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Reponse du maître à la lettre 3:Dieu, le Coran,miracles prophétiques,Muhammad dans la Bible,

Publication en ligne : dimanche 9 mai 2004, par Maître Simozrag

Vendredi 25 Avril 1997

Cher ami Yves,

En accusant réception de votre courrier du 18 Mars, je dois vous dire que je suis un peu découragé par le manque d’objectivité et d’ouverture que dénote le contenu de votre lettre.

Il est à craindre, en effet, qu’un tel état d’esprit ne risque de rendre stérile notre discussion et d’entraver, en conséquence, l’évolution de nos débats. Comment peut-on avancer en fait si vous niez la vérité et vous contestez la certitude ? Sachez que les préjugés et les parti-pris sont des obstacles majeurs à l’usage de la raison, seul moyen d’accès à la vérité.

J’ai l’impression d’avoir affaire à un coeur scellé, à un esprit figé, infertile. Je n’arrive pas à comprendre les causes de pareils phénomènes. Est-ce la culture ou l’inculture ? Est-ce le milieu ou l’environnement social ? Est-ce qu’il s’agit de choses relevant de la seule volonté divine ? Autant de questions qui me préoccupent dans ce domaine et vous n’êtes pas le seul dans ce cas ; « Tu ne guides pas celui que tu aimes : mais c’est Allah qui guide qui Il veut. » Coran 28.56

Je vous remercie de m’avoir indiqué vos sources d’information et de connaissances en matière islamique ; Je me permets de vous déclarer sincèrement que c’est nettement insuffisant en quantité et en qualité. Compte tenu de la multiplicité des critiques et des questions posées, il me parait nécessaire de mettre un peu d’ordre dans les réponses.

I- Questions relatives au Coran, à Dieu et au prophète Mohammed :

A- Le Coran : La révélation du Coran s’est échelonnée sur une période de vingt trois ans. Une partie du Coran a été révélée à la Mecque, l’autre partie à Médine. La partie mecquoise se distingue par des chapitres traitant des thèmes relatifs à la foi, à l’unicité de Dieu, au jugement dernier, aux promesses de châtiment et de récompense, aux récits des Prophètes et des peuples anciens, ainsi qu’à la description du Paradis et de l’Enfer. Quant à la partie médinoise, elle comporte de longs chapitres (Sourates) contenant, outre les récits , des lois et des règles en matière pénale, successorale, économique, administrative, judiciaire, ainsi que des dispositions concernant les rapports sociaux entre les individus et les groupes.

La période mecquoise a consisté à poser les fondements de la foi et du culte, celle de Médine a porté sur la réglementation des rapports sociaux.

Oui, à l’instar de tous les Messages, il y a une évolution. Lisez les messages révélés à Moïse(la Torah) avant et après l’Exode, vous constaterez la différence de style et de contenu. Après l’Exode, le message s’est caractérisé par des lois et des Ordonnances destinées à régir la vie d’Israël ;

Au fur et à mesure de sa révélation, le Coran était transcrit par les scribes et appris par coeur par le prophète Mohammed et ses compagnons. La vérification se faisait presque systématiquement entre ce qui était écrit du Coran et ce qui était récité de mémoire.

De plus, chaque année au mois de Ramadan, le prophète récitait devant l’Ange Gabriel ce qui était déjà révélé du Coran ; il l’avait récité deux fois durant le Ramadan précédant sa mort. Il y avait aussi une autre forme de collation dans les prières surérogatoires du mois de Ramadan au cours desquelles, les musulmans récitaient le Coran tout entier.

C’est dire qu’à la mort du Prophète, le Coran était déjà fixé par écrit et en mémoire. « C’est par cette double méthode que Muhammad voulut assurer la conservation de l’intégrité du texte du Coran : par écrit et de mémoire. Les fautes de graphie pouvaient être rectifiées par le texte appris par coeur et les déficiences de la mémoire par référence au texte écrit. Cette lecture ou récitation pieuse se pratiquait toute la vie ; elle se perpétua de génération en génération jusqu’à nos jours. » [1]

Après la mort du Prophète, le premier Calife Aboubaker ordonna au scribe Zaïd ibn Thâbit de transcrire le Coran. Il le transcrivit sur des morceaux de cuir, des omoplates et des nervures de dattiers. Quand Aboubaker mourut, son successeur Omar l’écrivit en un seul volume. Après sa mort, le manuscrit était conservé chez sa fille Hafsa. Uthman Ibn Affan fit établir un recueil qui , après collationnement, s’est avéré en parfaite concordance avec le Livre déposé chez Hafsa. La recension du Coran par le Calife Uthman avait pour seul objectif de réduire les différences de lecture qui, au demeurant, n’ont aucune influence sur l’intégrité du texte et le sens des versets.

Les « recensions de Ali Ibn Abi-Talib, Ubayy Ibn Ka’b, Abdallah Ibn Massoud... » que vous semblez défendre, n’existent que dans l’imagination des simples d’esprit .Ces deux derniers, et non pas Ali Ibn Talib, avaient une lecture littéralement différente, certes, mais aucun d’entre eux ne fit une recension du Coran propre à lui. Les Chi’ites qui prétendent, selon vous, que des versets du Coran favorables à Ali auraient été supprimés, se limitent à quelques extrémistes tel Hussein ben Mohammad Taqi An’nouri (1866-1932) partisan de fausses idées propagées par un faux musulman Abdullah ibn Sab’a (surnommé aussi ibn As-saouda).

L’immense majorité des chi’ites rejette cette thèse, convaincue de l’authenticité du Glorieux Coran, préservée et attestée par Dieu lui-même : « Nous avons fait descendre le rappel et Nous en sommes les gardiens. » Coran 15.9

Vous n’êtes pas sans savoir que les préceptes et les dispositions du Coran sont officiellement appliqués en Iran, pays à majorité chi’ite. Dans ce contexte, il faut préciser que la Fatwa n’est rien d’autre qu’un avis juridique indiquant ce que prévoit la Loi comme sanction ou comme solution pour tel fait ou tel problème.

Il en résulte que les Fatwas émis par les dignitaires iraniens sur les blasphèmes et les outrages contre Dieu et les Prophètes est en pleine conformité avec les dispositions de la Torah et de l’Evangile. Sur ce point, ils n’ont rien inventé pour être traités de faux prophètes et j’estime que vous avez tort de les critiquer.

La Bible dit : « Le fils de la femme israélite blasphéma et maudit le nom de Dieu. On l’amena à Moïse. Sa mère s’appelait Schelomith, fille de Dibri, de la tribu de Dan. On le mit en prison, jusqu’à ce que Moïse eut déclaré ce que l’Eternel ordonnerait. L’Eternel parla à Moïse, et dit : Fais sortir du camp le blasphémateur ; tous ceux qui l’ont entendu poseront leurs mains sur sa tête, et toute l’assemblée le lapidera.Tu parleras aux enfants d’Israël, et tu diras : Quiconque maudira son Dieu portera la peine de son péché. Celui qui blasphémera le nom de l’Eternel sera puni de mort : toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra pour avoir blasphémé le nom de Dieu. » (Lévitique 24.11-16).

« Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mit au cou une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer. » (Marc 9.42 ; Luc 17.2).

Si celui qui insulte ces petits croyants mérite ce terrible châtiment, que dire alors de celui qui insulte Dieu, le prophète et les croyants ? Est-il défendable ?

Contrairement à vos présomptions concernant les serments, sachez que les Sourates médinoises « post-hégériques » contiennent aussi des serments, que les serments ne se trouvent pas uniquement dans les débuts des Sourate et qu’il existe une parfaite « continuité et unité » dans le style et dans le genre du Message du Coran.

S’il y a moins de serments dans la période médinoise, c’est qu’il y avait tout simplement moins d’attaques contre le Coran, le nombre de polythéistes a diminué et les conversions ont augmenté. Malgré la diversité des sujets traités, le Coran constitue un ensemble cohérent et homogène dont la pertinence et la précision suffisent à rendre parfaitement compte de son origine divine.

« Ce Coran n’est nullement de nature à être inventé en dehors de Dieu, mais c’est la confirmation de ce qui l’a devancé et l’exposé détaillé du Livre. Il n’y a là aucun sujet de doute et cela provient du Seigneur et Maître des univers. » Coran 10.37

Le génie littéraire et scientifique de ce glorieux Livre ne peut être l’oeuvre d’un homme ni d’un groupe d’hommes ni des humains et des Djinns réunis. Coran 17.88

« Ou bien ils disent : ‘Il l’a inventé’. Dis : Apportez donc un chapitre semblable à ceci, et faites appel à qui vous pouvez en dehors de Dieu si vous êtes sincères. » Coran 10.38

C’est une oeuvre de très haute perfection, bien au-dessus des capacités et des intelligences humaines. Néanmoins, il est inaccessible aux mécréants, aux orgueilleux ainsi qu’ aux esprits bourrés de préjugés, de fausses croyances et verrouillés. « Allah a scellé leurs coeurs et leurs oreilles ; et un voile épais leur couvre la vue ; et pour eux il y aura un grand châtiment. » Coran : 2.7

« Les vieux devins arabes » que vous évoquez juraient par Allett, Al’uzza, Mênett, Hubal, etc. Ceux d’entre eux qui s’étaient convertis à l’Islam se conformèrent aux hadiths du Prophète portant interdiction de jurer par un autre que Dieu. Or, les serments mentionnés dans le Coran sont des serments de Dieu dictés au Prophète Mohammed par l’Ange Gabriel.

Voici quelques serments contenus dans les Sourates médinoises :

« Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent entièrement (à ta sentence) » Coran : 4.65

« Par les coursiers qui halètent, qui font jaillir des étincelles, qui attaquent au matin, et font ainsi voler la poussière, et pénètrent au centre de la troupe ennemie. » Coran : 100.1-5 (Déjà cité dans ma lettre précédente.)

« Non !... Je jure par les positions des étoiles. » Coran : 56.75 (Déjà cité dans ma lettre précédente.)

Le nombre de versets du Coran varie selon les modes de lecture. C’est une simple question de ponctuation ; le texte est uniformément le même ; ce qui est un verset chez les uns, peut être divisé en deux chez d’autres. Pour ce faire, il suffit d’un signe de ponctuation.On parle de 6204 versets, 6210, 6214, 6217, 6226, 6227, 6232 et 6236. II n’est jamais question du nombre 6666 que vous avancez. Or, 6232 est un multiple de 19.

Effectivement 12 mois font 354,367 jours et non 354,53 jours, mais cela ne change rien au résultat, puisque le rapport 365,25/354,367 est égal à 103. Ainsi 300 ans selon le calendrier solaire correspondent à 309 ans suivant le calendrier lunaire conformément au verset 18.25.

J’affirme avec la plus grande certitude que le Coran est absolument vrai et que la majeure partie de l’humanité fait fausse route : « Par le temps ! L’homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance. » Sourate 103.

Cette réalité me parait facilement vérifiable si l’on jette un coup d’oeil sur la situation actuelle du Monde : L’humanité se compose approximativement d’un tiers d’athées, un tiers de polythéistes (idolâtres) et un tiers ou un peu plus du tiers de peuples du Livre.

Les athées sont des mécréants , donc à côté de la plaque et j’espère que ce n’est pas vous qui allez me contrarier là-dessus.

Les hindous et les bouddhistes sont en majorité des associateurs et des idolâtres qui adorent les saints, les animaux, les arbres, le feu, les astres etc. Il y en a même qui adorent les rats.

On peut inclure dans cette catégorie une multitude de sectes, devenues la proie de Satan, telles l’Eglise de scientologie, les enfants de Satan, le Temple solaire, WW Sources Suprêmes, Moon, les extra-terrestres, (L’ordre apostolique) Tabitha’s Pleace, Enfants de Dieu, Horus, etc. Des sectes où la sexualité, la drogue, le crime de sang (sacrifices humains et suicides collectifs) sont des pratiques quotidiennes. Vous conviendrez également que les associateurs ne sont pas sur la bonne voie. Jésus lui-même a dit aux juifs : « Quiconque associe à Allah (d’autres divinités), Allah lui interdit le paradis ; et son refuge sera le feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs. » Coran:5.72

Il reste les gens du Livre qui sont les juifs, les chrétiens et les musulmans. Les Juifs sont dans l’égarement depuis fort longtemps. Ils ont désobéi aux Messagers ; ils ont assassiné certains Prophètes et maltraité d’autres. Ils n’ont cru ni à Jésus ni à Mohammed. Ils n’ont pas répondu à l’appel de Dieu contenu dans Son dernier Message : le Coran. Déjà, Moïse leur a dit : « Vous avez été rebelles contre l’Eternel depuis que je vous connais. » Deutéronome 9.24.

Quant aux chrétiens, bien qu’ils se réclament de Jésus, ils n’ont rien compris à son Message. Les uns divinisent Jésus, les autres Marie, d’autres le considèrent comme fils de Dieu ; On leur a fabriqué de toutes pièces une doctrine et des dogmes pleins de faussetés et de mensonges de sorte que la croix, la chair et le sang (de Jésus ?) deviennent des choses sacrées, indispensables pour le salut des humains et ainsi ils sont tombés dans l’hérésie et l’associationnisme ; Jésus devient aussi saint, aussi pur, aussi vénérable, voire plus sauveur et plus adorable que Dieu Lui-Même.

Au lieu d’écouter le dernier Message (le Coran) qui leur apporte la vérité sur les Prophètes et les Messages, indiquant clairement ce qui a été altéré et ce qui a été occulté des Ecritures antérieures, ils s’en détournent sous prétexte qu’il s’agit d’un « faux » Message. Il s’ensuit qu’au péché d’associationnisme, vient s’ajouter une espèce d’incroyance, partielle certes, mais extrêmement grave.

« Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent : ‘‘Nous croyons en certains d’entre eux mais ne croyons pas en d’autres’’, et qui veulent suivre une voie intermédiaire (entre la foi et l’incrédulité) Ceux-là sont vraiment incrédules ! Et Nous avons préparé pour les incrédules un châtiment avilissant. » Coran : 4.150-151

Il en résulte que seuls les musulmans répondent aux conditions de la vraie foi telles qu’indiquées dans les messages. Il y aura certes un tri à faire dans leurs rangs, mais sur le plan de la foi, beaucoup seront sauvés dans la mesure où ils croient en Dieu, à l’ensemble de Ses Livres et de Ses Messagers. Les oeuvres, c’est autre chose ; chacun récoltera ce qu’il aura semé ici-bas ; les oeuvres sans la foi en Dieu ne seront pas agréées.

B - Dieu :

Il ressort de vos remarques et critiques que vous avez à l’égard de Dieu des conceptions erronées Ces fausses conceptions me semblent imputables aux altérations de la Sainte Bible, mettant en doute les attributs de Puissance et de Justice divines. Ainsi, on lit dans la 2° Epître aux thessaloniciens (2.11-12) que Dieu enverra un esprit malin qui incitera à l’égarement de sorte qu’ils croient au mensonge et ce, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité soient condamnés.

Dieu faiblit et se fatigue ; après avoir achevé les cieux et la terre, Il a besoin de repos. Gen.2.2

Puis encore : l’Eternel est « un feu dévorant, un Dieu jaloux » Deutéronome 4.24

Ou encore : Dieu regrette d’avoir créé l’homme et de ce fait, Il décide de l’anéantir de la terre avec les bestiaux. Genèse 6.6-7

Dieu se battit avec Jacob sans pouvoir le vaincre. Genèse 32.24-30

Ou encore : Dieu ne pouvait pas déposséder les habitants de la plaine parce qu’ils avaient des chars de fer. Juges 1.19-20

Ces altérations ne peuvent que déformer et ternir l’image de Dieu dans l’esprit de l’homme.

Il n’y a pas de plus scientifique que la formule : « Dieu Seul le sait » que vous qualifiez de « Joker ». Dieu est l’Essence même de la science. Je pense qu’il est plus modeste et scientifiquement plus honnête de dire : ‘je ne sais pas’ que de prétendre savoir et donner des fausses réponses .

Quel est l’intérêt d’émettre des hypothèses quand on sait que les probabilités sont faibles ou inexistantes ? Et puis encore, est-ce que la science a des réponses à tous les problèmes ? La réponse est doublement négative ; elle n’est pas encore parvenue à expliquer certains phénomènes liés à la personne humaine comme l’âme ou le fonctionnement du cerveau humain. En outre, Qui en dehors de Dieu détient et dispense le Savoir et la science ?

Le verbe « stratégier » employé par Hamidullah est un néologisme ; à ma connaissance ce verbe n’existe pas encore dans la langue française.

Concernant le verset 3.54, j’adhère à la traduction de Jacques Berque : « Et l’on monta contre lui des stratagèmes, à quoi Dieu répondit par les siens. Il est le plus fort en stratagèmes. »

« Je leur accorderai un délai. Oui, mon stratagème est sûr. » 7.183

« S’ils usent de stratagèmes, Dieu aussi use des siens et c’est Dieu qui est le plus fort en stratagèmes. » 8.30

Est-ce que vous reprochez à Dieu Ses attributs de Puissance et d’Omniscience ? Lui reprochez-vous de défendre Sa cause et Ses Messagers ? Comment voulez-vous qu’Il réagisse, si ce n’est par les mêmes moyens. Voulez-vous qu’Il sévisse par le tremblement de terre ? Ce serait disproportionné. La proportionnalité du châtiment est le propre même de la Justice. Celui qui tend un piège à son prochain y sera pris lui-même.

D’autre part, il n’y a aucun mensonge dans les versets 8.43-44 et 19.26. Dieu fait triompher les musulmans comme Il a toujours fait triompher ceux qui soutiennent Sa cause. Il a défendu et sauvé les Prophètes tels Abraham, Moïse, David, Jésus et Mohammed pour la simple raison qu’ils étaient musulmans (soumis à Lui). Pour ce faire, Il est fondé à utiliser tous les moyens qu’Il juge appropriés. « Nul ne L’interroge sur ce qu’Il fait, mais les hommes seront interrogés. » Coran : 21.23

Toute Autorité, et à fortiori l’Autorité divine, est fondée à prendre des décisions sans en indiquer les motifs. L’administration prend souvent des décisions sans les motiver. La raison d’Etat est un principe au nom duquel, l’Etat peut agir au mépris de ses propres lois, faire n’importe quoi sans en rendre compte ni donner des justifications . [2]

Ceux qui sont atteints de cécité intellectuelle n’y voient que ruse et mensonge car, placés sous l’angle de l’opposition à Dieu, donc à la Vérité, ils deviennent les esclaves de leurs pensées obscures et obstruées. De ce point de vue, il leur est impossible de regarder avec les yeux de la raison pour saisir la vérité et comprendre que tout ce que Dieu fait ne peut être que Justice et Sagesse.

Votre affirmation « Allah ayant fait croire aux juifs que Jésus était sur la croix, alors que ce serait faux » est dépourvue de sens. Vous voulez, sans doute, insinuer qu’il y a tromperie ou mensonge. Je vous répondrai que Allah a sauvé son messager Jésus. S’Il a trompé les juifs c’est qu’il y avait une raison de le faire. Et comment ne pas tromper des criminels qui tentaient d’assassiner son Messager ? Ne méritent-ils pas plus que la tromperie ?

Lui seul sait pourquoi Il a agi de la sorte et pourquoi Il a livré aux juifs une autre personne à la place de Jésus. La raison humaine est incapable d’appréhender le sens de certains événements et surtout les motifs de l’intervention divine. Il est fort possible qu’une personne nous paraisse innocente, alors qu’il s’agit en réalité d’un criminel. Dieu seul connaît les aspects intérieurs et extérieurs de Ses créatures. Cependant, les événements dont la compréhension nous échappe ici-bas, nous seront expliqués en détail le jour du jugement dernier.

Dans cet ordre d’idées, vous accusez Allah (Gloire et Pureté à Lui) d’avoir incité Mariam au mensonge : « dire qu’elle jeûne alors qu’elle vient de manger et boire. »

Je vous répondrai encore une fois que vous n’avez pas saisi le sens du verset 19.26 Sachez qu’il existe deux sortes de jeûne : un jeûne qui consiste à s’abstenir de manger et de boire et un autre concernant l’abstinence de la parole. Ce type de jeûne était couramment pratiqué dans les anciens temps. Si vous aviez lu le verset en entier, vous auriez sans doute compris sa sincérité et sa pertinence :

« Mange et bois et que ton oeil se réjouisse ! Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis : j’ai voué un jeûne au Miséricordieux ; je ne parlerai à personne aujourd’hui. » 19.26

II est évident que le jeûne visé par le verset est un jeûne de silence qui n’a rien à voir avec le jeûne alimentaire. Dans les deux cas de figure, votre interprétation est fausse, car même s’il s’agit d’un jeûne d’abstinence alimentaire, rien n’empêchait Marie de commencer le jeûne immédiatement après avoir mangé et bu. Je ne vois nulle part le mensonge. Les musulmans, pendant le mois de Ramadan, se lèvent à 5 heures du matin pour manger et boire avant d’entamer le jeûne. Si vous rencontrez un musulman à six heures et qu’il vous dit qu’il observe le jeûne ; allez-vous lui répliquer qu’il ment parce qu’il venait de manger et de boire ?

Par contre, le vrai mensonge se trouve dans la Bible, là où Amnon, fils de David, lequel, sur le conseil de Jonadab, fit le malade afin qu’on permette à sa soeur Tamar de lui donner à manger dans sa chambre et qu’il puisse la violer (2 Samuel 13.2-16)

Ou lorsque Abraham, selon les scribes de la Bible, recommande à sa femme Sara de mentir au Pharaon en se faisant passer pour sa soeur. (Genèse 12.13)

Ou encore, lorsque David commit l’adultère avec Bath-Schéba, épouse d’Urie, l’un de ses soldats et, en plus, il complota contre lui pour le faire mourir et épouser sa femme. (2 Samuel 11.4,15-17)

Ou encore l’adultère de Loth avec ses filles. (Genèse 19.30-38)

L’adultère de Juda, fils de Jacob et le Grand-Père de David et de Jésus Christ, avec sa bru Tamar. (Genèse 38.5-30)

Ou le viol des concubines de David par son fils Absalom ‘‘sous les yeux de tout Israël’’(2 Samuel 16.22-23)

Ou lorsque les auteurs de la Bible prétendent que Salomon était polythéiste, au service des dieux de ses mille femmes. (1Rois 11.1-11)

Ou lorsque Paul autorise le mensonge s’il permet de conduire à la vérité. (Romains 3.7-8)

A propos de votre interrogation implicite pourquoi Dieu aurait-Il permis qu’on changeât Ses paroles ? « serait-Il impuissant ? » et vous invoquez à l’appui de cet argument le verset 6.34 du Coran. Le mot « paroles » mentionné dans ledit verset et dans d’autres versets semblables signifie décret, décision, promesse. Cela veut dire que la décision de Dieu est irrévocable, invariable.

Le verset 6.34 dit : « Des messagers avant toi ont été traités de menteurs. Ils supportèrent avec patience d’être traités de menteurs et d’être persécutés jusqu’au moment où nous les avons secourus. Nul ne peut changer les Paroles d’Allah et il t’est déjà parvenu une partie de l’histoire des messagers. »

Dans les moments difficiles où le Prophète Mohammed était maltraité et persécuté par les arabes polythéistes, Dieu le console et lui remonte le moral. Il lui recommande la patience, lui rappelant qu’il n’était pas le seul à affronter pareilles difficultés. D’autres Messagers ont subi les mêmes épreuves et enduré jusqu’à la venue de ‘‘Notre secours’’. La décision concernant le secours étant déjà prise, elle est immuable et irrévocable. Cela est confirmé dans d’autres versets tels :

« Notre Parole a déjà été donnée à Nos serviteurs, les Messagers, que ce sont eux qui seront secourus et que Nos soldats seront victorieux. » Coran : 37.171

« C’est ainsi que s’est réalisée la Parole de ton Seigneur contre ceux qui sont pervers : ‘ils ne croiront pas’ » Coran:10.33 ; 10.96

« Et la Parole de ton Seigneur s’accomplit : Très certainement, Je remplirai l’Enfer de Djinns et d’hommes, tous ensemble. » Coran : 11.119

« Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d’ici-bas tout comme dans la vie future -il n’y aura pas de changement aux Paroles d’Allah- Voilà l’énorme succès. » Coran : 10.64

Il ressort clairement de ces versets que la Parole de Dieu consiste en Ses décrets, Ses décisions, Ses promesses lesquels sont invariables et irrévocables. Or, l’invariabilité en question ne concerne nullement la forme scripturaire des textes ou des Ecritures.

Dès le commencement de la vie terrestre, Dieu savait parfaitement ce qui allait se passer concernant Ses Livres, Ses Messagers et toutes Ses créatures. Les événements plongés dans le futur et l’inconnu sont pour Lui une actualité permanente, voire un passé.

Tout est inscrit dans un programme comportant selon Sa volonté les destinées de la création et des créatures. Dieu a accordé à l’homme une certaine liberté pour l’éprouver et le rendre responsable. A ce titre l’homme peut agir à sa guise et Dieu n’intervient que lorsque certaines limites sont dépassées. Dans le cadre de cette liberté et aussi de l’épreuve, Dieu a confié aux juifs la garde du Livre (la Torah) mais ils n’en avaient pas pris soin...Ils en modifièrent le contenu. II a ensuite envoyé Jésus Christ pour avertir, rectifier et accomplir le Message de la Torah : « Ne croyez pas que je suis venu pour abolir la Loi ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » Matthieu 5.17

Le Message de Jésus n’a pas échappé non plus aux manipulations humaines. Les hommes se sont avérés incapables de garder intactes les Ecritures Saintes et Dieu devait prendre Ses responsabilités pour s’occuper Lui-même de Son Message, faute de quoi, toute l’humanité irait à la dérive et son destin serait gravement compromis.

Pour toutes ces raisons, Dieu a envoyé un ultime Message (le Coran) dans lequel Il a donné toutes les informations concernant l’histoire des Prophètes et des Messages, les destinées de l’humanité, les voies du salut dans la vie ici-bas et dans la vie future, le résumé essentiel des Ecritures et enfin tout ce qui pourrait être utile à l’homme pour améliorer sa vie présente et préparer sa vie future.

Dès lors, Dieu a parfaitement accompli Son devoir d’informer de sorte que la responsabilité incombe désormais à l’homme seul qui ne pourra plus arguer d’ignorance ou d’un défaut d’information.

Vous allez certainement objecter pourquoi Dieu n’est-Il pas intervenu pour empêcher la falsification des Messages comme Il l’a fait pour le Coran ? La réponse est que l’oeuvre de Dieu s’inscrit dans le cadre de la liberté et de l’épreuve qui sont à la base de l’existence humaine ; à ce titre, Dieu laisse faire l’homme pour le responsabiliser ou du moins l’associer un tant soit peu à sa propre gestion, cela d’une part et d’autre part, s’agissant de messages limités dans le temps et dans l’espace, Dieu n’a pas jugé utile de les protéger sachant que tout allait être repris et rectifié dans un Message ultérieur, complet et universel.

On ne peut rien reprocher à Dieu dès l’instant qu’Il nous a averti. Il est une règle en droit musulman qui dit : ‘Qui avertit s’excuse’ c’est-à-dire, il n’est plus responsable’. De telles objections peuvent nous entraîner dans un débat philosophique interminable ; c’est un peu comme si on reprochait à Dieu d’avoir créé Satan sachant qu’il allait nous tenter, ou d’avoir créé le porc et interdit sa chair, de même que l’alcool, la drogue, bref ! Pourquoi a-t-Il créé ou laissé surgir le mal ?

