà certes que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Dieu est Tout-Puissant" s5 v19

          "Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas" s34 v28

          "Dis : Et s’il s’avère que ce Coran vient bien de Dieu, alors que vous-mêmes l’avez rejeté. S’il se trouve, précisément, qu’un témoin parmi les enfants d’Israël en atteste de fait l’entière conformité aux Ecritures et y croit pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil. Dieu ne saurait diriger les injustes !" s46 v10

          "En quelle Parole croiront-ils après cela ?" s7 v185 ; s77 v50

          "Ce sera à Moi qu’auront affaire ceux qui traitent ce Livre de mensonge !" s68 v44

          "Et certainement vous en aurez des nouvelles bientôt" s38 v88

          Quiconque médite le Coran ne peut qu’y découvrir la Vérité.

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          • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 20 septembre 2006 19:57, par Ren’

            Bonjour,

            Je vous rejoins pour dire que la "différence de religion" -tout comme la différence culturelle au sein d’une même religion !- peut en effet être "source de difficultés" ; dire que "l’Islam n’est pas l’exception" est de fait une évidence, trop souvent oubliée dans nombre de points de vue caricaturaux. Ainsi, pour reprendre l’exemple du catholicisme, cette autorisation de l’évêque qui, aujourd’hui, est une simple formalité, mais qui peut en d’autres temps être perçue bien différement.

            Les difficultés pour ces couples sont de deux sortes. Les premières sont sociales : selon les cultures, la mixité religieuse sera plus ou moins tolérée. A l’issu d’un échange avec un prêtre maronite libanais sur le sujet, j’avais constaté qu’un couple islamo-chrétien, qui pouvait s’épanouir au sein de la laïcité française, risquait d’avoir à faire face à des difficultés insurmontables dans une société communautariste. Je l’affirmais déjà dans ma première remarque sur cette page, le principal obstacle au bon devenir de ce type d’union reste les agressions de l’entourage, un entourage qui ne supporte pas que cette union le renvoie, par son existence même, à des questions qui le pousseraient à se remettre en cause.

            L’autre type de difficultés est d’ordre intime, car le vécu quotidien peut être source d’incompréhensions qui, si elles ne sont pas explicitées, risquent de devenir destructrices. Dans tous les couples, l’existence d’un réel dialogue entre les conjoints est une nécessité ; le Coran, je le sais, en témoigne (II, 233 ; LXV, 6). Dans un couple où règne la mixité religieuse, cette nécessité est vitale. Les couples français vivant sereinement cette mixité religieuse constatent souvent qu’il faut apprendre à connaître la religion de l’autre, dans le même temps qu’on est poussé à approfondir la sienne. "Pareils cas demeurent exceptionnels" ? Non, plus aujourd’hui.

            Surmontées, ces difficultés deviennent alors la source d’un véritable enrichissement, dont les enfants bénéficient : pour reprendre vos propres termes, ils naissent bel et bien "dans une ambiance de religion et reçoivent une éducation religieuse" ! Leurs parents leur donnent accès à une certaine connaissance des deux religions (même quand le choix est fait d’élever l’enfant en musulman, ou en chrétien). Le reste ne dépend-il pas de Dieu ?

            "Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ?" (Coran X, 99)

            "...Qui sait si Dieu ne leur donnera pas de se convertir pour connaître la vérité ?" (2 Timothée II, 25)

            Faut-il alors les contraindre à appartenir à une religion ? Agir ainsi devrait questionner notre propre foi : n’est-ce pas faire confiance à ses propres forces plutôt qu’à Dieu ? Vouloir agir par nous même au lieu de nous en remettre à Lui ? La foi d’un chrétien peut l’amener à méditer, par exemple, cette phrase de Paul : "...C’est Dieu qui fait en vous et le vouloir, et le faire, selon Son dessein bienveillant" (Philippiens II, 13)

            Celle d’un musulman peut l’inviter à faire confiance à ce verset célèbre : "Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement..." (Coran II, 256)

            Le Coran ne met-il pas d’ailleurs lui-même en garde contre une adhésion purement extérieure à l’islam ? "Les Bédouins ont dit : "Nous avons la foi" - Dis : "Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutôt : Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs"... (Coran XLIX, 14)

            A votre ami pasteur, vous écriviez que "l’aspect extérieur ne vaut pas grand chose par rapport à la foi" : qu’est-ce qui, en effet, importe le plus ? L’étiquette "musulman", "chrétien"... Ou l’attitude intérieure de confiance en Dieu que traduit le mot français "foi" ? Des enfants qui revendiquent leur appartenance à une communauté, respectant extérieurement ses règles en oubliant de se tourner intérieurement vers Dieu, ou des enfants vivant intérieurement l’esprit de ces règles et de cette appartenance ?

