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11. Muhammad dans l’Ancien Testament - Première Partie

Publication en ligne : mardi 27 mai 2008, par Maître Simozrag

Les Livres de l’Ancien Testament contiennent des prophéties concernant un personnage dont les caractéristiques correspondent à celles de Mohammed.

11.1 La prophétie du Deutéronome

« Ce qu’ils ont dit est bien. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte. » Dt 18.18-20

A la lumière de cette prophétie, on peut résumer en quatre points les caractéristiques du prophète annoncé, à savoir un prophète comme Moïse, du milieu de leurs frères, Dieu mettra ses paroles dans sa bouche et il parlera au nom de Dieu, c’est le sens de l’expression : ‘‘mes paroles qu’il dira en mon nom’’.

* Un Prophète comme Moïse :

Les chrétiens prétendent que la prophétie concerne Jésus. Jésus est-il un prophète comme Moïse ? Est-ce qu’il y a des ressemblances entre Jésus et Moïse ? La réponse est non. Il n’y a pas l’ombre d’une similitude entre Jésus et Moïse.

Jésus diffère de Moïse par la naissance, le mariage, le décès, le message, bref par la vie et la mort. Par contre, Mohammed est à tous points de vue un Prophète comme Moïse.

Il existe de nombreux points communs entre Moïse et Muhammad. On se contentera d’en citer quelques-uns :

a) Moïse est né d’un père et d’une mère, Muhammad aussi est né d’un père et d’une mère. Mais Jésus est né d’une mère seulement, il n’avait pas de père.

b) Moïse s’est marié et a eu des enfants, Muhammad aussi s’est marié et a eu des enfants ; mais Jésus était célibataire pendant toute sa vie.

c) Moïse était polygame, Muhammad aussi était polygame.

d) Moïse appartient à une tribu - de Levi - ayant la charge du service rituel. Les gens de cette tribu étaient des sacrificateurs qui portaient l’arche de l’alliance de l’Eternel.

Muhammad aussi descend d’une tribu - Bani Abdu Manaf - qui avaient la charge de la gestion de la Ka’ba.

e) Moïse faisait paître le troupeau, Muhammad aussi faisait paître le troupeau, mais Jésus n’a pas exercé cette profession.

f) Chacun de Moïse et de Mohammed est appelé serviteur de Dieu

Le titre serviteur de Dieu est commun à Moïse et à Mohammed alors que Jésus est appelé « Fils de Dieu ».

« Si vous avez un doute sur ce que Nous avons révélé à Notre serviteur » s2 v23

« Gloire à Celui qui fit voyager de nuit Son serviteur » s17 v1

« Moïse, serviteur de l’Eternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon l’ordre de l’Eternel. » Dt 34.5

g) Moïse mena des batailles contre les infidèles, Muhammad aussi mena des batailles contre les infidèles, mais Jésus, ayant apporté un message de paix, n’a mené aucune bataille.

h) Moïse est mort d’une mort naturelle, Muhammad aussi est mort naturellement. Mais Jésus n’est pas mort, il a été élevé au ciel.

i) Chacun de Moïse et Muhammad fut enterré après sa mort, alors que ce n’est pas le cas de Jésus.

j) Moïse et Muhammad ont apporté à leurs peuples des messages fondamentaux avec des lois indiquant les droits et les devoirs, ce qui est permis et ce qui est interdit, ce qui est obligatoire et ce qui est facultatif, mais Jésus n’a apporté qu’un message additif à la Torah, une sorte de code moral destiné à accomplir la Torah sur le plan spirituel. Jésus lui-même l’a dit : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » Mt 5.17

k) Moïse et Muhammad étaient tous les deux obéis par leurs peuples, ils s’imposèrent comme prophètes et avaient une autorité comparable à celle des monarques ou des chefs d’Etats, alors que Jésus n’avait aucune autorité sur son peuple ; bien plus, il était rejeté par son peuple qui s’était révolté contre lui.