C’est pour nous éprouver, éprouver notre foi et notre intelligence que Dieu agit ainsi, autrement dit, on aurait pu être une seule communauté, tous croyants et égaux. Ce serait contraire aux exigences de l’épreuve et de la liberté ; dans ces conditions, l’homme ne serait plus responsable et il n’y aurait ni jugement, ni châtiment ni récompense. C’est ce qui ressort de nombreux versets du Coran, notamment :

« Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il a voulu vous éprouver par le don qu’Il vous fait. »Coran : 5.48 ; 11.118 ; 16.93 ;42.8

C- Mohammed

Il est certain que si vous lisiez objectivement le Coran, vous vous apercevriez que Mohammed n’est pas seulement un Prophète, mais aussi un Messager de grande envergure à l’instar de Noé, Abraham, Moïse et Jésus Christ (Paix et Salut sur eux tous). Sa qualité de prophète est d’abord attestée par Dieu, ensuite reconnue par des savants de tous bords et de toutes confessions, par l’histoire et par une multitude de générations musulmanes. Votre opposition n’enlève rien à la véracité de sa mission prophétique et il n’est pas le seul dans ce cas. Cette qualité a été contestée à des prophètes avant lui et non des moindres.

Le Vendredi 8 Mai 1840, sous le titre : ‘Le Prophète ce héros’ Thomas Carlyle, un des grands penseurs du 19° siècle prononça devant les représentants des églises anglicanes de Grande-Bretagne, un discours dont voici un extrait : « Un Prophète, porteur du message divin, fut envoyé à un peuple de bergers inconscients qui erraient dans le désert depuis la création du monde. Les inconscients devinrent de respectables personnalités et les faibles prospérèrent dans un monde qui se transformait. Moins d’un siècle après cet événement, les Arabes arrivèrent à Grenade (Espagne) et à Delhi (Inde). Durant plusieurs siècles, les valeurs, le génie et les splendeurs de la civilisation arabe brillèrent à travers le monde, lui apportant fécondité et foi profonde. Une nation prospérait et façonnait l’histoire de l’humanité dont elle élevait la conscience. Les Arabes, le prophète Mohammed (P) et ce premier siècle (hégirien) furent comme une étincelle qui avait jailli sur un monde insignifiant de sable noir et qui apportait le Paradis de Delhi à Grenade. L’humanité entière l’attendait car il était l’étincelle qui allait l’animer. Elle allait désormais resplendir. »

Alphonse de Lamartine, écrit :

« Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie.

Jamais homme n’entreprit, avec si faibles moyens, une oeuvre si démesurée aux forces humaines, puisqu’il n’a eu, dans la conception et dans l’exécution d’un si grand dessein, d’autre instrument que lui-même, et d’autres auxiliaires qu’une poignée de barbares dans un coin du désert.

Enfin jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable révolution dans le monde, puisque, moins de deux siècles, après sa prédication l’islamisme prêché et armé régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’unité de Dieu la Perse, le Khorasan, la Transoxiane, l’Inde occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs des îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule.

Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes ; il a fondé sur un Livre dont chaque lettre est devenue loi une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute langue et de toute race, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux, et la passion du Dieu Un et immatériel. Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mahomet ; la conquête du tiers de la terre à son dogme fut son miracle, ou plutôt ce ne fut pas le miracle d’un homme, ce fut celui de la raison... L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait en elle-même une telle vertu, qu’en faisant explosion sur ses lèvres elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde ; Cet homme était-il un imposteur ? Nous ne le pensons pas après avoir bien étudié son histoire. L’imposture est l’hypocrisie de la conviction. L’hypocrisie n’a pas la puissance de la conviction comme le mensonge n’a jamais la puissance de la vérité.

Si la force de projection est en mécanique la mesure exacte de la force d’impulsion, l’action est de même en histoire la mesure de la force d’inspiration. Une pensée qui porte si haut, si loin, et si longtemps, est une pensée bien forte ; pour être si forte, il faut qu’elle ait été bien sincère et bien convaincue. Mais sa vie, son recueillement, ses blasphèmes héroïques contre les superstitions de son pays, son audace à affronter les fureurs des idolâtres, sa constance à les supporter quinze ans à la Mecque, son acceptation du rôle de scandale public et presque de victime parmi ses compatriotes, sa fuite enfin, sa prédication incessante, ses guerres inégales, sa confiance dans les succès, sa sécurité surhumaine dans les revers, sa longanimité dans la victoire, son ambition toute d’idée, nullement d’empire, sa prière sans fin, sa conversation mystique avec Dieu, sa mort et son triomphe après le tombeau attestent, plus qu’une imposture, une conviction. Ce fut cette conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme... Ce dogme était double : l’unité de Dieu et l’immatérialité de Dieu ; l’un disait ce que Dieu est, l’autre disait ce qu’Il n’est pas, l’un renversant avec le sabre des dieux mensongers, l’autre inaugurant avec la parole une idée ! Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur des dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet ! A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? » [3]

Un haut dignitaire de l’Eglise catholique affirme : « Au fur et à mesure que je découvrais, grâce à des amis autant que dans les livres, les valeurs religieuses, éthiques et sociales de la religion musulmane, je me rendais compte que les idées répandues alors en Europe-et dans l’Eglise- sur le Coran, le Prophète Muhammad, les rites et la moralité islamiques, ne correspondaient pas à la vérité. » [4]

Je tiens encore à vous rappeler que le Prophète Mohammed s’est rendu à Damas une première fois avec son oncle, alors qu’il avait neuf ans ; et une seconde fois avec Maïçara, domestique de Khadija ; il était alors, selon les historiens, dans sa 25° année. Tous les historiens, musulmans et autres, sont d’accord sur ce point que le Prophète n’a fait, avant sa mission, que ces deux voyages.

Contrairement à vos allégations, Mohammed (psl) a accompli de nombreux miracles :

a) quelques prédictions coraniques :

1°) La guerre entre Byzance et la Perse a éclaté en l’an 610 environ. Les sassanides de Perse avaient remporté la victoire durant les douze premières années de la guerre. En 614, ces derniers s’emparèrent de Jérusalem et emportèrent la croix après avoir incendié les églises, les maisons, et tué des dizaines de milliers de chrétiens. Dans la foulée de leurs succès, les perses conquirent l’Egypte, la Syrie et l’Anatolie. Au cours de cette période, plus précisément en l’an 614, furent révélés des versets du Coran annonçant la victoire imminente des Romains contre leur ennemi :

« Alif, Lam, Mim. Les Romains ont été vaincus dans le pays voisin ; mais après leur défaite, ils seront vainqueurs dans quelques années. » 30.1-4

En 622, Héraclius se consacra lui-même à la guerre ; il lança des attaques qui lui permirent de remporter la victoire.

2°) Dans la deuxième sourate, selon l’ordre de descente, le Coran prédit la mort d’un chef polythéiste, Al-Walid ibn Al Moughira, par un coup sur le nez.

« Quand on lui récite nos versets, il dit : ‘Des contes d’anciens’ Nous le marquerons sur le museau (nez) » 68.15-16

Cela s’est effectivement réalisé treize année après. Al-Walid ibn Al Moughira fut tué lors de la bataille de Badr par suite d’une blessure au nez.

b) prédictions des Hadiths :

1°) Le Prophète avait annoncé à ses compagnons la conquête de la Mecque, de Jérusalem, du Yemen, de la Syrie et de l’Irak ; que la sécurité serait telle qu’une femme aurait pu voyager sans crainte de Hira à la Mecque ; que Khaibar serait prise sous le commandement de Ali ibn Abi Talib, ce qui eut lieu le lendemain du jour où le prophète en avait prédit la prise ; que les musulmans auraient partagé les trésors du Roi de Perse et du Roi de Byzance. Toutes ces prophéties furent accomplies du vivant des compagnons du prophète.

2°) Le Prophète a dit : « Dieu a présenté en miniature toute la terre devant moi. Je l’ai parcourue de l’oeil à l’Orient et à l’occident. L’empire de mon peuple s’étendra aussi loin que les contrées de la terre que Dieu m’a fait voir. » En effet, l’Islam s’étendit depuis l’Inde, en Orient, jusqu’au Maroc, en Occident.

3°) « II n’y aura point de troubles tant qu’Omar vivra » Il en fut ainsi et les troubles ne surgirent qu’après la mort de Omar ibn Al Khattab.

4°) « Uthman sera tué lisant le Coran. » Effectivement, Uthman fut tué à l’aube dans son domicile en train de lire le Coran.

5°) « Le plus misérable des hommes, dans le monde à venir, sera celui qui teindra celle-ci avec celui-là. », c’est-à-dire la barbe d’Ali avec le sang de sa tête, pour dire celui qui le tuera. De fait, Ali fut tué, à l’entrée de la Mosquée, par un coup de sabre à la tête et sa barbe était trempée de sang.

6°) « Ammar sera tué par les rebelles. » Il fut en effet tué par les partisans de Mo’awia lequel avait désobéi aux ordres du Calife Ali ibn abi Talib.

7°) « Après moi le Califat sera dans ma communauté pendant trente ans ensuite tout se confondra. » Les quatre Califes éclairés ont exercé le pouvoir pendant 29 ans, six mois et quelques jours., savoir : Abou-Bakr fut Calife pendant deux ans trois mois et vingt jours ; Omar pendant dix ans six mois et quatre jours ; Uthman pendant onze ans onze mois et dix-huit jours ; Ali pendant quatre ans et neuf mois ; Après Ali, le pouvoir passa à son fils Al-Hassan qui l’exerça pendant six mois avant de s’en désister au profit de Mo’awia.

8°) Les Ansars (Auxiliaires de Médine) deviendront peu nombreux : ils seront comme le sel dans un mets. En effet, les Ansars avaient connu des rivalités telles qu’ils faiblirent et se disloquèrent.

9°) « La maladie et la peste séviront après la prise de Jérusalem. » En effet la peste a éclaté pour la première fois dans l’histoire de l’Islam, sous le califat d’Omar, dans un petit faubourg de la ville de Jérusalem appelé ‘amwas’. Soixante-dix mille personnes furent décimées en trois jours.

10°) « Fatima sera la première à me rejoindre. » Elle mourut six mois après le Prophète.

11°) « Cet enfant (Hassan fils de Ali) sera un seigneur et Dieu s’en servira pour faire la Paix entre deux grands partis ». Ce fut Hassan qui réconcilia ses partisans avec les habitants de la Syrie.

12°) « Al-Hossein fils de Ali sera tué à Taff. » Taff est le nom d’un lieudit près de Koufa, sur l’Euphrate qu’on appelle aujourd’hui Karbala ; là fut tué Al-Hossein.

13°) Le Prophète a dit à Souraqa ibn Malik :« Que diras-tu si tu portais les bracelets de Cosroès ? » Souraqa n’était pas encore musulman quand il entendit de la bouche du prophète cette prédiction. Lorsque Omar eut pris les bracelets de Cosroès il les donna à Souraqa en disant : « Louanges à Dieu qui en a dépouillé Cosroès et en a orné Souraqa. »

14°) Dans un hadith rapporté par Abou Hourayra et cité par Boukhari et Muslim, le Prophète a dit :« L’heure (du jugement) ne viendra point avant qu’un feu ne s’allume dans le Hijaz (Arabie) qui projettera ses reflets sur les cous des chameaux à Basra ». En 654 de l’Hégire (1276 ap.J.C) ce feu a jailli d’une montagne au Hijaz. D’après les historiens, il s’agit d’une éruption volcanique énorme. On peut aussi appliquer cette prédiction aux énormes torches de pétrole en Arabie.

Il faut signaler que le prophète a prédit des événements comme préludes à la fin des temps. Ainsi par exemple : « El-Mahdi paraîtra », « Jésus descendra sur la terre », « l’Antéchrist viendra. » Ces événements passionnants sont relatés avec beaucoup de détails dans les hadiths mais il serait très long de les développer dans cette lettre.

c) Les miracles :

Il existe des volumes entiers sur les miracles accomplis par le prophète Mohammed ; les biographes les plus dignes de confiance en ont parlé. De nombreux compagnons du Prophète furent les témoins oculaires de ces faits extraordinaires. Je me contenterai de citer quelques-uns de ces miracles à titre d’exemple :

1°) Un enfant est né muet. Après plusieurs années, ses parents l’amenèrent devant le prophète qui lui parle et lui demande : Qui suis-je ? L’enfant répond : J’atteste que tu es le messager de Dieu. Et il est guéri à jamais de sa maladie.

2°) Un certain polythéiste lui dit : ‘‘Je n’embrasserai ta religion que si tu ressuscites ma fille.’’ Le Prophète se rendit au tombeau de la fille, puis il l’appelle ; elle sort, disant : Me voilà ô Messager de Dieu. Le Prophète lui demande : Veux-tu rester sur la terre avec tes parents ? Elle dit : Non, car dans l’au-delà j’ai trouvé quelque chose de meilleur que mes parents. Ensuite elle rentre dans le tombeau. Deux événements de ce genre se sont produits par l’entremise du Prophète.

3°) Lors de la bataille de Badr, le Prophète prit une poignée de sable et la jeta à la figure des idolâtres en disant : ‘‘puissent ces visages être défigurés.’’ Tous les idolâtres aveuglés soudainement, se retirèrent et les musulmans les suivirent tuant les uns et faisant prisonniers les autres.

4°) Un sceptique lui dit : Si l’arbre que voilà venait ici, j’embrasserais ta religion. Le Prophète lui dit : Bon vas-y et dis à l’arbre que Mohammed l’appelle. Effectivement l’arbre est arrivé jusqu’au prophète, puis, sur sa demande retourna là où il était auparavant.

5°) Lors d’une bataille, un de ses compagnons a reçu un coup sur son oeil qui est sorti de son orbite. Il apporte le globe de son oeil au Prophète qui le remet en place et ‘‘il devient le meilleur de ses deux yeux.’’