            J’en arrive à votre question : "Qui est-ce qui l’empêche d’embrasser la religion de celle qu’il aime ?" ; car, que l’on évoque le choix des enfants ou celui des parents (qui peut ou non évoluer durant le mariage), il s’agit pour moi des deux facettes d’une même interrogation : en fonction de quoi choisirait-on entre le christianisme ou l’islam ? Vous apportez votre réponse : "La religion qui mérite d’être embrassée est celle, plus accomplie, la dernière, qui n’exclut ni Prophète ni livre" -en parfaite cohérence, je le vois bien, avec le Coran : "...Tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers ; "Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers"... (Coran II, 285)

            J’apporte la mienne : choisir en écoutant la voix de l’amour. Rester/devenir chrétien par fidélité à l’Esprit de l’Evangile, une fidélité bien différente d’un simple attachement à un livre (ce que l’Evangile n’est justement pas). A un livre, on peut en faire succéder un autre. Mais, quand on perçoit la Révélation comme un cheminement progressif de l’humanité vers Dieu, et non comme un phénomène cyclique, on ne peut -à mon sens- revenir en arrière une fois l’Esprit révélé. Là où un musulman parle de "juste milieu", il m’arrive d’y voir une régression.

            Plutôt que de rester dans le vide, un exemple concret : "L’homme fut d’abord créé individu unique, pour qu’on sût que quiconque supprime une seule existence, l’Ecriture le lui impute exactement comme s’il avait détruit le monde entier, et que quiconque sauve une seule existence, l’Ecriture lui en tient le même compte que s’il avait sauvé le monde entier" (Sanhédrin IV, 5)

            Cet adage talmudique, vous le savez, sera confirmé au VIIe siècle par le Coran. Mais avec un ajout qui, pour ma foi de chrétien, est une trahison de l’esprit d’amour : "...Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes..." (Coran V, 32)

            Cet exemple illustre aussi, sans doute, qu’au final tout n’est qu’une question de point de vue. Le vôtre, avec sa logique propre ; le mien, avec une autre logique.

            "Ne jugez pas avant le temps, avant que vienne le Seigneur. C’est lui qui éclairera ce qui est caché dans les ténèbres et mettra en évidence les desseins des coeurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient" (1 Corinthiens IV, 3)

            "C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez" (Coran V, 48)

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            • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 21 septembre 2006 19:30, par Maître Simozrag

              Bonjour,

              Il y a un troisième type de difficultés d’ordre social. Les jurisconsultes (faqih) musulmans avancent une autre raison pour justifier leur opposition au mariage mixte : se marier à une musulmane est une priorité ; si les (un grand nombre de) musulmans se marient à des non-musulmanes, les musulmanes ne trouveront pas d’époux. Selon mon expérience personnelle, j’ai eu à connaître beaucoup de cas où le mariage mixte n’a pas réussi. Une précision s’impose tout de même : Les couples en question n’avaient rien de religieux à part le nom : époux algériens et épouses françaises notamment.

              Ces unions, vous auriez pu le constater à travers les médias qui se sont fait l’écho des différends conjugaux ayant débouché sur ce qu’on appelle « l’enlèvement d’enfants ». Sur ce point, je ne sais pas encore si ces mésententes conjugales sont dues à la religion ou, au contraire, à l’absence de religion, je pencherais plutôt pour cette dernière cause.

              Sinon, je suis d’accord avec vous sur le principe, sauf qu’il n’est pas toujours facile de connaître la religion de l’autre si on ne connaît pas bien la sienne, c’est malheureusement le cas de l’immense majorité, du moins, des musulmans.

