La proclamation de l’Etat palestinien va-t-elle avoir lieu le 13 septembre prochain ? Israël menace d’annexer la Cisjordanie en cas de proclamation unilatérale.
Le sommet de Camp David a échoué du fait de l’intransigeance de l’Etat hébreu sur cette question et d’autres concernant Jérusalem, les réfugiés, les frontières, les colonies.
On parle d’un nouveau sommet qui se tiendra fin août. Cette fois-ci, Arafat semble avoir tenu bon face à la pression de ses interlocuteurs.
Le statut de Jérusalem est le volet le plus important de ce conflit. L’opposition israélienne ne veut pas entendre parler d’un partage de souveraineté sur la ville sainte, considérée comme ‘‘ la capitale éternelle d’Israël’’.
Alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur pays. Israël aura comme capitale Jérusalem-Ouest, tandis que la vieille ville qui abrite la plupart des lieux saints des trois communautés monothéistes serait placée sous la souveraineté de Dieu et régie par un statut spécial.
Cependant, la droite israélienne, accusant Ehoud Barak de vouloir brader Jérusalem, rejette catégoriquement cette solution.
Il en est de même du côté palestinien où s’élèvent des protestations contre toute concession faite aux juifs sur les questions sus-mentionnées.
Or, tout indique qu’on est loin d’une paix globale et définitive, même en cas d’accord entre Barak et Arafat dont la légitimité est du reste contestée.
La confrontation est inéluctable tant que l’Etat hébreu poursuit sa politique agressive et que les Palestiniens ne soient pas rétablis dans leurs droits.
Les risques d’affrontements sont d’autant plus sérieux que les extrémistes juifs n’ont pas abandonné leur projet de démolition de la mosquée al-Aqsa pour la reconstruction du temple au même endroit.
Ce qui est étrange est l’incroyable apathie du monde musulman, comme si rien ne les concerne dans ce conflit.
Sans le soutien des pays arabes et musulmans, Arafat ne peut être que ce qu’il est. Lâché par ses frères, il s’est jeté dans les bras de ses ennemis.
Ses baisers sur les mains et sur les têtes, ses risettes et ses courbettes aux dirigeants, ses pérégrinations incessantes à la recherche d’un soutien ou d’un conseil rendent compte de l’état d’esprit d’une société en disgrâce . ‘‘Our flexible friend’’ (Notre ami flexible), titre un rapport des services secrets israéliens au sujet de Arafat.
Son attitude n’est que le résultat de la capitulation des dirigeants arabes et musulmans. Lors de son dernier périple, aucun de ces dirigeants n’a osé lui apporter un soutien ferme et clair quant à la proclamation de l’Etat palestinien.
Allah nous fait craindre n’importe qui et n’importe quoi quand on ne Le craint pas. La solution est impossible tant que les parties ne reviennent pas à la voie droite, tracée par Allah, le Dieu unique dont elles se réclament. Mais comment convaincre les juifs et les chrétiens de la véracité d’un message divin porteur de vérité si les musulmans eux-mêmes, chargés de le porter au monde, n’en sont pas convaincus ?
Lorsqu’on négocie au mépris ou en marge de la vérité, comme c’est le cas des pourparlers en question, il est impossible d’aboutir à une solution définitive du problème.
Or, dans ce conflit, les trois protagonistes, Juifs, Chrétiens et Musulmans qui se battent à cause des lieux saints, donc au nom de Dieu et de la religion, ne parviennent pas à réaliser qu’il s’agit d’un Seul Dieu et d’une seule religion, appelée soumission à Dieu. Compte tenu du fait que l’Islam, religion de tous les Prophètes, recommande aux musulmans de croire à tous les Prophètes et à tous les livres, contrairement au Judaïsme et au Christianisme, il est tout à fait juste et légitime que cette religion doit prévaloir dans la mesure où elle reconnaît et englobe les deux autres.
Sans doute, il n’y aurait ni conflit ni agression si les fidèles de ces religions étaient tous soumis au Dieu Unique.
Mais comme chaque partie a ses propres convictions et son propre Dieu, le conflit ne peut que perdurer et il s’aggrave en cas d’injustice ou d’agression. Dans ces conditions, la lutte s’impose soit pour repousser l’agresseur, soit pour défendre la vérité et Allah soutiendra ceux qui mènent cette lutte on ne peut plus légitime.
D’où le verset du Coran ; « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fitna (discorde, rébellion, polythéisme) et que la religion soit entièrement à Allah seul. » 2.193 et 8.39
Ce n’est pas en vain que la lutte a été prescrite : « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. » 2.216
En ce qui concerne les Palestiniens, rappelons qu’il s’agit moins d’un conflit religieux que d’une lutte de libération nationale. Dépossédés de leurs biens et chassés de leur patrie, ces derniers ont légitimement le droit de résister et de se défendre. Néanmoins, Israël agit de telle sorte que le conflit dégénère en guerre de religion.
En essayant d’empêcher coûte que coûte l’islamisation du conflit, il interdit ainsi aux autres ce qu’il se permet lui-même.
S’il existe un problème crucial dont la solution nécessite l’intervention d’un messager de Dieu, c’est bien celui-là. C’est pourquoi le retour du Messie, Jésus Christ, est une réalité incontestable. Seul un personnage de la stature de Jésus pourrait mettre fin à ce conflit.
Malheureusement il se passera beaucoup de choses et coulera beaucoup de sang avant son avènement. Le retour de Jésus sera précédé de deux événements majeurs : la guerre puis la tentation de l’Antéchrist.
La guerre sera la conséquence de ce même conflit et il est peu probable qu’une paix serait possible d’ici le retour du Christ.
L’Antéchrist qui se fera passer pour le Messie attendu fera des ravages dans la région et attisera la guerre.
Ces informations que nous tenons de certains hadiths du Prophète de l’Islam (psl), ne cessent d’être confirmées par la réalité quotidienne.
Il faut être insensé pour ne pas croire à l’approche d’un événement miraculeux qui mettrait fin au désordre dévastateur qui caractérise notre époque.
La dérive et l’injustice ont atteint un degré tel que l’intervention divine devient imminente. Allah a promis de faire triompher la vérité et la justice au moment opportun : « Bien au contraire, Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît. » Coran 21.18