6°) Un jour des incrédules parmi les Mecquois lui demandent de fendre la lune, s’il était le vrai Messager de Dieu. Mohammed fait signe à la pleine lune et elle se fend aussitôt : les deux fragments se sont séparés l’un de l’autre à la vue de tous, puis après un petit moment, ils se sont rejoints.

7°) Une nuit de pluies et d’obscurités, le Prophète a donné un bâton à un de ses compagnons, qui devait aller loin pour rentrer chez lui ; le bâton s’illumine comme une lampe durant tout le trajet que cet homme devait parcourir.

8°) A Houdaibya, les soldats avaient soif. Le Prophète avait entre les mains un seau plein d’eau avec lequel il fît ses ablutions. Jaber rapporte : « on vint lui dire : ‘il n’y a point d’eau excepté ce qu’il y a dans le seau’. Le Prophète mit la main dans le seau, et l’eau jaillit d’entre ses doigts comme s’il y avait eu plusieurs sources ».

9°) Lors de l’expédition de Tabouk, rapporte Mo’ad ibn Jabel : « Nous arrivâmes à la source qui donnait un filet d’eau fort mince ; on en puisa avec le creux de la main dans un vase ; le Prophète s’y lava les mains et le visage, puis on versa l’eau dans la source qui commença à couler abondamment et tout le monde put boire ».

10°) Il y avait autour de la Ka’ba trois cent soixante idoles solidement fixées avec du bronze, lorsque le Prophète entra dans le temple après l’ouverture de la Mecque, il avait une baguette à la main avec laquelle il faisait signe vers ces statues sans les toucher, en disant : « la vérité est venue et le mensonge est tombé, car le mensonge est fragile ». Toutes les statues vers lesquelles il pointait sa baguette s’écroulaient l’une après l’autre.

11°) Un aveugle dit au Prophète : ‘demande à Dieu de me rendre la vue’. Le prophète lui dit : « Va faire tes ablutions, fais deux génuflexions, ensuite dis : ‘‘Ô Mon Dieu, je me recommande à toi au nom de ton Prophète Mohammed, le Prophète de la miséricorde. Ô Mohammed intercède pour moi auprès de ton Dieu, qu’Il me rende la vue ; Ô Mon Dieu, exauce ton Prophète ». L’aveugle alla dire ce que le prophète lui avait recommandé, et quand il revient, il avait déjà recouvré la vue.

d) L’ascension vers Dieu (Mi’raj) :

Ce miracle est évoqué dans la sourate n° 17 intitulée ‘‘Le Voyage nocturne’’, ainsi qu’à la Sourate N°53. Dieu fit ce miracle pour honorer son Messager et lui faire voir certaines merveilles des mondes. Le prophète accomplit l’ascension vers Dieu au moyen d’une monture nommée Bouraq en compagnie de l’Ange Gabriel. Il rencontra plusieurs prophètes sur son chemin. Arrivé au jujubier de la limite (Coran:53.14) situé au-delà du septième ciel, l’Ange Gabriel s’arrêta et dit au Prophète : « Si j’avance au-delà de cette limite, je serai brûlé par l’apparition divine (Tajalli), mais toi, tu es invité, avance ». Gabriel lui indique le chemin au-delà du jujubier pour parvenir jusqu’au seuil de la présence divine. Arrivé dans l’Enceinte de la Sainteté, Mohammed présente ses salutations en ces termes : Les salutations bénies, pures et sincères à Allah ! Allah répond : La paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions divines. Mohammed reprend : la paix sur nous ainsi que sur les serviteurs vertueux de Dieu. Selon la version d’ibn Abbas : « Les Anges ont dit : Nous attestons qu’il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, sans associé. Allah (le Très haut) répondit : ‘‘Et Moi J’atteste que Mohammed est Mon serviteur et Mon Messager’’ ».

Ensuite « Dieu révèle à Son serviteur ce qu’Il révèle » Coran:53.10. Au même moment, Dieu révèle à Son messager les douze commandements mentionnés dans la Sourate 17, versets 23-39 ; II tira du Trésor du Trône céleste les deux derniers versets de la deuxième Sourate du Coran et les lui offrit ‘‘en cadeau et comme souvenir’’ ; Allah prescrit enfin cinquante prières quotidiennes, ramenées ensuite à cinq dont chacune a le mérite de dix. Gabriel fait visiter au prophète le Paradis et ses bonheurs et ceux qui les méritent ; de même l’Enfer et ses horreurs et ceux qui les méritent. Du ciel, il descend à Jérusalem où tous les Prophètes l’accueillent et lui demandent de diriger comme imâm leur office de prière.

Certains compagnons lui posèrent la question : As-tu vu Dieu ? Et le prophète de répondre : « C’est une lumière, comment puis-je le voir ? »

* *** * En ce qui concerne le faux prophète, il n’est question nulle part de lapidation comme vous dites. Le verset du Deutéronome 18.21 parle de la mort du faux prophète, comme ce fut le cas de Hanania que Dieu fit mourir pour cause d’imposture : « Et Jérémie, le prophète, dit à Hanania, le prophète : Ecoute, Hanania ! l’Eternel ne t’a point envoyé, et tu inspires à ce peuple une fausse confiance. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Voici, je te chasse de la terre ; tu mourras cette année ; car tes paroles sont une révolte contre l’Eternel. Et Hanania le prophète, mourut cette année-là, dans le septième mois. » Jr.28.15-17

Il est évident que c’est Dieu Lui-même, et non les juifs, qui punit les faux prophètes ; votre raisonnement comporte deux inconvénients majeurs :

Primo : un faux prophète n’est puni que lorsqu’il officie au sein du peuple juif, ce qui implique qu’il pourrait agir librement ailleurs.

Secundo : Jésus serait un faux prophète si vous admettez qu’il a été crucifié. C’est pour cette raison justement que Dieu l’a sauvé. Vous conviendrez que si Dieu laissait faire, la majorité des vrais prophètes aurait été tuée et beaucoup de faux prophètes auraient échappé à la punition.

Concernant le verset 10.94 du Coran qui dit : « Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. » Aussitôt après la révélation de ce verset, le Prophète s’est empressé de déclarer : « Je n’en doute pas et je n’interroge pas. » Le verset commence par : Fa in, qui signifie : et si.. ‘In’ est une conjonction de subordination (harfu chart = litt. particule de condition) qui introduit une hypothèse irréelle ou irréalisable, comme le si hypothétique dans cette phrase de V.Hugo ‘‘Si vous étiez vivants, vous prendriez Narbonne’’ à la différence de ‘idha’ qui introduit un événement dont la réalisation est certaine. C’est l’une des subtilités de la langue arabe ; cela revient à dire que le doute serait simplement une éventualité, une hypothèse irréelle ou improbable ;

Le verset, considéré dans son ensemble, concerne les récits des Prophètes. La majorité des exégètes sont d’accord pour dire que le discours, bien qu’il s’adresse au Prophète, il vise à travers lui la communauté musulmane pour leur confirmer la véracité et la concordance de la Parole divine.

Il y a des versets où Dieu admoneste Son Prophète, lui reproche des pensées ou des actes, lui ordonne de dire, de transmettre, de faire, de ne pas faire... Ainsi par exemple : « Ne sois pas du nombre de ceux qui doutent » 2.147 ; 6.114 ; 10.94 « Ne sois pas du nombre des associateurs » 6.114 ; 10.105 ; 28.87, « Ne sois pas du nombre des ignorants » 6.35 « Ne sois pas un soutien pour les infidèles » 28.86, de même que les injonctions : Dis, Informe, Avertis, Annonce, transmets, se multiplient dans le Coran. Quiconque réfléchit seulement sur ces versets, devra logiquement reconnaître l’origine divine de ce glorieux Livre .

II- Questions en rapport avec Jésus Christ, la Bible et les prophéties :

a) La prophétie du Deutéronome : La prophétie du Deutéronome 18.17-20 ne s’applique pas à Jésus pour les raisons suivantes :

1° Il ressort des questions posées à Jean Baptiste par les prêtres et les lévites que les juifs attendaient à cette époque trois Messagers : le Christ, Elie et le prophète (Jean 1.20-26). Par ailleurs, la venue de trois personnages, deux Messies et un prophète, est clairement mentionnée dans les documents de la grotte de Qumrân (Mer Morte).

Le Prophète étant une personne autre que le Christ ; cette distinction entre le Christ (qui est très certainement Jésus) et le Prophète est confirmée dans la parole de Jean (7.40-41) concernant les dires de la foule au sujet de Jésus.

Elie étant apparu sous le nom de Jean Baptiste (Matthieu 11.14-15) Or, le prophète visé par le verset précité du Deutéronome n’est ni Elie ni Jésus. Qui est donc ce prophète que les juifs attendaient pendant et après le ministère de Jésus ? Il s’agit bel et bien du Prophète Mohammed.

C’est pourquoi, de nombreux juifs s’installèrent à Médine pour assister à la venue du prophète Mohammed et beaucoup d’entre eux crurent en lui et se convertirent à l’Islam. Il en est ainsi de Ka’ab Al Ahbar, Abdullah Ibn Sallâm, etc. D’autre part, peu avant la naissance du Prophète, plusieurs caravaniers arabes, dignes de foi, ont entendu des moines chrétiens parler de l’imminence de cet événement.

Ainsi, Salmân Al Farissi affirme avoir servi un moine en Syrie qui lui conseilla de rentrer en Arabie parce que « le moment est proche où un Prophète sera envoyé avec la religion d’Abraham ; il s’exilera vers une oasis située entre deux ‘hamadas’ ; il a des traits visibles ; il accepte le cadeau mais pas l’aumône et il porte entre ses épaules le sceau de la prophétie. » L’intéressé déclare avoir constaté ces caractéristiques avant d’embrasser l’islam ;

Outre les dires des chroniques arabes, certains chercheurs occidentaux ont assuré qu’au début du 6° siècle de l’ère chrétienne, les Juifs et les Chrétiens attendaient la venue d’un dernier messager divin, pour répondre aux attentes des gens. [5]

2° Dans la même prophétie, Dieu a dit à Moïse : « Un prophète comme toi. » II n’existe, à l’évidence, aucune ressemblance entre Moïse et Jésus. Selon les chrétiens, Jésus serait le fils de Dieu, alors que Moïse est son serviteur. Moïse naquit naturellement et mourut naturellement, tandis que Jésus était conçu miraculeusement (sans père) et sa vie s’est terminée miraculeusement ( élevé au ciel). Moïse s’est marié et a eu des enfants alors que Jésus a passé sa vie dans le célibat. Moïse a fait la guerre, Jésus n’a pas fait la guerre. Le Message de Moïse (la Torah) comporte des principes et des règles concernant tous les aspects de la vie humaine ; alors que le Message de Jésus a un caractère purement spirituel, n’ayant pas besoin d’instaurer une nouvelle Loi dès lors qu’il confirme et accomplit la Torah.(Matthieu 5.17). Ces caractéristiques sont les mêmes que celles du prophète Mohammed depuis la naissance jusqu’à la mort, y compris le mariage (polygamie) et les combats qu’il a menés pour la cause de Dieu. De même que le Message de Mohammed a les mêmes caractéristiques que celui de Moïse, revêtant un double caractère temporel et spirituel, foi et Loi. Cette ressemblance entre Moïse et Mohammed, d’une part, le Coran et la Torah, d’autre part est signalée dans le Coran :

« Nous vous avons envoyé un Messager pour être témoin contre vous, de même que Nous avions envoyé un Messager à Pharaon. » 73.15

« Et avant lui, il y avait le Livre de Moïse comme guide et comme miséricorde. Et ceci est un Livre en langue arabe, confirmant les autres, pour avertir ceux qui font du tort et pour faire la bonne annonce aux bienfaisants. » 46.12 ; 6.154 ; 11.17

« Nous avons donné à Moïse et à Aaron le Livre du discernement (la Torah) ainsi qu’une lumière et un rappel pour les gens pieux, qui craignent leur Seigneur bien qu’ils ne Le voient pas, et redoutent l’Heure. Et ceci est un Rappel béni que Nous avons fait descendre. Allez-vous donc le renier ? » 21.48-50

3° La prophétie du Deutéronome contient aussi cette formule :

« Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira ce que je lui commanderai. »

Cela signifie que le rôle du prophète concerné se limite à transmettre, prononcer, dire la Parole de Dieu qui sera mise dans sa bouche. Cette prophétie ne saurait non plus s’appliquer à Jésus pour la bonne et simple raison que les chrétiens le considèrent comme Dieu ou fils de Dieu et à ce titre il n’a nul besoin de recevoir ni ordre ni révélation.

En revanche, cette parole s’applique au prophète Mohammed qui a transmis le Coran tel qu’il lui a été dicté par l’Ange Gabriel. Il est superflu de rappeler que le Coran a été transmis littéralement avec, y compris, l’impératif : Dis, placé devant 333 versets.

b) L’annonce du prophète attendu par Jésus :

Jésus a fait deux prophéties concernant la venue du Prophète Mohammed. D’une part, il a parlé de l’approche du règne ou du royaume des cieux (Matthieu 4.12-17)

Il a également averti les juifs que le Royaume de Dieu leur sera enlevé et sera donné à une nation qui en rendra les fruits. (Matthieu 21.43)

Il explique les raisons de ce transfert du royaume de Dieu par la parabole de la vigne et des vignerons qui détournèrent à leur profit les fruits. (Matthieu 21.33-44 ; Marc 12.1-12 ; Luc 20.9-18) Le royaume de Dieu consiste en la révélation, la prophétie et le Message. Ce Royaume était dans la maison d’Israël depuis sa naissance, mais les juifs étaient un peuple de rebelles qui a perdu le mérite de ce privilège divin .(Dt.9.24 ; 23.28 ; Matthieu 3.7-9)

Or, le royaume de Dieu a été transféré à la nation arabe qui a reçu le Message du Coran par l’intermédiaire du Prophète Mohammed.