Le Coran déclare clairement que Moïse et Muhammad se ressemblent : « Nous vous avons envoyé un messager pour être témoin contre vous, comme nous avons envoyé un messager à Pharaon » s73, v15

Ce verset établit à l’évidence la similitude entre Moïse et Muhammad. Avant Muhammad, il y eut une multitude de messagers, et pourtant aucun n’a été évoqué sauf Moïse pour souligner la ressemblance entre lui et Muhammad, et ainsi confirmer la prophétie du Deutéronome.

« Et avant lui, il y avait le Livre de Moïse comme guide et comme miséricorde. Et ceci est un Livre en langue arabe, confirmant les autres, pour avertir ceux qui font du tort et pour faire la bonne annonce aux bienfaisants. » s46, v12 ; s6, v154, 155 ; s11, v17

« Nous avons donné à Moïse et à Aaron le Livre du discernement (la Torah) ainsi qu’une lumière et un rappel pour les gens pieux, qui craignent leur Seigneur bien qu’ils ne Le voient pas, et redoutent l’Heure. Et ceci est un Rappel béni que Nous avons fait descendre. Allez-vous donc le renier ? » s21, v48-50

Ces deux derniers versets expriment la similitude entre la Torah donnée à Moïse et le Coran révélé à Muhammad. Les deux Livres contiennent les mêmes règles de vie et de pratique religieuse, à savoir les ablutions, la prière, la purification de la femme après les menstrues et/ou l’accouchement, l’interdiction de la viande du porc et d’animaux non égorgés, l’interdiction des sacrifices pour les idoles, de l’usure, de l’adultère, la loi du talion.

* Du milieu de leurs frères

Si le prophète annoncé devait être un Juif, la formulation du verset aurait été la suivante : je leur susciterai de leur milieu et non ‘‘du milieu de leurs frères ’’ ou un prophète des leurs ou l’un d’eux.

Les frères des Juifs ici sont incontestablement les Arabes, parce que le verset : « je leur susciterai du milieu de leurs frères » s’adresse aux Juifs en tant que groupe ethnique descendant d’Isaac, le frère d’Ismaël qui est l’ancêtre des Arabes. Ismaël et Isaac sont les fils d’Abraham. Etant eux-mêmes des frères, leurs enfants sont considérés comme des frères, même si dans le langage courant ils sont appelés cousins. Les Juifs sont les enfants d’Isaac, et les Arabes les enfants d’Ismaël, ils sont de ce fait frères les uns des autres.

Le texte de la prophétie dit : « du milieu de leur frères ». Ismaël et Isaac sont les enfants d’un même père, Abraham ; de ce fait leurs enfants sont des frères.

Les enfants de l’un sont les FRERES des enfants de l’autre. Les enfants d’Isaac sont les juifs et les enfants d’Ismaël sont les Arabes, ils sont donc FRERES les uns des autres.

Le mot frère signifie ici cousin, d’autant plus que le mot cousin est inconnu de l’Ancien testament, ce qui prouve que le mot frère en est l’équivalent. Dans toute la Bible, on trouve une seule fois le mot cousin utilisé par Paul (Colossiens 4.10).

La Genèse dit, en parlant d’Ismaël : « et il habitera en face de tous ses frères » Gn 16.12 et dans un autre passage : « Il s’établit en présence de tous ses frères » Gn 25.18, c’est-à-dire devant les descendants d’Esaü, d’Isaac, et des autres enfants d’Abraham.

On lit dans les Nombres (20.14) : « De Kadès, Moïse envoya des messagers au roi d’Edom, pour lui dire : ainsi parle ton frère Israël » ; et dans le Deutéronome (2.4) : « Vous allez passer à la frontière de vos frères, les enfants d’Esaü, qui habitent en Séir » « Nous passâmes à distance de nos frères, les enfants d’Esaü, qui habitent en Séir » (Dt 2.8)

On peut trouver dans le même livre du Deutéronome le mot frère au sens étroit, par exemple : « tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger qui ne soit pas ton frère » (17.15). Ici le mot frère est pris dans un sens restreint, n’impliquant pas les cousins. Par contre, le mot frères dans la prophétie a un sens large qui englobe les cousins, c’est-à-dire les descendants d’une même souche.

