A l’attention de M. Patrick
Vous dites que Jésus est Dieu, même s’il n’a pas dit en termes précis : "Je suis Dieu" ! C’est faux !
Si Jésus s’est comparé à Dieu ou s’il s’est dit uni à Dieu, c’est uniquement par métaphore et pour signifier qu’il agissait au nom de Celui qui l’a envoyé.
Jésus s’exprime par métaphore. Cette parole de Jésus « Moi et le Père nous sommes un » est une métaphore. Jésus veut dire qu’il s’identifie à Dieu par la piété, la proximité, la mission dont il est investi.
Jésus n’entendait pas ces propos dans leur sens littéral, de sorte qu’il soit réellement uni avec Dieu. Il voulait simplement dire qu’il agissait au nom et pour la cause de Celui qui l’a sanctifié et envoyé dans le monde. Tout comme le représentant ou le mandataire qui s’identifie au mandant, Jésus s’identifia à Dieu qui l’envoya dans le monde afin d’accomplir une mission en son nom.
Il a d’ailleurs expliqué aux Juifs le sens de la métaphore lorsque ces derniers, considérant ses propos blasphématoires, prirent des pierres pour le lapider. Quand Jésus leur demanda : « pour laquelle des bonnes œuvres me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. » (Jn 10.30-33) Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre loi : « Vous êtes des dieux ? Si donc elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, à combien plus forte raison celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde ! »
Les Juifs avaient renoncé à leur décision de le lapider, tout simplement parce qu’ils avaient compris que dans la réalité Jésus n’a jamais voulu se faire passer pour Dieu.
Il existe un hadith du Prophète qui explique cette parabole : « Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime ; et, lorsque Je l’aime, Je serais son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il saisit et son pied avec lequel il marche. S’il Me demande, Je lui donnerai ce qu’il veut et s’il sollicite Mon secours, Je le lui accorderai. Et il n’y a pas de chose que J’hésite à faire, et que Je dois, cependant, faire, que de ravir l’âme de Mon serviteur croyant ; il déteste la mort, et Moi Je déteste lui faire du tort »( Bukhari).
Lorsque le serviteur atteint un certain degré en élévation par les actes de piété, il devient en quelque sorte dieu par l’ouïe, la vue, les membres, etc.
L’autre exemple que vous citez en Jean 8:58 : Jésus dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis." Il s’agit d’une existence irréelle. Jésus existait dans le dessein de Dieu. Tous les fils d’Adam étaient connus de Dieu avant leur existence.
Même dans l’hypothèse d’une existence réelle, elle ne fait pas de Jésus un dieu. Dieu a dit à Jérémie qu’Il le connaissait avant qu’il l’eut formé dans le ventre de sa mère et avant qu’il fût né : Jérémie 1.5 Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations.
Vous citez Jean 1:1 qui dit que "la Parole était Dieu." Jean 1:14 dit que "la Parole a été faite chair". En ajoutant "Ceci indique clairement que Jésus est Dieu dans la chair."
Cette parole de Jean doit être examinée à la lumière d’autres versets du même auteur afin d’en saisir correctement le sens.
1° Il existe une contradiction flagrante entre « la parole était avec Dieu » et la parole « était Dieu » . Comme si on disait : Paul était avec toi et Paul était toi. Il est difficile d’expliquer le sens de cette parole sans résoudre la contradiction qu’elle comporte. On doit donc chercher ailleurs les exemples pouvant confirmer ou infirmer cette expression ambiguë et énigmatique.
2°Si la Parole était Dieu et la parole a été faite chair cela veut dire que Dieu s’est transformé en chair, cela est impossible car contraire à la parole de Dieu selon laquelle Dieu ne change pas (Malachie 3.6)
3° Ce mode d’expression est absurde et insensé : on ne peut pas dire Dieu était avec Dieu ou Jacques était avec Jacques.
4° Jean lui-même a dit que Jésus n’est pas comme Dieu : « Car le Père est plus grand que moi » Jean 14.28
« Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous » Jean 10.29
« Je ne puis rien faire de moi-même « Jean 5.30
« En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé » Jean 13.16
« Que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus Christ, le Fils du Père, dans la vérité et la charité ! » 2 Jean 1.3
A la lumière de ces versets, on peut aisément constater que Jean fait bien la distinction entre Dieu et Jésus !
