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10. Muhammad dans le Nouveau Testament

Publication en ligne : mardi 27 mai 2008, par Maître Simozrag

Il ne fait pas de doute que Jésus a annoncé la venue de Mohammed dans l’évangile. Nous venons de voir les propos de Jésus rapportés à cet effet dans le Coran ; c’est donc une certitude car le Coran est inaccessible à l’erreur du fait qu’il est protégé par Dieu :

« Le faux ne l’atteint de nulle part. » s41 v42 (Foussilat)

« C’est Nous qui avons révélé le Coran et c’est Nous qui le protégeons. » s15 v9 (al-Hijr)

La mention de Mohammed dans les Ecritures est annoncée dans un autre verset de la Sourate al-A’raf :

« Et Ma miséricorde embrasse toute chose ; Je la destine à ceux qui Me craignent, qui font la Zakât et qui croient en Nos signes, à ceux qui suivent le Messager, le prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Torah et l’Evangile, et qui leur recommande le bien, et leur interdit le mal, qui déclare licite pour eux ce qui est bon et illicite ce qui est impur, qui les soulage du fardeau et des jougs qui étaient sur eux » s7 v157

Il résulte de ces énoncés coraniques que Mohammed est bel et bien mentionné dans les Ecritures ; cependant, la disparition ou la dissimulation de l’Evangile authentique, la falsification d’une partie des enseignements de Jésus, les mauvaises interprétations sont des obstacles de nature à nous rendre la tâche difficile.

Mais comme la vérité ne disparaît pas même si elle s’éclipse, il se trouve que cette annonce a pu, grâce à Dieu, survivre aux péripéties de l’histoire et aux manipulations humaines.

En vérité, Jésus a annoncé Mohammed sous différentes appellations et à plusieurs reprises :

10.1 Les Juifs attendaient un Prophète

Les questions posées par les Juifs (Prêtres et lévites) à Jean Baptiste montrent à l’évidence qu’ils attendaient un prophète :

« Qui es-tu ? Interrogèrent Jean Baptiste ! Et il dit la vérité sans la nier : Je ne suis pas le Christ.

Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Elie ? Je ne le suis pas.

Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non » Jean 1.20-22

Compte tenu de ces questions, il est évident que les Juifs, au temps de jésus, attendaient trois messagers dans l’ordre suivant : Elie, le Christ, le prophète. Les Juifs savaient selon les Ecritures qu’un grand prophète devait venir. Ils connaissaient ses caractéristiques et le lieu même de son apparition, c’est pour cette raison qu’ils l’appelaient le prophète de manière définie, le prophète et non un prophète, sachant qu’il s’agit d’un prophète qui doit être « le sceau des prophètes ». Qui est donc ce prophète qui devait venir après Jésus ? Nous y reviendrons.

10.2 L’approche du royaume des cieux

Qu’est-ce que le royaume des cieux ?

« Or en ces jours-là, paraît Jean-Baptiste, prêchant dans le désert de Judée, et disant : Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché. » Matthieu 3.1-2 ; Marc 1.15

Le mot royaume des cieux ou royaume de Dieu désigne la révélation, la prophétie, le règne de la loi de Dieu. Ce même mot est employé dans d’autres endroits du Nouveau Testament pour désigner le Paradis. Mais c’est le premier sens qui nous intéresse dans cette démonstration.

Cette prophétie ne vise pas Jésus pour plusieurs raisons :

a) Jésus était là en Galilée lorsque Jean Baptiste prononça cette parole ; si cette prophétie visait Jésus, Jean Baptiste aurait dit : Le royaume des cieux est là au lieu de dire : est proche ou s’est approché.

b) La prophétie implique nécessairement un pouvoir politique. Jésus n’a pas exercé les fonctions de chef politique ou de chef d’Etat ; son message est un message purement spirituel ne comportant pas de lois ni de pouvoir.

c) Jésus lui-même fit le même prêche sur l’approche du royaume des cieux :

« Jésus, ayant appris que Jean avait été livré [...] Dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4.12-17)

« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple » Matthieu 4.23

« Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche » Matthieu 10.5-8

Ce royaume de Dieu est évoqué dans la vision du roi Nabucadnestar interprétée par Daniel (2.44) ainsi que dans la vision de Daniel concernant le fils de l’homme (Daniel 7.13-14)

Jésus Christ avait enseigné à ses disciples de prier pour que le Règne vienne :

« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; » Matthieu 6.9-10 ; Luc 11.1-4)

« Car encore très peu de temps, et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. » Hébreux 10:37

A la lumière de ces déclarations, il apparaît clairement que Jean baptiste et Jésus Christ eurent tous deux pour mission entre autres d’annoncer l’approche du royaume des cieux qui viendra après eux.