D’autre part, Jésus a parlé sans équivoque de la venue d’un Messager après lui nommé Ahmad. Coran 61.6 Cette déclaration claire et précise de Jésus a subi sans aucun doute des altérations volontaires, par suppression pure et simple ou involontaires du fait des traductions. Sinon comment expliquer que seul l’Evangile de Jean rapporte cette prophétie en parlant du ‘Paraclet’ qu’on a arbitrairement traduit par Consolateur.

Dans votre réflexion : ‘‘Jésus a-t-il annoncé la venue de Ahmad’’, vous affirmez que cette prophétie concerne un Esprit, l’Esprit de vérité et non le Prophète Mohammed.

Je n’entends nullement polémiquer là-dessus, du fait que la question a déjà été tranchée par le Coran. Je voudrais néanmoins attirer votre attention sur le fait que le Consolateur ne peut pas être un Esprit au sens spirituel ou angélique du terme et ce, pour les raisons suivantes :

1° Le Saint-Esprit (généralement l’Archange Gabriel) a vécu avec Jésus de même qu’il a accompagné tous les prophètes dans leurs missions. Il n’est nul besoin que sa venue soit conditionnée au départ de Jésus, il était déjà présent avec lui.(Voir Luc 3.22 ; Matthieu 12.28)

D’autre part, l’Esprit Saint est un souffle divin destiné à sanctifier, illuminer la personne qui le reçoit. S’agissant d’une chose et non d’un être, il n’entend pas et ne parle pas. Par ailleurs, au moment même où Jésus leur parlait « Il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint. » Jean 20.21-22, ce qui signifie que l’Esprit Saint était déjà avec eux. La prophétie fait donc allusion à un homme, étant donné que Jésus précise : « ...car si je ne pars pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. » Jean 16.7

2° Selon cette déclaration de Jean (1Epître 4.1) le mot Esprit visé par la prophétie est synonyme de prophète :

« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. »

Cette parole de St Jean traduit clairement le mot Esprit par Prophète en précisant notamment que plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

3° L’Esprit de vérité est un homme qui entend et qui parle « Il vous fera accéder à la vérité toute entière. Car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. » (Jean 16.13-14) Si la prophétie visait un ange, il aurait été inutile de préciser qu’il ne ‘‘parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra’’. Cela va de soi et c’est l’évidence même, car l’Ange ne parle pas de son propre chef, il n’a pas de parole propre à lui. L’Ange est spécialement créé pour inspirer la Parole de Dieu.

La précision en question a donc pour effet de signifier qu’il s’agit d’un homme qui va entendre et communiquer honnêtement.

4° L’expression « que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point, mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous et il sera en vous », signifie que les disciples de Jésus le connaissent par leur croyance en lui, alors que le Monde, la plupart des hommes ne croiront pas en lui. Le fait que les disciples en soient informés, aient foi en lui, est une condition suffisante pour que l’Esprit de vérité demeure avec eux et qu’il soit avec eux. Dans d’autres passages de son Epître, St Jean explique comment peut-on demeurer avec Jésus ou avec Dieu sans Le voir : « Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne l’a pas connu. »(1Ep.3.6-7) « Personne n’a jamais vu Dieu, si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. Nous connaissons que nous demeurons en Lui, et qu’Il demeure en nous... » (1Ep.4.12-13, 16).

En conséquence, il ressort de la prophétie que le Consolateur est bel et bien l’Esprit de vérité qu’il ne faut confondre ni avec le Saint-Esprit ni avec l’Esprit Saint dont ils devaient être baptisés.

Le Saint-Esprit, rappelons-le, est un Ange qui a pour mission d’accompagner les Prophètes et quelquefois les saints dans leurs missions ;

l’Esprit Saint ou l’Esprit tout court est un souffle de bénédiction que Dieu envoie pour sanctifier, raffermir, soutenir qui Il veut de ses Messagers et de ses serviteurs, Coran : 40.15 ; 58.22 ; c’est cela même qui descendit sur les disciples le jour de la Pentecôte et ils en furent tous remplis.(Actes 2.1-4) Les juges et les rois d’Israël accomplirent des actions extraordinaires quand l’Esprit vint sur eux. (Jg 3.10 ;6.34).Cette force s’empare de David au moment de l’onction royale (1S 1.13) comme elle avait déjà atteint Saül (1S10.6 s). D’après le dictionnaire de la Bible : « Il ne s’agit pas de phénomènes passagers, mais d’une force permanente que Dieu accorde à un homme en raison de la fonction déterminée qu’il lui confie dans le peuple. »

En revanche, l’Esprit de vérité, c’est-à-dire le Consolateur, est un homme qui entend et qui parle ;

D’ailleurs, la prophétie est clairement confirmée dans un autre passage où Jésus précise qu’il s’agit d’un personnage, désigné sous le vocable « Prince du monde ».(Jean 14.30)

Toutes ces données démontrent à l’évidence qu’il s’agit d’un homme qui sera envoyé par Dieu, après le départ de Jésus. Un homme qui entend et qui parle, qui transmet la Parole de Dieu, qui enseignera toutes choses, qui annoncera les choses à venir, qui rendra témoignage de Jésus et qui le glorifiera.

c) Histoire des quatre Evangiles :

1- A nos jours, aucun historien ni chercheur n’a pu établir avec certitude la rédaction ou l’existence sous forme écrite de l’un des quatre Evangiles canoniques dans les trente premières années qui ont suivi l’ascension de Jésus.

Cette affirmation repose sur de nombreux témoignages de savants chrétiens dont quelques-uns figurent dans les encyclopédies américaines et britanniques auxquelles ont collaboré les théologiens les plus distingués du Christianisme

A titre d’illustration, je cite les assertions ci-après : « Les Evangiles, qui vont devenir plus tard officiels, c’est-à-dire canoniques, furent connus très tardivement, bien que leur rédaction eût été achevée au début du II° siècle. Selon la traduction oecuménique, on commence à citer des narrations qui leur appartiennent vers le milieu du II° siècle, mais ‘‘il est presque toujours difficile de décider si les citations sont faites d’après les textes écrits que les auteurs avaient sous les yeux, ou s’ils se sont contentés d’évoquer de mémoire des fragments de la tradition orale’’. ‘‘Avant 140, lit-on dans les commentaires de cette traduction de la Bible, il n’existe en tout cas aucun témoignage selon lequel on aurait connu une collection d’écrits évangéliques. » [6]

« Nous n’avons pas de document original du Nouveau Testament, mais seulement des copies. Les manuscrits complets les plus anciens que nous possédions ne remontent pas au-delà du IVe siècle : des fragments plus anciens mis à part, trois cents ans environ séparent donc la rédaction originale du texte sacré. Les évangélistes ne furent que les porte-parole de la communauté chrétienne primitive qui a fixé la tradition orale. Pendant trente ou quarante ans, l’Evangile a existé presque exclusivement sous forme orale ; or la tradition orale a transmis surtout des paroles et des récits isolés. Les évangélistes ont tissé des liens, chacun à sa façon, chacun avec sa personnalité propre et ses préoccupations théologiques particulières, entre les récits et les paroles qu’ils ont reçus de la tradition ambiante. » [7]Cheikh si Boubakeur Hamza, Imâm de la Mosquée de Paris, dans sa traduction du Coran, écrit à la page 240, Tome 1 : « C’est donc seulement après une transformation interne de la doctrine chrétienne que les Evangiles qui, normalement auraient dû la précéder, ont pu être composés, soit plus de trois quarts de siècle après l’ascension de Jésus. Il y a eu donc, comme des autorités chrétiennes modernes ont pu elles-mêmes le reconnaître ‘‘un Evangile’’ avant les Evangiles. » [8]

Dans ce contexte, je dois vous signaler que de nombreux Evangiles furent déclarés apocryphes, comme l’Evangile de St Barnabé, pour la seule raison qu’ils contiennent en termes clairs et précis, l’annonce par Jésus de la venue d’un Messager après lui. Les critères énumérés dans votre lettre ne sont pas donc les seuls applicables à la canonicité du Nouveau Testament.

2-Les livres du Nouveau Testament ont-ils été écrits sous la dictée de l’Esprit-Saint ? De nombreux chrétiens émettent des réserves sur cette opinion. Dire que l’Esprit-Saint a inspiré les Livres du Nouveau Testament, c’est insoutenable. En tout cas, rien ne le prouve. Si cela était vrai, il n’y aurait pas autant d’erreurs et de contradictions. L’Evangile selon Luc revêt la forme d’une lettre particulière destinée à son ‘‘très honorable Théophile’’. Il admit franchement qu’il n’écrivait pas sous l’inspiration de l’Esprit Saint, mais, seulement pour des motifs personnels, comme il disait : « Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous, suivant ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole, il m’a paru bon, à moi aussi, après m’être soigneusement informé de tout à partir des origines, d’en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable théophile, afin que tu puisse constater la solidité des enseignements que tu as reçus. » Luc 1.1-4 Paul a écrit à Timothée sans aucune inspiration : ‘‘Ne continue pas à ne boire que de l’eau ; mais fais usage d’un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions.’’ (1Tim 5.23)

Ou encore : ‘‘Quand tu viendras, apporte avec toi le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpus, et les livres, surtout les parchemins’’ (2Tim.4.13). ‘‘Pour ce qui est des vierges, je n’ai point d’ordre du Seigneur ; mais je donne un avis...’’ (1Cor.7.25) Je ne vous apprends rien, j’imagine, en vous disant que Luther ne reconnaît aucune valeur canonique à l’Epître de Jacques. (Oeuvr.Vol.II)

Par ailleurs, de nombreux savants protestants affirment que ‘‘tout ce qui est dans les Epîtres de Saint Paul n’est pas sacré, et que, dans les détails, il s’est trompé.’’ [9] d) L’élévation de Jésus :

Au sujet de l’élévation de Jésus, permettez-moi de vous dire que c’est absurde de comparer le Christ, l’honorable Messager de Dieu à un serpent. Une telle comparaison est une offense à l’honneur et à la dignité de Jésus, d’autant plus que le serpent symbolise Satan. (Gen.3.1-5) « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. » Jean.3.14-15

Pour appuyer l’insoutenable théorie de la croix, on n’a pas hésité à travestir les faits et à dénaturer le sens des termes. Le mot élévation est synonyme d’ascension. En Jean 8.28-29, Jésus dit : « Quand vous aurez (vu) élevé le fils de l’homme. » Il manque le mot : vu. Il est invraisemblable que Jésus parlait de l’élévation sur la croix, il parlait plutôt de son élévation au ciel. Cette élévation s’est déroulée en présence des Apôtres, tandis que la crucifixion s’était déroulée après cet événement et c’est la raison pour laquelle les Apôtresabandonnèrent le crucifié, sachant que c’était une autre personne. On lit dans les Evangiles que « Tous l’abandonnèrent et prirent la fuite. » Marc 14.50 ; Matthieu 26.56.

Effectivement, comment peut-on admettre que les Apôtresaient participé au calvaire de la croix ? Au contraire, tous abandonnèrent la personne confondue avec Jésus et crucifiée. Si c’était vraiment Jésus, ils ne l’auraient pas abandonné. Et comment abandonnèrent-ils leur Maître pour lequel ils étaient prêts à mourir ? Veuillez, s’il vous plaît, reconnaître que votre théorie n’est pas fondée.

L’idée selon laquelle Jésus se serait sacrifié pour l’expiation du péché, le salut des humains ou la vie éternelle de ceux qui croient en lui, est dénuée de tout fondement.

1°) Le péché originel commis par Adam lui a été pardonné. « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c’est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. » Cor.2.37

2°) Il est injuste que les descendants d’Adam soient punissables pour ce péché originel. Les fils ne sauraient être responsables des fautes de leurs pères et les pères ne peuvent répondre des fautes de leurs fils, cela est contraire au bon sens et à l’équité :

« Le fils ne portera pas l’iniquité de son père et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. » Ezechiel 18.20-21

« On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l’on ne fera point mourir les enfants pour les pères ; on fera mourir chacun pour son péché. » Dt.24.16

« Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles, tu seras justifié, et par tes paroles, tu seras condamné. » Mt 12.36-37

Le Coran dit : « Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d’autrui. » 17.15 ; 10.108 ; 39.41 ; 41.46 ; 45.15

« Tout individu est l’otage de ce qu’il a acquis. » 74.38

« Quiconque acquiert un péché ne l’acquiert que contre lui-même. » 4.111

« Quiconque se guide, c’est pour lui-même en effet qu’il se guide. Et quiconque s’égare... alors dis : ‘‘Je ne suis que l’un des avertisseurs.’’ » 27.92

Il ressort de ces versets que chacun est personnellement responsable de ses actes ; nul ne doit répondre des fautes de l’autre. Le pardon est l’un des attributs de Dieu. Lui seul a le pouvoir de châtier qui Il veut et de pardonner à qui Il veut.

Celui qui commet un péché se voit exposé au châtiment. Les chrétiens, même les plus fidèles à Jésus, n’échappent pas à cette règle et Jésus ne saurait se substituer à Dieu pour leur pardonner leurs fautes. Ephésiens 5.4-7

3°) Il en est de même pour la vie éternelle qui ne s’obtient que par la Grâce de Dieu.

« Cela afin que les gens du Livre sachent qu’ils ne peuvent en rien disposer de la grâce d’Allah et que la grâce est dans la main d’Allah. Il la donne à qui Il veut, et Allah est le Détenteur de la grâce immense. » Cor.57.29

« Or la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » Jean 17.3

La question du salut des humains ainsi que celle de la vie éternelle liées à la prétendue ‘‘mort de Jésus sur la croix’’ résultent tout simplement d’une incompréhension ou d’une mauvaise interprétation de la parole de Caïphe, le souverain sacrificateur.