La prophétie est d’ailleurs corroborée par d’autres prophéties allant dans le même sens, par exemple « Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, ils m’ont irrité par leurs vaines idoles ; et moi, j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, je les irriterai par une nation insensée » Deutéronome 32.21

La nation insensée est celle des Arabes, qui étaient un peuple barbare et idolâtre, méprisé par les juifs. Ce verset signifie que Dieu irritera les juifs en désignant un Prophète d’une nation barbare et ignorante qu’ils méprisent.

Dieu a exaucé la prière d’Abraham, « Voici je le bénirai, je le rendrai fécond et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation » Genèse 17.20

Cette promesse s’est réalisée en Mohammed (Paix et Salut sur lui) car aucun autre descendant d’Ismaël n’a fondé une grande nation comme lui.

* Je mettrai mes paroles dans sa bouche

Mettre les paroles dans la bouche de quelqu’un, c’est lui dicter un message verbal qu’il doit transmettre. Cela suppose que la personne doit être illettrée, ne sachant ni lire ni écrire. C’est bel et bien le cas du prophète Muhammad qui ne savait ni lire ni écrire. Dieu a mis Ses paroles dans sa bouche.

La révélation des premiers versets du Coran dans la caverne de Hirah montre bien comment cette parole fut mise dans la bouche du prophète.

Lorsque l’ange Gabriel apprit à Muhammad à faire ses ablutions et lui demanda de lire, celui-ci lui répondit : « je ne sais pas lire. » Il le prit dans ses bras et le serra très fort avant de le lâcher et lui demander encore une fois de lire. Muhammad dit : « mais je ne sais pas lire. » L’ange le serra de nouveau et plus fort, puis lui demanda de lire ; et il répondit qu’il ne savait pas lire Il le prit dans ses bras pour la troisième fois, le serra très fortement, puis le relâcha et dit  : « Lis par le nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence ! Lis ! Car ton Seigneur, le Très Noble, c’est Lui qui a enseigné par la plume. Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. » s96, v1-5

Ces cinq versets, ainsi que l’ensemble des versets du Coran dont la révélation s’est échelonnée sur une période de vingt-trois ans, ont été mis dans la bouche du prophète Muhammad par l’intermédiaire de l’ange Gabriel.

A la différence de la Torah, du Psautier et de l’Evangile qui furent respectivement remis sous forme de textes écrits à Moïse, à David et à Jésus, le Coran n’a pas été remis en tant que livre au prophète Muhammad, c’était la parole de Dieu placée dans sa bouche. Lorsque le Coran parle de la Torah, du Psaume et de l’Evangile, il précise qu’il s’agit de livres donnés, c’est-à-dire remis de la main à la main aux prophètes concernés et non révélés ou inspirés.

La distinction entre ce qui a été révélé et ce qui a été donné apparaît clairement dans de nombreux versets du Coran et de la Bible, notamment dans les versets suivants : « Dites : nous croyons en Allah, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été donné aux prophètes de la part de leur Seigneur. » s2, v136

« Dis : nous croyons en Allah, à ce qui nous a été révélé ; à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus et aux prophètes de la part de leur Seigneur. » s3, v84

« Dis : « Qu’y a-t-il de plus grand en fait de témoignage ? » Dis : « Allah est témoin entre moi et vous ; et ce Coran m’a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu’il atteindra. » s6, v19

« Lorsque l’Eternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu. » Ex 31.18 ; Dt 10.2

Il ressort de ces versets que certains messages ont été donnés, alors que d’autres ont été inspirés. L’expression : « Je mettrai mes paroles dans sa bouche » ne peut donc s’appliquer qu’au prophète Muhammad.

* Il parlera en Mon Nom

Cette expression n’a pas besoin de commentaire. Elle signifie que le prophète ne parlera pas en son nom propre mais au nom de Dieu. Son rôle se limite donc à transmettre, à prononcer, à dire la Parole de Dieu qui sera mise dans sa bouche.