5° Tous les disciples croyaient que Jésus était le serviteur de Dieu : « Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus » Actes 3.13 « C’est pour vous que Dieu a d’abord suscité puis envoyé son serviteur pour vous bénir en détournant chacun de vous de ses méfaits » Actes 3.26
6° Si Jésus refuse qu’on l’appelle bon (Matthieu 19.16) comment accepte-t-il qu’on l’appelle Dieu ? Impossible !
Vous dites : "Thomas a dit en parlant de Jésus : "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jean 20:28). Jésus ne le corrige pas."
Thomas fut appelé "l’incrédule" par Jésus. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il fasse partie de ceux qui se trompent. Thomas n’est pas infaillible. Jésus l’a appelé "l’incrédule"(Jean 20.27).
Vous dites encore : "Tite 2:13 nous encourage d’attendre le retour du grand Dieu et de notre Sauveur, Jésus-Christ."
Avant d’analyser l’épître de Paul à celui qu’il appelle « mon enfant légitime », Tite, il faudrait d’abord connaître Paul.
Paul se contredit :
Dans Actes 22. 6-11 et 26.13-16, il dit avoir vu une lumière et entendu une voix l’appeler par son nom « Saul, Saul ». Cette voix se présente à lui comme étant celle de Jésus-Christ.
Dans 1 Corinthiens 9.1, il dit avoir vu Jésus-Christ. Mais dans Actes 9.7-8, quoique ses yeux fussent ouverts, Paul ne voyait rien.
Dans Actes 22.6-13 Ceux qui étaient avec lui virent bien la lumière mais ils n’entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors que dans 1 Corinthiens 9.1 les hommes qui l’accompagnaient entendaient bien la voix mais ils ne voyaient personne.
Dans Actes des apôtres 22.3 Paul est juif né à Tarse en Cilicie ;
Et dans Actes des apôtres 23.6 il dit : je suis pharisien fils de pharisien et dans Actes des apôtres 22.25 il se dit Romain : vous est-il permis de battre de verges un citoyen romain ? Et dans la première Epître aux Corinthiens 9.19-22 il dit : « avec les juifs j’ai été comme juif afin de gagner les juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi( quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tout, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns »
Il est même permis de mentir selon Paul : « Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur ? Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu’il en arrive du bien... ? » Romains 3.7-8
Paul n’est pas à une contradiction près. Il a falsifié les enseignements de Jésus pour satisfaire les Grecs et les Romains, aboli la circoncision, rendu licite la nourriture illicite, il fut l’un des précurseurs des fausses théories de la Trinité, de la Rédemption, il sortit le message de Jésus de sa destination originelle, à savoir la Maison d’Israël pour en faire une religion universelle.
Tout cela est en contradiction avec la Torah et l’Evangile et avec les enseignements de Jésus lui-même. Par endroits, il parle du « Dieu unique » (1Cor 8.4) ; cependant, il affirme qu’il existe « plusieurs dieux et plusieurs seigneurs » (1Cor 8.5), « le prince de la puissance de l’air » (Ephésiens 2.2), « un dieu créateur de l’univers qui ignore depuis l’origine des siècles, le contenu du mystère du Christ » (Ephésiens 3.9), enfin « des principautés et des autorités célestes » (Ephésiens 3.10).
Ni dans Tite 2.13, ni dans 2 Pierre 1.1, il n’est dit que Jésus est Dieu.
Quant à Hébreux 1.8, où « le Père déclare en parlant de Jésus : "Mais Il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité."
Paul a emprunté ces paroles au Psaume 45.7, 8, de même qu’il a emprunté au Psaume 102.24-27 les passages formulés dans Hébreux 1.10-12.
Comment peut-on admettre que Dieu dise à une créature : « ô Dieu », si ce n’est par métaphore comme le cas de Moïse appelé Dieu entre autres ? D’autant plus que Dieu lui-même déclare et atteste qu’Il est unique et qu’il n’y en a point d’autre que lui (Dt 4.35 ; 6.4 ; 1 Samuel 2.2 ; 2 Samuel 7.22 ; 22.32 ; Esaïe 45.5 ; 46.9 ; Osée 13.4 ; Habakuk 1.12 ; Matthieu 4.10-11 ; 6.24 ; 19.17 ; 22.37 ; 23.9 ; Marc 10.18 ; 12.29 ; Jean 1.18 ; 17.3 ; 1 Corinthiens 15.28 ; 1 Timothée 1.17 ; 1 Timothée 2.5 ; Apocalypse 4.3 ; 5.1 ; 11.16).