Jésus a averti les Juifs que le Royaume de Dieu leur sera enlevé et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

« C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits » Matthieu 21.43

Il explique les raisons du transfert du royaume de Dieu par la parabole de la vigne et des vignerons qui détournèrent à leur profit les fruits (Matthieu 21.33-44 ; Marc 12.1-12 ; Luc 20.9-18).

Cette déclaration de Jésus nous permet de mieux comprendre le sens du mot ‘‘Royaume de Dieu’’. En d’autres termes, le royaume de Dieu est la charge ou la fonction que Dieu confie à une nation pour Le faire connaître au monde, pour répandre et appliquer Son message. Cette fonction était confiée aux juifs, mais ces derniers en ont abusé. Ils ont tué les prophètes, transgressé et falsifié la parole de Dieu ; plus grave est le fait de l’avoir dissimulée ; ils l’ont gardée pour eux seulement au lieu de la transmettre aux hommes. Ils ont de ce fait perdu le mérite de ce privilège divin, appelé le royaume de Dieu.

Le royaume de Dieu a été transféré à la nation arabe qui a reçu le message du Coran par l’intermédiaire du Prophète Mohammed.

Ce don est conforme à la promesse de Dieu à l’égard d’Ismaël. Dieu a béni Ismaël et a promis de faire de lui une grande nation : « Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation » Genèse 17.20

« Dieu entendit la voix de l’enfant ; et l’ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit : qu’as-tu Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prend l’enfant, saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation » Genèse 21.17-18

Quelle est donc cette grande nation ? C’est la nation de l’Islam et du prophète Mohammed (psl)

Dans un autre passage, Dieu dit : « Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il est ta postérité » Genèse 21.13

Le fils de la servante d’Abraham est Ismaël. La nation qui est sortie de lui est la nation arabe et la nation arabe a engendré Mohammed.

En fait, Dieu a procédé à un juste partage du temps de gestion de son royaume par les Juifs et les Arabes qui sont les descendants des deux fils d’Abraham. Les juifs avaient en quelque sorte le monopole de la prophétie, c’est-à-dire du royaume de Dieu depuis Moïse jusqu’à Jésus.

Depuis Mohammed, le royaume de Dieu se trouve dans la nation arabe. Il semble qu’en terme de temps, Dieu ait procédé à un partage équitable entre les descendants d’Isaac et les descendants d’Ismaël, autrement dit entre les Juifs et les Arabes. Jésus a servi et servira, lors de son retour, d’interface entre les deux périodes de règne du Royaume de Dieu.

10.3 Le fils de l’homme

Le mot fils de l’homme est mentionné 235 fois dans la Bible. Ce titre est appliqué à des prophètes comme Ezéchiel (Ez 2.1), Daniel (Daniel 8.17) et à l’homme d’une manière générale. Jésus est aussi appelé « Fils de l’homme » dans de nombreux passages de l’Evangile.

Ce titre est également employé pour désigner un personnage qui viendra après Jésus qui établira le règne éternel ou le royaume de Dieu.

Le Prophète Daniel évoque ce personnage qui sera suivi par les peuples, les nations et les hommes de toutes les langues et auquel on donna la domination, la gloire et le règne :

« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit » Daniel 7.13-14

Le sens de l’expression « les nations, et les hommes de toutes les langues le servirent » réside dans le fait que tout musulman, à chaque prière, bénit le nom de Mohammed et lui adresse le salut. Les musulmans de tous bords et de toutes langues prient sur le Prophète Mohammed matin et soir au cours des fêtes religieuses ainsi que des cérémonies de mariages, de naissances, de décès ; ils prononcent la formule (Paix et Salut sur lui) chaque fois que son nom est mentionné.