Cette prophétie ne saurait non plus s’appliquer à Jésus eu égard aux croyances chrétiennes. Jésus est d’un rang tel qu’il n’a nul besoin de recevoir la révélation.

En revanche, cette parole s’applique au prophète Muhammad qui a transmis le Coran tel qu’il lui a été dicté par l’Ange Gabriel. Mohammed a parlé au nom de Dieu tout au long de la révélation du Coran.

La preuve de cette vérité est établie par le Coran lui-même, exemple : Chaque Sourate du Coran commence par la formule : « Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux », C’est la preuve formelle que Muhammad a parlé au nom de Dieu, exactement comme l’avait annoncé la prophétie.

Une autre preuve réside dans l’impératif « Dis ». Ce mot est répété 333 fois dans le Coran.

La prophétie affirme : « et il leur dira tout ce que je lui commanderai. »

Il ne fait pas de doute que Muhammad a dit tout ce que Dieu lui a commandé de dire ; c’est en lui donc que s’accomplit la prophétie.

Le Coran enseigne : « Ceux qui suivent le Messager, le prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Torah et l’Evangile. Il leur ordonne ce qui est convenable ; il leur interdit ce qui est blâmable ; il déclare licite, pour eux, les excellentes nourritures ; il déclare illicite, pour eux, ce qui est mauvais et leur ôte les jougs et les carcans qui les accablaient. » s7, v157

La prophétie du Deutéronome 18.18 fait suite aux prières d’Abraham et d’Ismaël rapportées dans ce verset du Coran :

« Et pendant qu’Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Ka’ba, ils disaient : "Seigneur ! Daigne accepter de nous cette oeuvre ! Tu es Celui qui entend tout et dont la science est infinie ! Seigneur ! Fais de nous des croyants entièrement soumis à Toi, et de notre postérité, une communauté soumise à Toi ! Fais-nous connaître les rites que nous devons observer et accepte notre repentir, car c’est Toi qui accepte le repentir, le Miséricordieux. Seigneur ! Envoie-leur un prophète issu d’eux-mêmes, qui leur récitera Tes versets, leur enseignera le Livre et la sagesse et les purifiera de leurs fausses croyances ! Tu es, en vérité, le Puissant, le Sage !" » s2 v127

L’envoi de Mohammed comme Messager n’est que l’exaucement de cette émouvante prière d’Abraham et Ismaël (Paix et Salut sur eux).

* En Israël, pas de prophète semblable à Moïse

La Bible enseigne qu’il ne peut y avoir de prophète semblable à Moïse en Israël, ce qui exclut toute possibilité de comparaison entre Moïse et Jésus. Il est écrit dans le Livre du Deutéronome : « Il n’a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse, que l’Eternel connaissait face à face. Nul ne peut lui être comparé pour tous les signes et les miracles que Dieu l’envoya faire au pays d’Egypte contre Pharaon, contre ses serviteurs et contre tout son pays, et pour tous les prodiges de terreur que Moïse accomplit à main forte sous les yeux de tout Israël ». Dt 34.10-11

La Parole de Dieu n’a pas de limites dans le temps : le passé, le présent, le futur se confondent. Il n’a plus paru signifie aussi : il ne paraîtra plus en Israël de prophète semblable à Moïse.

Jésus est un Israélite ; c’est une cause pour qu’il ne puisse être comparé à Moïse.

En outre, Jésus est aux yeux des chrétiens non seulement différent de Moïse, mais il est de loin supérieur à ce dernier. D’où l’impossibilité de tenter la moindre comparaison entre les deux personnages.

Les chrétiens placent Jésus au-dessus des prophètes. Paul dit : ‘‘Le Christ qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement’’ Romains 9.5

Alors que la prophétie du Deutéronome parle d’un prophète.