Et Jésus l’a maintes fois déclaré : « Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur » Marc 12.29
Le trône perpétuel est celui de Dieu. « Ton trône est établi dès les temps anciens ; Tu existes de toute éternité. » Psaumes 93:2 « Toi, l’Éternel, tu règnes à jamais ; Ton trône subsiste de génération en génération. » Lamentations 5:19
Il s’agit donc d’un langage figuré s’adressant à Dieu à travers une royauté qui n’a pas, du moins encore, d’existence réelle. D’ailleurs selon le commentaire de la Bible, l’appellation ; ô Dieu en Hébreux 1.7 « est appliquée incontestablement au héros du Psaume. Le nom de Dieu lui est donné parce que le psalmiste considère comme divine, non la personne du roi, mais la royauté perpétuelle et sainte dont il est revêtu ».
Vous dites : « Dans Apocalypse, un ange indique à l’apôtre Jean de n’adorer que Dieu (Apocalypse 19:10). Plusieurs fois dans la Bible, Jésus est adoré (Matthieu 2:11 ; 14:33 ; 28:9,17 ; Luc 24:52 ; Jean 9:38). Il n’empêche jamais les gens de l’adorer. Si Jésus n’était pas Dieu, Il aurait dit au peuple de ne pas l’adorer... »
La réponse qui va suivre vaut tant pour le passage cité plus haut que pour les versets mentionnés à la suite dudit passage que je considère infondés, ne prouvant nulle part la divinité de Jésus.
Jésus n’a jamais dit : je suis Dieu, adorez-moi ! Jésus désavoue ceux qui le divinisent en l’appelant : Seigneur ! Il ne les reconnaîtra pas au Jour de la résurrection :
« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Mt 7.21-24
Quelqu’un qui prie Dieu et qui l’invoque n’est pas Dieu. Or, Jésus priait Dieu et L’invoquait incessamment :
« En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. » (Lc 6.12) Jésus avoue en Jean 14.2 que le Père est plus grand que lui.
Le fait qu’il ait lancé des cris de détresse sur la croix n’est-il pas une preuve de faiblesse incompatible avec la divinité ? Comment appeler Dieu quelqu’un qui s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27.46)
Jésus n’a pas cessé de prêcher la nécessité de connaître et d’adorer Dieu pour avoir la vie éternelle : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jn 17.3 « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » Jn 4.34 "Quel est le premier de tous les commandements ? Jésus répondit : Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur" Marc 12.29 « Je ne cesse de rendre grâce pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur... » 1Ep 1.16-18
Marc 10,17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Il est bien évident que la requête n’est pas adressée à Jésus-Christ mais à Dieu, le Seigneur de Jésus-Christ. « Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus-Christ, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point ! » 2Cor 11.31,32
Lorsque les Juifs exprimèrent leur étonnement des connaissances qu’avait Jésus, lui « qui n’a point étudié », Jésus leur répondit : « Mon enseignement n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé » Jn 7. 14-16
Jésus a affirmé que Seul le Père au ciel peut attribuer des places au paradis. (Mt 20.23) Jésus a reconnu son ignorance du jour de la résurrection, affirmant que Seul le Père le sait : « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » Mc 13.32
Jésus a déclaré que l’entrée dans le Royaume des cieux est réservée à ceux qui font, non pas sa volonté, mais la volonté de son Père qui est dans les cieux. (Mt 7.21) Jésus avoue que c’est la volonté de Dieu qui l’emporte et non la sienne :
« Mon Père, s’il est possible que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » Mt 26.39
« En ce moment même, Jésus tressaillit de joie dans son esprit, et il dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. » Lc 10.21 Jésus enseignait la prière à ses disciples, une prière entièrement consacrée à l’adoration de Dieu, ne comportant nullement la moindre allusion à une requête à l’endroit de Jésus. Lc 11.1-4 ; Mt 6.9-13 2.5 « Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » Mt 23.9
Contrairement à ce que vous affirmez, Jésus, n’a pas demandé aux gens de l’adorer :
Matthieu 15.9 « C’est injustement qu’ils m’adorent » Jésus lui-même adorait Dieu :
Matthieu 14.23 Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, il était là seul.
Matthieu 26:36 Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.
Luc 6:12 En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
Luc 9:28 Environ huit jours après qu’il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.
Jean 4.23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
De ce qui précède, il apparaît clairement que Jésus n’est pas Dieu. Il y a suffisamment de preuves dans les versets ci-dessus.
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