Jésus a parlé de ce même fils de l’homme à plusieurs occasions :

« Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis, en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël, que le fils de l’homme sera venu » Mt 10.23

Comme d’habitude, les chrétiens disent que cette prophétie concerne Jésus. Alors que cette affirmation est totalement démentie par la réalité.

a) Mohammed étant venu, Jésus n’est pas encore venu

La prophétie dit que le fils de l’homme sera venu avant que les disciples n’aient achevé de parcourir les villes d’Israël.

Or, la question est simple : Est-ce que Jésus est venu avant que les disciples n’aient achevé de parcourir les villes d’Israël ? La réponse est non !

Qui est venu alors depuis que Jésus est parti ? Le Prophète Mohammed !

Une autre preuve que la prophétie ne s’applique pas à Jésus réside dans l’emploi du verbe venir et non revenir. Il est bien dit « que le fils de l’homme sera venu ». Si c’était Jésus qui est visé, il aurait dit « sera revenu » ou « sera de retour », puisque pour Jésus, il s’agirait d’un retour et non pas d’une venue.

b) La navette des anges qui montent et descendent sur le fils de l’homme

« En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme » Jean 1.51

Il s’agit d’une part de l’Ange Gabriel qui faisait la navette entre Dieu et Mohammed à l’occasion de la révélation du Coran, et d’autre part des Anges qui descendent chaque année durant la nuit du Destin pour assister les musulmans dans leur veillée de prière et de récitation du Coran. Aussi, lors des batailles menées par le Prophète Mohammed, les anges montaient et descendaient du ciel afin d’y prendre part.

c) La nourriture que le Fils de l’homme donnera

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle que le Fils de l’homme vous donnera » Jean 6.27

Jésus parle de la nourriture spirituelle puisque c’est elle qui subsiste pour la vie éternelle.

Il est important de souligner que Jésus parle au futur, preuve qu’il ne s’agit nullement de l’évangile mais d’un message ultérieur. Cette nourriture est donc le Coran et le Hadith « que le Fils de l’homme vous donnera ». De toute évidence, Jésus ne parle pas de lui-même ; non seulement il parle au futur mais aussi à la troisième personne du singulier. Très certainement, il parle d’un événement qui devait se produire ultérieurement et d’un Fils de l’homme qui devait venir pour donner la nourriture spirituelle. Il s’agit sans conteste du Coran et du prophète Mohammed :

« Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit » s17 v9

« Ce Coran que Nous révélons est une guérison et une miséricorde pour les croyants » s17 v82

« Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d’Allah » s5 v15

La nourriture spirituelle annoncée par Jésus Christ trouve son explication dans les caractéristiques susmentionnées du Coran.

d) Le Fils de l’homme que Dieu a marqué de son sceau

« Car c’est lui (le Fils de l’homme) que le Père, que Dieu a marqué de son sceau » Jean 6.27

C’est le prophète Mohammed qui est marqué du sceau de la prophétie entre les épaules.

Il est notoirement connu que le prophète Mohammed portait entre les épaules le sceau de la prophétie que plusieurs compagnons ont vu.

Dieu dit : « Non, Mohammed n’est le père d’aucun homme d’entre vous, mais le Messager de Dieu et le sceau des Prophètes » (s33 v40).

As-Sâ’ib ibn Yazîd a dit :

« Ma tante maternelle m’emmena chez le Prophète (psl). - "O Envoyé d’Allah, lui dit-elle, voici le fils de ma sœur ; il est malade". Le Prophète passa sa main sur ma tête et appela sur moi les bénédictions du Ciel. Ensuite, il fit ses ablutions ; je bus de l’eau restante de ses ablutions et me tins debout derrière lui. Entre ses deux épaules, je vis le sceau de la prophétie qui ressemblait à l’œuf de la perdrix. » Muslim, Hadith n° [Arabe uniquement] 4328.

Salman Al Farisi, lui aussi déclare avoir vu le sceau de la prophétie entre les épaules du Prophète (Paix et Salut sur lui) : « Un jour j’assistais, dit-il, aux funérailles d’un Compagnon qui venait de mourir. Je m’approchai du Messager de Dieu dans le cimetière. Après l’avoir salué, je me tins derrière lui dans l’espoir de voir le sceau de la Prophétie. Ses épaules étaient nues et le sceau était exactement là où le moine m’avait indiqué. Je ne pus m’empêcher de l’embrasser en pleurant, après quoi je lui racontai mon histoire. Il était très content et voulait que ses Compagnons l’écoutent aussi » ( Ibn Hisham, Sira, 1:228-34).