Tout a commencé en fait par ceci : les disciples de Jésus croyaient qu’il était le Messie ; selon la tradition juive, le Messie devait être un roi puissant, qui devrait rétablir le Royaume de David ; cela fit craindre au grand sacrificateur et aux autres dignitaires que la croyance en Jésus comme étant le vrai Messie, ne se propage parmi les juifs et ne suscite des troubles qui auraient provoqué la colère et les sévérités des Empereurs romains. Voilà pourquoi Caïphe a dit : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple ». Une autre version dit : « Il vaut mieux qu’un homme périsse pour toute la nation. » Jean 18.14

Cela veut dire qu’il valait mieux sacrifier Jésus pour la tranquillité de la nation. Il n’a pas voulu dire : pour le salut des âmes et leur affranchissement du péché originel. C’est de là que naquit l’idée du salut, qui a subi, au fur et à mesure de sa propagation, des distorsions avant de devenir un dogme.

Les citations que j’ai faites sur l’idée de délivrance se rapportent toutes à Jésus. En ce qui concerne le psaume 22 où l’on peut lire : « Et ils percèrent mes mains et mes pieds ». Cette expression n’existe pas dans le texte hébraïque. En effet, il y a dans ledit texte, « Mes deux mains comme le lion. » Or, est-ce que le texte hébreux est altéré dans cet endroit ? Dans le cas contraire, faut-il mettre l’altération sur le compte des traducteurs ?

Dans l’affirmative, je me demande pourquoi les traducteurs l’ont altéré pour l’appliquer à Jésus ?

A propos d’Esaïe 53, j’ose vous indiquer pour quelles raisons je me suis abstenu d’en faire le commentaire :

En effet, le Livre d’Esaïe comporte beaucoup d’erreurs :

1°) Le Chapitre 37 d’Esaïe est une reproduction mot à mot du chapitre 2Rois 19

2°) Les 19 derniers versets d’Esaïe 36 (de 4 à 22) sont également une répétition (un plagiat) des 19 derniers versets de 2 Rois 18 (du verset 19 à 37).

3°) Les 8 versets d’Esaïe39 sont la reproduction des 8 versets 12-19 de 2Rois 20

4°) On lit dans Esaïe 45.1 « Ainsi parle l’Eternel à son Messie Cyrus qu’Il tient par la main... » Il est surprenant de constater que le titre de Messie soit donné à un roi de Perse qui n’a d’autre mérite que celui d’avoir donné la liberté aux juifs, et de leur avoir permis de rebâtir le Temple.

5°) L’éminent théologien El-Hage Rahmat-Ullah Effendi écrit ceci : « Dans une polémique, qui a eu lieu entre Kirkenn (?), catholique et Warren (?), Protestant, et qui a été imprimée à Akbarabad en 1852, je lis ce qui suit : ‘‘L’illustre savant allemand Stahelin a dit que le Chapitre 40 d’Esaïe jusqu’au chapitre 66 ne peuvent être de ce Prophète.’’ Voilà donc vingt-sept chapitres qu’il faut retrancher du texte d’Esaïe. » [10]

Concernant votre affirmation ‘‘Jésus a confirmé l’authenticité de l’Ancien Testament, en le citant à de très nombreuses reprises.’’ Je peux vous répondre ainsi qu’il suit : si Jésus avait cité quelques passages de l’Ecriture, cela ne voudrait pas dire qu’il a confirmé l’authenticité de tous les Livres de l’Ancien Testament. Si la parole de Jésus confirmant tel ou tel passage des Ecritures nous avait été transmise par une suite de traditions authentiques, il n’y aurait plus rien à dire concernant l’origine divine de ce passage, indépendamment de tout le reste. En effet, si le témoignage de Jésus était une preuve décisive de l’authenticité de l’Ancien Testament, il n’y aurait pas de divergences à ce sujet parmi les savants chrétiens. D’ailleurs, il n’est un secret pour personne que les juifs ont corrompu les textes de l’Ecriture, ce dont les savants catholiques et protestants les accusent après l’ascension de Jésus. A cette occasion, puis-je vous demander de bien vouloir m’expliquer cette parole de Jésus :

« Jésus reprit : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. » Jean 10.7-8

Aussi, d’après l’Epître aux Hébreux (7.18 et 8.7), l’ancienne loi est impuissante, défectueuse et inutile. J’estime que seuls ces deux arguments suffisent à réfuter votre opinion.

e) Crucifixion et résurrection :

Je tiens à vous assurer que Jésus n’a pas été tué, n’a pas été crucifié et il n’a pas été ressuscité. La déclaration de Paul dans son Epître aux Galates (6.17) n’est qu’une vue de l’esprit. En effet, de même qu’il avait imaginé la mort de Jésus sur la croix, de même qu’il peut s’imaginer portant sur son « corps les marques de Jésus. »

Quant à la prophétie de Zacharie (12.10) et non « 10.14 » où l’on peut lire : « Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé... » Ce verset est, lui aussi, altéré. Dans le texte hébraïque, il est écrit : « ...celui qu’ils ont déprécié... » Vous conviendrez qu’il y a plus d’une nuance entre percer et déprécier et comme toujours, je me demande quand, pourquoi et à quel niveau, ce passage a été corrompu ?

Lorsque Jésus leur montra ses mains et son côté (Jean20.20), c’était pour leur prouver qu’il n’a pas été crucifié. Quant aux traces de la crucifixion, selon vous, il serait possible qu’elles subsistent après la résurrection. D’après votre raisonnement, Jésus aurait été ressuscité avec les pieds et les mains percés. Est-ce qu’il saignait de ses plaies ? Pourquoi leur montra-t-il ses mains alors ? Est-ce pour les apitoyer, leur faire partager ses douleurs ? Dans ce cas, pourquoi les disciples « furent dans la joie en voyant le Seigneur » ? S’il avait les pieds et les mains percés, les disciples n’eussent pas été dans la joie. Non ! C’était pour démentir la rumeur de la crucifixion. S’il était mort et ressuscité, il n’aurait pas eu besoin de leur montrer ses mains et son côté, ni de manger avec eux. D’après les Ecritures, les morts ne seront ressuscités que dans l’Au-delà et ils seront changés, c’est-à-dire sans cicatrices et sans défauts, ils « seront semblables aux Anges », donc des esprits.(Luc 20.36).

« La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. » (Corinthiens 15.52-53)

« Comme la nuée se dissipe et s’en va, celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas ; il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus. » Job 7. 9-10

« Ainsi l’homme se couche et ne se relèvera plus, il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, il ne sortira pas de son sommeil. » Job.14.12

f) Les miracles de la Torah :

Les musulmans, selon vous, auraient tenté d’imiter les découvertes faites sur la structure mathématique de la Bible. C’est inexact, parce que les découvertes sur la Bible n’ont pas été vulgarisées- les chercheurs eux-mêmes l’ont dit - et les musulmans n’en sont même pas au courant. Si découverte, il y a, ce n’est qu’avec l’apparition de l’ordinateur que cela a pu voir le jour, alors que les musulmans se mirent à travailler sur le nombre 19 depuis le 19° siècle, avant que le savant Rached Khalifa fasse, par ordinateur dans les années 70, une étude statistique basée sur le nombre 19.

Il ne faut pas oublier, non plus, que les musulmans, contrairement à ce que vous pensiez du Coran, respectent la Bible et lui reconnaissent son caractère sacré. Donc, il est hors de question qu’ils rivalisent avec vous sur un Livre dont ils se réclament eux aussi et au sujet duquel ils n’ont besoin ni de preuves ni de démonstration. Le seul problème qui se pose, néanmoins, concerne l’authenticité. La Bible ne peut conserver son caractère miraculeux à cause des altérations. Lorsque la parole divine est mélangée avec celle des hommes, elle perd son caractère miraculeux. C’est un peu comme le lait quand il est mélangé au vinaigre, il perd son goût et ses propriétés physiques. Je dois vous avouer que j’étais étonné quand j’ai lu les remarques du Dr W.Campbell. Tandis que je m’attendais à faire des constatations étranges, je n’ai rien trouvé d’autre qu’un semblant de plaisanterie, sans consistance. Il n’y a rien de concret dans sa démarche. Notre docteur affirme avoir appliqué ses essais sur le livre de la Genèse où il aurait trouvé des détails relatifs à l’histoire de l’humanité, aux grands événements, les noms de villes et de personnages, tels Arafat, Hitler, Newton, Eichmann, Mengele, Dreyfus, Herzl, Balfour, Shoa, Berlin, Auschwitz, Prague, Nazis, terrorisme, etc. C’est-à-dire les concepts de l’Holocauste et de l’Etat sioniste. Est-ce qu’il a trouvé les Khmers rouges et les G.I.A ? Il déclare avoir trouvé des détails sur le Sida dans Genèse 5.1 ; 6.12 et 19.5. Pour ma part, après vérification, je n’ai rien trouvé sur cette maladie à ces endroits-là. A mon avis, la meilleure démonstration consisterait à reconnaître les erreurs et les contradictions qui entachent ce même Livre et dont je me permets de donner quelques exemples, en plus des erreurs mentionnées plus haut :

1°) On lit dans Genèse (2.17) : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Cette menace ne s’est pas réalisée, car Adam vécut plus de neuf cents ans après avoir mangé le fruit prohibé.

2°) Dans genèse (6.3), Dieu décide, peu avant le déluge, de limiter désormais la vie de l’homme à cent vingt ans. Or, on note plus loin ( Genèse 11.30-32) que les dix descendants de Noé ont eu des durées de vie qui dépassèrent de loin les 120 ans : Noé vécut 950 ans, Sem 600 ans, Arpaschad 438 ans, Enosch 905 ans, Kenan 910 ans, tandis que de nos jours, peu de personnes atteignent ou dépassent les 90 ans.

3°) Le temps qui s’est écoulé, depuis la création d’Adam jusqu’au déluge, est, d’après le texte hébraïque de 1656 ans, d’après le texte grec 2262 ans, d’après le samaritain 1307 ans.

4°) Depuis le déluge jusqu’à la naissance d’Abraham, il s’est écoulé 292 ans selon le texte hébraïque, 942 ans d’après le texte samaritain et 1072 ans d’après le texte grec.

5°) Selon le calendrier juif, établi sur la base de ces données, l’année 1995 de l’ère chrétienne correspond à la 5756e année de la création du monde. L’homme possède à peu près la même ancienneté, étant donné que sa création eût lieu quelques jours après la création du monde. Or, la science nous révèle au moyen des fouilles archéologiques que l’apparition de l’homme sur la terre remonte à plus d’un million d’années.

6°) Dans Genèse (36.31), il est écrit : « Voici les rois qui ont régné dans le pays d’Edom avant qu’il y eût des rois en Israël. » Ces paroles ne peuvent être de Moïse, car la royauté ne fut établie parmi les israélites que 356 ans après lui.

7°) Dans Genèse 14.14, figure le nom de Dan, petite ville qui ne fut fondée que du temps des Juges. Cette ville s’appelait auparavant Laïs (Juges 18.29-30). On ne peut donc attribuer à Moïse cette parole.

8°) L’ordre de la création du Monde, décrit dans Genèse 1.1-31, est scientifiquement inadmissible. En effet, il est insoutenable que la lumière soit créée au premier jour, alors que ses principales sources comme le soleil et les étoiles ne fussent crées qu’au quatrième jour. Comme, on ne peut pas admettre non plus qu’au troisième jour, la terre produisit de la verdure, de l’herbe et des arbres tandis que le soleil -facteur essentiel pour la vie des plantes- ne fut créé qu’au quatrième jour.

Dans son livre ‘La Bible, Le Coran et la science’ p.2, le Docteur Maurice Bucaille, affirme : « A l’époque moderne où les progrès scientifiques ont permis d’acquérir, sur des phénomènes naturels, des notions définitivement établies et expérimentalement vérifiées (ce qui exclut ici les théories par essence changeantes), on a pu étudier quelques-uns de leurs aspects selon la Bible et les comparer avec les connaissances modernes. Le résultat a été très net : pour des questions comme la formation de l’univers (le récit de la Création), la date de l’apparition de l’homme sur la terre, le Déluge universel (et sa situation dans le temps), il est patent que les écrivains bibliques (et parmi ceux-ci les Evangélistes, en particulier Luc à propos des Généalogies de Jésus) ont exprimé des idées de leur temps incompatibles avec les connaissances modernes. Aujourd’hui il est impossible de ne pas admettre l’existence d’erreurs scientifiques dans la Bible. Compte tenu d’ailleurs de ce que les Exégètes bibliques nous ont enseigné sur le mode de composition des livres judéo-chrétiens, comment ces derniers auraient-ils pu ne pas contenir d’erreurs scientifiques ? Aussi peut-on dire avec M.Jean Guitton : ‘‘Les erreurs scientifiques de la Bible, ce sont les erreurs de l’humanité, jadis semblable à l’enfant qui n’a pas encore la science’’. Ainsi les conceptions des Exégètes chrétiens sur les textes bibliques apparaissent en parfaite concordance avec ce que nous apprennent aujourd’hui les sciences sur la non-conformité avec elles de certains aspects de leur contenu... »

III- Questions subsidiaires :

Vous me demandez si je dois inclure les « poseurs de bombes et égorgeurs dans le milliard deux cents millions de musulmans ».