              « Le reste ne dépend-il pas de Dieu ? Absolument ! Je ne peux qu’abonder dans le sens de votre raisonnement. Je peux même mentionner d’autres versets en plus de celui que vous avez cité :

              « Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il veut vous éprouver par les dons qu’il vous fait » s5 v48

              « Et si ton Seigneur avait voulu, il aurait fait des gens une seule communauté » s11 v118

              « Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté » s16 v93

              « Et si Dieu avait voulu, il en aurait fait une seule communauté. Mais il fait entrer qui il veut dans sa miséricorde. Et les injustes n’auront ni maître ni secoureur » s42 v8

              Convertir ? Non, mais je pense qu’il est nécessaire de rappeler afin de ne pas laisser le champ libre au Diable. Ce dernier, on ne doit pas le laisser agir seul. Le résultat dépend de Dieu.

              Le Coran dit : « Appelle à la voie de ton Seigneur par la sagesse et la meilleure exhortation. » s16 v125

              En réponse à votre question pertinente : « en fonction de quoi choisirait-on entre le christianisme ou l’islam ? » A priori je dirais tout simplement que non seulement l’islam doit être écouté en tant que dernier appel mais aussi et surtout l’islam n’implique pas le rejet de Jésus ni du Christianisme, alors que celui-ci entraîne nécessairement le rejet de l’Islam et de son Prophète. A part cette différence, votre question est digne d’intérêt.

              Si les croyants parmi les gens du Livre ont déjà une part de miséricorde, Dieu leur promet une autre part de sa miséricorde au cas où ils adhèreraient à son dernier message :

              « O Vous qui croyez, craignez Dieu, et obéissez à son Prophète : Dieu vous accordera double part de sa miséricorde, vous donnera une lumière pour vous guider et effacera vos péchés. Dieu est si indulgent, si enclin à pardonner ! »

              Il est certain que plusieurs facteurs peuvent entrer en compte dans cette situation notamment la volonté de Dieu. C’est une question d’intime conviction, de confiance, de sentiment d’assurance. Si l’intéressé se sent plus à l’aise dans sa foi et plus assuré, c’est que Dieu veut qu’il reste là où il est.

              En revanche, ce que vous considérez comme « revenir en arrière une fois l’Esprit révélé », ne me semble pas tout à fait exact dans le cas de l’espèce. C’est plutôt une avancée, une évolution dans la mesure où l’on conserve les acquis de notre ancienne religion. Il n’y a aucun inconvénient, me semble-t-il, dans le fait d’ajouter foi à sa foi, de renforcer le culte du même Dieu en lui sacrifiant un peu plus de son temps et de ses moyens. C’est comme le fait d’ajouter un beau meuble ou un beau tableau à son salon. Un chrétien croyant qui viendrait à l’Islam avec l’amour qu’il a acquis dans sa religion ne serait pas loin de la perfection.

              Mais, comme vous dites, c’est à Dieu que tout sera ramené.

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              • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 22 septembre 2006 22:44, par Ren’

                Bonjour,

                Quelques remarques encore :

                - Tout d’abord, sur la question des mariages islamo-chrétiens. Vous dites que « si les (un grand nombre de) musulmans se marient à des non-musulmanes, les musulmanes ne trouveront pas d’époux » : là encore, cette idée n’a de sens que si la tolérance ne va que dans une direction : celle de l’homme. Quand la relation au sein du couple musulmane/chrétien est sur un pied d’égalité, quand l’homme n’a pas la prééminence sur la femme, les difficultés sont les mêmes que pour le couple musulman/chrétienne. Si l’on tolère l’un, il faut tolérer l’autre, et les musulmanes ont alors les mêmes possibilités pour trouver des époux.

                Venons-en à ces couples qui « n’avaient rien de religieux à part le nom » : vous dites : « Je ne sais pas encore si ces mésententes conjugales sont dues à la religion ou, au contraire, à l’absence de religion, je pencherais plutôt pour cette dernière cause ». En croyant, persuadé qu’un islam ou christianisme bien vécu est source d’enrichissement, je ne peux que vous rejoindre.