C’est la raison pour laquelle Jésus évoque le mot ‘‘sceau’’ : « car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau ».

e) Dieu le glorifiera bientôt

« Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt » Jean 13.32

Glorifier signifie auréoler, bénir, exalter, immortaliser, honorer quelqu’un ou quelque chose en proclamant ses mérites. Poème qui glorifie les actions, les hauts faits de quelqu’un, « la lumière glorifie les objets ».

Jésus ne parle pas de lui-même, il parle au futur. Il s’agit du prophète Mohammed que Dieu a glorifié. Le Coran dit :

« Dieu et Ses anges bénissent le Prophète. Ô croyants ! Bénissez-le et appelez sur lui le salut » s33 v56

10.4 Le Paraclet, le consolateur, le défenseur, l’intercesseur, le conseiller, l’avocat

Je m’abstiens de discuter de l’orthographe du mot qui à l’origine était écrit « Periclytos » et qui signifie exactement ce que dit le Coran « Ahmad », le ‘‘glorieux’’ ou ‘‘le vénéré’’. Ce terme est devenu ‘‘Paracletos’’ qui a donné en français paraclet, défenseur, intercesseur, conseiller, avocat.

Je reprends toute la prophétie dans ses différentes formulations :

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur afin qu’il demeure éternellement avec vous » Jean 14.15,16

« Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » Jean 14.26

« Il rendra témoignage de moi ; et vous aussi, vous rendrez témoignage. » Jean 15.27

« Il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, (version protestante), il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement, (version catholique) il mettra le monde dans son tort, du chef de péché, du chef de justice et du chef de jugement » Jean 16. 7-9

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » Jean 16.13-15

Les chrétiens appliquent cette prophétie à l’Esprit Saint, ce qui est faux sur toute la ligne pour une raison simple : aucune de ces caractéristiques ne correspond à l’Esprit Saint. Le Paraclet, le Consolateur est un être humain qui entend et qui parle, tandis que l’Esprit Saint est un ange. Il n’y a aucun doute là-dessus, ce que nous allons voir dans les développements suivants :

1- Le Paraclet est un homme, l’Esprit Saint est un ange qui a animé les Juges, David, Saül, Jésus et bien d’autres. La venue du Paraclet était conditionnée par le départ de Jésus : « car si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous » (Jean 16.7). Alors que l’Esprit Saint était déjà avec Jésus et les apôtres (Matthieu 12.28 ; Luc 3.22) ; en outre, quand Jésus envoya les apôtres, « il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit » (Jean 20.22-23).

2-Le fait que Jésus parle d’un autre Paraclet, exclut entièrement qu’il puisse s’agir d’un ange. Un avocat qui nous dit : je pars, et je vous envoie un autre avocat, allez-vous comprendre que l’avocat qui viendra est un ange ? Non ! Cela signifie un autre défenseur, un autre intercesseur auprès de Dieu, un autre comme Jésus, un autre prophète. Les premiers chrétiens n’ont à aucun moment considéré le paraclet comme un ange. Ils considéraient le paraclet comme un prophète. C’est pourquoi, il y a eu des personnages comme Montan et Mani qui furent proclamés paraclet.

3-Le consolateur rendra témoignage de Jésus de même que les apôtres rendront témoignage de lui. La similitude de témoignage (par le consolateur et les apôtres) implique que ce consolateur est un être humain comme les apôtres.

De plus, l’Esprit Saint n’a rendu aucun témoignage de Jésus. En revanche, le témoignage de Mohammed à l’égard de Jésus est très fort et impressionnant. Par la bouche de Mohammed, Jésus est qualifié d’enfant pur, béni, juste, vertueux, un signe pour les gens, une miséricorde, un Prophète, un Messager d’Allah, Son verbe, un Esprit (souffle) émanant de lui, illustre dans ce monde et dans l’au-delà, l’un des rapprochés d’Allah.

