Dori, le 24 août 1998,
Cher Ahmed,
Je vous remercie pour votre courrier du 19 juin, ainsi que pour le texte de votre conférence du 14 mai. Tout cela est fort intéressant et mérite une réponse appropriée qui viendra plus tard, inscha Allah !
En attendant, voici quelques remarques : * le 25/04/97, pour justifier votre refus de considérer la prophétie d’Esaïe 53, vous m’avez écrit tout un paragraphe sur les erreurs de ce livre et vous concluez : « Voilà donc 27 chapitres qu’il faut retrancher du texte d’Esaïe ». Or, dans votre dernière lettre, vous citez les chapitres 42, 51 pour faire croire que la Bible porterait quelque intérêt pour la Mecque ! A ce sujet, veuillez vous référer aux commentaires de vos coreligionnaires sur leurs derniers séjours à la Mecque ! * Concernant Esaïe 42:1-5 qui parle du Messie, vous prétendez qu’elle désigne Muhammad sous prétexte qu’elle parle d’un serviteur de Dieu et non du fils ni de l’esprit de Dieu. Comme si vous n’aviez pas démontré vous-même que Jésus s’est maintes fois désigné comme ‘‘serviteur’’ aussi bien dans la Bible que le Coran ! * Vous avez cité la parabole de la vigne, mais vous avez malencontreusement omis de commenter les termes qualifiant le dernier envoyé : ‘‘un fils bien aimé... le dernier... mon fils... l’héritier... la pierre principale de l’angle,’’ vous êtes ainsi passé complètement à côté du message central de cette parabole ! Bref, votre plaidoirie manque de continuité et de rigueur. Je serais de passage à Ouaga fin septembre et espère vous rendre visite.
Votre dévoué,
Yves Goasguen
NOTE JOINTE :
« Il y aura là, un chemin frayé, une route, qu’on appellera la voie sainte ». Es 35
« La route ou la voie sainte est incontestablement la route de la Mecque. C’est la route qui mène à la mosquée sainte, située dans la Cité sainte. » Ahmed Simozrag.
Cette route est probablement celle employée chaque année par les hadji. Voici quelques échos des pèlerinages 97 et 98 :
‘‘un véritable calvaire’’
‘‘véritable caverne d’Ali Baba’’
‘‘éprouvant’’
‘‘souffrances indescriptibles’’
‘‘ Scandales’’
‘‘complots’’
‘‘souffrance digne de celle d’un camp de concentration’’, ‘‘mascarade’’
Conclusion : Il n’y a aucun rapport entre la voie sainte annoncée par Esaïe et la route de la Mecque ! Cette dernière ressemblerait plutôt à un repaire de brigands...