                C’est d’ailleurs également vrai dans la société : le dialogue inter-religieux (dont les problématiques se cristallisent dans le couple "mixte") ne peut réellement se faire qu’entre personnes sereines vis-à-vis de leur foi. Une foi qui accepte ses lacunes, et évite ainsi l’un des pièges préféré du Diviseur : désirer à tous prix avoir réponse à tout (ce qui mène à la violence lorsque notre réponse ne nous satisfait même pas nous-même). Je ne peux m’empêcher de penser à la 2ème lecture de ce dimanche :

                "D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces instincts qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez et ne possédez pas, alors vous êtes meurtriers. Vous êtes jaloux, et ne pouvez réussir, alors vous combattez et bataillez. Vous ne possédez pas parce que vous ne priez pas. Vous priez et ne recevez pas parce que votre prière est mauvaise : Vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts" (Jc IV, 1-3)

                Esclaves de l’instinct qui nous pousse à vouloir l’emporter à n’importe quel prix dans un étalage de savoir religieux au lieu de placer notre confiance en notre Créateur : n’est-ce pas la religion sans Dieu ? N’est-ce pas là le drame ? Le savoir est une richesse, mais il ne l’est vraiment que lorsqu’il nourrit notre vécu intérieur. Lorsque cette richesse est dévoyée au service de nos instincts, elle est notre perte : "...La connaissance enfle, mais l’amour édifie" (1 Corinthiens VIII, 1)

                Encore une fois, un couple tourné du fond du coeur vers Dieu peut se retrouver dans cette commune adoration, malgré les différences. Car ils partagent une entente fondamentale :

                "...Ceux qui, matin et soir, implorent leur Seigneur, cherchant sa Face..." (Coran VI, 52)

                "Je pense à Ta parole : Cherchez Ma Face ! Je cherche Ta Face, SEIGNEUR" (Psaume XXVII, 8)

                Islam et christianisme restent deux religions distinctes, mais proches. On peut, dans le vécu quotidien, trouver un esprit commun malgré la diversité des pratiques : c’est ce qu’on appelle le dialogue des oeuvres. Mais c’est là que se pose sans doute la question du mélange d’éléments pris dans les différentes croyances ? "Beaucoup de croyants qui admettent par indifférence ou délibérément des comportements contraires à leur foi, pratiquent sans le savoir une sorte de syncrétisme entre leur religion et une philosophie de nature distincte, si ce n’est opposée" (Michel Malherbe, Les Religions de l’Humanité)

                Si le retour aux sources de nos traditions religieuses respectives est au service de l’entente fondamentale dont je parlais plus haut (dans la société ou dans le couple), il (re)devient source de vie : on peut avoir clairement en tête les points communs et les inévitables divergences, découvrir une autre façon de vivre ces points communs, mieux comprendre la vision du monde propre à sa religion en la comparant à celle, bien différente, de l’autre...

                Ce retour au source, notamment scripturaires, peut rarement être fait seul (même si internet -quand on y a accès- est, à ce niveau, une révolution). Et c’est là que je reviens sur la question de l’entourage des couples islamo-chrétiens. Là où cet entourage devrait proposer de l’aide, trop souvent, il n’y a que conflit. Là où ceux qui détiennent la connaissance des sources devraient mettre celle-ci au service de l’entente, la voilà mise au service de la division. "Mais la sagesse d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, douce, conciliante, pleine de pitié et de bons fruits, sans façon et sans fard" (Jc III, 17)

                - Mais puisque j’évoquais les différences -pour moi irréductibles- entre christianisme et islam, il me faut revenir maintenant sur cette idée de conserver « les acquis de notre ancienne religion ». Je ne suis évidemment pas d’accord, même si je doute de parvenir à vous faire comprendre à quel point la mort de Jésus sur la croix -et sa résurrection !- est centrale dans la leçon chrétienne sur l’amour (peut-être continuerons-nous sur ce sujet sur une autre page de votre site ?).