4-Jésus a utilisé le verbe « envoyer » : « si je m’en vais, je vous l’enverrai » (Jean 16.7). En prononçant cette parole, Jésus était encore là avec les apôtres, l’Esprit Saint avec lui, qui va-t-il envoyer donc ? On n’envoie pas aux apôtres quelqu’un qui a toujours vécu avec eux !

5- Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. L’Esprit Saint a-t-il confondu le monde ? Non ! Les Apôtres ont-ils annoncé quelque chose de nouveau ou confondu quiconque lorsqu’ils furent remplis du Saint-Esprit le jour de la pentecôte (Actes 2.1-4) ? Non ! Au contraire, tout a été fait pour que les chrétiens puissent dormir tranquille sur leurs deux oreilles, ni justice, ni jugement, le salut étant garanti.

En revanche, Mohammed a confondu le monde et au premier chef les gens du Livre. Les Juifs pour n’avoir pas cru en Jésus et les chrétiens pour l’avoir divinisé ou considéré fils de Dieu ou pour avoir inventé la Trinité. Il suffit de se référer au Coran pour se rendre à l’évidence que Mohammed a confondu le monde en matière de péché, de justice et de jugement.

6- il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Ce dernier passage commence par ceci : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » Jean 16.12, 13

Dans quelle vérité furent conduits les apôtres lorsqu’ils furent remplis de l’Esprit Saint ? Aucune ! S’il y avait quelque chose, nous l’aurions appris. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aurait des secrets sur ce point, je lui donne la parole ?

Mohammed, au contraire, a apporté le Coran plein de vérité sur le passé, le présent et le futur.

Mohammed n’a pas parlé de son propre chef, il n’a fait que transmettre la Parole de Dieu qui lui a été dictée par l’Ange gabriel.

« Et il ne dit rien sous l’effet de la passion, ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée » s53 v4

En lisant le Coran, on s’aperçoit à l’évidence que c’est Dieu qui parle par la bouche de Mohammed. L’impératif : ‘Dis’ y est mentionné 333 fois. Les Surates (chapitres) commencent par : « Au Nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux ».

« C’est en toute vérité que ce Coran est révélé et il est l’expression même de la vérité. Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur. C’est un Coran que Nous avons révélé par fragment, afin que tu le récites lentement aux gens. C’est pour cela que Nous l’avons fait descendre graduellement » s17 v105-106

« N’essaie pas de hâter sa récitation. C’est à Nous qu’il appartient de te l’apprendre et de t’en faciliter la lecture. Au fur et à mesure que Nous le récitons, suis-en la récitation et ce sera à Nous, ensuite, de t’en éclairer le sens » s75 v16-19

Il n’y a pas un seul mot propre à Mohammed dans le texte du Coran, c’est pour cela que le prophète a dit « Je suis la révélation qui m’est faite ».

Non, le paraclet ne peut être qu’un homme, un messager comme Jésus, et cet homme n’est autre que Mohammed. Car c’est à lui, Mohammed, et uniquement à lui que s’applique la parole de Jésus. C’est Mohammed qui a fait ce que Jésus a prédit à son sujet, à savoir :

-il vous enseignera toutes choses.

-il vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

-il rendra témoignage de moi.

-il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement.

-il vous conduira dans toute la vérité.

-il ne parlera pas de lui-même.

-il dira tout ce qu’il aura entendu.

-il vous annoncera les choses à venir.

-il me glorifiera.

-il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera.

10.5 Le fidèle et véritable

Dans le livre de l’Apocalypse, Jean dit :

« Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ; et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur. De sa bouche sortait une épée aigue, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. » Apocalypse 19. 11-15

Les caractéristiques du personnage décrit dans la prophétie correspondent incontestablement à celles de Mohammed. Le Cheval est le symbole des batailles qu’il a menées pour la cause de Dieu. Les qualificatifs ‘‘Fidèle et Véritable’’ s’appliquent à Mohammed. Fidèle est un surnom qui lui fut attribué à la Mecque en raison de sa loyauté : ‘‘al-Amine’’ qui signifie le fidèle ou le digne de confiance. Quant au qualificatif ‘‘véritable’’, le Coran en témoigne avec force :