* Incompatibilité du mot prophète avec le titre ‘‘Fils de Dieu’’

Jésus est appelé fils de Dieu, bien que nous ne soyons pas d’accord sur le sens donné à ce titre. Si la prophétie concernait Jésus, selon la logique des chrétiens, Dieu aurait dit : je leur enverrai mon fils. Jésus est désigné comme fils de Dieu dans plusieurs endroits de l’Evangile, de sorte qu’il est difficile de faire concorder le mot " Prophète" de la prophétie avec le titre "fils de Dieu". On peut donner des exemples sur le terme "fils de Dieu" concernant Jésus :

Matthieu 17:5 Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le !

Marc 1:11 Et une voix fit entendre des cieux ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection.

Marc 9:7 Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le !

Luc 3:22 et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection.

Luc 9:35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit : Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le !

Actes 13:33 Dieu l’a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui.

Romains 1:9 Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous.

Hébreux 5:5 Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

2Pierre 1:17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

Comment concilier ce titre avec le qualificatif « un prophète comme toi » ? Impossible !

Eu égard à ce qui a été démontré, il ne fait aucun doute que la prophétie du Deutéronome 18.18 se rapporte au Prophète Mohammed (Paix et Salut sur lui).

Enfin, la confirmation coranique de la prophétie du Deutéronome a pour objet de sceller la certitude de cette réalité tangible et constamment vérifiable. Cependant, la Bible contient d’autres prophéties concernant le prophète Muhammad. On peut se contenter d’en citer quelques-unes :

11.2 Rappel des promesses de Dieu à l’égard d’Ismaël

Dieu bénit Ismaël et promit de faire de lui une grande nation :

« Dieu entendit la voix de l’enfant ; et l’ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit : qu’as-tu Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prend l’enfant, saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation » Genèse 21.17-18

Quelle est donc cette grande nation ? C’est la nation de l’Islam et du prophète Mohammed (psl)

Dans un autre passage, Dieu promet : « Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il est ta postérité » Genèse 21.13

Le fils de la servante d’Abraham est Ismaël. La nation qui est sortie de lui est la nation arabe et la nation arabe a engendré Mohammed.


4 Messages de forum

  • Ceci ne concerne pas Mohammed car : Dans le texte, il est indiqué que Dieu dit, "je susciterais pour eux un prophète comme toi, du milieu de leurs frères." La question que nous devons nous poser, c’est de qui Dieu parle-t-Il lorsqu’Il dit "eux" et "leurs frères" ? Et lorsque nous nous tournons vers les deux premiers versets de Deutéronome 18, nous trouvons la réponse : Les sacrificateurs, les Lévites, c’est a dire toute la tribu de Lévi, n’auront ni part ni héritage avec Israël … Ils n’auront point d’héritage au milieu de leurs frères.Deutéronome 18:1-2 Ici "ils" se réfère à la tribu de Lévi et "leurs frères" se réfère aux onze tribus restantes d’Israël. C’est là, un fait indéniable. Aucune méthode honnête d’interprétation ne peut admettre que Deutéronome 18:1-2 se rapporte à quelqu’un d’autre que la tribu de Lévi et des tribus restantes d’Israël.

    A la lumière de ces faits, examinons la seule analyse possible de la prophétie qui peut mener à une interprétation et à une identification correcte de "leurs frères". Pour ce faire, nous devons simplement accentuer les mots appropriés de Deutéronome 18:1-2 à Deutéronome 18:15-18.

    Le texte disant : "la tribu de Lévi n’aura aucun héritage avec Israël. Ils n’auront aucun héritage au milieu de LEUR FRERES." L’interprétation logique de Deutéronome 18:18 est : "Je leur susciterai du milieu d’eux (c’est-à-dire, la tribu de Lévi) un prophète comme toi parmi leurs frères (c’est-à-dire, un membre d’une des autres tribus d’Israël)". Ceci concorde avec tout l’Ancien Testament, où nous découvrons fréquemment cette expression "leurs frères" signifiant les tribus restantes d’Israël à la différence de la tribu spécifiquement visée.