Effectivement, nous vivons une période terrible où la violence devient notre pain quotidien. Mais quand on réfléchit, on s’aperçoit que les tueries et les massacres ne sont pas spécifiques à notre époque. En effet, les guerres, les génocides, les affrontements sanglants entre les hommes sont des événements qui jalonnent malheureusement l’histoire de l’humanité. La seule différence tient au fait que la donne a actuellement changé avec les progrès scientifiques et les moyens de communication. Bien qu’il soit difficile de juger de manière unilatérale et surtout à défaut de preuves, je ne pense pas que ces pratiques soient le fait de musulmans. Car le musulman, selon un hadith du Prophète, « est celui dont les gens n’ont à redouter ni la langue ni la main » et ce, hormis le contexte de guerre, bien entendu, où les innocents ainsi que les femmes, les enfants et les personnes âgées doivent être soigneusement épargnés. Au risque de vous indisposer, je me permets de vous dire que les juifs et les chrétiens sont les pionniers et les protagonistes du terrorisme, ayant devancé tout le monde dans ce domaine. Ce sont eux qui ont ensanglanté l’histoire de l’humanité. Cette réalité est prouvée aussi bien par les textes que par les faits. L’idée d’égorger est avant tout biblique. Le Prophète Elie ne fit-il pas égorger dans la vallée de Kison 450 prophètes de Baal ? (1Rois 18.40) Les massacres et les crimes de génocide perpétrés pendant les croisades et les guerres coloniales ont les chrétiens pour auteurs. Le massacre des musulmans en Espagne, les crimes nazis, le massacre des 60 millions d’indiens d’Amérique, de cent millions de noirs, la guerre du Viet-Nam, les crimes des français en Indochine et en Algérie, les bombes d’Hiroshima et Nagasaki, le pogrome de Narbonne, la guerre des Malouines en Argentine, le bombardement des populations civiles dans les bunkers pendant la guerre du Golfe, le massacre des musulmans bosniaques par les Serbes et les Croates, les tueries de musulmans au Sud Liban, à Sabra et Chatila, en Palestine... et j’en passe. Ce sont des faits récents que vous semblez oublier. Les auteurs de ces crimes sont pour la plupart, sinon tous, des gens qui lisent la Bible. Puis encore, dans quelle catégorie vous classez les poseurs de bombes de l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA), du FNLC-Canal Historique, de l’ETA ? Sans faire le bilan, on sait qui, des musulmans et des chrétiens, a le plus de crimes sur la conscience. A titre d’exemple, je me contente de citer quelques témoignages sans commentaire :

« Les musulmans sont les seuls enthousiastes qui aient uni l’esprit de tolérance avec le zèle du prosélytisme, et qui, en prenant les armes pour propager la doctrine de leur prophète aient permis à ceux qui ne voulaient pas la recevoir de rester attachés aux principes de leurs cultes. » [11]

« Nous terminons, mes chers frères, par une répétition, car nous disons encore et il faut insister pour que l’on sache que le prophète Mohammed (sur lui la grâce divine) n’est venu contre personne, au contraire comme tous ses frères les ProphètesMoïse et Jésus (la Prière et le Salut sur eux) et nous ajoutons encore comme tous les prophètes. Ils sont sans distinction des envoyés de Dieu. Pas un n’est venu pour nous diviser, ni pour nous faire du mal, parce qu’ils saventbien que le monde entier, c’est la famille de Dieu. »

« Il est triste pour les nations chrétiennes que la tolérance religieuse qui est la grande loi de charité de peuple à peuple, leur ait été enseignée par les musulmans. C’est un acte de religionque derespecterlacroyanced’autruiet de ne pas employer la violence pour imposer une croyance. » [12]

« Nous avons vu par les passages du Coran cités plus haut que Mohammed montre une tolérance excessive et bien rare chez les fondateurs de Religion pour les cultes qui avaient précédé le sien, le Judaïsme et le Christianisme notamment et nous verrons plus loin à quel point ses prescriptions à cet égard ont été observées par ses successeurs. Cette tolérance a été reconnue par les rares écrivains sceptiques ou croyants qui ont eu l’occasion d’étudier sérieusement de près l’histoire des Arabes. »  [13]

Un autre historien affirme :

« Mohammed défendit spécialement à ses lieutenants de tuer les moines, parce que ce sont des hommes de prière. Quand Omar s’empara de Jérusalem, il ne fit aucun mal aux chrétiens. Quand les croisés se rendirent maîtres de la ville sainte (le15/7/1099), ils massacrèrent sans pitié les musulmans et brûlèrent les juifs. » [14] Citant Raymond d’Agiles, qui explique comment les croisés ont massacré les musulmans réfugiés dans la mosquée d’Omar à Jérusalem, Gustave le Bon, médecin et sociologue français (1841-1931) écrit :

« Il y eut, dit-il, tant de sang répandu dans l’ancien temple de Salomon que les corps morts y nageaient portés ça et là sur le parvis, on voyait des mains et des bras coupés qui allaient se joindre à des corps qui leur étaient étrangers, de sorte qu’on ne pouvait distinguer à quel corps appartenait un bras qu’on voyait se joindre à un tronc. Les soldats eux-mêmes qui faisaient ce carnage supportaient à peine la fumée qui s’en exhalait... Ce premier massacre ayant été jugé tout à fait insuffisant, un conseil des croisés décréta la destruction de la totalité des habitants de Jérusalem : mohamétans, juifs ou chrétiens schismatiques. Leur nombre était d’environ 60.000. L’opération dura huit jours malgré le zèle qu’y apportèrent les pieux chevaliers. Femmes, enfants, vieillards, rien n’échappa » [15]

Cher ami Yves, avant de conclure ma lettre, on doit se conseiller la chose suivante : pour nous permettre d’évoluer dans le débat, il faudrait un peu plus d’ouverture d’esprit et moins de rigorisme dogmatique.

« Il y a bien là un rappel pour quiconque a un coeur, prête l’oreille tout en étant témoin. »Coran.50.37

Bien Amicalement

Ahmed Simozrag


Notes

[1] Hamidullah

[2] cf. Théorie des Actes de gouvernement.

[3] Histoire de la Turquie, Tome I, page 276-80

[4] Michel lelong : ‘Si Dieu l’avait voulu’, p.12-13.

[5] Cf.Casanova : ‘Mohammed et la Fin du Monde’ p.28.

[6] Maurice BUCAILLE : LA BIBLE, LE CORAN et la Science, p.65

[7] O.Culmann : le Nouveau Testament, PUF 1967

[8] cf.BRUE, pp.89-102.

[9] El Hage Rahmat-Ullah Effendi : Manifestation de la Vérité T.1,p.151-52

[10] Manifestation de la vérité T1, p.24

[11] Robertson, ‘‘Histoire de Charles-Quint’’

[12] l’Abbé Michon : Voyage religieux en Orient

[13] Dr Gustave le Bon ‘‘Civilisation des Arabes’’,Chap.2°, P.92

[14] Michaud, ‘‘Histoire des croisades’’

[15] Ouvrage cité, pp.249-50, Chap.8

16 Messages de forum

  • A salam mouarlicoum, cher Maître essayez-vous de mentir quand vous dites : Concernant le verset 10.94 du Coran qui dit : « Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. » Aussitôt après la révélation de ce verset, le Prophète s’est empressé de déclarer : « Je n’en doute pas et je n’interroge pas. » Le verset commence par : Fa in, qui signifie : et si.. ‘In’ est une conjonction de subordination (harfu chart = litt. particule de condition) qui introduit une hypothèse irréelle ou irréalisable, comme le si hypothétique dans cette phrase de V.Hugo ‘‘Si vous étiez vivants, vous prendriez Narbonne’’ à la différence de ‘idha’ qui introduit un événement dont la réalisation est certaine. C’est l’une des subtilités de la langue arabe ; cela revient à dire que le doute serait simplement une éventualité, une hypothèse irréelle ou improbable ; voici ce que je lis dans mon livre de grammaire arabe : Source grammaire active arabe isbn 9 782253 085614 page 243 à 245 "les phrases conditionnelles"

    - l’éventualité idha exemple : idha safarta safartou maak = si tu pars je pars avec toi
    - exprime le réalisable in inch Allah = si Dieu le veut
    - exprime le douteux ou le irréalisable laou laou knta kda jhbr tnalasa aadnaka = si tu nous l’avais dit, nous t’aurions aidé donc comme dans "inch Allah" le verset [10-94] exprime le réalisable, c’est pourquoi le Prophète a ajouté de suite « Je n’en doute pas et je n’interroge pas. » pour lever toutes ambiguïtés. Sinon dans le verset [10-94], la condition aurait été donnée par laou et la réponse du Prophète « Je n’en doute pas et je n’interroge pas. » inutile, parce que le doute et donc l’interrogation était improbable : pourquoi répondre à quelle chose d’impossible !

    Ce qui montre une fois qu’en de doutes il fallait s’en remettre aux Livres précédents (Torah et Injil) et que par conséquent en tant que critères de vérités ils ne pouvaient pas être falsifiés ou corrompus. Bien a vous

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    • Que voulez-vous dire par "mouralicoum ?"

      Quoi qu’il en soit, je vous dis : wa alaikum assalam

      Sans vous contredire, la particule “in” (si) a plusieurs fonctions que je peux resumer comme suit :

      1- hypothese irrealisable , exemple : “ Si tu donnes des associes a Allah, ton oeuvre sera certes vaine , et tu seras tres certainement du nombre des perdants" s39 v65

      “Allah retient les cieux et la terre pour qu’ils ne s’affaissent pas. Et s’ils s’affaissaient, nul autre apres Lui ne pourra les retenir" s35 v41

      2- hypothese realisable : incha Allah ou “Si un pervers vous apporte une nouvelle, verifiez si cest vrai…” s49 v6

      ou : in tajtahid tanjah “si tu fais des efforts tu reussis”

      3- Elle a d’autres fonctions comme : que ce soit (celui qui me rend service je lui serais reconnaissant, que ce soit un ami ou un ennemi, "in sadiq wa in adou"), meme si (un jeune actif meme s’il n’est pas tres intelligent, chab nachit wa in lam yacoun dhakian), en verite : “ in al kafiroun illa fi ghoror (En verite les mecreants sont dans l’illusion” s67 v20

      Pour le veset en question “Si tu es dans le doute au sujet de notre revelation, interroge ceux qui ont lu le livre avant toi”

      Ma reponse traduit l’opinion dominante des exegetes. Il est vrai que le "in" exprime aussi le realisable comme idha. Dans ce cas, la Parole de Dieu ne s’adresse pas au Prophete, elle s’adresse aux polytheistes et a ceux, parmi les musulmans, qui avaient du doute sur la veracite de la revelation coranique. Dieu leur demande d’interroger les Juifs convertis a l’Islam tels que Abdullah ibn Salam et Kaab Al Ahbar. Il ne pouvait s’agir de n’importe lequel parmi les gens du Livre puisque beaucoup d’entre eux niaient l’origine divine du Coran. Comment pouvait-on interroger sur une question de verite des gens qui niaient cette verite ? De prime abord donc, la question du doute ne pouvait s’appliquer au Prophete (que la Paix et la Benediction de Dieu soient sur lui) , et il l’a bien dit : " Je n’en doute pas et je n’interroge pas

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      •  « On parle de 6204 versets, 6210, 6214, 6217, 6226, 6227, 6232 et 6236. II n’est jamais question du nombre 6666 que vous avancez. Or, 6232 est un multiple de 19. » : la présence ‘subtile’ et (non pas forcément explicite) du chiffre 19 à été constatée lors de recherches sur le Saint Coran dans des universités américaines (ce que le pasteur qualifie de miracle numérique. Il est inexistant dans la Bible à cause de sa falsification).

         « Alphonse de Lamartine ‘…Jamais homme n’entreprit, avec si faibles moyens, une oeuvre si démesurée aux forces humaines … (jusqu’à fin de citation)’ : le Prophète (PBL) suscite de l’admiration et ne laisse personne indifférent (pour ceux qui se donnent réellement le soucis d’apprendre sur sa vie).

         "La création de l’homme remonte à 6000 ans" : très soupçonneux en effet .

         « L’ordre de la création du Monde, décrit dans Genèse 1.1-31, est scientifiquement inadmissible. En effet, il est insoutenable que la lumière soit créée au premier jour, alors que ses principales sources comme le soleil et les étoiles ne fussent crées qu’au quatrième jour. Comme, on ne peut pas admettre non plus qu’au troisième jour, la terre produisit de la verdure, de l’herbe et des arbres tandis que le soleil -facteur essentiel pour la vie des plantes- ne fut créé qu’au quatrième jour. » : Il est effectivement intéressant d’analyser longuement ce que l’on considère dans certains milieux une vérité indiscutable surtout dans une ère ou la preuve scientifique est légion.  « …Les massacres et les crimes de génocide perpétrés pendant les croisades et les guerres coloniales ont les chrétiens pour auteurs. Le massacre des musulmans en Espagne, les crimes nazis, le massacre des 60 millions d’indiens d’Amérique, de cent millions de noirs, la guerre du Viet-Nam, les crimes des français en Indochine et en Algérie, les bombes d’Hiroshima et Nagasaki, … Les auteurs de ces crimes sont pour la plupart, sinon tous, des gens qui lisent la Bible. » : Impressionnant non ? Dans un monde où l’on pointe du doigt des musulmans la plupart du temps et que l’on qualifie de terroristes (il y en a sans doute malheureusement à cause de l’étouffement que connaissent les musulmans mais est qu’il peuvent atteindre cette envergure ?).