                Quand à « renforcer le culte du même Dieu en lui sacrifiant un peu plus de son temps et de ses moyens », ma première réaction en vous lisant ici est de repenser à ce que vous écriviez à votre ami pasteur : « Quand il s’agit d’un acte de culte, de piété, d’adoration ou de bienfaisance, je choisis ce qui me parait le plus difficile ». J’avoue tout d’abord avoir du mal à comprendre la cohérence entre une telle affirmation et ce passage célèbre du Coran : "...Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous..." (Coran II, 185)

                D’autant plus que le Coran lui-même me semble plutôt lier l’exigence ascétique à certains chrétiens : "...Le monachisme qu’ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit (...) Mais ils ne l’observèrent pas comme il se devait..." (Coran LVII, 27)

                Mais pour vous répondre pour ce qui est de « renforcer le culte du même Dieu », puisque telle est ma lecture du moment, je vais citer à nouveau l’apôtre Jacques : "Mais celui qui s’est penché sur une loi parfaite, celle de la liberté, et s’y est appliqué, non en auditeur distrait, mais en réalisateur agissant, celui-là trouvera le bonheur dans ce qu’il réalisera" (Jc I, 25)

                De quel loi parle-t-il ? De ce que Paul appelle le "régime nouveau de l’Esprit" (Romains VII, 5), régime dans lequel : "A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien de tous (...) Tout cela, c’est l’unique et même Esprit qui le met en oeuvre, accordant à chacun des dons personnels divers, comme il veut" (1 Corinthiens XII, 7.11)

                Ce point de vue, bien différent de la conception islamique, explique la diversité des actes de cultes dans le christianisme. A chacun son charisme, c’est-à-dire son don de Dieu, l’Esprit étant derrière chaque prière véritable (étant chrétien, l’Esprit n’est évidemment pas pour moi synonyme de Gabriel) : "...Car nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en gémissements inexprimables" (Romains VIII, 5)

                Chacun reçoit un appel différent : certains assistent à la messe quotidienne, d’autres, plus nombreux, y vont le dimanche ; certains prient selon l’inspiration du moment, d’autres suivent la liturgie des heures... Lorsqu’on est à l’écoute de la voix de l’Esprit, lorsqu’en d’autres termes on vit dans l’amour (Ephésiens V, 2), l’exigence est loin -très loin- d’être amoindrie ! Chaque être humain peut connaître ce feu qui brûle sans relâche, celui de l’amour. Voici, pour ma foi de chrétien, quel est l’Alliance Nouvelle annoncée par les prophètes du peuple d’Israël :

                "Je leur donnerai un coeur loyal ; Je mettrai en vous un esprit neuf ; Je leur enlèverai du corps leur coeur de pierre et Je leur donnerai un coeur de chair, afin qu’ils marchent selon Mes lois, qu’ils gardent Mes coutumes et qu’ils les accomplissent. Ils seront Mon peuple et Je serai leur Dieu" (Ezéchiel XI, 19-20)

                "...Je déposerai mes directives au fond d’eux-mêmes, les inscrivant dans leur être ; Je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour Moi" (Jérémie XXXI, 33)

                - En conclusion de ce message, laissez-moi enfin vous souhaiter un heureux Ramadan

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                • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 25 septembre 2006 18:34

                  Bonjour,

                  Merci pour les vœux de Ramadan

                  Dans le but de mieux cerner le débat et d’éviter l’extrapolation et l’incohérence, je me suis permis de laisser sans avis certains points de votre message avec l’espoir d’y revenir un jour.