    Pour exemple, étudions ce verset suivant : Mais les enfants de Benjamin n’écoutaient pas la voix de leurs frères, les enfants d’Israël. Juges 20:13 Ici "leurs frères" est spécifiquement définit comme s’agissant des autres tribus d’Israël à l’opposition de la tribu de Benjamin. Comme en Deutéronome 18:18, où "leurs frères" désigne clairement les frères en Israël de la tribu de Lévi. Ou encore en Nombres 8:26 où la tribu de Lévi est commandée d’aider "leurs frères", c’est à dire, les tribus restantes d’Israël. De même en 2 Rois 24:12, où la tribu de Juda est distinguée de "leurs frères", c’est-à-dire les tribus restantes d’Israël. (d’autres versets prouvant encore ce point se trouve en Juges 21:22 ; 2 Samuel 2:26 ; 2 Rois 23:9 ; 1 Chroniques 12:32 ; 2 Chroniques 28:15, Néhémie 5:1 etc.). En outre, il est a noter, que ceci s’accorde avec le terme hébreu utilisé akh signifiant "frère" et qui comporte deux sens : frère ou membre de la tribu.

    En ce qui concerne l’élément de la prophétie en Deutéronome disant que Dieu mettra ses paroles dans la bouche du prophète, nous devons dire, que pris seul cela n’aide pas vraiment à identifier de quel prophète il s’agit. Effectivement, pour chaque prophète, Dieu a mis ses paroles dans sa bouche.

    Exemple avec Jérémie : L’Éternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. Jérémie 1:9 Toutefois, notons que la prophétie de Deutéronome, ajoute une précision : Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Ce qui colle parfaitement avec les paroles de Jésus : mes paroles ne viennent pas de moi ; mais le père qui ma envoyé, m’a commandé lui même ce que je dois dire et ce dont je dois parler Jean 12:49 Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Deutéronome 18:18

    Deutéronome 18:20, n’exclu pas la possibilité qu’un faux prophète puisse ne pas être tué, ni n’exclu qu’un prophète vrai puisse être tué. Plutôt il est fait indication, que la règle est que les faux prophètes doivent être mis à mort, et ceci par le peuple.

    Cette compréhension est évidente, lorsque nous nous tournons vers d’autres passages du Deutéronome, où est employé l’expression semblable ( ce prophète-là sera puni de mort ).

    Par exemple, en Deutéronome 17:12, nous pouvons lire : L’homme qui, par orgueil, n’écoutera pas le sacrificateur placé là pour servir l’Éternel, ton Dieu, ou qui n’écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël. Ici, est indiqué que n’importe qui qui n’obéira pas au prêtre ou au juge mourra, la mention, "Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël " suggère que c’est le peuple qui doit faire mourir l’homme qui a commis le crime indiqué, non Dieu. D’autant, que compris autrement, nous devrions en conclure, que tous les criminels, voleurs et autres qui ont couru impunis en l’histoire de ce monde, sont des innocents, puisque Dieu ne les a pas frappé de mort. Mais si c’est dans les champs que cet homme rencontre la jeune femme fiancée, lui fait violence et couche avec elle, l’homme qui aura couché avec elle sera seul puni de mort. Deutéronome 22:25 Encore, si nous suivons ce raisonnement, nous devons en conclure, que les violeurs qui n’ont pas été frappé de mort, ont commis, une chose non détestable aux yeux de Dieu. Si l’on trouve un homme qui ait dérobé l’un de ses frères, l’un des enfants d’Israël, qui en ait fait son esclave ou qui l’ait vendu, ce voleur sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. Deutéronome 24:7

    Au sujet de la mort de Mohammed, à savoir qu’il a eu une mort naturelle, ceci n’est apparemment pas correcte. Selon les sources musulmanes, Mohammed est mort suite à un poison qu’il avait contracté via un plat préparé par une juive dont la famille avait été tué par Mohammed : ...