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  • Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Eternel ton Dieu te donne, lorsque tu le possèderas, que tu y auras établi ta demeure, et que tu diras : je veux mettre un roi sur moi, comme toutes les autres nations qui m’entourent, tu mettras sur toi un roi que choisira l’Eternel, ton Dieu, tu prendras un roi DU MILIEU DE TES FRERES, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère . (Deutéronome 17-14-15)

    Cette citation montre bien que le prophète attendu devra etre israélite car c’est la même expression que celle utilisée dans Dt 18.25-20, "L’Eternel, ton Dieu, te suscitera DU MILIEU DE TOI,D’ENTRE TES FRERES"

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    • La notion de frère s’applique également aux cousins dans le langage de l’Ancien Testament : "De Kadès, Moïse envoya des messagers au roi d’Edom, pour lui dire : Ainsi parle ton frère Israël : Tu sais toutes les souffrances que nous avons éprouvées. [...] Laisse-nous passer par ton pays." Nb 20.14-17

      Israêl, ici, signifie les fils d’Israël sous la conduite de Moïse. Il s’agit des petits-enfants de Jacob (Israël), fils d’Isaac, fils d’Abraham, exactement comme le roi d’Edom et son peuple, qui étaient les petits-enfants d’Esaü - le grand frère de Jacob - fils d’Isaac, fils d’Abraham. La même conception se trouve dans le texte attribué au Seigneur : "Donne au peuple cet ordre : Vous allez passer sur le territoire de vos frères, les fils d’Esaü qui habitent en Seir" Dt 2.4 "Nous passâmes à distance de nos frères, les enfants d’Esaü, qui habitent en Seir, et à distance du chemin de la pleine..." Dt 2.8

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  • Salam alaykum

    Je ne comprend pas bien ce Hadîth

    D’après Abou Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui),

    L’Envoyé d’Allah (pbAsl) a dit : "Médine est un territoire sacré. Quiconque y commet quelque péché ou turpitude, ou donne asile à quiconque a commis quelque péché ou turpitude, encourra la MALÉDICTION d’Allah, des Anges et de tous les hommes, et au jour de la Résurrection, il ne sera accepté de lui NI repentir NI rachat".Sahih Muslim 2434

    je sais que ce n’est pas le sujet ici mais est-ce que vous pourriez donner une explication. Est-ce que ça ne contredit pas le fait bien connu qu’Allah pardonne tout sauf le Shirk.(4:116)

    salam

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    • wa alaikum assalam wa rahmatullah,

      Le Hadith que vous citez ne contredit pas le verset 116 de la Sourate 4. En effet, ce verset pose le principe selon lequel Allah pardonne tous les péchés hormis le péché du Shirk (le fait d’associer à Dieu une ou plusieurs divinités). Il s’agit de savoir à quel moment ce pardon interviendra. Ce qui est sûr c’est que celui qui n’a pas commis le Shirk ne subira pas un châtiment éternel. L’exception à ce principe est que certains péchés entraîneront pour leurs auteurs un châtiment en fonction de la nature du péché, mais après purgation, ils entreront au Paradis. Ce châtiment peut également se traduire par un retard d’entrée au Paradis ou par une simple réprimande ou autre, Dieu seul sait.

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  • Et aussi ça me parait contradictoire le fait qu’Allah dise qu’il envoie des messagers hommes seulement (12 : 109, 21:7), qui mangent de la nourriture et que parralèlement Il ait envoyé les anges Marut et Harut, pour enseigner la magie aux gens et les mettre à l’épreuve .

    Comment concilier ces versets apparement divergents, d’un coté Allah n’envoie que des hommes aux hommes, et d’un autre, il envoie Harût et Marut qui pour la plupart des exégètes sont des anges ?

    merci

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    • Allah n’a pas envoyé Harut et marut pour enseigner la magie. Tout d’abord, il n’est pas sûr que ces deux individus soient des anges. Certains exégètes supposent que Harut et marut sont deux anges, mais ce n’est pas l’avis de tout le monde. D’autres pensent que ce sont deux hommes de Babylone, d’autres affirment que ce sont deux rois (malikaïn et non malakaïn). La magie n’a pas été révélée par Allah. Ce sont les Diables affectés au Royaume de Salomon qui en faisaient usage. Salomon (Paix sur lui) leur interdit cela et leur confisqua les écrits y afférents, mais après sa mort ils avaient ressorti ces livres et recommencé la magie, tout en imputant à Salomon les livres en question et la magie. Dans le verset 102 de la Sourate la Vache, Allah rétablit la vérité de cet événement et innocenta Salomon.

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  • Salam alaykum’ wa Rahmatullah

    J’aimerais que vous m’eclaircissiez au sujet de la prédiction de la victoire des Byzantins. Vous avez écrit Mr. Simozrag :

    Au cours de cette période, plus précisément en l’an 614, furent révélés des versets du Coran annonçant la victoire imminente des Romains contre leur ennemi

    Pourtant, certains éxégètes comme l’Indo/Pakistanais, Sheikh Abû Al-A`lâ Al-Mawdûdî (r.a), ont dit que cette prophétie s’est accomplie en 627. ça pose un problème évident car, 627-614 = 613. or, à ma connaissance l’expression "bid’i sinîn", employée dans le verset signifie une période d’entre 3 et 9 ans. Si il a fallu attendre 13 ans pour que la prophètie s’accomplisse, ça pose un problème.

    Pouvez vous me dire si il y a moyen de dater cette prophètie de manière exacte ? Si l’on n’est pas capable de la situer, la prophètie perd en pertinence.

    Merci

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    • wa alaikum assalam wa rahmatullah wa barakatuh,

      Les versets de la Surate 30 annpnçant la défaite des Romains et leur victoire dans "bid’i sinine" (moins de dix ans), ont été révélés à la Mecque en l’an 614. A ce moment-là, les idolâtres de Quraish fêtaient la victoire de leurs alliés, les Perses et la défaite de leurs ennemis, les Romains. La promesse de la prochaine victoire des Romains suscita de vives discussions entre les musulmans et les païens. Abu Bakr fit un pari de cent chameaux sur la véracité de la promesse. Comme l’a annoncé le Coran, la victoire des Romains eut lieu 9 ans après, soit en l’an 623. Les exégètes, notamment Tabari et al-Qortobi situent la victoire des Romains lors de la bataille de Badr. Cette bataille eut lieu en 622 ou 623. Or, je ne sais pas sur quelle base s’appuie Sheikh Abû Al-A`lâ Al-Mawdûdî (r A) pour avancer la date de 627. A cette date le Prophète (psl) envoya Dihyah comme émissaire à l’empereur romain en visite à Jérusalem l’invitant à l’islam. Sans doute, s’agit-il d’une confusion entre les deux dates ? Quant à moi en tous cas, je me base sur les deux souces précitées et sur le livre de Ahmad Abdel-Wahab "Dialogue transtextuel entre le christianisme et l’islam" qui cite Karl Brokelmann, S.Ramsiman, W.Langer et autres.

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  • salam alaykum

    merci pr cette explication, je voudrais humblement faire remarquer, que, sauf erreur de ma part, le Hadîth de Tirmidhî qui relate le pari d’Abû Bakr (r.a.a) avec les païens dit que c’est au bout de sept ans que s’accomplit la prophètie. Si c’est le cas, la prophétie ne peut avoir été révélée en 614.

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  • Salam Alaykum’ wa rahmatullah

    Vous avez écrit Maître : "Dans ce contexte, je dois vous signaler que de nombreux Evangiles furent déclarés apocryphes, comme l’Evangile de St Barnabé, pour la seule raison qu’ils contiennent en termes clairs et précis, l’annonce par Jésus de la venue d’un Messager après lui"

    Cela dit, je ne vois pas à quels textes apocryphes, vous faites allusions, en dehors du célèbre Evangile de Barnabé mais qui a une histoire assez pittoresque. Pouvez-vous affinez davantage cette affirmation. Est-ce qu’il y aurait d’autres Evangiles apocryphes, qui mentionnent un sucesseur à Jésus (La paix de Dieu soit sur lui) ???

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    • wa alaikum assalam wa rahmatullah,

      Cher Moussa,

      Les premiers Juifs et chrétiens qui embrassèrent l’Islam avaient la ferme conviction que Mohammed (Paix et salut sur lui) était le prophète attendu et annoncé par Moïse et Jésus (Paix et salut sur eux).

      De tout temps, les adversaires de Mohammed prétendent que celui-ci s’est inspiré des extraits des Evangiles apocryphes qui circulaient dans le Proche-Orient. N’est-ce pas là une reconnaissance expliicite que les évangiles dites « apocryphes » contiennent les vérités annoncées dans le Coran ?

      Vous me demandez à quel évangile je fais allusion. En fait, je faisais allusion aux évangiles de Barnabé et au « Didache » (en arabe daidaki) ainsi qu’à un bon nombre d’écrits dont Esaïe.

      D’après Cheikh Rahmatullah Effendi, il existe une traduction arménienne du livre d’Esaïe datant de 1666 où il est précisé au chapitre 42.10 : « Louez Dieu par de nouvelles louanges ; le signe de la royauté est sur son dos et son nom est Ahmed ».

      Le Didache ou Actes des apôtres est un évangile où figure une vingtaine d’annonces concernant la venue du Prophète Mohammed. Il s’agit du plus ancien évangile datant de l’an 44 qui fut à la base de la foi chrétienne avant qu’elle fût altérée par les dogmes de la crucifixion et de la trinité.

      Découvert à Jérusalem, cet évangile est l’objet d’un commentaire du Docteur Ahmad Hijazi. Vous pouvez trouver quelques données relatives à cet évangile sur les sites suivants, en arabe et en anglais.

      http://www.imanway1.com/horras/show... http://www.earlychristianwritings.c...

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  • Bonjour à vous

    Vous avez à juste titre mis en évidence la mauvaise image que donne l’Ancien T. de Dieu, un Dieu coléreux, jaloux, lunatique, partageant les faiblesses de ses créatures. La Bible dit que Dieu se repent.

    seulement est-ce que le Coran ne dit pas aussi que Dieu se repent. Je dis ça car c’est ce que j’ai noté dans certaines traductions dont j’ignore le degré de fiabilité.

    Or Adam recueillit de son Seigneur certaines paroles, le Seigneur sur lui S’était repenti (fataba), car Il est l’Enclin-au-repentir (huwa al-tawwabu) Sourate 2:37

    Lorsque Moïse dit à son peuple : « O mon peuple, vous fûtes iniques envers vous-mêmes d’adopter le veau. Alors, repentez-vous (fataboo) envers votre Créateur ! alors, donnez-vous la mort ! cela vaudrait mieux pour vous auprès de votre Créateur. Et pourtant. Il S’est repenti (fataba) à votre endroit. Il est l’Enclin-au-repentir (huwa al-tawwabu), le Miséricordieux » Sourate 2:54

    Notre Seigneur, fais aussi qu’à Ta volonté nous soyons de Ceux-qui-se-soumettent, fais de notre descendance une communauté qui se soumette à Toi. Instruis-nous sur nos riteSourate Repens-Toi (watub) en notre faveur. Tu es l’Enclin-au-repentir(anta al-tawwabu), le Miséricordieux. Sourate 2:128

    Exception en faveur de ceux qui reviennent repentants (taboo), se réforment explicitement : ceux-là Je me repens (atoobu) en leur faveur car Je suis l’Enclin-au-repentir (wa ana al-tawwabu), le Miséricordieux. Sourate 2:160

    Ne savaient-ils pas que Dieu seul peut accepter le repentir (al-tawbata) de Ses adorateurs, prélever sur eux les aumônes ? Dieu est l’Enclin-au-repentir (huwa al-tawwabu) , le Miséricordieux. Sourate 9:104

    et encore envers ces trois qui furent laissés en arrière, au point que la terre, pour vaste qu’elle soit, sur eux se resserra, et que sur eux leur âme aussi se resserra : ils conclurent qu’on ne se réfugie de Dieu que vers Lui, alors Il se repent (taba) envers eux pour qu’ils se repentent (liyatooboo). Dieu est l’Enclin-au-repentir (huwa al-tawwabu), le Miséricordieux. Sourate 9:118

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    • Bonjour,

      Le mot "At-Tawwab" dans le Coran signifie : Celui qui accepte le repentir, qui est enclin à accepter le repentir. Il est vrai que le verbe "se repentir" signifie revenir de sa faute, ressentir le regret d’une faute, accompagné du désir de ne plus la commettre, de la réparer. Le mot "At-tawwab" n’a pas la même signification, il ne veut pas dire « repentant » comme certains semblent le croire ; il n’implique aucunement l’idée de faute et de regret de la part de Dieu. Quand le mot repentir émane de Dieu, il veut dire : recevoir le repentir et non se repentir. Ainsi dans le verset 160 de la 2ème Sourate : fa oulaïka atoubou alaïhim, « Ceux-là, Je reçois d’eux le repentir ». Tandis que certains passages de la Bible semblent impliquer le sens de faute et de regret de l’avoir commise, par exemple : Joël 2:13 Déchirez vos coeurs et non vos vêtements, Et revenez à l’Éternel, votre Dieu ; Car il est compatissant et miséricordieux, Lent à la colère et riche en bonté, Et il se repent des maux qu’il envoie.

      Genèse 6:6 L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son coeur.

      Exode 32:14 Et l’Éternel se repentit du mal qu’il avait déclaré vouloir faire à son peuple.

      2Samuel 24:16 Comme l’ange étendait la main sur Jérusalem pour la détruire, l’Éternel se repentit de ce mal, et il dit à l’ange qui faisait périr le peuple : Assez ! Retire maintenant ta main. 1Chroniques 21:15 Dieu envoya un ange à Jérusalem pour la détruire ; et comme il la détruisait, l’Éternel regarda et se repentit de ce mal, et il dit à l’ange qui détruisait : Assez ! Retire maintenant ta main. Jérémie 26:19 Ézéchias, roi de Juda, et tout Juda l’ont-ils fait mourir ? Ézéchias ne craignit-il pas l’Éternel ? N’implora-t-il pas l’Éternel ? Alors l’Éternel se repentit du mal qu’il avait prononcé contre eux. Amos 7:3 L’Éternel se repentit de cela. Cela n’arrivera pas, dit l’Éternel.

      Amos 7:6 L’Éternel se repentit de cela. Cela non plus n’arrivera pas, dit le Seigneur, l’Éternel.

      Jonas 3:10 Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas.

      Il existe pourtant certains passages de la Bible affirmant que Dieu ne se repent point : 1Samuel 15:29 Celui qui est la force d’Israël ne ment point et ne se repent point, car il n’est pas un homme pour se repentir.

      Il est fort possible que le mot "se repent" soit mal traduit ou mal compris par les hommes. Là-dessus, j’en conviens absolument.

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