                  "D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces instincts qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez et ne possédez pas, alors vous êtes meurtriers. Vous êtes jaloux, et ne pouvez réussir, alors vous combattez et bataillez. Vous ne possédez pas parce que vous ne priez pas. Vous priez et ne recevez pas parce que votre prière est mauvaise : Vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts" (Jc IV, 1-3) J’adhère tout à fait à cette assertion qui rejoint de nombreux verset du Coran et de Hadith, notamment : « N’est-ce pas vous plutôt qui n’honorez pas l’orphelin ? Vous qui n’incitez pas à nourrir le pauvre ? Vous dévorez les héritages avec une avidité vorace ! Et vous aimez les richesses d’un amour sans bornes ! » s89 v17-20 Sahl Ibn Sa’d As-sâ’idi rapporte : "Quelqu’un vint dire au Prophète : "Ô Messager de Dieu ! Indique-moi une œuvre, qu’en la faisant, je sois aimé de Dieu, et je sois aimé des autres". Il lui dit : "Renonce aux biens de ce monde et Dieu t’aimera. Renonce aux biens des gens et les gens t’aimeront". (hadith cité par Ibn Mâja et d’autres avec une bonne chaîne) Selon Abou Sa’d Al-Khoudri, le Messager de Dieu s’installa sur la chaire et ils s’assirent autour de lui. Il dit : "Parmi les choses que je crains pour vous après moi sont la fleur et la beauté de ce bas-monde dont on va vous ouvrir les portes". (Boukhâri et, Mouslim) Selon Hakim Ibn Hizem, le Messager de Dieu a dit : "Ces biens (terrestres) sont tendres et doux. Celui qui les prend sans cupidité, Dieu les lui bénit ; et celui qui les prend avec avidité et gloutonnerie, Dieu ne les lui bénit point. Il est comme celui qui mange et reste toujours sur sa faim".(Boukhâri et Mouslim)

                  Sur le même registre, je t’invite à lire ces paroles de sagesse attribuées au Créateur : O Mon serviteur N’abandonne pas l’empire éternel pour ce qui est périssable, et ne rejette pas la souveraineté céleste pour un désir terrestre. Ceci est le fleuve de vie éternelle qui a coulé de la source de la plume du Miséricordieux. Heureux ceux qui s’y abreuvent Libère-toi des chaînes de ce monde et délivre ton âme de la prison de ton ego. Saisis ta chance, car jamais plus elle ne se présentera à toi Faites connaître aux riches les plaintes nocturnes du pauvre, de crainte que leur insouciance ne les conduise dans le chemin de la destruction et ne les prive de l’arbre de richesse. Donner et se montrer généreux font partie de mes attributs ; heureux celui qui se pare de mes vertus. Les pauvres sont mon dépôt que j’ai placé parmi vous. Veillez sur ce dépôt et ne soyez pas uniquement absorbés par votre bien-être personnel. (Les Paroles cachées : 2ème partie)

                  « Islam et christianisme restent deux religions distinctes, mais proches. On peut, dans le vécu quotidien, trouver un esprit commun malgré la diversité des pratiques : c’est ce qu’on appelle le dialogue des oeuvres. »

                  Je suis d’avis que les chrétiens et les musulmans, grâce à un dialogue de coeur, un dialogue constructif laissant de côté la polémique et les points de divergences, peuvent parvenir à une entente productive leur permettant non seulement de vivre paisiblement ensemble mais aussi de conjuguer leurs efforts dans la lutte contre les fléaux qui gangrènent l’humanité. Dans ce dialogue de cœur ou comme vous dites « dialogue des œuvres », ils doivent s’entendre sur les actes de piété et les bonnes œuvres : « Entraides-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » s5 v2. Au lieu de se quereller et de s’entretuer, ils doivent s’atteler à rechercher leur ennemi commun, à savoir :l’ignorance, la pauvreté, les maladies, pour le combattre en attendant l’imminent retour de Jésus qui tranchera toutes les questions qui les opposent.

                  Il n’y aura pas de syncrétisme si on applique le principe : « A vous votre religion et à moi ma religion » ou bien le verset : Dis : « Ô gens des Ecritures ! Mettons-nous d’accord sur une formule valable pour nous et pour vous, à savoir de n’adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des seigneurs en dehors de Dieu » s3 v64 De toutes façons, je ne pense pas qu’on puisse parler de syncrétisme dans le cas des religions monothéistes.

                  Pour ce qui est de la croix, on peut en débattre longuement. Ce qui est regrettable, selon moi, est le fait que ce dogme mette les chrétiens en porte-à-faux avec le Coran, les exposant ainsi à une rude épreuve, à un choix difficile entre la croyance en ce dogme dont dépend, selon eux, leur salut et la croyance au Coran qui réfute la thèse de la crucifixion. Alors, face à ce dilemme très embarrassant, les chrétiens, pour se conforter dans leurs croyances, n’ont trouvé d’autre issue que de dénier au Coran son origine divine. Une telle attitude, pour reprendre les propres termes du Coran, est extrêmement dangereuse. Si elle pouvait être acceptable avant la révélation du Coran, elle ne l’est plus depuis. Dieu ayant révélé la vérité sur cet événement. Quelle est la part du vrai et du faux, quelle est la part de la passion et de Satan dans tout cela ? Dieu Seul le sait !