    D’après Aisha :

    Le Prophète dans son mal, par lequel il est mort, dit "O Aisha ! Je sens toujours la douleur provoquée par la nourriture que j’ai mangée chez Khaibar,et actuellement, je me sens comme si ma aorte avait été coupée par ce poison." Sahih Bukhari Volume 005, Book 059, Number 713

    Le site islam.qa :

    Cheikh Ibn Outhaymine cite dans son commentaire du Coran (1 : 283) un autre avantage que des ulémas reconnaissent à l’usage de l’expression « vous tuez » qui indique la continuité. C’est que les Juifs ont perpétué la tradition qui consiste à tuer les prophètes systématiquement jusqu’au dernier d’entre eux :Muhammad. En effet, ils ont tué ce dernier à cause du poison qu’ils lui ont fait avaler à Khaybar car il n’a cessé d’en souffrir jusqu’à sa mort et il disait au cours de son ultime maladie : « le repas que j’ai consommé à Khaybar n’a cessé de m’affaiblir et c’est maintenant que ma veine basilique va ceder » (rapporté par Abou Dawoud, 4512 ; rapporté par al-Boukhari de manière « suspendue » ; déclaré par al-Albani « beau et authentique » dans Sahihi Abi Dawoud, 3784).

    Si Mohammed avait été empoisonné, c’était entre autre, pour déterminer si Mohammed était un vrai prophète ou non : L’apôtre d’Allah et ses Compagnons mangèrent. Il (la chèvre) dit : "Je suis empoisonné." Il [Muhammad] dit à ses Compagnons, "Haut les mains ! Je viens d’être informé qu’il est empoisoné !" Ils retirèrent leurs mains, mais Bishr Ibn al-Bara expira. L’apôtre d’Allah fit chercher (la Juive) et lui demanda, "Qu’est-ce qui vous a incité à faire ce que vous avez fait ?" Elle répondu, "J’ai voulu savoir si vous étiez un prophète, dans ce cas cela ne vous aurai pas nui et si vous êtes un roi, je soulagerai le peuple de vous." Il a donné des ordres et elle a été mise à mort. Ibn Sad, "Kitab al-Tabaqat al-Kabir"

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    • Muhammad dans l’Ancien Testament - Première Partie 22 avril 15:50, par Maître Simozrag

      Cette prophétie ne peut concerner que Mohammed pour les raisons suivantes :

      1-Jésus ne fut pas reconnu comme étant le Prophète visé par la prophétie du Deutéronome. Les Juifs le distinguèrent du Prophète attendu.

      C’est ce qu’il ressort des questions posées à Jean Baptiste par les sacrificateurs et les lévites. Ils avaient, pourtant la certitude que Jean est un prophète, mais ils voulaient l’identifier. On lui a cité trois personnages : le Christ, Elie et le Prophète. Mais Jean a déclaré n’être aucun de ces trois :

      « Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il déclara, et ne le nia point, , il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? » Jean 1.19-22

      Il ressort de ce texte qu’il existe trois personnages : « Le Christ » qui est très probablement Jésus ; « Élie » qui pourrait être Jean-Baptiste (selon les dires attribués à Jésus dans Matthieu, 11 : 7-15) ; et enfin le Prophète. Ce qui est important dans l’identification de ces personnages est la distinction faite entre le Christ et le Prophète.

      Qui est donc ce Prophète que les juifs attendaient ? Il est bien précisé dans leurs questions que ce prophète n’est pas le Christ. Il s’agit bel et bien du Prophète Mohammed annoncé dans la prophétie du Deutéronome 18.18-20

      Par ailleurs, les cris des gens de la foule à cette époque ne pouvaient que confirmer la distinction entre le Christ et le Prophète :

      « Des gens de la foule, après avoir entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le Prophète. D’autres disaient : Celui-ci est le Christ... » Jean 7.40-41

      2- Les manuscrits découverts dans la grotte de Qumrân mentionnent bien l’attente par les Juifs de trois personnages : deux messies et un Prophète.

