Maître Ahmed SIMOZRAG est né le 08 octobre 1942 à Oueled-Djellal en Algérie. Il a évolué dans un environnement religieux qui lui a permis d’acquérir une connaissance solide du texte coranique qu’il a mémorisé entièrement dès l’âge de huit ans. Il a suivi en France des études approfondies en droit international et de doctorat d’Etat en droit constitutionnel islamique. Marié et père de sept enfants, Maître SIMOZRAG, avocat au Barreau d’Alger, a exercé en Algérie et en France. Il est également le président du Centre Abâad Islamique de Recherches et d’Etudes, basé à Saint-Ouen (Paris). Le Centre poursuit des recherches sur la pensée islamique contemporaine et sur les droits de l’Homme en Islam.
Principal avocat de l’ex-Front Islamique du Salut (F.I.S algérien), Maître SIMOZRAG va exercer son rôle de défenseur auprès des deux principaux leaders du parti dissout, Abassi Madani et Ali Ben Hadj. A ce titre, il leur rendait visite une fois par semaine à la prison militaire de Blida jusqu’à ce que les autorités interdisent en Juin 1992 la visite des avocats à leurs clients emprisonnés. Avec la généralisation de la torture, des exécutions sommaires et extrajudiciaires, Maître SIMOZRAG (établi en France depuis 20 ans) craignant pour sa sécurité, ne s’est plus rendu dans son pays depuis le 05 août 1992. Il a saisi les différentes organisations des Droits de l’Homme, l’OCI et l’ONU afin qu’une solution soit trouvée à la crise algérienne. En tant que membre du Comité International Contre la Répression (CICR), il a participé à de nombreux meetings au cours desquels il a dénoncé les violations des Droits de l’Homme en Algérie.
Le 09 novembre 1993, la police française a procédé à une rafle spectaculaire dans les milieux islamistes qui a abouti à l’arrestation d’une centaine de personnes et au démantèlement de plusieurs associations islamiques dont le Centre Abâad que dirige Maître SIMOZRAG. Selon Me Hélène Rubenstein CARRERA (Avocat au barreau de Paris) les perquisitions effectuées au domicile de Maître SIMOZRAG ainsi qu’au siège de l’Association qu’il préside n’ont révélé aucun élément compromettant. Aussi soutient-elle que son client « Maître SIMOZRAG ne peut représenter un danger pour la sûreté et la sécurité de l’Etat puisqu’il ne lui est reproché aucun fait précis, ni bénin, ni grave ». Cela n’a pas empêché que Maître SIMOZRAG soit assigné à résidence pendant neuf mois à Florac (en Lozère) puis interné un mois à la caserne de Folembray avant d’être expulsé le 31 août 1994 au Burkina Faso où il est depuis lors astreint au régime de résidence surveillée. Le Ministre de l’intérieur français qui a notifié l’arrêté d’expulsion estime que Maître SIMOZRAG peut représenter un danger pour la stabilité de l’Etat français en raison de ses liens avec les dirigeants du FIS. Ce que l’intéressé dément catégoriquement, arguant avoir défendu les leaders de ce parti dans le cadre de l’exercice de sa profession d’avocat. Maître SIMOZRAG est le fondateur du Centre Africain de Diffusion Islamique et Scientifique (C.A.D.I.S).