                  « Quand à « renforcer le culte du même Dieu en lui sacrifiant un peu plus de son temps et de ses moyens », ma première réaction en vous lisant ici est de repenser à ce que vous écriviez à votre ami pasteur : « Quand il s’agit d’un acte de culte, de piété, d’adoration ou de bienfaisance, je choisis ce qui me parait le plus difficile ». J’avoue tout d’abord avoir du mal à comprendre la cohérence entre une telle affirmation et ce passage célèbre du Coran : "...Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous..." (Coran II, 185) »

                  Je voulais dire par « le plus difficile », le plus répugnant pour l’âme, par exemple entre le don de 10 et de 100 euros, il est plus difficile de faire un don de 100 euros. Entre une messe dominicale ou cinq prières par jour, je choisis cinq prières par jour. Ce n’est pas incompatible avec le verset (2.185) parce que je le fais de moi-même dans ma recherche de l’amour et du rapprochement de Dieu. : « …Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que je l’aime. Et quand je l’aurai aimé, je serai pour lui l’oreille par laquelle il entend, l’œil par lequel il voit, la langue par laquelle il s’exprime, la main par laquelle il accomplit des exploits » « Cherchez à vous surpasser les uns les autres dans l’accomplissement du bien » s2 v148 « Rivalisez d’efforts dans l’accomplissement de bonnes œuvres » s5 v48 « Vous n’atteindrez la piété que si vous faites don de ce que vous aimez » s3 v92

                  « Le régime nouveau de l’Esprit » décrit par Paul (Romains VII, 5)avait une signification très profonde que peu de chrétiens ont comprise. L’Apôtre avait pour mission, entre autres, sinon d’opérer la rupture, du moins de tracer une ligne de démarcation entre le message de Jésus incompris et combattu par ceux-là mêmes auxquels il fut adressé et des traditions juives tendant à déformer la religion en la réduisant à des pratiques ostentatoires, empreintes d’hypocrisie et sans aucun rapport avec la foi et la pureté intérieure que cela implique.

                  Il est indéniable que Dieu accorde « à chacun des dons personnels divers, comme il veut », « égare qui Il veut et dirige qui Il veut », mais cela ne dispense jamais les bénéficiaires de ce don de répondre à l’appel (le Coran) de Celui qui leur a fait gracieusement ces dons, à moins qu’ils contestent, comme je viens de le dire, l’origine divine de ce Message. Qui vous dit que celui-ci n’a pas modifié ou remis en question le régime nouveau de l’Esprit ? Il est très probable que le régime nouveau de l’Esprit se soit limité aux seuls chrétiens avant l’Islam, soit environ six siècles après Jésus Christ ?

                  Quand vous dites « lorsqu’on est à l’écoute de la voix de l’Esprit », vous semblez vous exprimer avec assurance qu’il s’agit vraiment de l’Esprit. C’est possible, mais c’est risqué aussi, étant donné que Satan peut également agir en tant qu’Esprit. « Chacun reçoit un appel différent », c’est possible mais hasardeux, ce serait sans compter avec le pouvoir trompeur de Satan.

                  "Je leur donnerai un coeur loyal ; Je mettrai en vous un esprit neuf ; Je leur enlèverai du corps leur coeur de pierre et Je leur donnerai un coeur de chair, afin qu’ils marchent selon Mes lois, qu’ils gardent Mes coutumes et qu’ils les accomplissent. Ils seront Mon peuple et Je serai leur Dieu" (Ezéchiel XI, 19-20) Cette prophétie vise le tiers purifié du peuple d’Israël. Elle n’est pas encore réalisée. Elle se réalisera après le retour de Jésus (Paix et Salut sur lui). « Les deux tiers seront exterminés, périront, et l’autre tiers restera. Je mettrai ce tiers dans le feu, et je le purifierai comme on purifie l’argent, je l’éprouverai comme on éprouve l’or. Il invoquera mon nom et je l’exaucerai ; je dirai : C’est mon peuple et il dira : l’Eternel est mon Dieu » Za 13.8-9 « Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem ; la ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées ; la moitié de la ville ira en captivité, mais le reste du peuple (c’est cela le tiers) ne sera pas exterminé de la ville » Za 14.2 Lorsque Dieu dit par la bouche du prophète Daniel : « J’anéantirai toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé, mais toi, je ne t’anéantirai pas ; je te châtierai avec équité, je ne puis te laisser impuni » Daniel 30.11 C’est aussi de ce tiers purifié qu’Il parle.

