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La laïcité dans les faits

Publication en ligne : jeudi 6 septembre 2007, par Maître Simozrag

Il se trouve qu’en réalité ces principes sont loin d’être respectés dans certains pays laïcs.

1-Les religions ne sont pas traitées sur un pied d’égalité.

2-L’Etat continue à intervenir dans les affaires de la religion.

a) En pratique, tout le monde sait que l’islam est exclu du champ politique. Au nom de la laïcité, les musulmans n’ont pas le droit de créer un parti politique même dans les pays musulmans ou majoritairement musulmans, alors que dans certains pays, les chrétiens peuvent exercer des activités politiques y compris la création de partis et de syndicats.

Ce qui est déjà une entorse grave au principe de l’égalité en droit.

b) Il existe dans des établissements publics des chapelles, des statues, des images de la sainte vierge et du Christ, alors que des fillettes voilées ont été expulsées des lycées et des collèges et le foulard fut interdit par la loi.

c) Dans les pays laïcs, les jours de fêtes chrétiennes sont chômés et payés, le dimanche est un jour de repos hebdomadaire et le dimanche est le jour du Seigneur, jour consacré à Dieu, dans la chrétienté.

d) Les écoles confessionnelles chrétiennes sont subventionnées dans de nombreux pays, même dans les écoles publiques, le christianisme est de loin plus favorisé que l’Islam, tant dans l’effectif des enseignants que dans le contenu des programmes et le temps consacré à l’enseignement.

On ne peut donc dire que la laïcité s’applique de la même façon et à égalité à toutes les religions.

A ce propos, voici le témoignage d’un chrétien :

« Ici se pose le délicat et important problème des minorités. Le problème existe, sous des formes diverses, y compris - on l’oublie parfois - lorsque des communautés musulmanes vivent dans les pays majoritairement chrétiens, devenus aujourd’hui des Etats laïcs, plus ou moins désacralisés. Une telle laïcité donne théoriquement - et juridiquement - à toutes les confessions les mêmes droits et les mêmes possibilités, mais cette égalité de principe ne se traduit pas toujours concrètement dans la vie quotidienne : on peut le constater de nos jours pour les minorités musulmanes en France, en Belgique, en Allemagne. Dans ces pays, l’Eglise demeure favorisée, de fait, par son implantation ancienne, son nombre, sa puissance, et de nos jours encore son influence politique. On l’a bien vu en France, en 1989 à propos de l’enseignement. On le voit aussi dans le fait - unanimement admis - que Noël, Pâques, la Pentecôte soient des jours fériés et chômés, tandis que le Ramadan, l’Aïd el Kebir, l’Aïd el Seghir sont, chez nous, des jours comme les autres. J’ai déjà évoqué, enfin, les difficultés qu’a rencontrées la communauté musulmane de France pour obtenir de trop brèves émissions religieuses télévisées, alors que les communautés chrétiennes et juives disposent, depuis bien des années, de longs temps d’antenne à la radio et sur le petit écran » (Michel Lelong : "Si Dieu l’avait voulu").

e) Dans certains pays, le principe de neutralité de l’Etat n’est qu’une théorie. L’Etat interfère dans les affaires religieuses en interdisant le foulard, la construction de mosquées, en voulant intégrer les musulmans coûte que coûte. L’intégration sous-entend abdication, prise de distance par rapport à la religion, cesser de prier et de jeûner, en un mot cesser d’être musulman. C’est tout simplement le reniement de soi que l’on veut.

On impose aux filles des cours d’éducation physique et sportive sans tenir compte de leur choix en terme de décence et de pudeur. Dans les hôpitaux, l’accouchement est pratiqué par des médecins hommes, au lieu que ce soit effectué par des accoucheuses ou des médecins femmes.

Il est de plus en plus évident que nous avons affaire à une laïcité agressive qui s’efforce de façonner la religion à son goût et de faire abdiquer les fidèles.

Dans l’Europe des droits de l’homme, nous apprenons de temps à autre des mosquées saccagées, le saint Coran profané, le Prophète insulté et caricaturé. Les discriminations à l’emploi et au logement sont des pratiques courantes. Certains ont dû changer de noms pour avoir un emploi mais sans succès pour la plupart des cas.

L’islam est accusé de tous les maux. On ne cesse de mettre sur son dos des pratiques inhérentes aux traditions populaires, comme l’excision ou le mariage forcé, et dont l’islam n’est nullement responsable.


1 Message

  • > La laïcité dans les faits 13 octobre 2007 23:19

    Je réponds point par point à votre essai sur la laïcité en France :
    - vous dîtes que les musulmans ne créent pas de partis politiques, et cela même dans les pays musulmans, alors dîtes moi svp qu’est que la République Islamique d’Iran.

    - concernant les images du Christ, vous avez raison. Dans un pays laÏc, aucune représentations ne doit être présentes dans des lieux publics.

    - votre point d : on doit faire la différence entre TRADITIONS que sont les fêtes de noël et l’EGLISE. (d’ailleurs c’est maintenant plus une fête commerciale qu’une fête religieuse)

    - "l’Etat interfère dans les affaires religieuses" : la religion n’est pas au dessus de l’Etat. La religion doit s’adapter à l’Etat, et non l’inverse.

    - "on impose aux femmes accouchements par médecin homme malgré la religion" . Encore une fois, la LAICITE justement impose que l’Etat N’A PAS A RESPECTER LES DIFFERENTS PRINCIPES DES DIFFERENTES RELIGIONS. Imaginez que demain un hindouiste vous impose de ne pas toucher une vache, parce que sa religion lui impose de la respecter, comment réagiriez-vous ? C’est exactement la même chose que vous faîtes avec Mahomet.

    - "le Prophète caricaturé" : encore une fois, dans l’Europe laïque, on peut rire des religions.

    - "des mosquées saccagées" : bah oui même en Europe, il y a des personnes connes qui ne respectent pas les religions différentes des leurs.

    - l’Islam est accusé de tous les maux : loin de là, d’autres reproches sont faits à d’autre religions "l’Islam n’est nullement responsable[de tous les maux]". Peut être pas l’Islam, mais certains de ceux qui le pratiquent, oui.

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