      3-L’expression « du milieu de leurs frères » a un sens large englobant les frères et les cousins, c’est-à-dire les membres d’une même tribu ou de tribus différentes issues d’un même ascendant, en l’occurrence Abraham (Paix et Salut sur lui). Le terme utilisé pour désigner les frères est אֲחֵיהֶם (akhéeim). Pour les Sémites, le mot cousin n’existait pas, seul le mot frère était d’usage pour désigner le cousin ou tout autre proche. La notion de famille étant très élargie. « Les peuplades sémites apparentées, possédant un ancêtre commun, sont aussi appelés frères dans la Bible » (Dictionnaire Théologique p. 491) Exemple : « Vous allez passer à la frontière de vos frères, les enfants d’Esaü… » Dt 2.4 ou « Parce qu’il a poursuivi ses frères avec l’épée… » Amos 1.11 ou encore « et il habitera en face de tous ses frères » Gn 16.12 ou encore « il s’établit en présence de tous ses frères » Gn 25.18

      4-La particularité de la prophétie est qu’elle ne concerne pas un Israélite, sinon il aurait été plus logique de l’appliquer à l’un des nombreux prophètes ayant précédé Jésus. Par exemple Josué, Essaïe, Jérémie, Ezéchiel, Jean Baptiste.

      Tous ces prophètes et d’autres sont plus proches de Moïse que de Jésus en terme de ressemblance, notamment par la naissance d’une mère et d’un père. Pourquoi fallait-il attendre jusqu’à l’arrivée de Jean baptiste pour lui demander s’il était le prophète ?

      5- D’après la prophétie en question, le prophète annoncé ressemble à Moïse. C’est bien le cas du prophète Mohammed. Sinon, quelle ressemblance y a-t-il entre jésus et Moïse ? Aucune ! Soyons logiques !

      6-Dans le cas où le poison aurait un lien de cause à effet avec la mort de Mohammed, cette mort qui ne survint que trois années après l’absorption du poison, ne pouvait être que symbolique.

      Autrement dit, Mohammed ayant accompli sa mission, le poison ne serait qu’une cause justifiant le martyr et non la mort du prophète. Si l’on suit votre raisonnement, doit-on comprendre que Jésus est un faux prophète puisque, d’après les Chrétiens, il a été crucifié ?

      Non seulement, la Bible dit que le faux prophète doit mourir, Jésus est donc mort selon les croyances des Chrétiens, mais elle dit aussi que celui qui est pendu est un objet de malédiction.

      « Mais si le prophète, lui, a la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas ordonné de dire, ou s’il parle au nom d’autres dieux, alors c’est le prophète qui mourra » Dt 18.21

      Doit-on comprendre que Jésus est une malédiction puisqu’il est écrit dans la bible : « Celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu » Dt 21.23

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      • 1-Je ne dis pas que la prophétie du Deutéronome s’applique a Jésus, je dis juste qu’elle ne semble pas s’appliquer a Mohammed.

        2-le raisonnement au sujet de la mort du prophète Mohammed n’est pas le mien mais celui de l’Islam. Comme l’indique les ahadiths, il est mort du poison à long terme. Par conséquent votre raisonnement est faux.

        3-Il y a des ressemblances entre Moïse et Jésus, des ressemblances beaucoup plus spirituelle qu’autre chose. Lorque vous dites AUCUNE, ceci est donc faux.

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        • Muhammad dans l’Ancien Testament - Première Partie 25 avril 05:24, par Maître Simozrag

          Bonjour,

          A partir du moment où Mohammed a terminé sa mission, il devait mourir et peu importe la cause de cette mort. Il est mort une fois achevée la révélation du Coran où Dieu dit :

          « Aujourd’hui, J’ai amené votre religion à son point de perfection ; Je vous ai accordé Ma grâce tout entière et J’ai agréé l’islam pour vous comme religion. » s5 v3

          Quant aux ressemblances entre Moïse et Jésus, lorsqu’on se place sous l’angle des croyances chrétiennes, je pense qu’il n’est pas faux de dire qu’il n’existe aucune ressemblance, étant donné que Jésus est Dieu pour les uns, fils de Dieu pour les autres, rejeté par les siens, crucifié, ressuscité, etc. Où trouvez-vous la ressemblance ?

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