« Et toi, en vérité, tu guides vers un chemin droit » s42 v52

« Et appelle à ton Seigneur. Tu es certes sur une voie droite » s22 v67

« Certes, Nous t’avons envoyé avec la vérité en annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur » s2 v119 ; s35 v24

« C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la bonne Direction et la religion de la Vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, n’en déplaise aux idolâtres. » s9 v32

« Dis : « Ô Gens ! Certes la vérité vous est venue de votre Seigneur. » s10 v108

Il juge et combat avec justice. Contrairement à Jésus qui n’a pas mené de combat parce que le contexte ne s’y prêtait pas, Mohammed était à la fois chef d’Etat, juge et stratège de guerre, le tout sur fond de piété et d’ascétisme. Il jugeait avec justice. Il a dit « Je jure par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, si Fatima (sa fille) se rendait coupable d’une vol, je lui couperais la main. »

La justice du prophète n’était pas une justice à deux vitesses ; il ne badinait pas sur la juste application de la loi de Dieu. Il combattait avec justice sans dépassements ; ce qui compte chez lui était de satisfaire son Seigneur. Il observait un juste milieu dans toute chose, ce qui a conduit ses ennemis à lui reconnaître ses qualités d’homme de foi, de combat et de justice.

Les diadèmes sur sa tête symbolisaient sa qualité de Chef d’Etat.

Le nom écrit « que personne ne connaît, si ce n’est lui-même » est probablement ‘‘l’intercesseur’’ (ach-chafi’e) ou ‘‘l’effaceur’’ (al-Mahi) dont il fut le seul à connaître avant d’en parler à ses compagnons.

Le vêtement teint de sang symbolise les guerres menées par l’Islam et contre l’islam. Son nom est la parole de Dieu correspond à un hadith où il dit : « je suis la révélation qui m’est faite ». Mohammed s’identifie au Coran qui est la Parole de Dieu. On interrogea Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) sur le caractère du prophète, elle répondit : « son caractère était le Coran ».

Les armées du ciel qui le suivaient sur des chevaux blancs sont les anges qui participaient aux différentes batailles livrées par le prophète contre les païens et les idolâtres. L’épée qui sortait de sa bouche représente le Coran avec lequel le Prophète et sa communauté après lui ont combattu et combattent les nations. Allah lui ordonne de combattre avec le Coran

« Ne cède donc point aux infidèles et avec ce Coran lutte contre eux avec vigueur. » s25 v52

La verge de fer est la Chari’a, puisqu’elle s’appuie sur le fer pour l’exécution de ses sentences. La cuve du vin, c’est Mohammed qui foula aux pieds le vin et les boissons enivrantes par ordre de Dieu :

« Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable, écartez-vous en afin que vous réussissiez » s5 v90

Ce passage de la prophétie suffit à démontrer qu’elle vise Mohammed et non Jésus. Car, non seulement Jésus n’a pas interdit le vin, mais en plus il a changé l’eau en vin quand il a manqué (Jean 2. 9). Par contre Mohammed a effectivement interdit le vin et « le foula de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. »


6 Messages de forum

  • Bonjour,

    - Est ce à dire qu’Elie devait revenir une deuxieme fois ?
    - Pourquoi jean baptiste s’est il fait appelé Elie,est ce une reincarnation du 1er Elie ?

    John

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    • Muhammad dans le Nouveau Testament 12 mai 2009 17:38, par Maître Simozrag

      Bonjour,

      Les juifs croient qu’Elie devait revenir une deuxième fois. c’est leur croyance. Le Coran enseigne que Jean baptiste n’est la réincarnation de personne : "O Zacharie, Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un fils. Son nom sera Yahia (Jean). Nous ne lui avons pas donné auparavant d’homonyme" s19 v7 Cette dernière phrase : "Nous ne lui avons pas donné auparavant d’homonyme" signifie qu’il n’est pas appru, il n’a pas vécu sous un autre nom, qu’il n’est pas la réincarnation d’un autre.

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  • Bonjour,

    j’ai plusieurs questions si vous le permettez : a- Quel sera le sort ce ceux qui n’ont jamais entendu la parole de DIEU,vont ils allés en enfer ? b- Quel sera le sort des enfants mineurs dans la tombe ? Vont ils subir les questions des anges ? S’ils sont mécreants la tombe va t elle se rétrecir sur eux ? Merci d’avance !

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