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                  • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 26 septembre 2006 18:10, par Ren’

                    Bonjour,

                    « Entre une messe dominicale ou cinq prières par jour, je choisis cinq prières par jour » : je me contenterai, ici, de signaler que la comparaison n’est pas pertinente en ces termes. La messe dominicale doit plutôt être comparée à la fréquentation des mosquées le vendredi, les cinq prières étant davantage comparable -en tant que rite institué- au messes dites chaque jour et, surtout, à la liturgie des heures (surtout suivie par les prêtres et les moines) : matines (1er office, avant le lever du jour), laudes (office du lever du jour), tierce (office de 9h), sexte (office de midi), none (office de quinze heure), vêpres (office du coucher du soleil) et enfin complies (célébré avant de se coucher).

                    Pour le reste de mon message, je vous propose, puisque nous nous éloignons du sujet du mariage islamo-chrétien, de revenir sur votre réponse à la lettre 8 de votre ami pasteur, où cet échange avait débuté.

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          • > La Femme en Islam : Deuxième Partie 5 mars 2008 09:48, par Visiteur

            L’idee de ce site est tres original !

            Car vous permettez le debat d’une maniere ouverte.

            Bonne continuation

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      • "ces derniers qualifient d’imposteur le Prophète Mohammed," et qu’est ce que vous faites vous avec les autres religions tout au long de ce site ? Arrêtez de faire le persécuté.

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      • "alors que dans le monde musulman, la famille existe dans le plein sens du terme ; c’est sans doute ce laxisme, cette désinvolture qui est à l’origine du déclin de la famille occidentale." euuhh apparament, dans ta lutte contre les "mécréans" j’ai l’impression que tu l’as mal regardé, le monde musulmans.

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  • La Femme en Islam : Deuxième Partie 26 janvier 2009 08:19

    assalamou aalaikoum

    Que faire suite à une grossesse provoquée par un viol ? l’avortement est il autorisé ?

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    • La Femme en Islam : Deuxième Partie 27 janvier 2009 01:04, par simozrag

      wa alaikum assalam, L’avortement n’est pas autorisé. La femme doit mener sa grossesse à terme. Après accouchement, l’enfant peut être remis à l’assistance sociale ou à un établissement similaire.

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  • La Femme en Islam : Deuxième Partie 7 février 2009 01:28

    Bonjour,

    Que dis réellement l’Islam, sur la sexualite de la femme : doit elle obligatoiremnt se marier vierge ? Si oui, qu’en est il de l’homme ?

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  • La Femme en Islam : Deuxième Partie 25 décembre 2009 05:51

    DE NATAN QORIQ : Quand on voit ce que la libération féminine a donné en Occident : une décomposition du noyau familial, une délinquance accrue chez les ados, une "libéralisation" des moeurs, une banalisation du sexe de par la liberté sexuelle exacerbée chez les occidentales ! Ces dernières pour la plupart boivent de l’alcool autant que des hommes alcooliques, fument comme des pompiers, jurent comme des charretiers, portent les cheveux courts et des pantalons, s’exhibent aux trois quart nues, n’élèvent plus leurs enfants et travaillent, vivent en célibataires libérées ... ALORS JE POSERAI UNE QUESTION : QUE RESTE T IL DE LA FEMME EN OCCIDENT ? LA FEMME N’EST PAS DEVENUE L’EGALE DE L’HOMME OU PLUTOT EN DEVENANT SOI DISANT L’EGALE DE L’HOMME ELLE EST DEVENUE UN HOMME ! A MEDITER !

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